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Publié le Mercredi 26 mars 2008
Par fabre-pujol
Nicolas Barotte dans "Le Figaro" du 25/03/2008 dresse l'état du Parti Socialiste à la veille de son congrès, comme si seule la course de jumping était au centre du débat! mais tout cela se fera sur quelle base politique? des pistes sont quand même tracés et permettront aux socialistes, surtout à Nîmes et dans le gard de réfléchir à leur avenir.
 Le PS réunit son conseil national mardi soir à Paris, prélude au congrès qui se tiendra début novembre. Nouvelle séquence au Parti socialiste. En réunissant son conseil national ce soir à Paris, le PS se lance vers un congrès, début novembre, qui devra régler les questions de leadership, d'alliances et de ligne politique. Revue de détail des forces en présence. Ségolène Royal, la candidate. L'ex-candidate à l'élection présidentielle est partie la première. Depuis le début de la campagne municipale et sa volonté affichée de «servir à fond le PS en s'y impliquant totalement », elle n'a cessé d'accélérer, imprimant son rythme à ses adversaires. Son principal atout est sa popularité auprès des militants. «Toute seule, elle aurait la majorité relative dans le parti», pense l'un de ses proches. «Elle pèse 25 %», assure un adversaire. Pour mener le combat interne et décrocher la majorité, elle s'appuie notamment sur le député européen Vincent Peillon et sur le maire de Dijon, François Rebsamen, indispensable spécialiste des fédérations socialistes. Mais celui-ci participe aussi aux réunions de direction du parti avec François Hollande. Parmi ceux qui pourraient la soutenir, certains refusent toute action qui brusquerait le parti et son numéro un. «Nous sommes dans un parti d'actionnaires», reconnaît un proche. Pour l'emporter, les «royalistes» savent qu'ils devront convaincre des «personnalités d'influence» : les barons locaux. «Si tout va bien, elle aura cinq fédérations du Languedoc-Roussillon derrière elle», a d'ores et déjà déclaré le controversé président de cette Région, Georges Frêche, que Ségolène Royal était venue saluer pendant la campagne. À l'inverse, dans le Nord, l'ancien premier ministre Pierre Mauroy fait preuve pour l'instant d'une grande réserve. Bertrand Delanoë, l'alternative. Contraint au silence pendant la campagne municipale, le maire de Paris a été réélu largement, mais pas triomphalement. Son refus de s'allier avec le MoDem lui a sans doute coûté la conquête de nouveaux arrondissements mais lui a aussi permis d'envoyer un signal à ceux qui s'opposent à un tel accord. Avant de se lancer à l'assaut du PS, il doit s'installer dans sa mairie, sinon il risque de donner le sentiment d'abandonner les Parisiens qui viennent de le réélire. Dans le parti, il peut compter sur le soutien de Lionel Jospin, dont les réseaux se sont mis à son service. L'ex-ministre Daniel Vaillant et le député européen Kader Arif se chargent d'organiser son futur courant. Le député européen Harlem Désir se consacre davantage au projet politique. Avant de se lancer, Delanoë attend qu'un mouvement se crée en sa faveur. Ses partisans espèrent être rejoints par des personnalités comme Martine Aubry ou d'anciens proches de Dominique Strauss-Kahn. Un membre de la direction qui pourrait se rallier à lui l'assure : «Le parti ira à la force et Ségolène Royal est un facteur d'instabilité aujourd'hui.» François Hollande, l'arbitre. Même s'il quitte ses fonctions au prochain congrès, l'actuel premier secrétaire n'en garde pas moins bon nombre d'atouts en main. De ceux qui lui permettront de jouer le rôle d'arbitre et de faiseur de roi dans les débats à venir. Un certain nombre de responsables locaux sont dans l'attente de son éventuelle prise de position. Quarante-cinq premiers fédéraux ont déjà souscrit à son calendrier. «Hollande est déterminé à jouer un rôle. Il ne fera pas plus de cadeau à Royal qu'à un autre», assure un de ses proches. Le premier secrétaire veut réussir sa sortie et préserver ses chances pour l'avenir. Martine Aubry, la revenante. Dernière à être entrée en scène grâce à sa réélection brillante, elle n'est pas de ceux qui laisseront Ségolène Royal s'installer à la tête du PS. Mais si elle bénéficie du statut d'ancien ministre d'envergure, malgré le bilan controversé de sa réforme des 35 heures, ses réseaux se sont distendus dans le PS depuis son «exil» lillois. Elle ne semble pas encore en mesure de pouvoir briguer la direction. Pierre Moscovici et Julien Dray, les outsiders. Deux personnalités médiatiques qui sont déjà candidats. Mais ni le député du Doubs ni celui de l'Essonne ne disposent encore des relais suffisants dans le parti. L'un comme l'autre tentent de transformer cette faiblesse en atout. Ils pensent pouvoir réconcilier les différentes sensibilités autour d'une double idée : les présidentiables ne doivent pas s'abîmer dès maintenant et la rénovation du PS ne peut être menée que par une personnalité sans ambition affichée pour 2012. Les «reconstructeurs», les apparatchiks. L'alliance improbable des courants fabiusiens, strauss-kahniens et des proches d'Arnaud Montebourg se défend de vouloir constituer un front anti-Royal et se présente plutôt comme une alternative au choc Royal-Delanoë. Néanmoins, le député de Paris Jean-Christophe Cambadélis a proposé un accord la semaine dernière au maire de Paris pour peu qu'il ne soit pas candidat ! Dans le reste du parti, on ne croit pas à la viabilité de ce groupe hétéroclite mais qui peut peser. Harlem Désir ironise sur cet accord entre courants : « Tout ce qui est fait dans les sous-sols, les soupentes, les couloirs, c'est un peu décalé par rapport à ce que veulent les militants. » La gauche du PS, les minoritaires. Autour d'Henri Emmanuelli, de Benoît Hamon et de Jean-Luc Mélenchon, l'aile gauche est résolue à se faire entendre au congrès. Elle a déjà prévu de déposer une motion, sans croire qu'elle pourra l'emporter. Ensuite, s'il faut choisir, ce sera plutôt Delanoë que Royal.
Publié le Mardi 25 mars 2008
Par fabre-pujol
Appel de Pierre LARROUTUROU ,Délégué national "Europe" du PS. Comment le dire, sans violence ni agressivité, mais avec assez de force pour être entendus de ceux qui semblent sourds et aveugles ? "La maison est en feu". Il y a vraiment urgence à construire une alternative. Urgence aussi à chasser du pouvoir une équipe qui ne fait qu’aggraver nos problèmes. Certains à gauche sont résignés à laisser le pouvoir à Nicolas Sarkozy jusqu’en 2012. Nous sommes un certain nombre à vouloir le déloger dès 2009. A l’occasion des élections européennes. Souvenez-vous des Européennes de 1999 : Nicolas Sarkozy était tête de liste. Son score fut si faible (12,8 %) qu’après ces élections, il s’est retiré de la vie politique pendant 18 mois. Si, dès aujourd’hui, la gauche se mettait au travail pour construire une alternative concrète au libéralisme, et si elle se donnait ensuite les moyens de faire connaître son projet du plus grand nombre, elle pourrait faire des élections européennes de 2009 un vrai choix de société. Une vraie victoire politique. Si, l’an prochain, les amis du Président font le même score qu’en 1999, nous rappellerons à Nicolas Sarkozy les conseils qu’il a prodigués à Daniel Bouton, le patron de la Société Générale : "quelqu’un qui a de fortes responsabilités et qui a une forte rémunération, quand il y a un fort problème, il ne peut pas s'exonérer de ses responsabilités." Daniel Bouton, à deux reprises, a proposé sa démission à son Conseil d’administration. De même, si les Européennes de 2009 sont très mauvaises pour ses amis, Nicolas Sarkozy devra remettre son mandat à la disposition du peuple français. Ce scénario (hautement souhaitable) n’est évidemment envisageable que si la gauche dispose dans un an d’un vrai projet et d’un vrai programme. Voilà pourquoi nous n’avons pas 4 ans devant nous. Voilà pourquoi le PS ne peut pas perdre 3 mois à peaufiner ses statuts puis 3 mois à se déchirer sur la place publique. Etant le parti dominant à gauche, il doit assumer ses responsabilités et créer, sans tarder, les conditions d’un sursaut intellectuel et politique de la gauche toute entière. Tel est le sens de la pétition que nous avons lancée avec 18 parlementaires et bon nombre d’élus locaux et de militants issus de toutes les tendances du parti. Nous déposerons cette pétition lors du Conseil National du 25 mars. Vu les statuts du PS, si notre pétition recueille 5.000 signatures de militants PS ou 50.000 signatures de citoyens non-PS, la direction sera obligée de nous écouter. Il ne nous manque plus que quelques signatures pour parvenir à nous faire entendre. Vous qui avez déjà signé notre appel, pouvez-vous prendre quelques minutes pour appeler vos cousins et vos amis, PS ou non PS, pour leur demander s’ils veulent le signer aussi ? L’appel est sur www.nouvellegauche.fr Et n'oubliez pas, ici, la constitution de "la gauche en tête" que vous pouvez joindre sur le portable de notre amie Françoise Akoum 06 21 71 89 02
Publié le Jeudi 06 décembre 2007
Par fabre-pujol
"Trois remèdes pour sauver le Parti Socialiste" par Arnaud Montebourg 6 décembre Inutile de nous mentir : nos militants nous quittent, quand ce ne sont pas nos élus ou nos dirigeants ; la crédibilité et l’autorité de la direction est effondrée ; sur tous les sujets, des positions contradictoires apparaissent entre une multitude de locuteurs, lorsqu’elles ne changent pas d’une semaine sur l’autre. Quand on questionne un électeur du Parti socialiste, il répond souvent qu’il va voter socialiste la mort dans l’âme parce qu’il ne peut pas faire autrement, mais ils semblent de moins en moins nombreux à vouloir faire cet effort. Quand on questionne n’importe quel dirigeant socialiste sur cette multifracturation du corps du Parti socialiste, il répond qu’il veut bien travailler avec d’autres, à condition qu’il n’y ait ni untel ni untel, c’est-à-dire souvent tous les autres... Que faire pour sauver le Parti socialiste et avec lui, offrir au pays une alternative politique sérieuse au sarkozysme ? Premier remède : nous débarrasser du virus de la présidentielle qui détruit le parti. Pour éviter que le PS soit pris en otage par les légitimes ambitions des présidentiables, il faut organiser la sélection du candidat socialiste dans des primaires à l’italienne, avec le peuple de gauche, à l’extérieur du parti selon un calendrier et des règles, dont le parti sera le garant. Dans une telle configuration, nous devrions ainsi faire l’économie de nouvelles batailles rangées pour la conquête du parti entre les futures écuries, dont les positions seront artificiellement opposées pour les besoins de leur combat. Une telle résolution nous évitera une interminable primaire pendant quatre ans, funeste guerre intérieure, match épuisant que nous avons connu dans le parti entre 2002 et 2007 qui empêcha toute émergence d’orientation nouvelle, et consomma le peu d’énergie rénovatrice qui restait aux militants. Dans ce cadre épuré, le Parti socialiste pourra remettre en état de marche ses fonctions vitales aujourd’hui sinistrées : fabrication des idées, écoute de la société, rassemblement des forces et des citoyens autour de son projet et... opposition constructive et percutante ! Deuxième remède : restaurer l’autorité de la direction et du futur Premier secrétaire. Ce dernier, garant de la réussite de la primaire à l’égard de toute la gauche, devra accepter l’incompatibilité déontologique avec le statut de candidat à la primaire, disposant ainsi d’une autorité restaurée et incontestée sur le processus de rassemblement de toute la gauche. On comprend dans une telle configuration pourquoi le passage au système de représentation majoritaire dans le Parti socialiste au détriment de la proportionnelle qui permet l’expression des différences, serait inutile et dangereux, car il empêcherait à la fois le rassemblement des socialistes et l’élargissement du Parti socialiste à un grand parti de toutes les gauches, agrégeant les forces situées sur sa droite et sur sa gauche. Ceux qui proposent de passer au système majoritaire pour être prétendument en phase avec la Vème République prennent le risque grave de faire éclater le Parti socialiste en le sectarisant dans le champ politique des gauches. Troisième remède : organiser notre mutation dans le dépassement de nos anciens désaccords. La stigmatisation réciproque des socialistes par d’autres socialistes est aussi creuse que néfaste. On se qualifie réciproquement d’archaïque ou de social-libéral dans des procès qui n’ont plus de sens, car la société dans son évolution rapide a périmé la pertinence de ce genre d’empoignades. L’éloignement du Parti socialiste à l’égard des perdants de la mondialisation, qui subissent l’insoutenable pression libérale sur les revenus de leur travail et perdent tout espoir dans l’avenir, est une constante de tous les partis du centre gauche au sein de l’Union européenne. La montée dans tous les pays européens d’un scepticisme à l’égard de la réussite économique de l’intégration Européenne, l’incapacité des gauches européennes à assumer une révolution intellectuelle sur la nature et la portée des protections que couches populaires et classes moyennes attendent d’elles, l’absence de pensée et de stratégie sur la question identitaire de la Nation, ou sur le difficile problème de l’immigration, dessinent la nécessité d’un nouveau projet. Le directeur de la Fondation Ebert du SPD, Ernst Hillebrand, pose lui-même dans ces termes ce qu’il appelle "l’incontournable réorientation de la gauche européenne" en constatant que "les projets de réformisme technocratique -style "troisième voie" ou "nouveau centre"- ne sont plus capables de mobiliser suffisamment d’électeurs." Ce nouveau projet sera le déclencheur d’une recomposition importante dans la Gauche française, et en son cœur, le Parti socialiste, rangeant dans les placards du passé les clivages éculés, entre la première et deuxième gauche (Congrès de Metz et Rennes) ou épuisants, entre le oui et le non (Congrès de Dijon et du Mans). Les échecs électoraux nous obligent, pour gagner, à réviser réciproquement de nombreuses positions pour faire travailler ensemble la gauche et la droite d’une même gauche. Ainsi en est-il par exemple de la révolution écologique qui se prépare, elle réconciliera les protectionnistes et les croyants internationalistes du libre-échange dans l’exigence d’une puissante régulation environnementale de la mondialisation, qui sera certainement le premier retournement sérieux depuis le début du mouvement de dérégulation initié dans les années 80 par Margaret Thatcher et Ronald Reagan. Cette nouvelle gauche française d’esprit européen aura à imaginer les nouvelles règles du jeu que les Etats ont renoncé à imposer à l’économie, et que les droites néolibérales européennes, tout à leur dogmatisme, seront incapables de proposer. Elle réconciliera également les conservateurs de l’Etat Providence avec les modernisateurs en dégageant une nouvelle donne économique et financière pour organiser son sauvetage là où les droites en assurent le démantèlement méthodique. Cette audace intellectuelle et politique est le seul chemin possible vers l’alternance. Il supposera de grands sacrifices pour chacun d’entre nous, car chaque socialiste que nous sommes, sera conduit à aller vers autrui, avec qui il a pris l’habitude de ne plus s’entendre. Mais j’ai l’intime conviction qu’ils sont la voie du salut commun. Arnaud MONTEBOURG Député socialiste de Saône et Loire Tribune publiée dans Libération du jeudi 6 décembre 2007
Publié le Mardi 28 août 2007
Par fabre-pujol
message d'Yvette ROUDY, ancienne Ministre, Députée honoraire, aux amis d'Arnaud Montebourg. Chers amis,
(Personnel)...... Plus que jamais il est important -je sais– de nous retrouver, d’échanger, de réflechir ensemble. Rarement avons-nous eu à traverser passage aussi difficile; Il faut avoir au coeur des convictions solides pour ne pas céder au découragement devant les paroles, les jugements, les comportements de certains d’entre nous dont les situations doivent tout à notre parti et qui sont les premiers à participer à sa destruction Parce qu’enfin si on veut à tout prix trouver un bouc émissaire à notre échec à la Présidentielle, - le 3° nous savons - n’est ce pas un peu facile de charger essentiellement la candidate. Au-delà de quelques erreurs mineures, elle restera celle qui à rendu l’espoir, ouvert les portes, amorcer la rénovation, rassemblé 17 millions d’électeurs. Nul n’ignore aujourd’hui que la responsabilité première de notre échec réside dans l’hostilité, l’aigreur, la vanité, la misogynie que ceux qui n’ont jamais accepté sa désignation par plus de 60% de nos militants, mais qui – hélas – détenaient et détiennent toujours les commandes d’un appareil qui ne manque ni de bras, ni de moyens financiers mais qui manque d’une seule qualité politique si rare aujourd’hui : le courage! Je voudrais remercier Arnaud pour les remarquables services qu’il a rendu pendant la campagne. Pour ceux aussi qu’il se prépare à rendre encore, à l’Assemblée Nationale, où il a enfin trouver la place qu’il mérite sans oublier le Parti où il doit faire entendre sa voix davantage. Pour cela il a besoin de nous tous autour de lui parce qu’il incarne - tout comme Ségolène - le renouveau du socialisme que nous attendons. Je le répète : ces deux là sont faits pour s’entendre Vous tous représentez non seulement les nouvelles générations – le jeunissme n’étant pas une valeur - mais vous représentez surtout le courage politique, l’esprit de conquête, d’entreprise, indispensables à la reconstruction d’un socialisme moderne dont l’esprit premier – la lutte contre les inégalités – reste une des plus grandes idées de notre époque . Une grande idée qui a encore beaucoup de beaux jours devant elle.
Yvette Roudy
Ancienne Ministre , Parlementaire honoraire.
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