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Publié le 16/07/2008 à 08:33
Par Trebor Yles
Mattra Harry
Lorsqu’il lut le synopsis qu’il avait reçu quelques semaines plus tôt et qui traînait sur son bureau, sous une pile de propositions diverses, Ludovic Sconti eut le déclic. Voilà une idée intéressante se dit-il et chercha à joindre son auteur. Le temps de le faire son idée se dégonfla tel un soufflet. Non ce ne serait pas son prochain film. Il repoussa le texte si violemment vers la corbeille que le contenu de celle-ci se renversa sur le sol. Il se dit qu’il devrait peut-être la vider carrément. Ce serait un gros effort pour lui qui vivait dans un véritable capharnaüm d’ouvrages et de scénarii. Il se baissa malgré tout et dans un effort qu’il jugea surhumain il ramena sur son bureau tout ce qui avait chu. C’est alors qu’il découvrit une pette pochette verte qu’il avait ignorée trois jours plus tôt. Intrigué par ce sursaut de curiosité, il se décida à l’ouvrir et en retira quelques photos. Elles représentaient Jean-Pierre Beltoise au volant d’une Matra-Simca lors d’un grand prix de Spa auquel il avait assisté à l’époque. Il se souvint alors qu’au cours d’une soirée sans eau bien qu’assez arrosée il avait évoqué ce grand prix avec d’autres invités. C’était l’un d’eux qui les lui avait envoyées. C’est alors qu’il eut l’idée d’une histoire d’amour entre une spectatrice et un pilote l’ayant pour cadre. Ce n’était pas d’une grande originalité en convint-il mais il n’avait pas trouvé mieux. Il appela un soit disant scénariste à qui il dicta la trame de l’intrigue. Puis il se mit en quête d’un spécialiste capable de lui fabriquer une réplique de la Matra-Simca qu’il avait sous les yeux.
C’est ainsi qu’un beau jour Gérard Manpassoif eut l’honneur d’immortaliser avec son nouvel APN ce qu’il vit dans l’atelier des Lefort. Jay-Filémon Bas et son assistant en train de procéder aux derniers assemblages et réglages de la réplique de cette ancienne formule I. A croire certaines images les essais sur les petites routes autour de Bielles ne furent pas de tout repos.
Publié le 27/06/2008 à 11:07
Par Trebor Yles
T’auras l’air d’un coureur !
Baisse la tête, t’auras l’air d’un coureur !
Qui jadis, n’a pas entendu cette phrase, lancée par un spectateur lors du passage d’un attardé ? C’est l’occasion pour nous d’aller feuilleter les photos dans les vieux albums de famille. Pas celles où il y a les papys et mamys. Non celles là, faut pas y toucher. Des fois que … Mais les autres, celles des vacances, des fêtes. Vous voyez ? Celles qui sont mal rangées dans les boîtes à biscuits. Oui celles en métal sur l’étagère du haut. Là qu’a bien de la poussière.
Après une bonne heure de recherche, Thierry Gaulot vient de retrouver une de ces fameuses boîtes et se plonge dans la contemplation des clichés pris par son père lors du passage du Tour du Cernésy en 1956. Et v’la t’y pas qu’il s’évade vers ces fameuses années 50 où l’on écoutait la radio et lisait Miroir du sport ou Miroir du cyclisme, aux photos vertes ou sépia selon le titre pour suivre les exploits de nos champions.
Les Robert Chapatte (le père de l’autre), Roger Hassenforder, deux coureurs talentueux mais aussi et surtout facétieux qui n’hésitaient pas à s’échapper, puis s’arrêter, se ravitailler et retourner vers le reste de la course pour ravitailler à leur tour leurs équipiers. Ou le Jean Robic, trop léger, qui lestait ses bidons de ferraille pour descendre plus vite. Et j’en passe tant la liste serait longue. Quelle époque ! Que de souvenirs et de rêves car à part les actualités cinématographiques, seule l’imagination pouvait animer ce que l’on entendait ou lisait.
Aujourd’hui, vautré dans son fauteuil, la zappette à proximité de la main pour passer de France 2 à France 3, y a plus qu’à regarder sa télé.
Pourtant c’était toute une épopée pour aller voir passer les coureurs, même pas trop loin de chez soi. La préparation du casse-croute, l’embarquement des paniers, vaisselles métalliques, des pliants et de la petite table dans le coffre de la voiture familiale. Suivaient les kilomètres interminables pour se retrouver au bord d’une route gravionneuse à souhait, où nombre de genoux se sont couronnés.
Ha, la sélection de l’emplacement idéal ! Enfin on s’installe, on mange et on attend.
On attend. On attend. Puis une première voiture passe. On attend. Puis une autre. On attend. Enfin un bruit qui s’amplifie annonce l’arrivée des coureurs. On se bouscule un peu pour voir mieux que les autres. Mais ça passe si près et si vite que t’as rien vu. Ou si peu. Tiens, il y a déjà la voiture balai qui passe. Papa regarde sa montre. C’est l’heure de rentrer. Faut tout replier et ranger à nouveau dans la voiture.
Tout ça pour moins de deux minutes de spectacle !
Nostalgie quant tu reviens…
Publié le 14/06/2008 à 17:09
Par Trebor Yles
Inflation du kilo
Qui se souvient de James Lefrick, riche industriel de Ménoies sous Vairges (1) ? Collectionneur d’automobiles à ses heures perdues. Mais pas assez riche pour s’offrir une Bugatti. Alors …
Alors, à force de cogiter et de côtoyer certains propriétaires de ces merveilles, l’idée lui est venue de se tourner vers Maxence Aifraiche, principal actionnaire d’un puissant groupe de presse international et avec lequel il fut longtemps en affaires.
Restés bons amis, James Lefrick et Maxence Aifraiche se rencontrent et finalisent le projet du premier : le lancement d’un périodique entièrement consacré aux Bugatti : EBMag.
Ce sera un trimestriel vendu uniquement sur abonnement au prix de 14.95 euros le numéro. Et c’est à la préparation de son premier numéro que certains habitants du canton de Cernés ont pu assister.
Et oui, sur recommandation de James Lefrick, l’équipe rédactionnelle s’est établie dans le coin pour les prises de vues et un essai routier. Elle en profite pour savourer la cuisine de Kellan Dive au Lion d’or & Bezoci.
Ce fut l’occasion pour certains de photographier des voitures que peu ont l’occasion de voir sillonner nos routes. Car vu le prix de chaque modèle, ça fait très cher au kilo. Une vraie inflation du kilo même !
(1) cf. entre autres p155 de l’arrière salle sur FA – Raoût chez les Lefrick
Publié le 14/06/2008 à 14:29
Par Trebor Yles
La der des ders
Nous sommes fin décembre 1992. Chez l’agent Renault de Lézieux-Cernés, la S.A. du Losange où Xaver Tisseur , le commercial, se trouve auprès de Thomas Onepartoux et de sa fille. Cette dernière vient d’obtenir le permis de conduire. Et comme elle a aussi brillamment passé le bac quelques mois plus tôt, ses parents lui offrent sa première automobile. Le choix s’est porté quinze jours auparavant sur une des dernières Renault 4. En fait ce sera la dernière sortie des chaînes qui lui sera livrée. Nous voyons donc Claire Onepartoux près de sa voiture au moment de la remise des clés.
Publié le 31/05/2008 à 22:57
Par Trebor Yles
Défense de piper
Avertissement : Fumer nuit gravement à la santé Les propos qui vont suivre sont politiquement incorrects. Vous n’êtes pas obligé de les lire…
Fumer d’accord, mais une bonne pipe me direz-vous ? Je répondrais qu’il y a pipes et pipes… Celles de Coralie sont réputées. Non, pas pour la rondeur ou la douceur en bouche. Ni pour leur prise en main. Mais pour la passion mise dans leur réalisation. Le savoir faire et l’énergie déployés pour les réussir. C’est vrai qu’il faut un certain doigté pour y parvenir. Le taillage de pipe est un art qui s’acquiert au terme d’un long apprentissage. Il en a fait baver plus d’une. Sans parler de celles qui étaient renvoyées pour avoir fait des copeaux.
Mais je crois que certains s’égarent – St Lazare ou St Charles, voire des Brotteaux – tant la langue française permet ce genre de dérives. Non je ne parle pas des pratiques des dames de petite vertu comme l’on disait dans la bonne société – quoique … Mais du noble métier de tailleur de pipes dont la capitale est la ville de Saint Claude dans le Jura.
C’est donc sur les rives de la Bienne, et plus exactement au-dessus de celle-ci que nous allons faire connaissance avec les pipes de Coralie. Et pour cause, Coralie GAMAND est l’une des rares Maîtres Pipiers femmes. Elle a hérité ça de son père et perpétue la tradition pipière contre vents et marées. Faut dire qu’avec la campagne anti-tabac qui repart ces temps-ci ils vont aussi devoir défendre la niche fiscale que leur a obtenu feu M. Edgar Faure qui fut, entre autres, député du Jura (véridique).
Alertée par des ricanements répétés Coralie GAMAND est sortie sur le pas de son magasin et s’est aperçue de la raison de ceux-ci. De mauvais plaisantins – certainement au courant qu’elle n’était pas qu’habile de ses mains avaient profité de la nuit pour vanter ses mérites en repeignant son enseigne. Après s’en être ouverte auprès de la police et avoir appelé un artisan pour effacer l’affront, nous la voyons surveiller l’ouvrier chargé de remettre les choses en ordre. (1) http://www.edgarfaure.fr/biographie-edgar-faure.htm
Publié le 28/05/2008 à 17:09
Par Trebor Yles
Grandeur et des cadences (1)
Quand on ne s’intéresse pas à l’histoire d’un village on ne peut imaginer les hauts et les bas que certains ont connus. Tel n’est pas notre cas puisque depuis bientôt trois ans nous étudions la vie du canton de Cernés.
Aujourd’hui nous revenons à Machouil la Plaine. Tout le monde connaît son garage aux couleurs d’Azur, l’ancien pétrolier absorbé par Total. Celui qu’a repris l’agent Citroën du village depuis le milieu des années 1990. Ce garage connut une longue période d’oubli due en partie à cette absorption qui n’eut pas l’heur de plaire au gérant d’alors Etienne Bancal, mais aussi et surtout à la création d’une route destinée à desservir une zone pavillonnaire. Ce qui fit germer une idée à celui-ci.
Etienne s’en ouvrit au propriétaire des murs. Celui-ci vit tout le bénéfice qu’il pourrait tirer de cette idée. Que lui avait dit Etienne ? Que son contrat avec son pétrolier allait être à renégocier et que c’était peut être l’occasion à saisir pour s’installer ailleurs.
Si l’idée de fermer le garage plut à Omer Dalors car de gros travaux de remise aux normes l’attendaient, voir partir Etienne l’était moins. Aussi lui proposa-t-il un marché. Oui il acceptait la fermeture du garage, mais pas son départ. Pour cela il entreprit les démarches nécessaires à l’autorisation de créer une nouvelle station service qu’il fit construire à l’arrière du garage, sur un terrain lui appartenant et bordé par cette nouvelle route. Etienne, de son côté choisit son avitailleur. Ce fut Esso qui remporta l’affaire. Ce n’est qu’en 1994 que la station ferma et céda la place au garage que nous connaissons aujourd’hui.
(1) Pourquoi un tel titre ? Ben il en fallait bien un... alors celui-là ou un autre ? Y a des jours sans ... comme aujourd'hui.
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