Donc rendez-vous ici : http://surleblog43.over-blog.com/
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Publié le 13/04/2009 à 11:04
FERMETURE DE CE BLOG Voila, une nouvelle fois, l'espace alloué à ce blog est totalement occupé. Je me vois donc contraint de migrer vers d'autres cieux. Aussi je donne rendez-vous à tous ceux qui le voudrons bien, sur un blog jadis consacré à Collec'Hebdo 43. Y figurent encore les n° 21 à 50 de cet hebdomadaire dédié en grande partie à l'analyse des sorties presse de nos chères miniatures au 1/43ème. Donc rendez-vous ici : http://surleblog43.over-blog.com/ Publié le 22/03/2009 à 11:43
2-131 - Et pourquoi ?
Qui n’a pas au moins une fois dans sa vie était victime d’une rafale de « Et pourqoui ? » de la part d’un enfant ? Quelle joie de voir sa progéniture s’intéresser enfin à quelque chose mais quel supplice quand, après chaque "pourquoi ?" il nous faut donner la bonne explication. Si le plus souvent cela ne pose pas trop de difficultés, il est des fois où le terrain est mouvant et semble se dérober sous nos pieds, tant le sujet est délicat ou brûlant. A chacun de mettre derrière ces mots les sujets qu’il redoute d’aborder. Toujours est-il qu'en ce dimanche matin, c’est le jour du grand départ chez les Lefort. Souvenez-vous (1), c’était y a quelques semaines. Un vol avez été commis dans les nouveaux bâtiments des Lefort. Une caisse contenant les casques, combinaisons et chaussures des pilotes a été dérobée, alors que les Lefort procédaient à la construction de répliques de voitures de courses pour le film « Le drapeau à damier » que doit tourner Lucien Levon sur la carrière d’Alain Jexion, l’ancien pilote professionnel. Ce matin donc, branle-bas de combat pour charger les deux voitures que la production du film est venue chercher. Et comme à l’habitude, et malgré l'heure matinale et une température très frisquette des badauds sont là. Amateurs de voitures de courses ou pas, tous ceux qui ont eu vent de la chose, sont là. Mais il n’est pas question de s’approcher des voitures. Des barrières ont été disposées à l’entrée de la cour et il faudra se contenter de miettes car les camions cachent en grande partie les voitures qu’ils vont transporter jusqu’au lieu du tournage. Et pourtant, une petite voix s’élève tout à coup. _ Dis Papa, pourquoi les deux voitures, elles ont le même numéro ? ? _ Et pourquoi elles ont le même numéro ? _ Et y savent pas conduire, les autres ? _ Reculez, S’il vous plait ! Les camions vont sortir… Ouf, se dit le père, sauvé du supplice par la diversion causée par le départ des spider CG-Simca MC. _ (1) cf. Fric-frac chez les Lefort Publié le 15/03/2009 à 16:39
2-130 - Plus rude sera la chute
Tout souriait à Philogone Desbaff (1) jusqu’à l’année dernière où il divorça de Neryssa le Poil. Or celle-ci faisait partie des gens d’Aires. Aussi son divorce rompit les liens professionnels qu’il avait avec ceux-ci. Il dut rendre son panonceau et se reconvertir. Heureusement pour lui, il y avait encore sur le canton une forte colonie de retraités britanniques amoureux de voitures à conduite à droite. Fort de leur sollicitation, il se lança dans l’importation de modèles entre deux âges en provenance d’Australie. C’est en effet, là-bas que Phil Desbaff - puisqu’il voulait qu’on le nomma ainsi - avait trouvé une source d’approvisionnement de voitures en bon état. Nous le voyons ici en discussion avec ses premiers clients britanniques. Premiers, mais aussi derniers, car si les importateurs russes de Vladivostok ne peuvent plus importer de voitures japonnaises, lui, se sont les clients qui ne viennent plus. Las, Phil Desbaff dut vite déposer le bilan et aujourd’hui son garage est à vendre. _(1) cf. 2-121 – La banane avait des rayures Publié le 13/03/2009 à 16:52
2-503 - L’homme à la voiture rouge (*) La brigade de Cernés était fière cet après-midi là. Elle avait droit à une des dernières 403 Trafipax encore en service. Mais s’il y avait du poisson sur la route peut se faisait prendre dans le filet. Quand, tout à coup un vrombissement se fit entendre au loin. Un son sourd et envoutant qui augmentait au fur et à mesure que la voiture approchait. _ Lucien… tu me reçois ? _ Affirmatif ! Cinq sur cinq… _ Je crois que je vais avoir un client pour toi… _ Maurice, la rouge à 128 ! _ Lucien, t’as entendu ? Une voiture rouge avec des bandes noires… 128 _ Bien reçu… à 128 une rouge et noir _ Affirmatif… Lucien t’es toujours à l’écoute ? _ Affirmatif… _ Il manque un phare à la voiture… _ Affirmatif, je l’ai en visuel et Clément est en train de la faire ranger. _ Gendarmerie nationale ! Pouvez-vous présenter les papiers afférents au véhicule ? _ Sans difficulté, répondit Pédro Barbosa. Car c’était lui le conducteur du bolide. Faut dire qu’avant sa dernière mésaventure avec son Holden Premier il avait passé commande auprès des gens d’Aires d’une Monaro GTS qu’il venait de recevoir. Mais à peine réceptionnée on lui avait cassé le phare gauche sur un parking. Et aujourd’hui c’était la gendarmerie qui l’interceptait… Quelle guigne cette bagnole pensa-t-il en attendant la fin de l’examen de ses papiers _ Vous êtes doublement en infraction ! Se vit-il répondre au bout de quelques minutes… Défaut d’éclairage du côté gauche, le plus dangereux ! Et défaut de rétrovision du même côté… Quant à la vitesse… 128 km/h… vous avez de la chance que la limitation à 90 n’intervient que dans 3 jours. Pédro Barbosa restant muet, le gendarme poursuivit : _ Votre voiture doit être présentée aux Mines sous huitaine pour pouvoir être immatriculée. En attendant faites réparer votre phare et présentez vous sous 48 heures à la brigade pour vérification. Après s’être acquitté du montant de son amende et comme il était arrêté devant le garage de Philogone Desbaff (**), Pédro Barbosa traversa le terre-plein et appela un mécano. Celui s’enquit de son besoin et appela le chef mécano, Oreste Comeneuff qui souleva le capot rien que par curiosité, sachant d’avance qu’il n’avait pas de phare de rechange sous la main. _ Navré M. Barbosa, mais je vais devoir faire appel au réseau des gens d’Aires pour trouver une telle pièce. Elle va certainement arriver d’Australie elle aussi. Va falloir être persuasif avec la maréchaussée et reprendre votre Premier en attendant. C’est pas mon jour de chance, et dire que c'est un vendredi 13 ! _(*) en mémoire d’un célèbre feuilleton radiophonique au titre éponyme des années 50 ou 60 _(**) cf. La banane a des rayures Publié le 09/02/2009 à 09:03
2-502 - Dérapage (extraits)
(…) Ayant raccroché, Gérard Manpassoif redémarra et prit la direction de la pierre dressée. Il trouva le terre-plein désert. Il regarda sa montre. Il était 15 h 40. Il calcula que moins de quatre minutes s’étaient écoulées entre le moment où il avait entendu le coup de feu et son arrivée devant la pierre. Il décida s’attendre 16 h 00 bien persuadé que cette attente serait maintenant inutile. Mais sait-on jamais ? Il préféra se dégourdir les jambes et se dirigea vers la pierre où quelque chose brillait à sa base. Curieux, il s’en approcha. C’était une douille. Pourquoi ? se dit-il. Il se redressa et fit un rapide tour d’horizon. Dans quelle direction avait-on tiré ? Et sur quoi ? Tout à sa réflexion il n’entendit pas tout de suite la sirène de la voiture de gendarmerie qui approchait. Ce n’est qu’au moment où elle s’immobilisa et s’arrêta qu’il réalisa sa présence. Elle s’était arrêtée encore assez loin sur la route, de l’autre côté de l’oppidum. L’oppidum ! Bien sûr. C’est de là-bas qu’on a tiré. Il ne toucha pas à la douille et couru vers l’oppidum. Une fois parvenu au plus haut il aperçu en contre bas une certaine agitation le long de la départementale. Vieux réflexe professionnel, il saisit son vieil appareil photo et quitta sa voiture. Lorsqu’il dépassa la voiture de la gendarmerie, il eut un haut le cœur. C’était la voiture de Barbosa qui était là, couchée sur côté, reposant dans la neige. De la neige ! Et il réalisa soudain qu’en l’espace de moins de six cents mètres il était passé d’un terrain, certes humide, mais visible, à un sol couvert par plus de 80 cm de neige ! Drôle de phénomène météo pensa-t-il en s’approchant davantage. (…) La dépanneuse venait d’arriver. Un vieux Renault dont le conducteur se frottait le crâne se demandant comment remettre l’ Holden Premier sur ses roues sans trop l’abimer. Il avait reconnu tout de suite le type de voiture que c’était. Robuste, mais ce qui le tourmentait c’était le fait que la voiture était en suspension sur la neige, aucune de ses roues n’étant en contact avec le sol. L’a dû faire un sacré vol plané l’artiste pour se poser comme ça, pensa-t-il. C’est en s’en retournant à son camion qu’il aperçut une grosse pierre à demi recouverte par la neige. Voici donc le tremplin, se dit-il en s’accroupissant pour mieux la regarder et calculer la trajectoire de la voiture. Pas mal ! Pas mal du tout ! L’aurait fait un bon cascadeur. Dommage que je sois plus tout jeune. L’aurait embauché lui aussi. Chapeau l’artiste ! Regardant autour de lui il constata qu’un tas de pierres identiques avait été entreposé en limite de chaussée et qu’apparemment celle qui avait servi de tremplin y avait été prélevée. Si une pierre avait fait décoller la voiture, deux pierres devraient bien permettre de la remettre sur ses roues ? Mais pour les deux autres roues ? Il s’en retourna à la voiture de Barbosa et dit à celui-ci ce qu’il allait faire. Celui-ci acquiesçant, il demanda de l’aide pour amener les pierres près de la voiture et entreprit de les disposer correctement. Il réalisa ainsi quatre carrés composés de quatre pierres chacun. Deux touchant presque les roues gauche, les deux autres destinés à recevoir les roues droites. Après moultes vérifications visuelles sous tous les angles possibles et imaginables, il fit placer deux volontaires côté pavillon en leur demandant de pousser vers le haut, alors que deux autres placés à l’avant et à l’arrière tenteraient de la retenir lors de son basculement et que deux autres, placés sur la route auraient mission de bloquer un éventuel basculement vers la droite. _ Allez les gars ! Z’êtes prêts ? A trois on y va ! Un !... Deux !... Trois !... _ Bravo les gars ! Du premier coup ! Et tous de s’applaudir et de se donner de grandes tapes dans le dos. Publié le 07/02/2009 à 16:56
2-501 – Numéro complémentaire
(1) Pedro Barbosa, dit El Babosa, fut un personnage récurrent des épisodes de la saison 1 de fcfretrovision Il importe pour bien comprendre ce nouveau délire de relire les articles composant la catégorie "El Babosa por favor" sur http://blog.ifrance.com/fcfretrovision en les lisant dans l'ordre chronologique, c'est à dire en partant du dernier affiché pour remonter vers celui que vous trouverez à l'ouverture de la catégorie. Avertissement : Ce que vous allez lire n’est que pure imagination et ne saurait refléter en quoi que ce soit la réalité ni des faits passés ou présents. De même, il ne saurait inciter à des faits futurs. Pedro Victorino Josep Barbosa-Minguez, plus connu de nos lecteurs sous le nom de Pedro Barbosa, et aussi appelé el Babosa est de retour. Le célèbre détective privé madrilène a fini par s’installer à Trainons lès Piay. Mais je ne suis pas là pour vous raconter son histoire mais celle qu’il a résolue. _ Non mais, voulez tout savoir sans rien payer ! Comme d’hab… Pour cela il vous faut faire un gros travail de mémoire. Faut remonter au milieu des années 1980 et vous replonger dans les faits divers qui se sont succédé sur une bonne quinzaine d’années. Celle dite des marchés truqués. Voila ! Vous y êtes ? Rappelez-vous, les lycées et autres gros chantiers. Mais ce ne sont pas ceux-là qui nous intéressent. Z’étaient trop gros et ne concernaient pas les gens d’ici. _ Bon, ben je vais vous rafraichir la mémoire. Alors qu’à l'époque des gros marchés truqués qui alimentaient par des circuits détournés certains partis politiques, d’autres à une moindre échelle, beaucoup moindre d’ailleurs, avaient mis au point un système très ingénieux pour se voir attribuer les marchés publics locaux. Voulaient pas de la concurrence extérieure tant ils étaient bien entre eux. C’est Pedro Barbosa qui, la semaine dernière, nous a révélé le fin mot de l’affaire et voici ce qu’il a découvert : C’était le 6 avril 1993, alerté par Gérard Manpassoif de la mésaventure de Cyprien Bidolli à Maizy lès Piay, Pedro Barbaso décida un soir de se rendre à la Fourchette. Mal lui en pris car arrivé sur place il trouva porte close alors qu’il y avait du monde à l’intérieur. Il décida de s’intéresser de plus près à ce qui s’y passait. Se retournant il examina un peu plus attentivement les voitures en stationnement de l’autre côté de la rue. Que des familiales cossues, alors qu’en journée il y avait beaucoup de tout venant. Intrigué il nota à tout hasard leurs immatriculations. C’est ainsi qu’il découvrit qu’elles appartenaient à des entrepreneurs et des commerçants, voire des professions libérales de la région. Ça ne cadrait pas, c’est le cas de le dire, avec le cadre qu’il voyait. Il revint le lendemain à midi et put ainsi pénétrer dans la Fourchette et en repartir avec la faim. L’examen de la salle n’avait rien révélé du tout mais il s’était imprégné de son atmosphère. Ce qui était primordial pour lui. Si la cuisine était infâme le midi il se dit que le soir l’on devait y servir une autre cuisine. Et il n’avait point tort. Mais comment le découvrir ? Comment s’introduire dans la place ? Il s’enquit auprès de Manpassoif si celui-ci savait quelque chose sur ces réunions nocturnes ? _ Non. Ce n’est pas mon secteur, mais j’appelle Elysée Montmartre qui couvre celui-ci et je te rappelle. Ce qu’il fit une heure plus tard. _ J’ai ton info. Ils se réunissent chaque 1er et 3ème mercredi du mois. _ Merci Gérard. Il retourna à la Fourchette le mercredi suivant (le 3ème) et profitant d’un service des plus non chalands il colla un micro sous sa table. Il revint le lendemain pour boire un café et reprit son bien. Rentré chez lui il écouta l’enregistrement et en resta sur le cul. Il entendait le tirage du loto. Il coupa l’enregistrement et s’interrogea. Qu’est que ça veut dire ? Il appela immédiatement Gérard Manpassoif. _ Gérard, peux-tu passer chez moi ? Une demi-heure plus tard Gérard Manpassoif arrivait chez Pedro Barbosa et lui dit d’emblais : _ Je crois que tu viens de résoudre l’énigme du siècle. Et avant de le faire, l’ancien journaliste de la Feuille de Choux Farcie, devenue depuis FCF, prit place dans un fauteuil en face d’El Babosa. _ Faut revenir quelques années en arrière, lui dit-il, en préambule. Tu te souviens de l’affaire Torres-Molinos ? _ Au cours de l’enquête que nous avions menée à l’époque nous nous sommes interrogés pour savoir pourquoi Torres-Molinos n’était pas parvenu à s’implanter dans la région. _ Oui. J’y viens… Et le voila partit dans ses explications. _ Mon enquête a révélé que non seulement Torres-Molinos n’avait pas pu s’implanter sur le canton de Cernés comme il l’avait envisagé mais que d’autres avant lui… et même après, s’étaient eux aussi cassé les dents. Mais ça je te l’avais déjà dit. _ J’y viens… Oh pardon. Donc, je disais que je me suis intéressé à l’autre côté. A ceux qui étaient candidats. _ Une quoi ? _ J’y suis. _ Hein ??? _ A mon avis, t’as la solution sur la bande si tu ne l’a pas effacée. Pedro Barbosa alluma sa chaîne Hifi et glissa la cassette dans le lecteur approprié. « … je vous rappelle le tirage de ce soir : le 28, le 25, le 36, le 12, le 17, le 42 et comme numéro complémentaire le 5… rendez-vous samedi … bonne soirée à tous… » _ Tu vois ce que j’ t’ disais. « … Lucien, tu veux bien éteindre la télé ? … _ Bon sang, mais c’est bien sûr ! S’écrie soudainement Gérard Manpassoif, imitant Raymond Souplex dans les Cinq dernières minutes, Tu peux couper je crois avoir compris. Pour faire court, car l’heure tourne et le lecteur s’impatiente. Il ne va pas tarder à passer à autre chose… _ Abrège, veux-tu ! El Babosa fit rembobiner la bande et le passage fut diffusé une seconde fois. _ Stop ! Merci. Restons sur le gros œuvre. Si on dresse la liste des entreprises locales susceptibles de réaliser les travaux il n’y en a que … Gérard Manpassoif ouvre sa serviette et en extrait un dossier assez épais où il retrouve ladite liste _ En effet, très astucieux comme mécanisme. Faut vraiment avoir l’esprit tordu pour l’avoir conçu. Vraiment tordu. Et vous, avez-vous compris la martingale ? Non, alors je vous la fait simple.
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