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Le blog de fabre-pujol
Publié le Vendredi 30 novembre 2007
Par fabre-pujol

   les premiers mots de cette belle chanson me viennent à l'esprit en lisant un hebdomadaire nîmois ce jour, après un quotidien régional le mois dernier et il y a près d'un an. Une nouvelle fois, j’apprends dans les colonnes de la presse ma position sur les futures élections municipales. Chacun conviendra que cela peut paraître amusant une fois, ennuyeux lorsque cela se reproduit. Que fait-on de ma liberté de conscience, celle d’un homme libre engagé dans la vie de la cité ?
   Je suis désolé d'aborder ces problèmes de "cuisine politique" mais ils font aussi partie de notre vie démocratique et ils
m’obligent à porter trois commentaires:

   1) si les animateurs de la vie politique nîmoise, et les observateurs que sont les journalistes, sont attentifs à tel ou tel évènement de ma vie publique ce doit être, qu’après tout, le travail réalisé au service des nîmoises et des nîmois dans la majorité (1995-2001) ou dans l’opposition (2001 à ce jour) n’est pas si mauvais et peut être même pertinent.

   2) il est vrai que de façons plus ou moins directes, j’ai été contacté par l’ensemble des listes qui souhaitent se présenter au suffrage de mars 2008, avec des propositions plus ou moins intéressantes pour la ville et pour moi (à l’exception évidente du Front National).
     Je n’ai apporté pour l’heure aucune réponse à qui que ce soit.

   3) enfin, comme j’ai pu déjà l’écrire dans ce blog le 16 octobre dernier, je ferai ce que ma conscience me dictera pour l’intérêt de mes concitoyens lorsque le moment du choix sera venu.
    Je pense pouvoir consacrer 6 ans de plus à la vie locale mais si, dans le champ politique républicain, aucune équipe, aucun programme ne me conviennent, je resterai éloigné du combat de patachons local. Et ce, sans me priver, en libre citoyen, de mon droit d’expression sur les fondamentaux de la vie municipale que sont la gestion de la dette et de la fiscalité hors norme à Nîmes, ainsique les orientations en matière de solidarité, d’équipements publics et de développement économique, de vie culturelle, de sécurité des biens et des personnes, de démocratie locale et de développement durable,…..

   Conclusion :
 tout commentaire qui n’est pas porté par ma parole reste indigent et ne m’engage nullement.

Alain Fabre-Pujol

Ancien Député du Gard, Conseiller municipal de Nîmes.

Publié le Mercredi 28 novembre 2007
Par fabre-pujol
   Le pouvoir d'achat est aujourd'hui la question centrale de la vie publique, chacun s'inquiétant de la baisse réelle de son revenu au regard des hausses multiples: alimentation, essence, loyer,......
   Diverses propositions sont avancées par mes amis socialistes pour répondre au plan national à l'urgence: majoration de 50% de la prime pour l'emploi, instauration d'un chèque transport pour les salariés, encadrement des loyers, instauration des "class actions" et baisse des prix dans la grande distribution, abolition des franchises médicales, rétablissement de la TIPP flottante pour les carburants, conditionnement des aides aux entreprises aux négociations sur les salaires avec la mise en place d'un bonus malus pour les entreprises qui mélangent temps partiel et travail précaire,fiscalisation afin de redistribution des stock-options, taxation des super profits des grandes entreprises pétrolières..... on aurait pu y ajouter l'instauration de taxes, dont le montant serait redistribué, à l'encontre des entreprises industrielles ou commerciales qui ne participent pas au développement durable à l'étranger (travail des enfants, travail forcé des femmes, absence de normes environnementales, absence de prescription sécuritaire en matière agro-alimentaire ou chimique,....) et qui concurrencent les productions européennes et françaises.
   Je crois que NÎMES et sa Communauté d'Agglomération "Nîmes métropole" peuvent apporter leur pierre dans ce combat par 5 mesures à effet quasi immédiat:
   -Baisse de la Taxe d'Habitation par une baisse sensible de son taux qui doit être voté le 15 Décembre 2007. Cette mesure qui s'applique aux foyers occupant un logement (propriétaires ou locataires) peut se traduire par une dépense fiscale moindre pour le citoyen contribuable et donc augmenter son revenu. Je sais qu'il y a des mécanismes de compensation possibles même s'ils sont complexes.
   -écrètement de la hausse des services publics sensibles; les hausses de 2,5% sont régulières depuis 7 ans, largement supérieures à l'inflation; il me semble que nous pourrions rendre du pouvoir d'achat en revenant sur une délibération du dernier conseil municipal et en demandant à certains prestataires et à la communauté d'agglomération de revoir à la baisse les tarifs de l'eau, de la restauration scolaire, des transports publics.
   -aide ciblée aux étudiants: dans une ville qui se rêve un avenir universitaire il est anormal de voir de jeunes étudiants ne pas manger ou ne pas pouvoir se loger dans des conditions descentes.
   - mise en chantier immédiate de parcs relais auto extérieurs à la ville, même provisoires, permettant aux salariés et à leur famille venant travailler sur Nîmes d'améliorer l'accès à leur lieu de travail (entreprises, administrations, éducation,..) et de baisser le coût des déplacements.
   -critères de développement durable introduits de façon systématique dans les marchés publics.
   voilà cinq idées d'urgence absolue qui n'excluent en rien toutes autres idées qui pourraient surgir et celles qui auront un effet de plus long terme. Avant de conclure, je veux dire qu'il nous faut pouvoir augmenter le soutien de la collectivité aux associations caritatives dans la mesure où les collectes organisées ne sont pas aussi productives que les années passées...pouvoir d'achat oblige!
Publié le Lundi 19 novembre 2007
Par fabre-pujol
   Porte parole du groupe socialiste au conseil municipal du 17 Novembre sur le débat d'orientation budgétaire, j'ai souligné combien celui ci était purement académique à quelques semaines du terme du contrat moral passé en 2001 entre les élus et les citoyens appelés aux urnes en Mars 2008 pour élire la prochaine équipe municipale.
   Ce débat m'a permis, toutefois, de faire quelques remarques que je rapporte ici, sans oublier l'intervention de notre Présidente de groupe, Michèle EL BAZ, qui s'est émue de la hausse de 2,5% des tarifs des services publics nîmois.
   J'ai constaté l'émoi des élus locaux inquiets des résultats de l'action gouvernementale, sachant que près de 30% des recettes des collectivités sont liés à l'action de l'Etat et aux subventions d'autres collectivités. La faiblesse de la croissance (1,8% au lieu de 3% annoncés), la disparition du contrat de croissance et de solidarité mis en place par le gouvernement de Lionel Jospin, la remise en cause du fonds de compensation de la T.V.A., la faiblesse des aides de l'état à 1,6% de hausse seulement alors que l'inflation redémarre audelà de 2%, les Régions et Départements étouffés par les transferts de compétences,les communes exclues de la Dotation de Décentralisation, la dotation globale de fonctionnement au mieux égale aux années passées selon le projet de Loi de Finances débattu au parlement,....L'Etat ne respectera pas sa parole sur la Décentralisation selon les voeux du gouvernement Fillon.
   Ce débat permet de se pencher sur les grandes orientations budgétaires de l'année à venir et l'Adjoint délégué aux Finances s'est largement autocongratulé sur son action sur près de 7 ans.
   Il m'a fallu rappeler que l'investissement était passé de 290€/habitant en 2001 à 243€/h. en 2007 après avoir connu de violents coups de frein en 2002,2003,2004; que la promesse de 40Millions d'euros d'investissements en 2008 était peu crédible au regard du passé récent et du jeu de bonneteau auquel il s'est livré entre Autorisations de Programme et Crédits de Paiement.
   Si j'ai pu souligner des aspects positifs (existence d'un réel document,management s'orientant vers le mode projet, un plan triennal de formation pour le personnel,...) je suis resté opposé à son regard sur les fondamentaux de l'action publique: Recettes locales et gestion de la Dette.
   Pour ce qui est de la gestion des recettes nous constatons une hausse des impots locaux (le maintien des taux des taxes locales très élevés à Nîmes entraine une hausse de l'impot payé par le contribuable par la hausse des bases de calcul); la hausse de 2,5% des tarifs publics, le maintien du taux de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères après une hausse de près de 30% pendant ce mandat. Je rappelle que la municipalité de Gauche avant 2001 avait commencé une baisse prudente de la fiscalité et je maintiends qu'une baisse forte de la taxe d'habitation payée par les propriétaires et les locataires est possible à Nîmes.
   J'ai du constater un ralentissement dans le remboursement de la dette: nous l'avions faite reculer de 65 millions d'€ en 5 ans ils ne la font baisser que de 27 Millions d'€ en 7 ans. Et si je salue le travail continue portant convalescence de la ville je regrette les moyens employés: baisse des investissements publics, vente du patrimoine de la ville (bourse du travail,hotel chouleur,..), urbanisation des Garrigues, oublie de chiffrage des transferts à la communauté d'agglomération de compétences,dettes,personnels.... .
   Je n'ai pas eu à insister sur les recrutements clientélaires si massifs qu'ils en sont évidents,ni sur l'amateurisme des Délégations de Services Publics (restauration scolaire,centres de loisirs, eau, taureaumachie....), ni sur le désordre régnant dans la majorité municipale préjudiciable à une gestion saine, ni sur l'absence de toute perspective en matière de développement durable.
   Nous reviendrons sur l'ensemble de ces questions lors du débat sur le projet de Budget Primitif,avec cette inquiétude que je porte en moi: en 1995, avec l'ensemble de l'équipe municipale, j'avais trouvé une ville plongée dans un coma budgétaire profond (1,1 Milliards de francs de budget pour une dette de 2,4 milliards de francs),placée en salle de réanimation puis de soins intensifs, Nîmes avait trouvé les chemins de la convalescence. L'actuelle majorité a abusé de cette situation. Quid de Mars 2008? mais c'est une autre question.
Publié le Samedi 10 novembre 2007
Par fabre-pujol
   lorsqu'en 1997 j'ai abordé la question de l'accueil du TGV en insistant sur la nécessité qu'il se fasse à la gare centrale de Nîmes, j'ai soulevé beaucoup de doutes,d'incompréhensions,sinon de sarcasmes et d'oppositions. Mais le maire ainsi que l'Adjoint à l'urbanisme de l'époque me suivirent.
   le TGV en centre ville faisait de Nîmes la porte du Languedoc pour le train à grande vitesse,mais nous obligeait à repenser le coeur de ville, à le transformer en coeur d'agglomération.
   Il nous fallait réfléchir à la rénovation de la gare,en faire un pôle structurant entre le centre historique et la ville active,mettre en place un développement harmonieux et planifié,mettre nîmes dans la dynamique régionale et européenne,créer un pôle de déplacement,restructurer le quartier,assurer une transparence assurant le développement de la diagonale verte,en finir avec la ville coupée en 2 par le viaduc,....que d'ambitions affichées pour une ville surendettée et surfiscalisée! Mais il était déjà certain que le contournement de la ville ne se ferait pas avant 2012/2015, permettant d'amortir largement les investissements publics
   Nous avons délégué à des cabinets d'architectes et des sociétés d'études la réflexion sur nos idées,groupe conduit par l'excellent jean-pierre DUVAL,architecte reconnu.
   Tout s'enchaina vite au regard de l'importance du projet sous la houlette de la Ville et de l'Etat et le travail de la société d'économie mixte SENIM: Mai 1998 la ville adopte le projet,Septembre 1999 les travaux débutent,Février 2000 les outils financiers sont là,Juin 2001 la Gare,la voierie dont la plate forme multimodale (trains TGV et régionaux,bus, voitures,piétons,vélos), un parking souterrain de 800 places (permettant de désengorger le centre ville) sont prêts. Entre temps le chantier du triangle de la gare avait débuté et le concours d'architectes-paysagers pour le projet AEF lancé. Et ce malgré l'opposition farouche de l'opposition partisane de l'époque,les réticences de riverains et l'inertie de quelques administrations malgré l'engagement sans faille du Préfet.
   Vous comprenez que la visite,ce 8 Novembre,du directeur de lignes TGV Méditerranée me fait plaisir: hausse et régularité du nombre de TGV à destination de Paris et de Lyon (de 50 à l'origine à plus de 200) en liaison avec les trains régionaux, desserte directe de Nantes, du sud de la région parsienne (Massy), sans compter la quinzaine de desserte qui vont aller en s'améliorant vers Marne-la-Vallée, l'aéroport de Roissy, Lille (avec une liaison pour londres), Bruxelles, aix, marseille,...
   Victoire pour Nîmes, dans son développement économique et touristique, pour les familles qui gràce à ce projet global vont utiliser un transport doux,confortable,sur, respectueux de l'environnement (transports en commun, vélo,piétonniers).
   Et les beaux esprits se moquaient lorsque je parlais de Nîmes, porte du Languedoc, clé de voute de la Méditerranée! Je suis simplement heureux d'avoir su convaincre, posé les premières pierres, bouclé des projets audacieux au point que l'opposition d'hier a poursuivi ce projet là ou les travaux étaient en cours ou les dossiers bouclés. Encore quelques années et le Triangle de la Gare achevé, le projet AEF bouclé, le transport en commun en site propre réellement formaté, quelques autres travaux parachevés et Nîmes aura construit un véritable coeur d'agglomération à la hauteur de son ambition régionale et européenne.
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