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Publié le 08/03/2007 à 16:02
Par fcfretrovision
Je roule pour vous Les vide greniers ont cela de bon qu’ils permettent parfois de faire des découvertes. Des souvenirs enfouis ou cachés qui resurgissent brutalement. C’est le cas de ces quelques photos jaunies appartenant à une famille dont je tairai le nom… pour ne pas le connaître. Par contre les annotations figurant au dos de l’une d’elles nous indiquent que nous sommes en présence de l’abbé C. Daires (1) et de dame Haj. « La veuve Haj avec l’abbé C .Daires hier 28 août 1955». Ce n’était pas un de ces curés de campagne vivant de la charité chrétienne, mais plutôt un abbé des villes qui avait quelques biens personnels dont cette étrange voiture venue d’Espagne qui lui servait à visiter ses ouailles. Il n’avait pu supporter de devoir attendre 3 ans pour obtenir une 2cv et sa hiérarchie lui avait fait comprendre qu’une 4cv donnerait mauvaise image… alors les autres. Aussi s’était-il rabattu sur cette Voisin qu’un de ses parents vivant à Barcelone (Ambar Khâ-Daires) lui avait offerte. Il y avait ouvert des bars K-Der qui furent à l’origine de son opulence financière. Y étaient jointes des photos de sa sœur ainée, elle aussi dans les Ordres et connue des enfants sous le sobriquet de Sœur Pic-pic car elle était infirmière et se rendait auprès de ses patients pour leur prodiguer leurs soins, notamment les piqures et la pose des ventouses. La maman conservant l’application des cataplasmes à la moutarde. Voici donc AMD, non le fabricant de processeurs mais Anne-Maude Daires avec sa petite Peugeot cadeau de sa famille pour l’aider dans ses déplacements. (1) De son vrai nom Claudius Daires, il était le fils troisième du Général Daires (cf. voir les gens d’Aires).
Publié le 04/03/2007 à 22:52
Par fcfretrovision
Les gens d’Aires (1)
Je ne sais si c’est à cause du soleil sur la neige ce week-end ou du Chignin Bergeron, toujours est-il que je me suis décidé à vous parler des gens d’Aires. Leur vie est une véritable saga que je vais tenter de vous raconter façon puzzle. Aujourd’hui la première pièce qui sera une pièce rapportée puisqu’il s’agit d’Alain Porta marié à Maude Daires et installé à Sion où il représente les gens d’Aires en Suisse. Ainsi, Alain Porta et Maude Daires à Sion vendent des voitures de luxe qu’ils importent. Plus précisément des modèles d’exposition ou de collaborateurs. Voici la cour de leur établissement où vient d’arriver le premier exemplaire de l’Audi R8. (1) Un peu d’histoire ne fera pas de mal. A l’origine fut le premier dépositaire du nom, Jean Manq car il lui manquait toujours quelque chose pour faire un tout, même pour son nom, c’est tout dire. La légende veut qu’à une époque bien plus rapprochée l’un de ses descendants, Onésime Manq vivant à Aires (2) exploitait les 26 ha du domaine familial. Or, un soir au cours d’un violent orage, Onésime sauva le fermier général de la région des mains d’un brigand (certains parlent de Mandrin). Elle ne dit pas comment la chose parvint aux oreilles du roi. Toujours est-il qu’Onésime Manq fut appelé à la cour et en revint, non seulement ennobli mais surtout titulaire d’une rente de 10 % des impôts sauvés et indexée sur le montant de ceux-ci. Petite noblesse mais grosse fortune pour le lieu. Onésime devint donc le premier à s’appeler Onésime d’Aires. Mais pour ce qui deviendra l’état civil il était Onésime Manq d’Aires. Son château – en réalité une grosse ferme fortifiée – fut remis en état et traversa la Révolution sans soucis car son propriétaire du moment mit à profit le manque (tiens encore une fois) de connaissance orthographique du ci-devant qui le questionnait pour devenir Ernest Manqdaires (en un seul mot et perte de la particule). Au lendemain de la grande guerre le puiné de la famille, dédié aux armes, devenu général de corps d’armée après l’Armistice trouva déplaisant d’être le Général Manqdaires. Aussi sollicita-t-il et obtint-il de changer de nom pour ne plus s’appeler que Daires et n’être plus que le Général Daires, vite surnommé par ses subordonnés le « Général Derrière » car il avait la fâcheuse habitude de se retrancher derrière son petit doigt. (2) Lieu-dit sur ce qui deviendra plus tard la commune de Touhautour,
Publié le 24/02/2007 à 18:50
Par fcfretrovision
L'Alain Jexion's collectionAlain Jexion est un enfant du pays, ancien pilote automobile, amateur puis professionnel, né à Touhautour, qui s’était retiré à Lézieux-Cernés dans la propriété familiale de Cernés le Vieux. Collectionneur de voitures de courses, Alain Jexion vient de regrouper sa collection dans un nouveau local situé à Touhautour, sa commune de naissance. Il compte permettre à ses concitoyens de l’admirer au cours de ce Dimanche. Il est interrogé par l’équipe de V12 la célèbre émission télévisée diffusée sur ABMotors pendant qu’Axel Haires son mécano termine la préparation d’une GT40. Bonne visite.
Au moment de se quitter Alain Jexion m'a prié de vous annoncer que grâce à Gérard Mantanri il envisage d'organiser prochainement une exposition de Ferrari. Affaire à suivre ...
Malgré pluie et vent, quelques courageux sont venus voir la collection d'Alain Jexion comme en témoignent ces nouvelles photos.
Publié le 21/02/2007 à 16:57
Par fcfretrovision
421 = une « roue libre » (1)
Voici les beaux jours qui s’annoncent et avec eux le retour des marchands forains. Sur la place de la Victoire de Vairges la Montagne que vient de s’installer Joseph Barre, avec sa camionnette. Il est le nouveau pizzaïolo du coin, à l’enseigne « Pizza Délices ». Pourtant la jeunesse est une denrée rare dans cette commune. Alors pour attirer les anciens, le Jo Barre comme l’appellent ses amis, ou le jobard comme le surnomment les autres, a eu une idée de génie. Il propose à chaque client de jouer aux dés. S’ils parviennent à faire 421 en trois jetées sur sa piste faite d’un fond de pizza, non seulement il leur offre une pizza « roue libre » mais aussi l’apéro (2). Le bouche à oreille à vite fait le tour du pays et le reste. Sa clientèle s’est faite et ce sont souvent les mêmes que l’on retrouve autour de sa camionnette au grand dam du patron du bistrot d’en face. Heureusement qu’il ne passe qu’une fois par semaine disent les épouses de ces messieurs qui, pour une fois, ne se sont pas fait priés pour aller faire les courses. (1) Autre nom donnée à la Montagnarde, pour faire « branché » : pizza composée avec du jambon cru, des cèpes et du Comté (2) Il a une licence IV.
Publié le 20/02/2007 à 11:21
Par fcfretrovision
L’émile du SRT de Vairges la Montagne Encore commune peu connue de nos lecteurs, Vairges la Montagne, est la commune la plus haute du canton de Cernés avec une altitude moyenne de 487 m contre 418m pour l’ensemble du canton. Cette commune peut s’enorgueillir de compter un des plus grands propriétaires de Simca 1000. Je veux parler d’Emile Synka qu’est tombé dedans quand il était petit. En réalité la légende veut que, faute de place dans la Simca 1000 familiale, il fut conduit sur les fonds baptismaux dans le coffre entre-ouvert de celle-ci par des parents et parrains qui avaient déjà bien anticipé sur le repas qui suivit. Exemple à ne pas suivre. Toujours est-il que marqué par cet épisode qui lui fut maintes et maintes fois narré, il n’eut de cesse de vouer ses loisirs à reconditionner des Simca 1000 au point de devenir le spécialiste régional de la 1000 rallye et le Président du SRT de Vairges la Montagne. En septembre dernier, lors de la journée du Patrimoine, il avait rassemblé une partie de sa collection sur la place de Vairges la Montagne où nous le retrouvons grâce aux photos prises par Gérard Manpassoif, le journaliste de FCF (ex Feuille de Choux Farcie).
Publié le 19/02/2007 à 00:10
Par fcfretrovision
Défense de doubler … Comme on disait dans le temps au lieu d’interdiction de dépasser.
Au mois d’octobre dernier, une première manifestation s’était déroulée à Lézieux-Cernés à l’appel du C.P.R. (1)(2). Hier, dimanche c’est à Cernés même, le chef lieu du canton, qu’une nouvelle manifestation s’est déroulée, toujours organisée par le M.C.Z. (3). Mais cette fois ci les rangs ont été grossis par une délégation venue d’Ille et Vilaine. L’équipe d’Auto Vidéo qui couvrait l’événement nous a autorisés à présenter les photos et interviews réalisés à cette occasion.Comme à l’automne, Gaspard Loth a recueilli les griefs des collectionneurs en colère.C’est leur porte-parole, Jean Aymard du Tacot, président du M.C.Z. qui répond à ses questions.
- La dernière fois vous manifestiez contre la multiplication des doublons. Et aujourd’hui ? - Aujourd’hui, nous reprenons notre revendication car nous n’avons pas été entendus. - Pourtant j’ai cru voir pas mal de nouveautés ces dernières semaines ! - Oui, il y a eu le lancement de la collection Simca dont nous attendons beaucoup mais il n’y a qu’elle et celle des concept-cars qui reprend beaucoup de modèles du commerce traditionnel. A côté les bruits de roulements laissaient présager l’arrivée d’une collection consacrée à la R4, si elle est lancée. - Cela viendra certainement. - En attendant, on est comme sœur Anne, on ne voit rien venir. - Je me suis laissé dire que vous aviez du renfort aujourd’hui. - Oui, nous avons une délégation du M.R.C. (4) conduite par son Président H-T Moissa qui est à mes côtés et que je remercie ici publiquement de son soutien. - M. Moissa, vous semblez partager ces inquiétudes. - En effet, nous réclamons depuis longtemps que les doublons diminuent car nos vitrines en sont encombrées et que nous souhaitons consacrer les derniers espaces disponibles pour accueillir de l’inédit. Et puis nous demandons avec insistance que l’on nous propose de quoi agrémenter nos dioramas. - Que voulez-vous plus exactement ? - Des personnages, des accessoires, du mobilier, tout ce qui permet de donner vie à nos mises en scène, y compris des façades mais il y en a marre des chaussées en pavés. Jean Aymard du Tacot, regardant ostensiblement sa montre se tourne vers les participants. - Il est l’heure de se mettre en marche. Merci M. Gaspard Loth et à tout à l’heure.
(1) http://blog.ifrance.com/fcfretrovision/post/136580-501-manifestation-de-collectionneurs-a-lezieux-cernes (2) C.P.R. = Club des Papys Râleurs (3) M.C.Z. = Mini Club Zieuté (4) M.R.C. = Mini Richardais Club
Publié le 06/02/2007 à 11:46
Par fcfretrovision
Une page se tourne Aujourd’hui beaucoup d’entre nous font partie de familles recomposées. L’histoire de Simca est un peu à l’image de ces familles. Issue d’une séparation d’avec Fiat dont elle restera malgré tout très liée, elle s’unira à Chrysler pour ensuite passer dans les bras de PSA. Ces changements identitaires perturbèrent beaucoup de clients de la marque. Aussi Paul Hyttick décida-t-il à la veille de l’abandon de la gamme 1301-1501 de regrouper les derniers modèles disponibles (neufs et occasions) pour les proposer à ses meilleurs clients. C’est donc une opération promotionnelle des dernières vraies Simca à transmission classique qui est proposée aux habitants de Cernés le Vieux en novembre 1974.
Publié le 04/02/2007 à 17:58
Par fcfretrovision
Le Paul Hyttick garage Devant le succès des modèles SIMCA auprès des habitants de Cernés le Vieux et des environs, Paul Hyttick décida de s’agrandir et pour cela transféra son garage quelques mètres plus loin en s’installant à l’angle de la rue du Général de Gaulle et de l’avenue de la Victoire. Ce sont ses nouveaux locaux que Gérard Manpassoif a photographiés pour vous à l’occasion de la vente de son premier cabriolet CG Simca. N-B – aujourd’hui j’ai fait court mais il en sera autrement la prochaine fois.
Publié le 03/02/2007 à 00:30
Par fcfretrovision
ça eut payé
Lorsqu’au lendemain de la dernière guerre le gouvernement décida de remplacer les billets de banque il proposa de les convertir en bons du Trésor. Lorsque cela intervint, Mathieu Faisse, de Vairges la Montagne, fit venir le percepteur du canton et lui présenta une lessiveuse pleine de billets, produit de son lourd labeur.
Ce qui lui permit quelques années plus tard d’équiper encore un peu plus sa ferme en la dotant d’un Unimog lorsqu’il l’a céda à son fils. Mais comme un sou est un sou, ce fut un engin d’occasion qu’il acheta, car comme le disait si bien Fernand Raynaud, il n'était qu'un pauvre paysan. Plus exactement un de démonstration que le vieux William Boquet (dit Bill Boquet) lui vendit. Ce fut d’ailleurs la dernière vente qu’il fit avant de céder son garage à Jack Selers.
D’ailleurs les photos montrent le fils Faisse, Henri faisant le tour de l’Unimog chez Bill Boquet avant de convaincre son vieux de l’acheter, puis son arrivée à la ferme. Au cours des ans la ferme continuant à prospérer, les Unimog qui s’y sont succédé n’ont cessé de grossir eux aussi.
Pour les nouveaux lecteurs – possibilités de retrouver les épisodes antérieurs sur Forum-Auto – la Studebaker Starliner 1953-1955 en miniatures à partir de la page 75
Publié le 31/01/2007 à 16:01
Par fcfretrovision
Bravitude Depuis qu’elle a dit « bravitude » tout un microcosme se gausse des « Ségolades ». Pourtant, de tout temps des dérapements du parlage français ont eu cours. C’est ce qui fait vivre une langue. Que sont les néologismes sinon des dérapements qui ont pris. Voici un exemple puisé dans la vie politique du canton de Cernés. Il est du à Maître Jérémi Lambrouille le député-maire de Lézieux-Cernés (1). C’était il y a quelques années, à l’époque où il était membre du PRU (Parti Républicain Unifié) de centre gauche (2). Ses sympathisants bâtaient la campagne en sollicitant des électeurs leur adhérance (3) à son parti et leur soutien à sa candidature. Pour cela il avait cru malin d’utiliser un véhicule aux couleurs d’un célèbre adhésif pensant que cela favoriserait l’adhérage aux idées qu’il défendait à cette époque là. Jamais il ne lui vint à l’idée que ce n’était qu’une question d’adhésion à son ambitude (4). (1) Rappel – La commune de Lézieux-Cernés est née de la fusion des communes de Lézieux et Cernés le Vieux en 1974 (2) Un petit malin a eu l’idée de regarder ce qu’il y avait derrière le panneau d’affichement. Il ne fut pas déçu. Il y avait une autre affiche au nom de l’URP (Union Républicaine et Populaire) de centre droit. Rappelez vous que le surnom de M° Lambrouille est « Tourne vents » (cf. voir la Présidence de « Tourne vents ») (3) A ne pas confondre avec l’adhérence… des pneumatiques par exemple (4) L’auteur a certainement voulu écrire : ambition.
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