Question 24 du Conseil Municipal de ce samedi relative à la Fondation pour l'institut méditerranéen des métiers de la longévité. Le débat s'ouvre, au delà de cette question, sur l'avenir de l'Université de Nîmes.
Occasion pour moi de rappeler que nous avions obtenu un statut d'autonomie avant 2001, transformé en Université professionnalisante depuis. Afin d'assurer la pérennité de notre établissement universitaire l'objectif est d'intégrer le plan régional d'enseignement supérieur et de ne pas être oublié dans le projet de campus regroupant montpellier, toulouse et barcelone. Dans ce cas l'Université de Nîmes continuerait à délivrer des diplômes professionnalisants, des licences généralistes et conserver un Master de Droit Public nationalement reconnu.
Pour cette raison le projet d'Université de technologie défendue par monsieur Lachaud (Député Majorité Présidentielle) est une erreur; cette idée transformerait notre site, comme à Belfort ou Troyes, en Ecole supérieure sans moyen ni audience. Le Directeur de l'Institut confessionnel privé qu'il est, et qui pourrait continuer à engranger les cycles post Bac grâce à sa triple casquette (Député, adjoint au maire, Directeur), pourrait peut être en tirer satisfaction mais pas les étudiants concernés.
Surprise (et petit plaisir) d'écouter le premier adjoint UMP reprendre la même argumentation contre celle de son collègue deuxième adjoint en défense d'une Université Nîmoise avec ses spécificités et un avenir basé sur la recherche et les débouchés professionnels.
Toutefois cette divergence de vue au sein de la majorité municipale est inquiétante alors que le monde universitaire est en pleine effervescense sur le plan régional et national. J'espère que nous n'assistons pas là au chant du cygne d'un projet nîmois et gardois en gestation depuis près de 40 ans au prétexte d'une concurrence sans pitié entre le premier et le deuxième adjoint au maire visant l'héritage du maire en place.







