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Publié le Vendredi 12 septembre 2008
Par fabre-pujol
Par Guillaume Duval, rédacteur en chef d’Alternatives économiques auteur de « Sommes-nous des paresseux ? Et trente autres questions sur la France et les Français » aux éditions du Seuil Le 21 août dernier, Christine Lagarde, Ministre de l’économie, se félicitait du succès de la loi TEPA, et tout particulièrement de son volet heures supplémentaires. Une semaine plus tard, l’ANPE confirmait la remontée du chômage au mois de juillet. Quantitativement le succès des heures supplémentaires détaxées est indéniable mais, dans le contexte économique actuel, il traduit une politique digne des Shadoks ou du père Ubu. Face au risque de récession le gouvernement devrait au contraire revenir d’urgence sur une mesure qui aggrave la situation de l’emploi. Le nombre des heures supplémentaires déclarées - 182 millions au second trimestre 2008 - s’est accru de 6 % par rapport au premier trimestre 2008 et de près de moitié par rapport au premier trimestre 2007. Du coup, les exonérations correspondantes ont déjà coûté 1 355 millions à la Sécurité sociale sur les six premiers mois de l’année, auxquelles il faut ajouter les pertes d’impôt sur le revenu pour le budget de l’Etat. Soit un coût total estimé à 4 milliards d’euros en 2008 pour les finances publiques par Christine Lagarde. Quasiment la moitié du déficit de la Sécurité sociale cette année. Une politique qui profite surtout aux plus grandes entreprises : 85 % des entreprises de plus de 2000 salariés ont eu recours à ce dispositif contre moins du tiers des entreprises de moins de dix salariés. Parallèlement, l’INSEE vient d’annoncer un recul du PIB de 0,3 % au second trimestre 2008 et la perte de plus de 12 000 emplois dans le secteur concurrentiel pour la première fois depuis début 2004. Avec en particulier un recul de 45 000 postes d’intérimaires, signe que la dégradation de l’emploi ne fait probablement que commencer : si l’activité n’a pas reculé davantage au second trimestre 2008 c’est notamment parce que les entreprises ont gonflé leurs stocks à hauteur de 0,3 points de PIB, une tendance qui n’a aucune chance de se poursuivre. De plus la productivité a baissé parallèlement de 0,5 % dans l’économie française, indiquant que les entreprises ont retardé l’ajustement à la baisse de leurs effectifs. Côté emploi, le pire est donc probablement à venir. Côté chômage, les derniers chiffres de l’ANPE confirment sa remontée. Le nombre des chômeurs de catégorie 1 n’a certes encore progressé que de 11 000 personnes depuis avril dernier. Mais le nombre total des inscrits à l’ANPE (en dehors de ceux qui ont un emploi et en cherchent un autre) a bondi de 39 800 personnes en l’espace d’un mois, de juin à juillet. L’impact de cette hausse sur le chiffre officiel du chômage a été limité parce que le nombre des demandeurs d’emploi envoyés en formation (et donc retirés de cette statistique) s’est accru lui aussi de 25 000 personnes en un seul mois... Cette quasi stabilité ne devrait de toute façon malheureusement pas résister à l’arrivée massive cet automne des nouveaux diplômés sur un marché du travail très déprimé : c’est déjà surtout chez les moins de 25 ans que la remontée du chômage est sensible. De plus le gouvernement veut restreindre à partir de 2009 l’accès au dispositif « carrières longues », permettant aux salariés de plus de 56 ans qui ont commencé à travailler très tôt de partir en retraite avant 60 ans. Une initiative qui devrait contribuer à aggraver significativement la situation du marché de l’emploi dans la mesure où c’était pour une bonne part le succès inattendu de ce dispositif qui explique la rapide décrue du chômage ces dernières années. A quoi vont s’ajouter les effets de la toute nouvelle loi « portant rénovation de la démocratie sociale et réforme de la durée du travail » votée au début de l’été qui multiplie encore les possibilités de faire faire des heures supplémentaires et d’allonger le temps de travail des salariés en « forfaits jours ». Bref, en période de croissance relativement rapide et de baisse du chômage, comme c’était le cas en 2007 lorsque Nicolas Sarkozy est devenu président de la République, il était déjà étrange d’inciter, avec force argent public, les entreprises à faire faire des heures supplémentaires aux salariés déjà en poste plutôt que d’embaucher des chômeurs ou des jeunes qui sortent de l’école. Alors qu’avec 8,5 % de chômeurs en juillet 2007, la France se situait toujours dans le peloton de tête du chômage au sein de l’Europe des 27, précédée seulement par la Grèce, la Pologne et la Slovaquie… Mais aujourd’hui, il est tout simplement surréaliste de se féliciter de l’accroissement de ces heures supplémentaires. Un petit calcul de coin de table illustre l’absurdité d’une telle démarche dans le contexte actuel : un emploi salarié coûtait en 2007 41 000 euros en moyenne en France. Au lieu de dépenser 4 milliards d’euros avec comme résultat de dissuader les entreprises qui le pourraient d’embaucher, l’Etat pourrait donc, avec la même somme, financer entièrement 100 000 emplois supplémentaires ou encore, avec une subvention correspondant au tiers de leur coût, 300 000 de plus... Si les pouvoirs publics doivent aider des gens à « travailler plus pour gagner plus », qui pourrait contester que ce soient d’abord les chômeurs, dont le nombre augmente de nouveau, qui doivent en priorité profiter de cette aide ? Christine Lagarde et Nicolas Sarkozy ne sont, bien entendu, responsables ni de la crise des subprime, ni de la hausse des prix du pétrole et des produits alimentaires. Et donc a fortiori de la récession qui menace désormais la France et l’Europe. Mais dans un contexte profondément transformé par rapport à celui de l’été 2007, il n’est pas interdit de ranger l’idéologie au placard et de faire preuve d’un peu de pragmatisme... Errare humanum est, perseverare diabolicum, disait-on autrefois...
Publié le Lundi 23 juin 2008
Par fabre-pujol
Le gouvernement prépare un projet de loi qui veut imposer aux salariés au chômage une mesure inadmissible : ils seraient obligés, sous peine de perdre leur allocation, d'accepter une offre d'emploi dite « raisonnable » dès lors que cette offre proposerait un salaire inférieur de 5 % au salaire antérieur après 3 mois de chômage, de 15% après 6 mois, ou, après un an de chômage, toute offre proposant un salaire supérieur à l'allocation de chômage (de 57% en moyenne, mais pouvant être inférieure dans le cas de l'allocation de solidarité spécifique de 14 euros par jour). Unanimement dénoncée par les syndicats, cette mesure vise à faire croire que les chômeurs seraient responsables de leur chômage. Elle créerait, si elle était adoptée, une pression à la baisse sur les salaires de TOUS LES SALARIÉS. Enfin, le chômeur n'est plus libre du choix et des conditions de son emploi. Ce projet de loi s'inscrit dans une attaque globale contre les droits des salariés, en poste ou au chômage (suppression des 35H, recul de l'âge de la retraite, réécriture du code du travail, .) et des jeunes (précarité, stages non rémunérés). Il prolonge l'attaque déjà lancée avec l'accord national interprofessionnel du 11 janvier 2008, transposé dans une loi votée le 12 juin dernier, qui allonge considérablement les périodes d'essai, crée la séparabilité à l'amiable, un nouveau CDD à terme incertain, et rend plus difficile la saisie des prud'hommes. Or, cet accord encadre déjà les négociations sur l'assurance-chômage qui vont s'engager au second semestre 2008. Le projet de loi « Droits et devoirs des demandeurs d'emploi » ainsi que la loi sur la « modernisation » du marché du travail doivent être retirés. Les chômeurs comme les salariés doivent avoir une garantie de revenu décent et une continuité des droits sociaux. Le libre choix de son emploi et de sa formation doivent être garantis.
Premiers signataires : Abd-El-Kader Aït Mohamed, CNCU, Thierry Bailly, APEIS, Louis-Marie Barnier, Fondation Copernic, Francine Bavay, Vice-présidente du Conseil Régional Ile de France, les Verts, Mehdy Belabbas, maire-adjoint d'Ivry, Daniel Bensaïd, LCR, Olivier Besancenot, LCR, Martine Billard, députée, les Verts, Michel Bock, les Verts, Frédéric Bodin, SUD-Rail, Jean-Jacques Boislaroussie, les Alternatifs, Paul Bouffartigue, sociologue, José Bové, syndicaliste paysan, Patrick Braouezec, Président de Plaine Commune, PCF, Patrick Cingolani, sociologue, Pierre Concialdi, économiste, Albano Cordeiro, économiste-sociologue, Antonella Corsani, économiste, Aurianne Cothenet, juriste, Daniel Couy, APEIS, Annick Coupé, Union syndicale Solidaires, Pierre Cours-Salies, sociologue, Coordination Nationale des Collectifs Unitaires CNCU, Monique Crinon, sociologue, IPAM/CEDETIM, Annie David, sénatrice de l'Isère, PCF, Jean Desessard, Sénateur, les Verts, Emmanuel Dockès, juriste, Marie-Thérése Dufour, SUD-Travail, Jean-Baptiste Eyraud, DAL, Patrick Farbiaz, les Verts, Christian Favier, Président du Conseil Général du Val de Marne, PCF, Gérard Filoche,PS, inspecteur du travail, Alain Fournier, maire-adjoint de Clichy, Bernard Friot, économiste, Florence Fusin, CNCU, Jean Gadrey, économiste, Laurent Garrouste, juriste du travail, Farid Ghehiouèche, Chômeurs et précaires en colère, Armelle Gorgeu, économiste, Célia Gourzones, ATTAC-Campus, Jean-Marie Harribey, co-président d'ATTAC, Michel Husson, économiste, Anne Jollet, historienne, Pierre Khalfa, Solidaires, Alain Krivine, LCR, Pierre Laporte, conseiller général de Seine-Saint-Denis, CNCU, Sylvie Larue, communiste unitaire, Catherine Lebrun, Solidaires, Philippe Leclercq, Conseiller Régional Lorraine, CNCU, Catherine Lévy, sociologue, Abdel Mabrouki, Stop Précarité, Benoit Magnat, AlterEkolo, Christian Mahieu, SUD-Rail, Noël Mamère, député, les Verts, Fernanda Marruchelli, CNCU, Roger Martelli, Regards, René Mathieu, économiste, Jean-Luc Mélenchon, sénateur, PS, Henri Mermé, les Alternatifs, Roland Mérieux, les Alternatifs, Gilles Monsillon, AlterEkolo, Marc Moreau, AC !, Alain Obadia, PCF, Katie Palluault, CNCU, Michel Pialoux, sociologue, Evelyne Perrin, AC !, Jacques Perreux, Vice-président du Conseil Général du Val de Marne, Romain Prunier, JCR, Catherine Quentier, AC !, Pierre Rémy, AC ! 84, Michel Rousseau, Marches Européennes, Edith Soboul, Alternative Libertaire, Maya Surduts, Collectif National Droits des Femmes, Jean-Marc Tagliaferri, AlterEkolo, Odette Terrade, Sénatrice du Val de Marne, PCF, Aurélie Trouvé, co-présidente d'ATTAC, Carlo Vercellone, économiste, Philippe Villechalane, APEIS, Claire Villiers, Vice-présidente du Conseil régional Ile de France, Alternative Citoyenne, Dominique Voynet, sénatrice, les Verts, Pierre Zarka, PCF, OMOS. AC !, APEIS, ATTAC-Campus, CNDF, DAL, Fondation Copernic, Marches Européennes, MNCP, Réseau OUPS, SNU-TEFI, Stop Précarité, Union syndicale Solidaires. Avec le soutien de : AlterEkolo, Alternatifs, Alternative Libertaire, Association des Communistes unitaires, Coordination Nationale des Collectifs Unitaires, JCR, L'Appel et la Pioche, LCR, Mouvement des Jeunes Socialistes, Zone d'Ecologie Populaire.
Publié le Mardi 10 juin 2008
Par fabre-pujol
François Mitterrand Président de la République avait soutenu les Radios Libres et les premières télé locales émergeaient; avec le gouvernement Jospin, le service public (libre) était défendu tant pour les télés que pour les Radios et, ici, dans la région Nîmoise Télé Miroir obtenait son agréement. Avec Nicolas Sarkozy, la télévision publique est condamnée à mourir d'asphixie budgétaire et le Privé pourra dédoubler les ruptures publicitaires lors de la diffusion des programmes, c'est la mission parlementaire que viennent de quitter les Députés de Gauche qui a cette charge. Pendant ce temps le bondissant Nicolas redevient le patron des informations "officielles" en mettant la main sur la 1ère chaine de télé! quand il disait vouloir détruire l'héritage de 68, je ne pensais pas qu'il régresserait jusqu'à Vichy. ci dessous par une journaliste de 20miutes.com la vision sarkozienne de l'information. Dominique Faget AFP¦ Nicolas Sarkozy face à Laurence Ferrari sur le plateau de Canal+, le 11 mars 2007 à Boulogne-Billancourt Une fois de plus, l'actualité de TF1 porte plus ou moins discrètement la signature de Nicolas Sarkozy. Ce n'est un secret pour personne: il y a deux ans, le président de la République aurait appuyé, sinon soufflé, le choix d'Harry Roselmack pour le JT des week-end. Il aurait fait la même chose pour la remplaçante de PPDA, la très pressentie Laurence Ferrari, aux manettes du 20heures. La journaliste de Canal + avait piqué son ego, sa curiosité et son intérêt il y a trois ans : alors joker de Claire Chazal sur TF1, elle avait conclu une interview par un provocant «C'était Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur et candidat à la présidentielle». A l'époque, Nicolas Sarkozy n'avait pas encore déclaré officiellement ses ambitions. Namias remplacé par Dassier
Le chef de l'Etat s'intéresse aussi de très près à ce qui se passe derrière la lucarne. Jean-Claude Dassier, actuel patron de LCI, la chaîne 100% info du groupe TF1, prendrait ainsi la tête des informations de TF1 à la place de Robert Namias, selon le Figaro. Contrairement à ce dernier (présumé proche des Chirac puisque son épouse a conseillé Bernadette pour l'Opération Pièces Jaunes), Jean-Claude Dassier se situe assez clairement dans le réseau du chef de l'Etat: aux dernières municipales, il apparaissait sur une liste libérale à la Teste-de-Buch, commune du bassin d'Arcachon. Les patrons de TF1 proches aussi
Son fils Arnaud, entrepreneur sur le web avec sa société «l'Enchanteur des Nouveaux médias», a l'UMP comme bon client : il a été consultant pour le site du parti pendant la campagne présidentielle. Pour rappel, Martin Bouygues, dont le groupe éponyme détient TF1, est un ami personnel de Nicolas Sarkozy : il fut le témoin de son mariage avec Cécilia et est le parrain de son fils Louis. Quant au numéro 2 de TF1, il n'est autre que le très discret Laurent Solly. Ce haut-fonctionnaire, meneur de premier plan de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, a intégré le groupe en mai 2007. Dominique Faget AFP¦ Nicolas Sarkozy face à Laurence Ferrari sur le plateau de Canal+, le 11 mars 2007 à Boulogne-Billancourt
Publié le Samedi 29 mars 2008
Par fabre-pujol
 | Vendredi 28 mars 2008
Quand on parle d’information sur Internet, les sirènes hurlent souvent à l’intox ou la rumeur. Aujourd’hui, le web a démontré, grâce à sa réactivité, son rôle de vigie citoyenne, en dénonçant un titre totalement abusif du Figaro. Dans son édition papier, le titre de la page 3, qui prétend que « pour 58 % des Français, le style Sarkozy a changé en bien » est une contre-vérité. En réalité, le sondage d’OpinionWay montre que 49 % des Français estiment que Nicolas Sarkozy exerce sa fonction de président de la République de manière différente. Une minorité donc. Parmi cette minorité, 58 % trouvent qu’il a changé plutôt en bien. Or, 58 % de 49 % font 28 % seulement de la totalité des Français, comme le souligne intelligemment le site internet Le Post
Alors que les médias traditionnels ont repris toute la journée le titre trompeur, les internautes ont été décortiquer eux-mêmes les résultats d’un sondage utilisé à des fins de propagande grossière.
Je rajouterai à leur analyse pertinente le commentaire suivant. En page 15, les sondeurs d’OpinonWay, demandent aux Français ce qu’ils pensent des alliances que le Parti socialiste pourrait privilégier à l’avenir. Trois solutions basiques sont offertes aux sondés. Mais OpinionWay n’examine à aucun moment l’hypothèse d'un rassemblement à gauche, suivi d'une alliance avec le MoDEM.
Je le répète : il faut d’abord construire un Parti socialiste fort. C’est ce parti qui sera ensuite capable de nouer des alliances à gauche et, chaque fois que cela est possible, au centre.
Citoyens électeurs, prenez garde aux sondages qui déforment la réalité !
Ségolène Royal
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le commentaire de Ségolène ROYAL m'a semblé pertinent et je le publie ici.
ceci ne veut pas dire que je continue ma route en la soutenant comme je le fais depuis plusieurs mois, alors que je pensais qu'elle était la seule candidate possible pour battre Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle. Par exemple sa position sur un accord politique avec le MODEM, parti de droite, ne me convient pas.Comme beaucoup de gens, sincèrement à gauche, je souhaite que nous rassemblions notre camp, avant d'éventuellement s'adresser aux électeurs de cette formation ; deux grandes villes de France ont montré l'exemple avec Paris conservée et Toulouse gagnée par la gauche.
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