Alain Fabre-Pujol, ancien député socialiste, conseiller municipal de Nîmes répond aux questions du quotidien Midi Libre

Vous venez de décider de ne pas figurer sur la liste socialiste pour les municipales. Pourquoi ?
Parce que plusieurs camarades, dont la tête de liste, estiment que j'ai une trop grande proximité médiatique avec Alain Clary, dont j'ai été le premier adjoint. Je ne pensais pas qu'on puisse en être encore là. De plus, les animateurs de cette liste ne reconnaissent pas le travail d'opposant fait par Michèle El Baz et moi-même, alors que j'ai été le rapporteur du groupe sur de gros dossiers municipaux. Enfin, je suis en désaccord avec la composition de la liste et la frilosité du projet socialiste
Quels sont ces désaccords ?
Le projet n'est pas à la hauteur de ce que mérite Nîmes, commune de 140 000 habitants, capitale d'une agglomération de 230 000 personnes, appelée à jouer un rôle important dans ce qui deviendra un pôle métropolitain allant de Béziers à Avignon, dans une décennie.
Que reprochez-vous au PS nîmois ?
L'autisme de ses dirigeants locaux, leur manque d'imagination et de créativité, leur absence d'audace et la lutte de clans. Quant à la liste, si le point positif est qu'elle s'ouvre à des personnes de la société civile, elle ne sera constituée que de troisièmes couteaux du PS. Pour ma part, je n'imagine pas une liste socialiste sans Françoise Dumas, Danielle Cazès (suppléante de Robert Crauste pour les législatives), Michèle El Baz - qui réserve sa réponse - ou moi-même.
Avez-vous été approché par le maire pour intégrer sa liste ?
Hormis le FN et la LCR, j'ai été contacté par tout le monde.
Irez-vous sur sa liste ?
Comme je le dis souvent, de Valdegour à la Croix-de-Fer, de Courbessac à Saint-Césaire, je suis partout chez moi à Nîmes. En politique, c'est pareil. Dans le champ républicain, je me sens partout chez moi. Mais je suis un homme de gauche.
Mais partirez-vous avec lui ?
Joker ! Pour l'heure, j'ai un immense point d'interrogation dans ma tête. Mais j'ai trois options : soit je franchis le Rubicon, soit je pars avec Clary soit je reste chez moi en témoin actif.
Comment exister, comment être audible dans ce 3e cas ?
Je pourrai entamer, via un club de pensée (comme Agir, que j'avais créé avec Martine Aubry), un travail de reconstruction du PS nîmois, pierre à pierre, sur des bases politiques saines. Car je constate que, lorsque je m'occupais du PS nîmois, nous avions un député, un sénateur, douze conseillers municipaux, trois conseillers généraux et une conseillère régionale. Aujourd'hui, il ne reste qu'un sénateur et une conseillère régionale...
Briguez-vous la mairie en 2014 ?
Non. J'ai 50 ans aujourd'hui et j'ai déjà eu des mandats électifs. Mais je peux mettre mon expérience au service de ceux qui voudraient faire bouger les choses à Nîmes, sans être à la recherche d'un titre supplémentaire sur ma carte de visite.
Recueilli par Arnauld PASQUIER

Vous venez de décider de ne pas figurer sur la liste socialiste pour les municipales. Pourquoi ?
Parce que plusieurs camarades, dont la tête de liste, estiment que j'ai une trop grande proximité médiatique avec Alain Clary, dont j'ai été le premier adjoint. Je ne pensais pas qu'on puisse en être encore là. De plus, les animateurs de cette liste ne reconnaissent pas le travail d'opposant fait par Michèle El Baz et moi-même, alors que j'ai été le rapporteur du groupe sur de gros dossiers municipaux. Enfin, je suis en désaccord avec la composition de la liste et la frilosité du projet socialiste
Quels sont ces désaccords ?
Le projet n'est pas à la hauteur de ce que mérite Nîmes, commune de 140 000 habitants, capitale d'une agglomération de 230 000 personnes, appelée à jouer un rôle important dans ce qui deviendra un pôle métropolitain allant de Béziers à Avignon, dans une décennie.
Que reprochez-vous au PS nîmois ?
L'autisme de ses dirigeants locaux, leur manque d'imagination et de créativité, leur absence d'audace et la lutte de clans. Quant à la liste, si le point positif est qu'elle s'ouvre à des personnes de la société civile, elle ne sera constituée que de troisièmes couteaux du PS. Pour ma part, je n'imagine pas une liste socialiste sans Françoise Dumas, Danielle Cazès (suppléante de Robert Crauste pour les législatives), Michèle El Baz - qui réserve sa réponse - ou moi-même.
Avez-vous été approché par le maire pour intégrer sa liste ?
Hormis le FN et la LCR, j'ai été contacté par tout le monde.
Irez-vous sur sa liste ?
Comme je le dis souvent, de Valdegour à la Croix-de-Fer, de Courbessac à Saint-Césaire, je suis partout chez moi à Nîmes. En politique, c'est pareil. Dans le champ républicain, je me sens partout chez moi. Mais je suis un homme de gauche.
Mais partirez-vous avec lui ?
Joker ! Pour l'heure, j'ai un immense point d'interrogation dans ma tête. Mais j'ai trois options : soit je franchis le Rubicon, soit je pars avec Clary soit je reste chez moi en témoin actif.
Comment exister, comment être audible dans ce 3e cas ?
Je pourrai entamer, via un club de pensée (comme Agir, que j'avais créé avec Martine Aubry), un travail de reconstruction du PS nîmois, pierre à pierre, sur des bases politiques saines. Car je constate que, lorsque je m'occupais du PS nîmois, nous avions un député, un sénateur, douze conseillers municipaux, trois conseillers généraux et une conseillère régionale. Aujourd'hui, il ne reste qu'un sénateur et une conseillère régionale...
Briguez-vous la mairie en 2014 ?
Non. J'ai 50 ans aujourd'hui et j'ai déjà eu des mandats électifs. Mais je peux mettre mon expérience au service de ceux qui voudraient faire bouger les choses à Nîmes, sans être à la recherche d'un titre supplémentaire sur ma carte de visite.
Recueilli par Arnauld PASQUIER







