Porte parole du groupe socialiste au conseil municipal du 17 Novembre sur le débat d'orientation budgétaire, j'ai souligné combien celui ci était purement académique à quelques semaines du terme du contrat moral passé en 2001 entre les élus et les citoyens appelés aux urnes en Mars 2008 pour élire la prochaine équipe municipale.
Ce débat m'a permis, toutefois, de faire quelques remarques que je rapporte ici, sans oublier l'intervention de notre Présidente de groupe, Michèle EL BAZ, qui s'est émue de la hausse de 2,5% des tarifs des services publics nîmois.
J'ai constaté l'émoi des élus locaux inquiets des résultats de l'action gouvernementale, sachant que près de 30% des recettes des collectivités sont liés à l'action de l'Etat et aux subventions d'autres collectivités. La faiblesse de la croissance (1,8% au lieu de 3% annoncés), la disparition du contrat de croissance et de solidarité mis en place par le gouvernement de Lionel Jospin, la remise en cause du fonds de compensation de la T.V.A., la faiblesse des aides de l'état à 1,6% de hausse seulement alors que l'inflation redémarre audelà de 2%, les Régions et Départements étouffés par les transferts de compétences,les communes exclues de la Dotation de Décentralisation, la dotation globale de fonctionnement au mieux égale aux années passées selon le projet de Loi de Finances débattu au parlement,....L'Etat ne respectera pas sa parole sur la Décentralisation selon les voeux du gouvernement Fillon.
Ce débat permet de se pencher sur les grandes orientations budgétaires de l'année à venir et l'Adjoint délégué aux Finances s'est largement autocongratulé sur son action sur près de 7 ans.
Il m'a fallu rappeler que l'investissement était passé de 290€/habitant en 2001 à 243€/h. en 2007 après avoir connu de violents coups de frein en 2002,2003,2004; que la promesse de 40Millions d'euros d'investissements en 2008 était peu crédible au regard du passé récent et du jeu de bonneteau auquel il s'est livré entre Autorisations de Programme et Crédits de Paiement.
Si j'ai pu souligner des aspects positifs (existence d'un réel document,management s'orientant vers le mode projet, un plan triennal de formation pour le personnel,...) je suis resté opposé à son regard sur les fondamentaux de l'action publique: Recettes locales et gestion de la Dette.
Pour ce qui est de la gestion des recettes nous constatons une hausse des impots locaux (le maintien des taux des taxes locales très élevés à Nîmes entraine une hausse de l'impot payé par le contribuable par la hausse des bases de calcul); la hausse de 2,5% des tarifs publics, le maintien du taux de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères après une hausse de près de 30% pendant ce mandat. Je rappelle que la municipalité de Gauche avant 2001 avait commencé une baisse prudente de la fiscalité et je maintiends qu'une baisse forte de la taxe d'habitation payée par les propriétaires et les locataires est possible à Nîmes.
J'ai du constater un ralentissement dans le remboursement de la dette: nous l'avions faite reculer de 65 millions d'€ en 5 ans ils ne la font baisser que de 27 Millions d'€ en 7 ans. Et si je salue le travail continue portant convalescence de la ville je regrette les moyens employés: baisse des investissements publics, vente du patrimoine de la ville (bourse du travail,hotel chouleur,..), urbanisation des Garrigues, oublie de chiffrage des transferts à la communauté d'agglomération de compétences,dettes,personnels.... .
Je n'ai pas eu à insister sur les recrutements clientélaires si massifs qu'ils en sont évidents,ni sur l'amateurisme des Délégations de Services Publics (restauration scolaire,centres de loisirs, eau, taureaumachie....), ni sur le désordre régnant dans la majorité municipale préjudiciable à une gestion saine, ni sur l'absence de toute perspective en matière de développement durable.
Nous reviendrons sur l'ensemble de ces questions lors du débat sur le projet de Budget Primitif,avec cette inquiétude que je porte en moi: en 1995, avec l'ensemble de l'équipe municipale, j'avais trouvé une ville plongée dans un coma budgétaire profond (1,1 Milliards de francs de budget pour une dette de 2,4 milliards de francs),placée en salle de réanimation puis de soins intensifs, Nîmes avait trouvé les chemins de la convalescence. L'actuelle majorité a abusé de cette situation. Quid de Mars 2008? mais c'est une autre question.







