à la veille du débat au Sénat et du vote solennel à l'Assemblée Nationale du projet de Loi N° 719 relatif aux organismes génétiquement modifiés j'ai saisi les 8 parlementaires gardois avec la lettre suivante, volontairement brève et donc un peu caricaturale, leur demandant la position qu'ils adopteraient(pour celles et ceux que le débat intéressent divers articles sur mon blog donnent des précisions ou des liens vers d'autres sites).
à l'heure où j'écris ces lignes seuls MM JM Roubaut, député UMP et mon ami Alain Journet, Sénateur PS ont répondu. Alain Journet rappelant son opposition au projet de Loi actuel et le Député UMP me communiquant un double du courrier envoyé à son Président de groupe dans lequel il exprime ses plus extrêmes réserves et dit qu'il peut ne pas voter ce texte.
Connaissant la position des groupes socialistes, communistes-verts, au Parlement, je pense que W.Dumas Député, A. Rouvière et S. Sutour, Sénateurs voteront contre, malgré l'artifice de dernière heure pour minoré la portée de l'amendement 252 sur la protection contre les disséminations, mais que vont faire les députés UMP-Nouveau Centre Y. Lachaud, E. Mourrut, M. Roustan? Cèderont-ils aux lobbies de l'agriculture intensive et des multinationales telles Monsanto?
Monsieur
Vous allez devoir adopter un projet de loi sur les OGM.
Il ne s'agit pas du tout d'un texte technique : il sagit dun véritable choix de société. De plus, nul ne peut arrêter le vent ou les abeilles. L'agriculture transgénique contaminera donc forcément l'environnement et les autres cultures. La coexistence d'une agriculture avec et sans OGM est impossible, ce que dit l'amendement 252 adopté à l'Assemblée Nationale.
De plus, depuis dix ans, tous les sondages indiquent que les Français sont massivement opposés aux OGM.
C'est pourquoi, la loi étant l'expression de la volonté générale, je vous demande que la loi sur les OGM comprenne trois articles précisant:
1. La culture d'OGM en plein champ est interdite afin de ne pas compromettre notre agriculture méditerranéenne et la douzaine d'AOC que compte notre département. Mais ceci vaut pour l'ensemble du territoire national.
2. L'utilisation d'OGM dans l'alimentation humaine ou animale est interdite jusqu'à ce que toutes expertises reconnaissent leur inocuité en terme de santé.
3. Le financement de la recherche publique aujourd'hui consacré aux OGM agricoles sera transféré à la recherche sur les techniques de l'agriculture biologique.
En vous remerciant de votre attention et dans l'attente d'une réponse de votre part, je vous prie d'agréer, Monsieur, l'expression de mes respectueuses salutations.
Cordialement
alain fabre-pujol
parce que le Gard et sa douzaine de productions AOC dont l'huile d'olives de Nîmes et la picholine ainsi que l'appellation des vins "Costières de Nîmes" ou encore la fraise dite "garriguettes"est concerné, élu local et citoyen engagé, je reprends ici le débat national, global et nimo-nîmois. Je vous invite à signer,comme moi, la pétition de soutien à l'amendement 252 que la droite veut retirer au détriment de notre sécurité environnementale et alimentaire, ainsi que le ministre de l'agriculture le dit dans le quotidien "Le Figaro" de ce jour.
TEXTE DE L'APPEL
Nous, producteurs, agriculteurs, restaurateurs, consommateurs, gastronomes et citoyens, sommes viscéralement attachés aux AOC et labels de qualité qui font la renommée de la France, comme à la protection de l'agriculture conventionnelle et biologique ainsi que des espaces naturels remarquables. L'avenir de ce patrimoine national serait irrémédiablement menacé par les disséminations d'OGM.
Nous nous félicitons de l'adoption par l'Assemblée nationale de l'amendement 252 ajoutant à l'article 1 du projet de loi sur les OGM que ces organismes ne peuvent être cultivés que dans le respect « des structures agricoles, des écosystèmes locaux, et des filières de production et commerciales qualifiées "sans organismes génétiquement modifiés" et en toute transparence ».
Au moment où le président de la République veut faire inscrire notre gastronomie au patrimoine mondial de l’Unesco, il serait inconcevable de faire marche arrière.
Par notre signature, nous demandons solennellement au gouvernement de s'engager à respecter le vote du Parlement et de s'opposer à toute tentative de suppression de l'amendement 252 jusqu'à l'adoption définitive de la loi.
Pour signer l'appel : http://petition2.yeppa.org/index.php
Premiers signataires :
Jean-Marc Ayrault (président du groupe SRC), Jean-Claude Sandrier (président du groupe GDR), André Chassaigne (député du Puy-de-Dôme), Delphine Batho (députée des Deux-Sèvres), Philippe Martin (député du Gers), Alain Bocquet (député du Nord), Jean-Pierre Brard (député de Seine-Saint-Denis), Chantal Robin-Rodrigo (députée des Hautes-Pyrénées), Martine Billard (députée de Paris), Yves Cochet (député de Paris), Jacqueline Fraysse (députée des Hauts-de-Seine), Marylise Lebranchu (députée du Finistère), Jean-Paul Lecoq (député de Seine-Maritime), Noël Mamère (député de la Gironde), Germinal Peiro (député de la Dordogne), François Brottes (député de l’Isère), Corinne Erhel (députée des Cotes d’Armor), Jean Gaubert (député des Cotes d’Armor), Frédérique Massat (députée de l’Ariège), Annick Leloch (députée du Finistère), Philippe Tourtelier (député d’Ille-et-Vilaine), Jean-Jack Queyranne (député du Rhône), François de Rugy (député de Loire-Atlantique), Arnaud Montebourg (député de Saône-et-Loire), François Hollande (député de la Corrèze), Marie-Georges Buffet (députée de Seine-Saint-Denis)
TEXTE DE L'APPEL
Nous, producteurs, agriculteurs, restaurateurs, consommateurs, gastronomes et citoyens, sommes viscéralement attachés aux AOC et labels de qualité qui font la renommée de la France, comme à la protection de l'agriculture conventionnelle et biologique ainsi que des espaces naturels remarquables. L'avenir de ce patrimoine national serait irrémédiablement menacé par les disséminations d'OGM.
Nous nous félicitons de l'adoption par l'Assemblée nationale de l'amendement 252 ajoutant à l'article 1 du projet de loi sur les OGM que ces organismes ne peuvent être cultivés que dans le respect « des structures agricoles, des écosystèmes locaux, et des filières de production et commerciales qualifiées "sans organismes génétiquement modifiés" et en toute transparence ».
Au moment où le président de la République veut faire inscrire notre gastronomie au patrimoine mondial de l’Unesco, il serait inconcevable de faire marche arrière.
Par notre signature, nous demandons solennellement au gouvernement de s'engager à respecter le vote du Parlement et de s'opposer à toute tentative de suppression de l'amendement 252 jusqu'à l'adoption définitive de la loi.
Pour signer l'appel : http://petition2.yeppa.org/index.php
Premiers signataires :
Jean-Marc Ayrault (président du groupe SRC), Jean-Claude Sandrier (président du groupe GDR), André Chassaigne (député du Puy-de-Dôme), Delphine Batho (députée des Deux-Sèvres), Philippe Martin (député du Gers), Alain Bocquet (député du Nord), Jean-Pierre Brard (député de Seine-Saint-Denis), Chantal Robin-Rodrigo (députée des Hautes-Pyrénées), Martine Billard (députée de Paris), Yves Cochet (député de Paris), Jacqueline Fraysse (députée des Hauts-de-Seine), Marylise Lebranchu (députée du Finistère), Jean-Paul Lecoq (député de Seine-Maritime), Noël Mamère (député de la Gironde), Germinal Peiro (député de la Dordogne), François Brottes (député de l’Isère), Corinne Erhel (députée des Cotes d’Armor), Jean Gaubert (député des Cotes d’Armor), Frédérique Massat (députée de l’Ariège), Annick Leloch (députée du Finistère), Philippe Tourtelier (député d’Ille-et-Vilaine), Jean-Jack Queyranne (député du Rhône), François de Rugy (député de Loire-Atlantique), Arnaud Montebourg (député de Saône-et-Loire), François Hollande (député de la Corrèze), Marie-Georges Buffet (députée de Seine-Saint-Denis)
À l’occasion de l’examen du projet de loi sur les OGM à l’Assemblée nationale, les députés ont fait adopter, contre l’avis de l’UMP, l’amendement 252 qui stipule que les OGM « ne peuvent être cultivés, commercialisés ou utilisés que dans le respect de l’environnement et de la santé publique, des structures agricoles, des écosystèmes locaux et des filières commerciales qualifiées « sans organisme génétiquement modifié ».
Il s’agit d’une avancée considérable qui permettra de préserver nos territoires agricoles et de promouvoir la qualité de nos produits.
Aujourd’hui, en raison de pressions économiques multiples, nous craignons que le Gouvernement tente de revenir sur cet acquis en effaçant cette mesure de sauvegarde de notre patrimoine agricole et gastronomique.
Pour les filières de qualité, et en particulier les AOC, garantir une production sans OGM revêt une importance capitale, et même vitale.
Devant le silence du Gouvernement sur l’avenir de cet amendement, nous appelons toutes celles et ceux qui sont attachés à la sécurité et à la qualité alimentaire, les producteurs, les consommateurs, les restaurateurs, à se joindre à nous pour demander au Président de la République et au gouvernement de maintenir cette disposition dans la loi permettant ainsi de préserver nos AOC et plus généralement l’ensemble de nos productions sous label de qualité.
Il s’agit d’une avancée considérable qui permettra de préserver nos territoires agricoles et de promouvoir la qualité de nos produits.
Aujourd’hui, en raison de pressions économiques multiples, nous craignons que le Gouvernement tente de revenir sur cet acquis en effaçant cette mesure de sauvegarde de notre patrimoine agricole et gastronomique.
Pour les filières de qualité, et en particulier les AOC, garantir une production sans OGM revêt une importance capitale, et même vitale.
Devant le silence du Gouvernement sur l’avenir de cet amendement, nous appelons toutes celles et ceux qui sont attachés à la sécurité et à la qualité alimentaire, les producteurs, les consommateurs, les restaurateurs, à se joindre à nous pour demander au Président de la République et au gouvernement de maintenir cette disposition dans la loi permettant ainsi de préserver nos AOC et plus généralement l’ensemble de nos productions sous label de qualité.
Delphine Batho, députée des Deux-Sèvres
Philippe Martin, député du Gers, vice-président du Groupe Socialiste Radical et citoyen
Germinal Peiro, député de Dordogne
François Brottes, député de l’Isère
Corinne Erhel, députée des Côtes d’Armor
Jean Gaubert, député des Côtes d’Armor
Frédérique Massat, députée de l’Ariège
Marylise Lebranchu, députée du Finistère
Annick Leloch, députée du Finistère
Philippe Tourtelier, député d’Ille-et-Vilaine
Jean Jack Queyranne, député du Rhône
Arnaud Montebourg, député de Saône-et-Loire
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