|
Publié le 15/02/2008 à 09:30
Par fcfretrovision
999 - Changement d'adresse
Et voila, une nouvelle page va se tourner…L’espace dévolu à ce blog étant complet la vie continue un peu plus loin.Si le cœur vous en dit, retrouvez la suite mes délires à leur nouvelle adresse.Vous pourrez revenir ici pour vous replonger dans les souvenirs.
Merci de votre fidélité.
Trebor Yles
Publié le 17/01/2008 à 09:56
Par fcfretrovision
Ça vous gratouille ou ça vous chatouille ?
A l’heure où l’on s’inquiète de la raréfaction des médecins de campagne et d’une trop grande concentration en certains milieux urbains, j’aimerais vous parler du Docteur Ethan Toylah qui, fraichement émoulu de l’internat de Montpellier, vint s’installer à Consurt lès Bord au lendemain de la guerre. Issu d’une famille bourgeoise dont les principaux revenus provenaient du négoce du pissage de la vigne, Ethan Toylah reprit le cabinet du docteur Théodose Lhumeur que les aléas de la guerre avait obligé à poursuivre son activité jusqu’à plus de 80 ans. Aussi, lorsque le jeune freluquet docteur Ethan Toylah débarqua, bien des portes ne s’ouvrirent pas. Pensez donc, laisser visiter la Germaine par ce Dandy, que nenni ! T’as vu son nom ? Étends-toi là… mais je rêve ! Le père Lhumeur passe encore, il était un peu de la famille, ayant vu naître trois générations au pays. Mais ce bellâtre …
Or, par un bel après-midi d’hiver la Proserpine Deveaux fut victime d’une mauvaise chute dans la cour de sa ferme. Malgré son état, son époux Henri, le plus farouche réfractaire au jeune docteur, refusait de l’appeler, préférant faire appel à Johnathan Lagoutte le redresseur du coin. Lequel, pas bête, s’en vint vite prévenir le docteur afin qu’il l’accompagne en cachette.
Arrivé au chevet de la Proserpine, Lagoutte pria son mari de s’en quérir au bourg de quelques médecines parallèles. Profitant du champ libre, il fit entrer le jeune docteur qui put ausculter à loisir la mère et faire son diagnostic. Bien qu’attifée d’un tel prénom c’était une sacrée belle femme qui assumait pleinement sa quarantaine bien entamée. Trois semaines plus tard Proserpine trottait à nouveau comme si de rien n’était. Henri, lui, se gobergeait au troquet d’avoir fait appel au jeune docteur. Oui M’sieur ! C’est moi qui ait dit de venir ! L’est bien le petit Ethan ! C’est pas pour autant qu’il lui régla de bonne grâce ses honoraires, mais bon, la Proserpine pouvait à nouveau abattre sa part de labeur et se noyer de temps en temps dans cet étang. Les portes s’ouvrirent enfin devant lui. Et, soutenu par le mari, il devint même un temps, premier adjoint, puis maire de Consurt lès Bord.
Publié le 22/11/2007 à 09:00
Par fcfretrovision
La triplette de Ménoies
C’était au crépuscule des années 40. Mimile la Jonquaille, de son vrai nom Emile Bahl, écumait la région en rançonnant les tenanciers de boîtes et de bistrots. Cela lui valut quelques démêlés et déboires avec eux mais aussi les forces de l’ordre et la Justice. Mais tout bascula un certain soir de 1947 lorsque deux mondes se rencontrèrent. Elles avaient obtenu de leurs parents la permission de sortir fêter leur majorité (1) sans chaperon. La soirée avait bien commencé et s’annonçait très fade au chef-lieu où Adrien Aciret, l’homme à tout faire de la famille, les avaient conduites quelques heures plus tôt. De son côté Mimile était parti en java à L’abat-jour rose, le seul lieu encore animé la nuit tombée. Dès qu’elles le virent, elles tombèrent tout de suite sous son charme. C’est vrai que son sourire brillait sous l’enseigne. Pensez-vous du 32 carats garantis pur jus suite à un bris de mâchoire qui ne devait rien à une mauvaise chute. La triplette de Ménoies venait de succomber. Les sœurs Fures de la Dess, des triplées de la Haute pour être plus précis : Denise-Marie, Eliane-Angèle et Martine-Monique que la guerre avait fait échouer à Ménoies sous Vairges. Sous ses airs de mauvais garçon, Mimile avait un cœur de Midinette mais là, devant ces trois grandes perches, il en perdit le peu de latin qu’il avait entendu dans son enfance. Ne pouvant ou ne voulant choisir, il entreprit de les séduire. Mais cela alla si vite et au-delà de ses attentes, que, pour reprendre le dessus, Mimile leur proposa un marché. Il serait leur amant à tour de rôle. D’accord mais à une condition répondirent-elles en chœur : abandonner toute activité illicite. Oh ! Vu son bas de laine, Mimile n’eut pas de mal à se ranger des voitures, vu qu’il venait juste de toucher le produit de son dernier troc au marché noir et qu’il avait quelques visées en tête. Avec l’appui de leur père (2) il put acheter un petit immeuble qui avait abrité un entrepôt qu’il transforma rapidement en garage et se mit à vendre des voitures d’occasion, puis des neuves. Pour en revenir à ses dames, il organisa leur vie de telle sorte que chacune eut les mêmes joies et peines que les deux autres : même appart, même voiture, mêmes fringues et le même travail : démonstratrice-essayeuse. Ainsi les retrouvons-nous en 1954, le long des trottoirs proposant un essai des derniers modèles Simca. Tout en trois. « Si Monsieur veut bien essayer …et signer le bon de commande ». Le succès fut au rendez-vous grâce à une règle d’or : ne jamais vendre deux voitures identiques dans un même secteur (3) Ah ! Mimile, quel précurseur !
(1) 21 ans jusqu’à la loi du 05 juillet1974 votée sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing. (2) Honoré-Ernest Manvrais Fures de la Dess, comme beaucoup de notables de l’arrondissement, fréquentait lui aussi assez régulièrement L’abat-jour pour compenser et côtoyait ainsi Mimile avec qui il fut plus d’une fois en affaire. (3) Afin que Madame ne descende pas de la même qu’une autre… et fasse une scène à Monsieur. A l’époque s’était encore facile vu la faiblesse du parc automobile, mais plus aujourd’hui.
Publié le 27/10/2007 à 15:02
Par fcfretrovision
Où l’on reparle d’OPJ
Qui se souvient d’Oreste-Paul Janfoutre, dit OPJ ? Peu d’entre nous. Et pourtant ! Grâce à internet et à son petit fils qui lui montrait récemment les aventures de Chloé par Jotracbar, un ancien émigré espagnol eut un choc qui le ramena au milieu des années 50. Juan-Ernesto Escobarba-Pappa venait de quitter à son tour l’Espagne franquiste et s’était installé dans le sud de la France. Désormais artisan maçon, JEEP, comme le surnommaient ses compatriotes expatriés, avait surpris une scène étrange. Au petit matin, à la fraiche, alors qu’il construisait un bâtiment agricole en rase campagne, la petite route qui serpentait dans le vallon fut envahie par une cohorte de voitures. Allant et venant à plusieurs reprises. Ce manège se répéta toute une semaine. Intrigué il en fit part aux habitués du « Lever de coude ». Aussi ne fut-il pas surpris d’être approché par le jeune journaliste stagiaire qui hantait l’établissement depuis ses déboires à la Feuille de Choux Farcie. OPJ, puisqu’il s’agit de lui, ou si vous préférez Oreste-Paul Janfoutre noyait son chagrin tentant d’oublier Sylvie Situde. Quoi une voiture inconnue sillonnait la campagne. Il voulait la (re)voir. Rendez-vous fut pris pour le lendemain matin. Et le manège se répéta une fois de plus. Cette fois-ci devant témoins. Posté de l’autre côté de la route, OPJ fut tout d'abord déçu de constater qu'il ne s'agissait pas de Chloé. Il attendit au nouveau passage et put photographier à loisir celle qui l'avait sorti de sa torpeur. Il découvrit, dans une version simplifiée celle qui fut deviendra quelques mois plus tard la Simca Monaco P60. En remerciement il remit un jeu de clichés à JEEP. Ceux que vous découvrez maintenant.
Cette Monaco a été réalisée par M. Michel Paquet sur une base Solido - La végétation est naturelle.
Publié le 25/10/2007 à 10:00
Par fcfretrovision
Le privilège du bouilleur de cru
Fut une époque, pas si révolue que cela, qu’à l’entrée de l’hiver l’on voyait arriver dans les campagnes, un drôle d’équipage, le plus souvent bâché. Il s’arrêtait sur une placette et l’on voyait surgir des attelages, carrioles, voitures et autres moyens de transports apportant force récipients. Gamins l’on se précipitait pour regarder cette étrange machine dont la chaudière était alimentée au bois, voire parfois au charbon. Ah ! Qu’il faisait bon autour alors qu’il gelait parfois juste derrière nous. Et quelle odeur se dégageant de l’ensemble. Et puis, tout à coup, branle bas autour du robinet où un liquide blanc s’écoulait. Qui présentait une bonbonne, qui une berthe… Et quel plaisir, quand tout était fini, de pouvoir passer son doigt sous le robinet qui goûtait encore. Ah ! ce goût d’interdit qui s’en dégageait. Aujourd’hui cette scène est de plus en plus rare, aussi remercions Victor Boillot d’avoir ressorti pour l’occasion le vieil alambic avec lequel il a longtemps œuvré sur le canton de Cernès et qui fonctionne toujours. D’ailleurs il sera exceptionnellement autorisé à procéder une ultime distillation dans quelques semaines. Nous le voyons ici procédant à une démonstration.
Publié le 25/10/2007 à 09:48
Par fcfretrovision
Après le salon… la livraison
En ce deuxième week-end d'octobre il y avait porte ouverte dans les concessions Renault pour présenter la nouvelle Laguna III. Point en retard sur la ville, l’agence Renault de Lézieux Cernès, la S.A. du Losange avait reçue elle aussi ses modèles d’exposition. Ce garage a été fondé en 1909 par Emile Brequin à son retour de la grande guerre où il fut conducteur ambulancier. C’est là qu’il prit goût pour la mécanique pour compenser les horreurs de la guerre qu’il côtoyait tous les jours. Aujourd’hui c’est à son petit fils Walter Natteur, qui tient les rennes et assiste au déchargement de la nouvelle Renault, que Gérard Manpassoif a rendu visite pour nous rapporter ces photos.
Publié le 19/10/2007 à 11:09
Par fcfretrovision
221 – Le kiosque à journaux Lorsque les collectionneurs s’unissent il arrive parfois des choses étranges. Ainsi dans le cadre de rencontres informelles Jean Aymard du Tacot, président du Mini Club Zieutais (cf. 501) a-t-il un jour lié connaissance avec Otto Diesel, qui, grand lecteur de Collec’Hebdo 43, offrit à la commune de Lézieux-Cernés une réplique d’un kiosque à journaux germanique. Celle-ci vient d’être installée près du garage de la Grande Source, conservé à grands frais. Cela a été l’occasion pour l’Ain Primeurs de ressortir sa Châtelaine pour assurer la livraison du célèbre hebdomadaire. L’occasion est trop belle pour que Gérard Manpassoif ne la saisisse, voyant Emile Tourne-Page arriver pour sa livraison du lundi. - Alors Emile toujours cette Châtelaine ? - Oui … - Tu devais pas toucher une Messagère mieux adaptée à ce travail ? - Si, mais il semblerait que les Lefort rencontrent des difficultés pour avoir toutes les pièces - Ha, bon !?! - Ben ouais, y en a qui sont fabriquées en Chine… Heureusement que celle-ci tient le coup - Ouais, mais t’as vu le logo, c’est plus le bon. - Je sais mais la Messagère aura le nouveau. - Attendons, alors … - J’en profite pour passer un petit message. Notre hébergeur fait évoluer notre blog et il se pourrait bien que le n° 110 de lundi prochain soit encore en retard, mais cette fois-ci nous n’y sommes pour rien.
Publié le 20/09/2007 à 03:27
Par fcfretrovision
Jo le taxi Etre taxi dans certaines villes ou quartiers, peut avoir du charme. Tout dépend de l’endroit où vous travaillez. Ainsi, Joseph Démars exerçait son métier au volant d’une 401. Il travaillait surtout la nuit bien entamée. Nombre de ses clients étaient du genre « Chauffeur, rue pavée d’Andouilles », ce qui était pour lui l’espoir de bons pourboires pour acheter son silence (cf. 612). Ainsi put-il un jour troquer cette 401 par la nouvelle 402 que ses clients apprécièrent pour son confort mais critiquèrent pour la perte d’espace… Tiens une nouvelle qui débarque.
Publié le 14/09/2007 à 07:33
Par fcfretrovision
221 – Le kiosque à journaux
Lorsque les collectionneurs s’unissent il arrive parfois des choses étranges. Ainsi dans le cadre de rencontres informelles Jean Aymard du Tacot, président du Mini Club Zieutais (cf. 501) a-t-il un jour lié connaissance avec Otto Diesel, qui, grand lecteur de Collec’Hebdo 43, offrit à la commune de Lézieux-Cernés une réplique d’un kiosque à journaux germanique. Celle-ci vient d’être installée près du garage de la Grande Source, conservé à grands frais. Cela a été l’occasion pour l’Ain Primeurs de ressortir sa Châtelaine pour assurer la livraison du célèbre hebdomadaire. L’occasion est trop belle pour que Gérard Manpassoif ne la saisisse, voyant Emile Tourne-Page arriver pour sa livraison du lundi. - Alors Emile toujours cette Châtelaine ? - Oui … - Tu devais pas toucher une Messagère mieux adaptée à ce travail ? - Si, mais il semblerait que les Lefort rencontrent des difficultés pour avoir toutes les pièces - Ha, bon !?! - Ben ouais, y en a qui sont fabriquées en Chine… Heureusement que celle-ci tient le coup - Ouais, mais t’as vu le logo, c’est plus le bon. - Je sais mais la Messagère aura le nouveau. - Attendons, alors … - J’en profite pour passer un petit message. Notre hébergeur fait évoluer notre blog et il se pourrait bien que le n° 110 de lundi prochain soit encore en retard, mais cette fois-ci nous n’y sommes pour rien.
Publié le 17/08/2007 à 16:25
Par fcfretrovision
A Droite toute … Et oui, chez nous il faut rouler à droite. Ce n’est pas parce que le volant de votre voiture est aussi placé à droite que vous pouvez rouler à gauche.Le Cernésy – région de Cernés – est comme beaucoup de régions françaises, plus ou moins recherché par nos voisins britanniques qui sont venus s’installer avec leurs voitures à conduite à droite. Parmi ceux-ci une poignée d’irréductibles est restée fidèle à des modèles d’avant l’ère de l’électronique. Aussi Cédric Lefort a-t-il décide de franchir le pas et d’embaucher un anglais pour s’occuper de ces voitures. Et de fils en aiguilles il en est venu à les importer d’occasion. Ainsi, cet été alors qu’il venait de passer quelques jours avec Pedro Barbosa dont il connaît la passion pour les modèles des années 60/70 Gérard Manpassoif entraina-t-il ce dernier au hameau de Bielle. Et là el Babosa tomba en admiration devant une Holden Premier que son propriétaire venait faire vérifier.
 |
|
<
|
Jui. 2009 |
|
| L |
M |
M |
J |
V |
S |
D |
| | | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | | 27 | 28 | 29 | 30 | 31 | | |
Noter ce blog :
652 connectés
58048 visiteurs
Ce blog est classé 1640ème
Score de ce blog : 3,82
|