Publié le Jeudi 26 février 2009
Par fabre-pujol
Ce devait être une réunion de conseil de quartiers habituelle que celle du 24 février, elle fut particulière.
Non pas parce qu'il y fut abordé la question du surpeuplement des sangliers, particulièrement dans le Bois de Nice et derrière Fonteron, qui nécessite selon la fédération des chasseurs et le lieutenant de louveterie présents des mesures préventives mais parce que deux éléments ont provoqué de vives mais courtoises discussions.
Tout d’abord notre collègue Joël Vincent, maire de Saint Gervasy et vice président de la Communauté d’Agglomération est venu présenter le projet de S.M.A.C. (salle de musique actuelle et contemporaine) qui doit être construite près de l’aérodrome de Courbessac. C’est un beau projet architectural mais j’ai du lui dire, avec d’autres, que pour l’heure ce n’était qu’un bâtiment puisqu’il venait d'expliquer qu’aucune étude de faisabilité, de programmation, de zone de rayonnement n’avaient été réalisées. Rappelons ici que ce projet date de 2001 (municipalité de gauche) : terrain disponible, projet architectural finalisé, financements acquis, chef de projet recruté,… et coûtait, alors, 4M€.
Le maire UMP/Nouveau-Centre ayant déchiré la copie (coût de la dénonciation 1M€) ce sera, 10 ans plus tard, 13 millions d’€ sans compter le coût de toutes les études à faire qui pourraient, en plus, soulevées la question de la pertinence d’un tel projet en 2011 au niveau d’une agglomération de 250 000 habitants.
Après ce débat le Conseil de quartier devait aborder le financement de diverses opérations dans les quartiers Mas de Mingue, La Gazelle/route d’Uzès, Pont de Justice, Ventabren, Courbessac, Jean Bouin. Et là, surprise ! Des représentants des comités de quartiers disent qu’ils ne sont pas d’accord avec le travail préparé par l’administration municipale qui transforme le conseil de quartier en supplétif du service voierie de la Ville avec la moitié de son maigre budget décidé d’avance…. Ou presque, puisque, sous la menace de nombreux membres de quitter la salle, madame la Présidente du Conseil de Quartier a, sagement, décidé de lever la séance pour reprendre le travail en plus grande concertation.
Vérification grandeur nature de ce que j’avais déclaré le 10 Juin 2008 (page du 11 Juin 2008 sur ce blog) : verrouillage des Conseils, budgets dérisoires, nomination des membres pour les ¾, détournement de la Loi « Chevènement » sur la Démocratie de Proximité… tout cela devait un jour arrivé à un blocage de cette institution créé pour dynamiser la démocratie locale et dévoyé à Nîmes en courroie de transmission de la Majorité municipale.
Nous nous reverrons dans quelques semaines.