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Le blog de fabre-pujol
Publié le Lundi 27 août 2007
Par fabre-pujol
   notre ami Gérard DENECKER était présent à la Fête de la Rose à Melle autour de la candidate qui a su rassembler 17 millions de Français en mai dernier. Noyé parmi les 2000 participants, il a écouté le discours et pu échanger avec nombre de présents, dans la chaude ambiance de cette fête estivale. 
   Sérénité de Ségolène Royal, sans esprit de revanche, sans  amertume, en contraste avec « la chaude affection littéraire qui l’entoure en cette rentrée (1). « La priorité aussi donnée au « travail collectif de longue haleine » et la volonté de participer  à une « rénovation profonde de nos méthodes et de certaines de nos valeurs », en rejetant tout esprit de compétition. « Il faut être inventifs, créatifs, ne pas seulement déplorer ce qui n’est plus, mais repérer et comprendre les prémisses d’autres possibles ». Des propos soucieux de tenir compte des « leçons de la présidentielle » pour redéfinir des réponses socialistes « en prise directe sur la société », pour organiser un « grand parti moderne, portes et fenêtres largement ouvertes », en partant d’une « analyse sans œillères des réalités » telles qu’elles sont, autant que des attentes des Français.  Des propos qui amorcent la réflexion dans le cadre de cette réalité qu’est l’économie de marché, « sans pour autant lui faire confiance pour assurer la justice sociale et la cohésion démocratique des sociétés ». Des propos pour réfléchir au bien fondé de la critique de gauche de l’individualisme, une gauche pourtant si soucieuse des droits de chaque être humain au travail, au logement, au savoir, à la santé afin d’assurer le plein épanouissement de chacun dans un cadre collectif de justice et de solidarité. Ce discours de Melle est le premier grand discours politique à gauche depuis la présidentielle, intervention longuement applaudie par des militants dont nombre ont déclaré retrouver confiance.
   Un discours extérieur aux mesquines querelles, ouvert sur des pistes de réflexion nouvelles pour rebâtir un grand parti moderne au service de la France et des Français. Et il est réconfortant d’entendre Ségolène inviter les socialistes à adopter « 
la même attitude intellectuelle que celle d’un chercheur devant un problème nouveau : modestie mais obstination, esprit de curiosité et d’inventivité, rassemblement des intelligences, invention de nouvelles façons de faire, de se parler et de réfléchir ».
Gérard Denecker
1 )  C’est dit par Ségolène Royal avec humour et sérénité au moment où quelques nostalgiques se défoulent en livres polémiques allant jusqu’à accuser la candidate d’avoir " de complicité idéologique avec la droite" (Liennemann) 
Publié le Dimanche 03 juin 2007
Par fabre-pujol
   Plusieurs pages de mon blog sont consacrés à la réflexion sur l'avenir du Parti Socialiste et ce, même pendant la campagne des élections législatives. C'est donc naturellement que je reprends ici un texte qui confirme la prééminence à gauche de Ségolène Royal et la percée d'Arnaud Montebourg, d'autant que mes amis savent que mon souhait politique le plus cher est que ces deux personnalités conjuguent leur "logiciel".

   Publié ce vendredi dans Le Parisien, un sondage CSA révèle que 47% des Français souhaiteraient voir Ségolène Royal prendre la suite de François Hollande à la tête du parti.

   Dans ce sondage l'institut CSA a demandé aux Français quelle personnalité socialiste serait la plus à même de diriger et de rénover le PS, sur une liste composée de huit noms: Ségolène Royal, Dominique Strauss-Kahn, Bertrand Delanoë, Laurent Fabius, Arnaud Montebourg, Manuel Valls, Vincent Peillon et François Rebsamen.

   La candidate malheureuse à la présidentielle ressort des résultats en position de force. Elle est citée en premier ou en deuxième par 47% de sondés, et atteint même 72% des suffrages auprès de ceux qui avaient voté pour elle au premier tour de la présidentielle. 55% des électeurs de Nicolas Sarkozy citent son nom en premier ou second, contre 19% seulement pour les électeurs de François Bayrou.
   Dominique Strauss-Kahn fait quant à lui figure de challenger. Il est cité par 45% des sondés. Il est surtout plébiscité par les électeurs de François Bayrou qui le citent à 63%, contre 54% et 41% respectivement du côté de ceux de Nicolas Sarkozy et de Ségolène Royal.
   Bertrand Delanoë qui recueille 26%, loin devant Laurent Fabius à 12%, même s'il n'est cité en premier que par 10% des sondés (contre 5% pour Laurent Fabius).

   Arnaud Montebourg est cité par 12% des sondés et par 4% en premier, mais arrive à voir son nom cité par 17% des électeurs royalistes du 22 avril. Manuel Valls et Vincent Peillon recueillent chacun 5% des suffrages et sont cités en premier par 1%, tandis que François Rebsamen n'obtient que 2% de réponses favorables.
>>> Voir l'article du Parisien et les résultats complets de l'enquête sur le site de Rénover Maintenant :




Publié le Mercredi 09 mai 2007
Par fabre-pujol

   Comme d'autres, en France et dans le Gard, j'ai reçu le message suivant de mon ami Arnaud Montebourg. Partageant son analyse je le publie ici afin de poursuivre la réflexion des uns et des autres et de commencer ainsi le travail de rénovation du mouvement socialiste et de la gauche comme je le suggérais dans ma page du 7 Mai (voir ci-dessous).
      En obtenant Dimanche 47% des voix dans un scrutin présidentiel marqué par une participation électorale record, Ségolène Royal a réussi, dans des conditions très différentes, à repositionner la gauche au niveau où Lionel jospin l’avait placé aux présidentielles de 1995. Beaucoup, comme nous tous, seront déçus par un résultat dont ils attendaient beaucoup plus, espèrant la victoire. Mais peut-on considérer comme une "terrible défaite", selon les mots même d’un procureur indécent qui n’a pas attendu 5mn après 20h, dimanche soir, pour prononcer son réquisitoire, ce qui finalement n’est que le résultat tristement logique d’un parti socialiste dont nous avons si souvent dénoncé les conservatismes et le manque d’audace.

   Rendons donc d’abord et avant tout justice à Ségolène Royal des changements considérables qu’elle a imposé aux socialistes dans sa campagne de modernisation accélérée : Révolution démocratique avec la VIème République, nouveaux outils de régulation économiques et fiscaux, priorité écologique, redéfinition et réorientation d’un projet européen protecteur et volontaire, ambition pour l’égalité scolaire, parité authentique. Sur tous ces points, Ségolène Royal aura imposé en 6 mois au parti des avancées pour lesquelles nous nous battions depuis 5 ans sans succés. Il faudra d’ailleurs rappeler à ceux qui ont la mémoire courte et dénoncent les errements de la période 2002-2007 que nous avons eu la constance de refuser la paresse idéologique et doctrinale dans laquelle nous ont enfermés les congrès de Dijon et du Mans et que nous n’avons jamais abandonné nos combats pour quelques responsabilités d’appareil.

   Cela nous rend plus fort pour soutenir le début de rénovation engagée par la campagne de Ségolène Royal, consacrer désormais toutes nos forces à la redéfinition d’un projet de gauche adapté à la société d’aujourd’hui et souhaiter vivement que Ségolène Royal fasse le choix de s’y investir, quels que soient les choix difficiles qu’il faudra assumer.

   Car la rénovation d’un appareil sclérosé par 10 ans de gestion de compromis misérables sera tache difficile. Elle impliquera de s’ouvrir puissamment sur la société, d’associer à notre réflexion intellectuelle, hommes et femmes de gauche d’autres formations politiques et d’inventer le cadre politique de ce travail d’envergure. Le Nouveau parti socialiste ?

C’est toujours notre démarche, l’intention d’alors est désormais évidence pour tous. Mais il y a déjà urgence car 5 années, c’est court. Prendre la mesure véritable de l’état de la société et des aspirations des citoyens, définir un projet ambitieux et crédible, rénover les pratiques et les équipes, bref rattraper le retard stratégique considérable que nous avons pris vis a vis de la droite nécessitera beaucoup de temps, qu’il faudra accomplir dans un délai record ! Il faut donc engager ce travail sans attendre, un congrès de la rénovation, pouvant se muer en assises de la gauche rénovée, devra donc se tenir d’ici la fin de l’année. Nous n’accepterons pas les tergiversations qui, visant à reporter l’inventaire des raisons de la défaite, auraient pour conséquence de faire en sorte que rien ne change. On ne rejouera pas 2002 en 2007.

   Pas plus qu’on ne doit changer l’objet de la réflexion. Déjà, les plus fatigués du travail politique nous invitent à engager une réflexion sur notre stratégie d’alliance. "A gauche toute" disent les uns ; "avec le centre" déclarent les autres ! Ce n’est pas ainsi que nous concevons la rénovation. Il serait d’abord stupide de devoir choisir l’une ou l’autre de ces stratégies. Un parti socialiste rénové devra pouvoir rassembler à sa droite et à sa gauche, faute de quoi il serait condamné à dépérir au bénéfice de formation plus jeunes et plus audacieuses. Mais surtout, la stratégie d’alliance n’est que l’aboutissement de la réflexion programmatique, en aucun cas son préalable. Quand nous devons repenser nos objectifs politiques et nos outils, il faut d’abord investir toute son énergie sur le projet. Viendra ensuite la stratégie d’alliance et les éventuels compromis.

   "Rénover maintenant !" écrivions nous apès le Mans. C’est toujours et plus que jamais notre projet après la défaite. Mais ce combat dépasse désormais notre seule sensibilité. Il doit devenir celui du parti tout entier, voire celui de toute la gauche de gouvernement. C’est désormais à cela, plus qu’aux vaines querelles d’appareil, que nous devons nous consacrer.

- Arnaud MONTEBOURG, Député de Saône et Loire

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