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Publié le Lundi 16 novembre 2009
Par fabre-pujol
et sur son blog INVITATION Jeudi 19 novembre 2009 à 19 H La Grande Bourse à Nîmes débat public sur La réforme des collectivités territoriales: démocratie revisitée ou fric-frac institutionnel ? animé par Paul Alliès, -Professeur de Science Politique (université de Montpellier), -Président de la convention pour la 6ème république, sur le contenu des textes proposés par le gouvernement UMP-NouveauCentre et les enjeux politiques qu'ils portent: -de l'élection au suffrage universel des délégués communautaires; -mais aussi de l'apparition de conseillers territoriaux et de leur élection; -des métropoles et de la clarification des compétences... Mais, attention! vu par la droite, l'allègement du mille-feuille territorial français pourrait laisser la gauche au bord d'une crise de "foi démocratique" !
Publié le Mercredi 26 août 2009
Par fabre-pujol
Je viens de signer la "Pétition citoyenne pour une primaire populaire à gauche".www.primaire2012.fr Cette pétition est publiée ce mercredi par le quotidien "Libération". "Nous appelons à une primaire populaire, ouverte au vote des sympathisants, afin que les citoyens de gauche et de progrès puissent choisir leur candidat à l'élection présidentielle", écrit la fondation Terra Nova, initiatrice de ce texte. l'argumentation se dessine autour du thème d'une Primaire élément de refondation de la gauche, porteuse d'un puissant élan de modernisation de notre vie démocratique nationale. Cette démarche revisite la conception même des partis politiques. De boîtes noires, ils pourraient se transformer en moteurs d'une nouvelle révolution démocratique. Il me semble que, naturellement, le périmètre politique de la primaire ne pourra être arrêté qu'à l'issue d'un travail préalable sur le fond, issu d'une co-production partisanne et citoyenne, permettant d'élaborer des fondements idéologiques communs. Ce préalable n'étant pas mince à régler entre Partis, du centre gauche à l'ultra gauche en passant par les écologistes, et d'évidence, associations et syndicats se reconnaissant dans les fondements de la gauche. Mais son principe doit être arrêté dès maintenant, sereinement, et non dans l'urgence préélectorale. "Libération" publie la liste des 100 premiers signataires parmi lesquels figurent: Franck Adisson (Champion olympique de canoë) ; Laurent Barry (Anthropologue, membre du Collège de France) ; Delphine Batho (Députée) ; Jean-Michel Baylet (Président du PRG) ; Najat Belkacem (Porte-parole de Ségolène Royal) ; Pierre Bergé (Homme d’affaires) ; Zabou Breitman (Actrice) ; Guillaume Cantillon (Directeur d’ONG) ; Roland Cayrol (Politologue) ; Patrice Chéreau (Metteur en scène) ; Gabriel Cohn-Bendit (Educateur) ; Gérard Collomb (Maire de Lyon) ; Bertrand Delanoë (Maire de Paris) ; Antoine Détourné (Président du MJS) ; Louis Dreyfus (Ancien directeur général du Nouvel Observateur et de Libération) ; Sophie Duez (Actrice) ; Olivier Duhamel (Politologue) ; Olivier Ferrand (Président de Terra Nova) ; Charles Fiterman (Ancien ministre) ; Roger Godino (Ancien doyen de l'INSEAD) ; Jack Lang (Député) ; Bettina Laville (Présidente de Vraiment durable) ; Bernard-Henri Levy (Philosophe) ; Noël Mamère (Député) ; François Marthouret (Acteur) ; Thomas Melonio (Economiste du développement) ; Jean-Pierre Mignard (Avocat) ; Olivier Mongin (Directeur de la Revue Esprit) ; Arnaud Montebourg (Député) ; Pierre Moscovici (Député) ; Vincent Peillon (Député européen) ; Jean Peyrelevade (Vice-président du Modem) ; Olivier Poivre d'Arvor (Ecrivain) ; Bruno Rebelle (Ancien directeur de Greenpeace international) ; Jean-Michel Ribes (Directeur du théâtre du Rond-Point) ; Michel Rocard (Ancien premier ministre) ; Rost (rappeur) ; Patrick Savidan (Philosophe, président de l’Observatoire des inégalités) ; Christiane Taubira (Députée) ; Louis-Georges Tin (Porte-parole du CRAN); Alain Touraine (Sociologue) ; Mohamed Ulad (Réalisateur) ; Manuel Valls (Député) ; Patrick Weil (Politologue) ; Karim Zeribi (Fondateur du Parlement des banlieues)..........
Source : www.primaire2012.fr
Publié le Jeudi 20 août 2009
Par fabre-pujol
J'ai accepté l'invitation des Verts de Nîmes pour participer, ce jeudi, à la cession d'ouverture de l'université d'été d'Europe-Ecologie qui se déroule à Nîmes du 20 au 23 Août. Evidemment le plaisir de retrouver des visages connus représentatifs de toute la galaxie de la gauche nîmoise, gardoise et nationale (à quelques exceptions notables près), mais surtout le travail d'analyse mené par ce mouvement qui regroupe "les Verts" et différentes composantes de l'écologie politique. quelques éléments ont retenu mon attention, dans mon travail de réflexion sur la recomposition de la Gauche (PS, Europe-Ecologie, PC, NPA, Alternatifs, PRG, PG,....) : -la dynamique de ce mouvement qui n'est pas sans rappeler celle du PS des années 70: ouverture, dynamisme, créativité, écoute et respect de l'autre, novation et mise en perspective d'un nouveau concept: l'écologie sociale ou comment "penser global et agir local" et inversement. -la prise en compte par les altermondialistes de la question écologique. Ce n'était pas une priorité à Porto-Alegre, ça l'est devenu à Belem. -l'imbrication depuis 1992 et le sommet de Rio de différentes thématiques comme l'avait relevé René Dumont: Climat, Paix, Développement économique, relations "Nord-Sud", droits de l'homme.... -la fin de l'idéologie de la performance héritée du monde de l'entreprise au bénéfice d'un phénomène lié au développement durable. -la prise en compte par "toutes les gauches" de la nécessité d'allier transformation sociale et protection de la planète. -la volonté d'Europe-Ecologie de créer un nouveau Front de Classe (encore le PS des années 70):électorat des centres villes, précariat, paysannerie, classes moyennes, jeunesse isue des quartiers populaires, celles et ceux qui veulent vivre autrement... en écho au propos postmatérialiste de martine Aubry début juillet. -la volonté, que j'ai souvent porté, de revenir sur la charte d'Amiens qui interdit toute relation organique entre les partis politiques et les syndicats. -la volonté affichée d'une radicalité programmatique et d'un réformisme pragmatique. -la crainte de n'être qu'un météorite ayant traversé la galaxie politique en Juin dernier (ce qui maintien la ligne de rassemblement). -bien d'autres éléments sur les quels je reviendrai, notamment le rôle des collectivités locales dans la lutte contre le réchauffement climatique et l'émission de gaz à effet de serre ou encore le nécessaire rassemblement de toutes les gauches que ce soit la proposition d'une table ronde permanente proposée par cécile DUFLOT ou la maison commune de Martine AUBRY..........  alors Président de la Commision d'Enquête de l'Assemblée Nationale sur les multinationales (emploi et aménagement du territoire) rencontre avec Noël Mamère Député-Maire de Bègles (les verts)
Publié le Dimanche 28 juin 2009
Par fabre-pujol
Poul Nyrup Rasmussen, président du PSE, m'a fait passer une analyse de l'avenir du socialisme en Europe (depuis sa réception le quotidien Libération l'a publiée dans son édition du 1er juillet). Cette pièce me semble importante pour nourrir le débat qui s'est ouvert à gauche depuis le refus du traité constitutionnel européen jusqu'à la défaite de la gauche aux élections européennes (à 2 pays près) en passant par la perte de l'élection présidentielle en France. Je ne sais pas pas comment vont se positionner les différentes composantes de la gauche française pour préparer les débats à venir, sociaux et politiques. Ce que je sais, c'est qu'à la lueur du dernier scrutin le premier des socialistes européens invite à une rupture de la social démocratie d'avec ses anciennes pratiques pour conjuguer ses fondamentaux de justice sociale avec l'avenir de la question environnementale, cap à gauche! Les citoyens européens ont fait leur choix. Le Parlement européen et la Commission européenne seront dirigés par une coalition de droite. La complexité du processus de décision communautaire ainsi les traditionnels arrangements créeront sans doute la confusion auprès des citoyens sur qui sera responsable de l’orientation de l’Europe pour les cinq années à venir. Mais les gouvernements et les partis de la droite européenne, ainsi que leurs députés au Parlement européen, doivent maintenant assumer pleinement les conséquences de leur victoire à la Pyrrhus, basée sur des taux d’abstention record. Je crois qu'ils vont décevoir beaucoup de ceux qui leur ont fait confiance le 7 juin. Les dirigeants de la droite européenne, et en particulier du PPE, utilisent aujourd'hui une rhétorique sociale-démocrate pour tromper leurs électeurs. Des engagements ont été pris sur la politique sociale, sur la lutte contre le changement climatique, sur la régulation des marchés financier et sur bien d'autres sujets encore ; ils ne seront pas tenus. La tradition de légiférer par consensus va sans doute perdurer à Bruxelles et à Strasbourg. Mais j’ai la conviction que l’heure est venue de mettre davantage en évidence les différences politiques entre la gauche et la droite. Après cette défaite aux élections européennes, la social démocratie doit-elle faire comme si de rien n'était, et ainsi prendre le risque d'aider la droite à brouiller un peu plus les clivages politiques dans les années à venir? Je ne crois pas que ce soit la voie à suivre. Pour commencer, nous devons nous battre pour nos engagements de campagne : un nouveau plan de relance européen et une réforme en profondeur du système européen de régulation financière. Mais, dès à présent, nous devons aller beaucoup plus loin. La social-démocratie doit se renouveler. Les valeurs sur lesquelles nous avons fondé nos combats et nos succès politiques depuis plus d'un siècle doivent rester notre inspiration. Mais nous devons repenser notre projet dans le monde d’aujourd’hui, en perpétuelle mutation. Nous devons être audacieux, fiers de ce que nous représentons et plus efficaces dans la manière d'exprimer nos idées et nos projets. Nous devons apprendre à être au plus plus proche des gens, de ceux qui se sentent exclus de la société et ne croient plus à la politique, en répondant à leurs peurs et à leurs rêves. Nous, partis socialistes et sociaux-démocrates européens, devons plus que jamais travailler ensemble. Nous devons aussi être ouverts aux personnes et aux idées progressistes au-delà de nos propres partis. Mais nous devons aller encore plus loin. Notre impératif, aujourd’hui, est d’intégrer à notre pensée politique les dynamiques d’un monde en pleine évolution. Prenons l’environnement. Nous nous sommes battus pour la protection des ressources naturelles, de la biodiversité, de la qualité de l'air et de l'eau. Mais comment lier cela à nos combats naturels pour la justice sociale et l’égalité ? Nous avons été incapables de développer une vision cohérente à long terme pour le développement écologique de nos économies et de nos sociétés. Si nous n'arrivons pas à trouver une manière de combiner notre combat de toujours contre les inégalités avec l’environnement, nous serons contraints de faire des compromis impossibles. Nous devons parvenir à plus de clarté et de crédibilité politique sur cette question essentielle qu’est le développement durable. Prenons l’économie mondiale. Nous devons trouver de meilleures réponses aux aspects les plus néfastes de la mondialisation. Nous avons oeuvré pour un système économique global plus durable et plus juste. Mais les inégalités demeurent scandaleuses. Et la création de nouvelles richesses écologiquement durables, qui doivent être plus équitablement réparties, ne répond pas aux besoins des milliards de personnes qui vivent aujourd'hui dans la pauvreté. Nous devons trouver de nouvelles réponses à ce défi mondial, et nous devons les trouver rapidement. Sinon comment peut-on prétendre continuer d'incarner le principal mouvement politique internationaliste? Prenons l’Europe. Nous avons peur de défendre une Europe politique plus forte. Nos discours sont hésitants, et parfois même contradictoires. Une fois encore, si nous n'arrivons pas à élaborer un projet clair et ambitieux pour l'avenir politique de l'Europe, nous ne pourrons pas convaincre les citoyens de nous soutenir pour construire une Europe capable de les protéger dans la mondialisation. Nous avons perdu une élection, mais pas la guerre des idées politiques. Nous n’en sommes qu’au début. Pour les cinq années à venir, les institutions européennes seront dominées par la droite. Nous devons utiliser cette période pour engager un changement audacieux. Si nous y parvenons, les citoyens retrouveront confiance en nous, peut-être pour longtemps. Si nous échouons, et surtout si nous refusons de changer en continuant comme avant, nous mourrons. Poul Nyrup Rasmussen, ancien premier ministre du Danemark Président du Parti Socialiste Européen
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