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Publié le 29/03/2007 à 12:04
Par fcfretrovision
La Bugatti de Victor
Etrange histoire que celle de la Bugatti de Victor. Pensez-donc une Bugatti Royale de 1929. Un coach Weymann pour les puristes. Et pourtant ! Personne n’en avait parlé jusqu’à aujourd’hui. Pourquoi ? Peut être parce que c’est une légende. Qui sait ? Toujours est-il que cette Bugatti fut un jour la propriété de Victor. Mais qui est donc ce Victor ? Il s’agit d’un négociant en vins qui sévissait sur la fin du XIXème et le début du XXème siècle. De son état civil Victor Théophraste Jean Chevinasse. Ce fut l’un des concurrents de M. Pinar pour la fourniture du vin aux armées. Cela ne l’empêcha pas de laisser lui aussi son nom à certaines productions à la qualité incertaine, ni de faire fortune dans ce négoce. Victor Chevinasse, bien qu’étant de Consurt lès Bord, vivait le plus souvent dans la capitale où il pouvait assouvir ses passions pour les ingénues de boulevard et les jeux. C’est ainsi qu’un soir de chance, sa légitime étant aux eaux de Vichy, il pluma tant son dernier adversaire que celui-ci lui fit remettre sa Bugatti le lendemain matin. Comment Madame, née Ester Ebantine, l’héritière des essences du même nom, eut-elle vent de la chose ? Car Victor comptait bien en faire usage qu’en compagnie de ses conquêtes, pour une fois qu’il avait quelque chose à lui. Aussi âpre à l’argent que son époux était prodigue, elle voulut être vue à son bord par ses connaissances. Mal lui en prit car le temps de gagner Paris, elle retrouva Victor au volant d’une torpédo Citroën. Victor venait de perdre à son tour la fameuse Bugatti, 13 jours seulement après l’avoir gagnée. C’est peut-être pour cela que son nom ne figure pas dans la liste de ses propriétaires, celui qui dut la céder à Victor s’étant bien gardé de s’en vanter.
Publié le 16/03/2007 à 16:57
Par fcfretrovision
La plaine d’Aires
Gino Lampa, le métayer des terres des Daires, a toujours eu le sens des affaires. Aussi lorsqu’en 1936 les premiers vacanciers ont sillonné la France, il n’eut de cesse d’en tirer profit et se lança dans le camping. Situé dans un vallon, un pré de ferme fit l’affaire au point, qu’après guerre celui-ci connut un fort développement(1). Baptisé « la plaine d’Aires » il accueillit les amoureux de la nature, des parties de boules jusqu’à plus d’heures, des apéros où le jaune et le vin du pays coulèrent à flot, voire des hurluberlus qui sillonnaient l’Europe avec comme tout viatique une carte prélevée dans un calendrier des postes. Il est vrai que pendant une sombre période il avait ravitaillé ceux qui connaissaient l’endroit. Voici quelques vues du camping de celui que l’on surnommait… lampadaire.
(1) Depuis l'urbanisation a gagné !
Publié le 06/02/2007 à 11:46
Par fcfretrovision
Une page se tourne Aujourd’hui beaucoup d’entre nous font partie de familles recomposées. L’histoire de Simca est un peu à l’image de ces familles. Issue d’une séparation d’avec Fiat dont elle restera malgré tout très liée, elle s’unira à Chrysler pour ensuite passer dans les bras de PSA. Ces changements identitaires perturbèrent beaucoup de clients de la marque. Aussi Paul Hyttick décida-t-il à la veille de l’abandon de la gamme 1301-1501 de regrouper les derniers modèles disponibles (neufs et occasions) pour les proposer à ses meilleurs clients. C’est donc une opération promotionnelle des dernières vraies Simca à transmission classique qui est proposée aux habitants de Cernés le Vieux en novembre 1974.
Publié le 04/02/2007 à 17:58
Par fcfretrovision
Le Paul Hyttick garage Devant le succès des modèles SIMCA auprès des habitants de Cernés le Vieux et des environs, Paul Hyttick décida de s’agrandir et pour cela transféra son garage quelques mètres plus loin en s’installant à l’angle de la rue du Général de Gaulle et de l’avenue de la Victoire. Ce sont ses nouveaux locaux que Gérard Manpassoif a photographiés pour vous à l’occasion de la vente de son premier cabriolet CG Simca. N-B – aujourd’hui j’ai fait court mais il en sera autrement la prochaine fois.
Publié le 03/02/2007 à 00:30
Par fcfretrovision
ça eut payé
Lorsqu’au lendemain de la dernière guerre le gouvernement décida de remplacer les billets de banque il proposa de les convertir en bons du Trésor. Lorsque cela intervint, Mathieu Faisse, de Vairges la Montagne, fit venir le percepteur du canton et lui présenta une lessiveuse pleine de billets, produit de son lourd labeur.
Ce qui lui permit quelques années plus tard d’équiper encore un peu plus sa ferme en la dotant d’un Unimog lorsqu’il l’a céda à son fils. Mais comme un sou est un sou, ce fut un engin d’occasion qu’il acheta, car comme le disait si bien Fernand Raynaud, il n'était qu'un pauvre paysan. Plus exactement un de démonstration que le vieux William Boquet (dit Bill Boquet) lui vendit. Ce fut d’ailleurs la dernière vente qu’il fit avant de céder son garage à Jack Selers.
D’ailleurs les photos montrent le fils Faisse, Henri faisant le tour de l’Unimog chez Bill Boquet avant de convaincre son vieux de l’acheter, puis son arrivée à la ferme. Au cours des ans la ferme continuant à prospérer, les Unimog qui s’y sont succédé n’ont cessé de grossir eux aussi.
Pour les nouveaux lecteurs – possibilités de retrouver les épisodes antérieurs sur Forum-Auto – la Studebaker Starliner 1953-1955 en miniatures à partir de la page 75
Publié le 31/01/2007 à 16:01
Par fcfretrovision
Bravitude Depuis qu’elle a dit « bravitude » tout un microcosme se gausse des « Ségolades ». Pourtant, de tout temps des dérapements du parlage français ont eu cours. C’est ce qui fait vivre une langue. Que sont les néologismes sinon des dérapements qui ont pris. Voici un exemple puisé dans la vie politique du canton de Cernés. Il est du à Maître Jérémi Lambrouille le député-maire de Lézieux-Cernés (1). C’était il y a quelques années, à l’époque où il était membre du PRU (Parti Républicain Unifié) de centre gauche (2). Ses sympathisants bâtaient la campagne en sollicitant des électeurs leur adhérance (3) à son parti et leur soutien à sa candidature. Pour cela il avait cru malin d’utiliser un véhicule aux couleurs d’un célèbre adhésif pensant que cela favoriserait l’adhérage aux idées qu’il défendait à cette époque là. Jamais il ne lui vint à l’idée que ce n’était qu’une question d’adhésion à son ambitude (4). (1) Rappel – La commune de Lézieux-Cernés est née de la fusion des communes de Lézieux et Cernés le Vieux en 1974 (2) Un petit malin a eu l’idée de regarder ce qu’il y avait derrière le panneau d’affichement. Il ne fut pas déçu. Il y avait une autre affiche au nom de l’URP (Union Républicaine et Populaire) de centre droit. Rappelez vous que le surnom de M° Lambrouille est « Tourne vents » (cf. voir la Présidence de « Tourne vents ») (3) A ne pas confondre avec l’adhérence… des pneumatiques par exemple (4) L’auteur a certainement voulu écrire : ambition.
Publié le 12/01/2007 à 17:29
Par fcfretrovision
Il part à sept mais fait un détour par Troyes … Quand Serge Levain prit la succession de son beau-père, la société de transports Charrois venait de se doter de deux nouveaux autocars Saviem S53M destinés au tourisme régional. A ses débuts Richard Roix, le beau-père en question, ne disposait que de deux Galions et d’un vieil Isobloc dû à son ami Sylvain Floirat. Malgré tout son entreprise prospéra grâce notamment à la légende du Menhir, la célèbre pierre plantée de Ménoies sous Vairges. Mais le tourisme ne suffisant pas, les S53M étaient utilisés en semaine aux transports des ouvriers. D’où les premières photos où l'on voit Etienne Labihin, le chauffeur, discuter avec des habitués juste avant le départ. Ce n’est qu’à la fin des années 1990 que le tourisme prit de l’ampleur et qu’aujourd’hui les transports Charrois ont une flotte dédiée aux voyages du quatrième âge et des « aertétistes ».
Publié le 09/01/2007 à 15:51
Par fcfretrovision
Souvenez vous (1). Jean Aymard du Tacot, médecin généraliste débutant vient remettre à M° Lambrouille, avocat, mais aussi Maire de Cernés le Vieux, Conseiller Général du canton et Député de la circonscription, les documents que son épouse née Mélusine Anchine a préparés pour ce dernier. Nous le voyons à son arrivée au domicile de M° Lambrouille au moment où celui-ci s’apprête à partir à la Préfecture du Département où se tient la session du Conseil Général. Dans la cour de celui-ci stationnent le coupé Grand-Large Rue de la Paix de Mme Lambrouille, née Mathilde Semme-Partoux, mais aussi la Présidence de Monsieur. C’est vrai que « Tourne vents » (2), comme le surnomment les électeurs du coin est Président d’un tas de trucs, du Conseil Général à l’Association des lecteurs assidus de la Feuille de Choux Farcie en passant par les Concours agricoles, sans oublier tous les organismes institutionnels du coin. Aussi pour bien le montrer a-t-il fait l’acquisition d’un modèle Grand Tourisme pour ses déplacements professionnels. Mais pour tenter de montrer aussi qu’il est resté proche de ses électeurs, il la conduit lui-même. Le voici à son arrivée devant les locaux où se tiennent les réunions du Conseil Général. Il retrouve son adversaire politique du moment Prosper Cussion arrivé au volant de sa Chambord.
(1) voir n° 404 – Un garage SIMCA (catégorie 4 – Souvenirs (reprises de FCF)) (2) Surnom donné à ce non inscrit, véritable girouette politique qui, bien qu’intègre, a toujours choisi au fil des ans et des humeurs des électeurs le camp de ceux qui détiendraient le pouvoir (toute ressemblance ne serait que pure coïncidence)
Publié le 23/12/2006 à 15:21
Par fcfretrovision
A la veille de fêter en 2007 le cinquantième anniversaire de la création de la société fondée par son beau père, Oreste Olli, Pierre-Ernest Séphair s’est replongé dans les archives et en a ressorti ces quelques photos. Nous nous retrouvons au printemps 1957. Oreste Olli vient de franchir le pas. Lui qui travaillait pour les autres avait décidé en 1954 de se mettre à son compte et de commercialiser sous sa marque toute une série de produits cosmétiques de sa conception. Il connut une période de vaches maigres jusqu’à ce qu’il rencontre Abbès Tespri qui préfigurait l’acheteur pour grandes surfaces. Celui-ci lui permis de faire connaître ses produits qui connurent un vif succès pendant de nombreuses années avant que sa société ne soit absorbée par plus gros qu’elle et qu’aujourd’hui elle ne fasse plus que de la sous-traitance pour des MDD (1). Donc, nous sommes au printemps 1957 et dans la cour du Garage du Centre, agent SIMCA, rue du Général de Gaulle à Cernès le Vieux. Et oui, Oreste Olli avait décidé que ses commerciaux devaient disposer d’un véhicule élégant et fiable pour proposer aux parfumeries et autres commerces la gamme de ses produits « le nez nu fard ». Aussi avait-il commandé à Paul Hyttick, dès son retour du salon de l’auto 1956, six coupés Grand large identiques en finition Rue de la Paix afin qu’ils diffusent les couleurs de sa société. C’est pourquoi nous le retrouvons dans la cour du garage, entouré de ses commerciaux, venus prendre possession de ces Grand-Large, en train d’écouter Paul Hyttick leur présenter cette très belle Aronde.
Un peu près du volant ... indeed ! (1) MDD = Marques de distributeur Excusez-moi mais certains clichés ont mal vieilli.
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