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Publié le Samedi 16 juin 2007
Par fabre-pujol
Vivement que la TVA sociale anti délocalisation soit en place… C’est ce que doivent penser les électrices et électeurs de Nîmes et du Gard avant de voter dimanche. Il est vrai que certains doivent avoir des bulles de Perrier dans le crâne car ils se sont tout de même pas encore rendu compte de la situation exacte dans laquelle ils se trouvent.Le département du Gard dont le taux de chômage est de 12,5% a en effet perdu près de 3.500 emplois depuis 1986 du fait des délocalisations (Fullmen, Eminence, Cacharel, Alcatel, Well, Playel, etc.) selon le Conseil général. Jallatte appartient au Groupe italien JAL (4.500 employés, 162,5 millions d'€ de chiffre d'affaires l'an dernier), racheté en juin 2005 par un consortium anglo-américain d'institutions financières, emmené par Bank of America et Goldman Sachs. Ce contexte aurait pu inciter les électrices et els électeurs à prendre conscience du danger réel que représente une politique libérale outrancière exclusivement basée sur le profit. Du moins on aurait pu le penser. Or, dans la première circonscription, après de nombreuses trahisons, le candidat UMP réalise un score de 44,79 % au premier tour, dans la seconde il arrive à 48,08 %, dans la troisième à 48,98 %, dans la quatrième à 44,62 % et enfin dans la cinquième 38,50 %. Autant dire que la vague bleue ne s’arrêtera pas aux portes des arènes de Nîmes ! Elle va déferler sur un département sinistré économiquement puisque la viticulture traverse également une crise profonde. Rien n’y fait… Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possible. En fait cette situation constitue l’illustration parfaite de l’état de la France. Un pays dans lequel l’individualisme a pris des proportions angoissantes. Toutes ces femmes et ces hommes, majoritairement retraités, se préoccupent essentiellement de leur quotidien reposant sur des images. Ils ignorent totalement ce qui peut concerner le monde du travail. Mieux au sein de la classe moyenne la seule ambition demeure de franchir le cap de la richesse et d’en avoir els signes extérieurs : la piscine, le 4x4 ou le BM, la véranda et la pelouse british… Dans tous les cas les plus dramatiques sur lesquels je suis conduit à intervenir, face à des gens totalement démunis, force est de constater qu’il sont animés d’une frénésie d’apparences extraordinaire (écran plasma géant, karaoké, chaîne hifi, multiplicité des téléphones portables pour que la fille ou le fils de 10 ans… soit en sécurité). Un contexte qui fait que des centaines de suppression d’emplois n’ont un intérêt que quand elles viennent mettre à mal le fragile équilibre de leurs propres finances. Et alors commence le véritable combat personnel en faisant appel aux politiques pour sauver une mise qui n’a jamais été défendue malgré des mises en garde réitérées. A PEINE 500 ! Des centaines d'habitants du Gard ont ainsi manifesté à Alès, ville qui fut un bastion de la Gauche, contre le projet de délocalisation des usines Jallatte en arborant un brassard noir le jour des obsèques du fondateur de l'entreprise qui s'est suicidé vendredi à 88 ans. Les manifestants – misérablement 330 selon la police, 500 selon les syndicats- ont défilé à partir de la sous-préfecture du Gard pour dire "non à la fermeture de Jallatte" et "non aux 40 suppressions d'emploi chez France Telecom à Alès". Etaient présents le président du conseil régional de Languedoc-Roussillon , le président du conseil général Damien Alary (PS) et d'autres élus... Une preuve que le suicide de ce patron peut ordinaire n’a pas outre mesure ému l’électorat ! En exhibant leur brassard noir, les ouvriers de Jallatte rendaient par contre hommage à leur ancien PDG Pierre Jallate qui s'est tué à l'âge de 88 ans, quelques heures après une réunion sur l'avenir de l'entreprise à la préfecture de région. Selon des proches, Pierre Jallatte avait maintes fois exprimé le souhait de " mourir avant de voir fermer ses usines ". Au début de la manifestation, il a été dit à la presse: "Il est tout à fait possible au niveau européen de prévoir un certain nombre de garde-fou pour éviter les délocalisations de l'ensemble des entreprises, parce que c'est toute l'industrie du Gard qui est en train de partir vers l'Italie et surtout vers la Tunisie". Le président de la Région en a appelé au président de la République: "A M. Sarkozy de jouer, il ne s'agit pas de raconter uniquement des histoires, d'amuser la galerie, il s'agit d'agir: on va voir de quoi l'artiste est capable! " Je pense qu’une fois encore la pirouette est facile car c’est aux politiques en général qu’il faut renvoyer la balle. Que font-ils pour lutter contre ce fléau que… 5 % d’augmentation de la TVA devrait enrayer ! A force de répéter leur impuissance à réguler la loi du marché ils se sont eux-mêmes auto flagellés. Pourquoi ne pas clamer qu’il s’agit d’un problème politique global pur et simple de vision de la société ? Ce que j'ai montré dans la commission d'enquête que je présidais à l'assemblée nationale en 1999 sur les grands groupes industriels et financiers.
RECULER POUR MEIUX SAUTER Le projet initial de plan social prévoyait la délocalisation vers la Tunisie de toute la production française de Jalatte et la suppression de 285 emplois sur 336. Mais, les actionnaires du groupe italien JAL ont demandé au directeur général, Joël Aunos, de leur présenter un plan alternatif d'ici le… 18 juin et qui est apparu miraculeusement avant. On gardera environ 80 personnes jouant ainsi habilement une majorité contre une minorité comme si les sauvés pouvaient espérer autre chose qu’une prochaine charrette compte tenu du fait que l’essentiel de la production aura été transférée ou arrêtée. Comment peut-on croire que des actionnaires lointains et voraces vont refuser d’accroître leurs profits sur un produit patiemment élaboré en France ? Comment peut-on encore avoir la naïveté de penser que l’augmentation de la TVA même accompagnée d’une potentielle baisse des charges conduira ces « rapaces » à baisser leur prix de vente ? Ils en profiteront simplement pour accroître leurs marges sur les rares unités de production françaises qu’ils maintiendront en France. Il s’arrangeront pour contourner les lois à produire encore moins cher à l’étranger et ne changeront pas un iota à leurs pratiques ! Admettons le postulat d’une concurrence efficace à tout coup pour obliger les groupes à baisser leurs prix -ce dont le simple citoyen-consommateur peut à bon droit douter quand il connaît les pratiques d’ententes illicites. Reste alors une question: quel intérêt de déplacer de telles masses financières si cela ne change rien pour les entreprises, dont les marges n’augmenteraient pas, puisqu’elles auraient diminué leurs prix, ni pour les consommateurs? Quelle perspective ouvre cette décision autre que celle de faire payer par les consommateurs les « offrandes » faites aux plus aisés ? UNE VERITABLE DEVALUATION Les partisans de la TVA sociale ont la réponse. L’objet de cette réforme, c’est de faire contribuer les importations au financement de la protection sociale, disent-ils. De fait, si la TVA augmente de 5 points, comme l’a suggéré François Fillon, les prix des produits importés risquent… d’augmenter de 5%. La concurrence jouera-t-elle encore, pour empêcher cette hausse? Pas vraiment. Qui concurrence aujourd’hui en France, le textile, les jouets, l’informatique… fabriqués en Chine? Pourquoi les industriels asiatiques -qui, par définition, n’auront pas droit à des baisses de charges- baisseraient-ils leurs prix hors taxe? Croyez vous que dans les marchés publics les entrepsies de TP ou du bâtiment vont diminuer leurs factures? Que vont faire les collectivités locales qui règlent en fonctionnement plein pot la TVA? On voit bien la limite de l’argument des pro TVA sociale, selon lequel le consommateur se tournerait alors vers les produits made in France... ou sortirait du centre commercial avec un panier en baisse! Un “jean“ ou une console de jeux made in France, vous connaissez ? Bref, la TVA sociale, s’apparente à une dévaluation : baisse des prix des exportations, exonérés de TVA, et hausse des tarifs des produits importés. La compétitivité des entreprises françaises s’en trouverait accrue. Mais le consommateur perdrait du pouvoir d’achat, plus ou moins. Pour l’éviter, il faudrait augmenter les salaires à dus concurrence. Tout l’effet bénéfique sur la compétitivité s’en trouverait alors annulé. Et avec, tout l’intérêt de la décision. Ce n’est donc qu’une supercherie supplémentaire… D’ailleurs, pour s’en persuader, les Gardois si « loyaux » et si aveugles peuvent vérifier que le SMIG ne connaîtra lui qu’une augmentation de… 2 %. Vive la réhabilitation maintes fois vantée de la valeur travail. Soixante pour cent des Français sont opposés à l'instauration de la TVA sociale, affirmant que cela entraînera une hausse des prix et pénalisera les Français les plus modestes, selon un sondage CSA-Cisco publié dans Le Parisien etAujourd'hui en France. Compte tenu de la manière dont ils voteront dimanche… il se confirme bien que les sondages n’ont véritablement aucune valeur ! Pour eux 5 % de plus ou de moins ce n'est pas bien grave ! Mais je déblogue certainement!
Publié le Samedi 09 juin 2007
Par fabre-pujol
depuis près d'un mois notre nouveau Président de la République sautille ici et là pour nous faire oublier les propos mensongers qu'il a tenu pendant la campagne électorale de la Présidentielle et qu'il remet en cause, à chaque occasion qui se présente: Il voulait conforter les droits de l'opposition en confiant la Présidence de la commission des Finances de l'Assemblée Nationale à un opposant; lui et ses amis ont déjà dit que cela ne se ferait pas. il a dit qu'il était opposé à l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne; les négociations continuent. il a dit que dès la 1ère réunion du G8 il imposerait des quotas pour limiter les activités provoquant la hausse des effets de serre; son ami américain Bush l'a renvoyé à ses chères études; l'écologie peut attendre! il a dit devant le congrès des maires de France que les municipales se dérouleraient en Mars 2008 conformément à la loi et, son ami Debré, président UMP du Conseil Constitutionnel procède, aujourd'hui, à une étude pour l'organisation de ces élections les 21 et 28 octobre 2007. il avait promis la fin des droits de succession, la facilité de l'accès à la propriété, la baisse de la fiscalité, la hausse des heures supplémentaires,..... autant de déclarations démenties par les premiers projets présentés en forme de "peau de chagrin". Sauf pour ce qui concerne la fiscalité indirecte payée par tous comme la TVA! il avait promis la relance du dialogue social avec les syndicats mais il a déjà dit que soit les syndicats signeraient ce qu'il veut, soit son Parlement voterait des Lois imposant son point de vue (faiblesse du dispositif des heures sup, franchises médicales, limitation du droit de grève, réforme de la justice....). il a dit qu'il voudrait controler la banque centrale européenne; c'est elle qui hausse le taux directeur qui provoque une hausse du cout de la vie la liste pourrait se continuer, sans parler des propos populistes, révisionnistes, à la limite de celui des néo-nazis de son premier ministre Fillon qui n'imagine pas l'existence d'une opposition en France, sinon en exil. Et sans parler des basses maneuvres de débauchage pour ceux qui passent d'un sac de riz à un plat de lentilles, ou, pire, à Nîmes, ceux qui, comme yvan Lachaud et son mentor Fournier, changent de veste à chaque élection pour rester élus.
Publié le Jeudi 31 mai 2007
Par fabre-pujol
Une fois n’est pas coutume, je laisse à un autre le soin de publier, ici, un billet d'humeur qui débute par un peu d’histoire afin de prendre conscience de certaines réalités et poursuivre la réflexion sur l'avenir du Parti Socialiste..... J'espère surtout que cela vous incitera à voter pour Françoise DUMAS (Nîmes-Vistrenque) et Robert CRAUSTE (Nîmes-le Grau du Roi) . En 1958, le Général de Gaulle accède au pouvoir et fonde la cinquième république, un coup d’état dira François Mitterrand, propos repris plus tard par Arnaud Montebourg. En 1969, suite au référendum, le grand Charles s’exile à Colombey, il sera remplacé à la tête de l’Etat par Pompidou. Le décès rapide de Pompidou donne à la France Giscard comme nouveau Chef de l’Etat. Pourtant la gauche était prête à assumer cette fonction, Mitterrand avait au congrès d’Epinay pris le pouvoir sur le PSU et… l’avait changé en Parti Socialiste, un véritable outil politique de conquête, raté en 1974, mais de peu et surtout faute de temps de préparation. En 1981, le bonheur, la gauche après 23 ans d’opposition accède à la fonction suprême et y restera 14 courtes années. En parallèle de cela, un certain Chirac crée en 1977, une véritable machine à gagner le RPR et ce ne seront pas les multiples déviances de ce Parti qui l’empêcheront de gagner les élections présidentielles de 1995. Un peu plus tard, certainement sur ordre, « le meilleurs d’entre nous » fonde avec d’autre structure de droite l’UMP, l’ex premier ministre est rattrapé par les affaires ou plutôt accepte de servir de valve de décompression, bref suite à sa condamnation, le maire de Bordeaux se retrouve innelligible et se contraint à l’exil au Canada. Le secrétaire Général de ce Parti neuf, un certain Nicolas S s’en approprie les rênes… J’éviterai de relater la suite des événements et notamment un certain 6 mai 2007, très frais dans notre esprit et surtout encore très blessant pour beaucoup d’entre nous. Alors pourquoi nos dirigeants actuels n’ont pas eu cette analyse ? Une petite précision et parenthèse je ne remets nullement en cause ni ne conteste toutes les merveilleuses mesures prise par le PS depuis plus de 30 ans, là n’est pas le propos… Par contre ce Parti Socialiste en tant qu’outil de conquête du pouvoir suprême, n’a eu de vie et il faut en avoir conscience, que de 1971 à 1981. Alors que s’est il passé, est-ce les ambitions parfois démesurées des uns et des autres, pas de réponse pour cette action de préservation parfois ringarde d’une structure et de ses institutions. Même Tony Blair a restructuré son Labour et l’a changé en New Labour avant de prendre le pouvoir en Grande Bretagne. J’ai beau me creuser la tête, aucune réponse censée me vient à l’esprit, je me permettrai de reprendre une formule des journalistes malgaches, qui quand ils sont dépassés par un événement ou une situation inexplicable pour leurs lecteurs écrivent je cite « nous ne pouvons pas vous en dire plus, sachez que c’est de la haute politique » formule honnête en soi que bon nombre de nos journalistes devrait reprendre parfois afin d’éviter d’écrire n’importe quoi. Ce qui de plus est rageant dans cette histoire, c’est que pour la première, voire la deuxième (en 1988 Mitterrand a été réélu de par sa légitimité) depuis le début de la Cinquième République et grâce à la personnalité de notre candidate et du changement honnête et profond qu’elle inspirait, la Gauche aurait pu accéder au pouvoir non par défaut mais par une véritable légitimité. Rappelez vous, François Mitterrand ne fut élu en 1981 que grâce à l’aide apportée par Chirac et son RPR qui rejetait Giscard, en 1997 c’est le bilan « du meilleur d’entre nous » et son rejet dans l’esprit des électeurs qui après dissolution a permis au gouvernement Jospin de prendre vie. Et même le grand chelem aux régionales, dont certains encore se glorifient, n’est pas une victoire nette mais un désaveu d’un Chirac qui envers et contre tout maintenait un certain Raffarin. Alors messieurs les bien pensant du Parti Socialiste, monsieur le premier secrétaire, écartez vos ego, organisez nous un congrès et pas fin 2008 comme je l’ai entendu, mais en octobre 2007. Permettez moi de vous dire, malgré tout le respect que j’ai parfois pour vous, que vos calculs, vos visions politiques et vos motions molles (comme cette dernière au Mans) n’ont fait que desservir la base militante qui de plus en plus exprime un certain dégoût, non pas pour les idées, mais pour une malhonnête façon de faire parfois. Et beaucoup de notre électorat est tenté par les paillettes de « l’ennemi ». Comme l’ont été, et je terminerai par cela, Bernard, Jean-Pierre, Martin, Georges Marc, Eric et les autres… Cette fameuse équipe d’ouverture « soudée », présentée comme telle par notre nouveau locataire de l’Elysée. Alors sachez messieurs qu’en dehors de strass et des paillettes vous vous êtes gentiment fait avoir (et je reste poli quand je prétends cela). Votre position ne sert qu’un seul homme le petit Nicolas et j’en veux pour preuve que vous soyez ministre ou simple conseiller du Président, vous n’avez pas les coudés franches… Bernard qui ne peut choisir son cabinet et dont les attributions sont limités, l’initiateur (sic) du promeneur du champs de mars (conseiller culturel à l’Elysée) qui se fait snober par la nouvelle ministre de la culture qui crie haut et fort à qui veut l’entendre qu’elle ne sera jamais tributaire de la « mouche du coche », ce pauvre Martin qui a du mal a se faire entendre par la nouvelle ministre de la santé (celle de « garez vos voiture à l’ombre ») etc. etc. Alors messieurs que vous arrivent-il, un « pétage » de plomb, une fin de carrière, comment expliqueras tu mon cher Martin ta position à l’abbé Pierre si toutefois tu le rejoins au paradis. Je ne parlerai pas de Georges Marc B. et encore moins d’Eric B. tout a été dit. Ah si encore, une petite chose sur Jean Pierre J., le camarade de promotion et néanmoins ami (ex) de notre premier secrétaire. François Hollande a déclaré à la presse que Jean-Pierre avait toujours eu quelques orientations le cœur à droite, dommage de s’en rendre compte maintenant, surtout que le fameux Jean Pierre n’a été autre que le directeur de cabinet du premier ministre, un certain Jospin, mais si rappelez-vous celui qui quitta le navire en… 2002. Je finirai sur Bernard, celui qui a accepté ce poste aux affaires étrangères, proposé à Hubert dans un premier temps (Vedrine devait être plus exigeant et surtout moins malléable). Enfin Bernard, n’oublies pas d’où tu viens, n’oublies pas toutes les extraordinaires actions menées au cours de ta vie, n’oublies pas ton utopisme, n’oublies pas notre extraordinaire admiration pour toi… Coluche prétendait que tu étais, je cite « un tiers mondain, deux tiers mondiste » je me permettrai juste de rajouter, ne deviens pas un tiers hautain, deux tiers autiste. Patrick Profit, animateur du comité Désirs d'Avenir de Clamart patrick.profit@desirsdavenir-clamart.org
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