iBLOG précédent iBLOG suivant



Publié le 22/06/2007
Par fcfretrovision
La double vie d’Albert Therrieur  

Sur la rive droite de l’Ondine Obeur, à mi chemin de Cernès et de Ménoies sous Vairges, se trouve une belle maison bourgeoise dont les communs abritent quelques Porsche 911 appartenant à celui que l’on a longtemps appelé Albert Therrieur, et à son frère moins connu.
Jusqu’au 13 août 2005 seule l’existence d’Albert était connue de tous. Mais connue de chez connue comme disent les djeunes d’aujourd’hui. Connue au point que certains se demandaient comment Albert Therrieur s’y prenait pour mener à bien toutes ses entreprises. Jusqu’à ce fameux 13 août 2005 où la vérité éclata.
Né en décembre 1936, Albert Therrieur, devenu à l’âge adulte exploitant forestier à Mijoux (01), habitait depuis 1938 à côté de l’église, et donc en zone libre sur le territoire de la commune de Lamoura (39), de l’autre côté de la ligne de démarcation constituée par la Valserine. Cette situation particulière permit à ses parents de prospérer rapidement grâce à des passages nocturnes en Suisse au Tabagnoz.
Le négoce du bois assurant encore un bon train de vie au cours des années 60 et 70, Albert  Therrieur s’est lancé dans les rallyes automobiles pour passer la saison hivernale. Aussi le retrouva-t-on de plus en plus souvent au palmarès de nombreux rallyes locaux, puis régionaux et nationaux. Aujourd’hui retraités ils se contentent de participer aux rallyes historiques aux volants de Porsche Almeras qu’ils font encore entretenir à Montpellier. 
Pourquoi ce pluriel tout à coup ?
Parce que le 13 août 2005, à la suite d’une analyse médicale l’on découvrit qu’Albert Therrieur n’avait plus le même rhésus sanguin. Bizarre, étrange, suspect… enfin l’adjectif que vous voudrez. Toujours est-il qu’Albert n’était plus celui qu’il était censé être. Et pourtant …
Il était bel et bien Albert Therrieur quoi qu’on en dise ou qu’on en pense. Pour être plus précis il était Albert Marie Alain Therrieur pour l’Etat civil.
Alors où se trouvait le problème ?
Il se trouvait dans le fait que lors d’un précédent examen ce n’était pas lui qui s’était présenté, mais Albert Marie Alex Therrieur, son frère jumeau. Et manque de pot pour eux, et ce qui est très rare chez de vrais jumeaux comme eux, ils n’avaient pas le même rhésus sanguin, ce qu’ils avaient toujours ignoré…
En fait, lorsqu’en décembre 1936, leur mère, Albertine Nett (16 ans) accoucha de jumeaux de son parâtre, celui-ci s’empressa de les déclarer sous le nom de leur grand-mère maternelle.
Le premier à  Seyssel (01) sous le nom d’Albert Marie Alex Therrieur, puis traversant le Rhône, le second à Seyssel (74) sous celui d’Albert Marie Alain Therrieur.
Dès l’occupation, les duettistes comprirent le profit qu’ils pouvaient tirer de leur ressemblance mais surtout de leur fausse homonymie en commettant de petites entourloupes, qui, vite, prirent de l’ampleur.
Ainsi, pendant longtemps, ils ne firent qu’un pour leurs fréquentations et les spectateurs, mais pas pour l’Etat civil ou les caisses de retraite. Non mais, ils savent vivre, les frères Alain et Alex Therrieur.
……….. 
Nous les retrouvons prenant livraison d’une 911 à St Jean de Védas puis dans leur atelier de la Porchère à Ménoies sous Vairges

  
  
  
  
  
 
 
Aucun commentaire
Ajouter un commentaire

Mon calendrier
< Oct. 2008  
L M M J V S D
  12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728293031  
Trafic
Noter ce blog :
1 5
2 connectés
46129 visiteurs
Ce blog est classé 1640ème
Score de ce blog : 3,82
Agrégateurs RSS
bloglines
google
netvibes
newsburst
newsgator
pluck
yahoo