Ce mardi 20 octobre, en fin d'après midi, j'ai participé à une rencontre (auditorium du Conseil Général) à Nîmes, en soutien aux afghans qui étaient retenus au CRCA de Nîmes, suite à l'action de Besson contre "la jungle" de Calais; c'est La Cimade et l'Association des Afghans de Montpellier qui invitaient à cette réunion. ils ont présenté le traitement scandaleux réservé aux 19 jeune afghans lors du transfert sur Nîmes (24h de bus non stop, menottés, sans nourriture, pieds nus...). Ils nous ont dit que le Droit d'Asile était refusé par les représentants du gouvernement et comment ils avaient été empéchés de faire les démarches juridiques nécessaires. Ils ont proposé diverses actions de soutien (voir avec RESF, CIMADE,...). les 19 jeunes nous ont dit vouloir rester en France pour bénéficier d'une éducation paisible et d'un enseignement normal avant, peut-être, de retourner dans leur pays pour aider à sa démocratisation et à son développement. Ce serait là une véritable politique de coopération et de soutien au développement; mais ce serait contraire au cynisme affiché qui doit permettre à la majorité de droite de récupérer une plus grande partie encore de l'électorat d'extrème droite.
Le même Besson préparait un charter international pour une reconduite à la frontière afghane alors une pétition a été lançée par France Terre d'Asile;
vous pouvez la signer: http://www.france-terre-asile.org/petition/
France terre d'asile
lance un appel européen contre les retours forcés en Afghanistan
avec
Aftam, Agir ensemble pour les droits de lhomme (AEDH),
Auberge des migrants, British Refugee Council, (BRC), CAAR,
CASP, Collectif urgence Darfour,
Comision Espanola de Ayuda al Refugiado (CEAR),
le Conseil européen pour les réfugiés et les exilés (ECRE),
Consiglio Italiano per i Rifugiati (CIR),
Fnars, Fédération des PACT, Fondation Caritas Luxembourg,
Forum réfugiés,
Greek Council for Refugees, Hungarian Helsinki Committee,
Immigration Advisory Service United Kingdom (IASUK),
La belle étoile, Organisation suisse d'aide aux réfugiés,
ProAsyl, Salam, SSAE, Uniopss,
Vigilance Soudan.
A la suite du démantèlement du camp principal de Calais le 22 septembre dernier où résidaient de nombreux migrants afghans, le président de la République française a annoncé l'organisation de retours forcés vers l'Afghanistan en coopération avec le Royaume-Uni, conformément à l'arrangement franco-britannique du 6 juillet 2009.
Nous considérons que le retour forcé vers l'Afghanistan ne constitue pas, dans l'instant, une solution acceptable. La situation sécuritaire dans ce pays s'est fortement dégradée ces dernières années. Nul n'est en mesure d'y assurer la sécurité des personnes, pas même la coalition internationale présente en Afghanistan. Renvoyer les Afghans dans leur pays remettrait en cause les valeurs défendues par l'Union européenne, garanties notamment par la Convention européenne des droits de l'homme et la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
Aujourdhui, de nombreux Afghans errent sur le territoire européen sans statut ni droit. La situation actuelle résulte des égoïsmes nationaux et de l'incapacité à construire une politique européenne d'asile harmonisée et protectrice. Nous appelons donc les institutions européennes à travailler instamment à l'instauration d'un régime d'asile européen commun protecteur et solidaire entre les Etats membres et avec le reste du monde.







