iBLOG précédent iBLOG suivant



Publié le 03/02/2009 à 17:19
Par Trebor Yles
2-221 - Le coup de fusil


Il fut une époque, heureusement révolue, où il n’était pas bon de se risquer dans certains restaurants. Le patron vous y guettait planqué derrière son comptoir. Le serveur jouait les rabatteurs. Et la serveuse était prompte à monter.

_ Et dans l’assiette ?
_ De la boustifaille.
_ Et dans le verre ?
_ De la piquette ou de la bibine, suivant l’endroit.
_ Et l’addition ?
_ La quoi ? Ah la douloureuse vous voulez dire ! Salée… très salée.

Le client repartait alors allégé aux deux sens du terme, car non seulement il avait mal mangé, s’il avait osé le faire, mais aussi le portefeuille amaigri. Et je te dis pas la bordée de reproches qu’il essuyait de la part de Madame.

_ Non mais t’as pas honte de m’avoir amenée dans un tel bouge ? T’es pas prêt de m’y faire revenir.

Oh c’était pas la peine de le dire à Monsieur. L’avait compris la leçon. Déjà que l’argent du mois en avait pris un coup, il n’annonçait pas midi mais plutôt six heures.

Pourtant le restaurant faisait parfois partie d’une chaîne, mais les maillons devaient être très lâches. Y avait du jeu, d’où parfois ces surprises désagréables.

Un peu comme celle qu’a eue la famille Bidolli l’autre matin en arrivant à Maizy lès Piay. Cyprien et Estelle Bidolli sont arrivés sur le coup de 12 h 15 et se sont arrêtés devant le restaurant attenant au garage du Méridien.

Attirés par le menu affiché ils n’ont même pas levé la tête pour voir l’enseigne. Malgré les rideaux tirés, Cyprien a poussé la porte d’entrée et les voici à l’intérieur.

L'aurait pas dû le faire. L'aurait dû lever le nez. L'aurait dû lire ce qu'il aurait dû voir. L'a pas fait... Tant pis pour lui. L'aurait su que c'était pas une bonne adresse. Qu'on l'y recevrait mal.

Peut-être qu'il a cru à un simple bris. Bris qui en disait long quand même. Mais bon, sont entrés. Alors faut assûmer.Je continue.

Surprise, il n’y a qu’un seul client.

Alors que le serveur s’approche vers Cyprien:

_ Vous désirez ?
_ Déjeuner, c’est possible ?
_ Bien sûr. Combien ? Deux couverts ?

Non je ne vais pas vous servir le texte de Bigard. Ce serait du réchauffé. Déjà que l’ambiance de ce restau est sinistre.

Non ce qui est important, en plus du cadre, c’est ce qui est en train de se passer derrière Cyprien.

Si vous examinez bien les photos, vous vous apercevrez que l’Estelle se désintéresse de ce que dit son mari. Par contre elle regarde en direction du client déjà attablé.

Et là elle reconnaît Stephen Ruth son amour de jeunesse … Celui pour qui elle eut jadis le coup de foudre. (*)







(*) Ses parents s’opposant à cette liaison, la mirent en pension à Paris où elle rencontra Cyprien, qui fils de commerçant en literie, correspondait mieux à leurs vues.




Quel choc pour Estelle. Retrouver Stephen ici, dans ce lieu mal famé et dans cet état !

Quelle déchéance ! 
 

Faut dire que ledit Stephen baigne dans l’alcool. A un point que le niveau apparait dans ses yeux. Il tangue sur sa chaise. Et lorsqu’il la voit il lui faut un temps d’adaptation. Faut qu’il assure la mise au point. Celle-ci plus ou moins établie, faut que son décodeur veuille bien en traduire les données. M’enfin je la connais celle-là. Au bout d’un temps certain il la retapisse.

_C’est Estelle !
 

Il veut se lever. Au prix d’un gros effort il y parvient difficilement. Veut lever son verre en son honneur. Tend le bras et part en arrière. Loupe sa chaise et se retrouve par terre dans un vacarme qui attire l’attention de Cyprien Bidolli. Celui-ci découvre l’ivrogne et l’aide à se relever.
 

Comprenant qu’il s’est fourvoyé il prend Estelle par le bras et quitte le restaurant.
 

Pour Estelle le choc fut brutal. Dès qu’elle l’eut reconnu elle en voulut encore plus à ses parents. Voila ce qu’ils avaient réussi à faire. Non contents de les avoir séparés, ils l’avaient brisé. 
 

Pourtant, c’était un charmant garçon. Plaisant et un peu coureur. Mais qui n’avait pas de situation stable. De plus simple fils d’ouvriers. C’était rédhibitoire à leurs yeux.
 

Pourtant, ils n’étaient que de vils prétentieux issus de familles aux mariages arrangés et qui voulaient poursuivre dans cette voie.
 

Pourtant, qu’est-ce que j’ai pu l’aimer, pensa-t-elle en quittant la gargote. Quel couple l’on faisait. Mais je ne suis pas malheureuse avec Cyprien et je ne manque de rien.
 

Elle se mit alors à évoquer les quelques semaines qu’elle avait passées dans les bras de Stephen. Semaines bien prudes au regard des pratiques d’aujourd’hui. Le rouge lui vint rapidement aux joues lorsqu’elle se rappela comment il lui révéla le pouvoir magique de ses doigts. 
 

Cyprien s’en aperçut et lui dit :
 

_ T’es toute rouge ! Qui y a-t-il ?
_ Rien du tout. Ça va passer.
_ T’en est sûre ?
_ Oui ! oui, partons vite d’ici. On s’arrêtera plus loin. 


Son Amour avait pris un coup de fusil.

 
 

Publié le 25/01/2009 à 15:23
Par Trebor Yles
2-220 - La bonne Hortense  


Naguère, par temps froid ou humide, lorsque sa voiture avait séjourné dehors ou dans un endroit non chauffé, le matin, un petit coup de manivelle favorisait le démarrage du moteur en soulageant batterie et démarreur. 

Ce temps est aujourd’hui révolu. Mais fut un temps … que les moins de 2…


Je sais, vous allez dire que c’est encore une scie que je vous sers, alors disons que les moins de 80 ans n’ont pas connus.
 

Nous sommes au milieu des années 1930.
 Hubert, Henri, Honoré Tréchair de Voux-Ressevoard, baron des Monts Piay Hauts Culles (*)  est un vieux beaux. Cela fait bientôt quinze ans qu’il a pour maîtresse la belle Hortense, de douze ans sa cadette.  

Laquelle Hortense habite chez lui à la belle saison. Mais dès les premiers froids, elle préfère regagner sa propre demeure, mieux chauffée.
 

Lui est veuf depuis…
 

_ Le décès de sa femme !
_  T’as trouvé ça tout seul ? Ou on te l’a soufflé ?  

… disons trois ans et demi, elle délaissée par son mari Valentin Siahanfleur parti aux Amériques avec une jeunesse deux ans plus tôt.
 

Hortense est une femme de tempérament, comme l’on dit, mais aujourd’hui, l’âge venant, 3H a de plus en de mal à l’arroser, l’Hortense Siahanfleur.
 

C’est pourquoi si l’on prêtait l’oreille certain soir d’automne il serait possible d’entendre ce dialogue.
 

_ Maxime, reconduisez Madame chez elle.
_ Bien Monsieur le Baron.
_  Et vous resterez à son service.
_ Merci Monsieur le Baron. 

Ce que ne manquait pas de faire ledit Maxime, chauffeur et valet de chambre de 3H, qui prenait grand plaisir à satisfaire son maître dans cette mission.

Faut dire aussi qu’il  s’agissait d’une agréable mission que lui confiait le baron. 
 

Ainsi comblée la nuit venue, Hortense continuait de sépanouir de jour en jour.
  

(*) Très petite baronnie située aux confins du Chalonnois que son aïeul Anselme Tréchair reçut en récompense de certains services rendus au Duc du cru, pour le prix de son silence. Faut dire que la légende voudrait qu’il se soit substitué à celui-ci pour assurer sa descendance.
 

  
Publié le 18/01/2009 à 11:35
Par Trebor Yles
2-129 - L’étançon dure  


Oh ! pu…naise ! Kékidi l’ôtre ??? 

« Les temps sont durs », que je voulais écrire et voila que le logiciel d’écriture vocale affiche « L’étançon dure ». Faut reconnaître qu’il a du vocabulaire car qui sait ce qu’est un étançon ? Allez regarder dans votre dictionnaire favori. Oui, celui qui est recouvert de poussière ou qui sert à caller l’armoire suédoise. Enfin celui qui n’est jamais ouvert. Pas étonnant que le français moyen n’utilise que 200 mots pour s’exprimer.
 

_Oh là ! l’ancien ! faudrait voir à te calmer. C’est pas parce que t’as fait un mauvais rêve qu’il faut enquiquiner les autres ? D’accord ?
 

_D’accord ! Mais que veux-tu en cette période de crise y a des choses qui me révoltent. Déjà que personne ne parle d’augmenter les retraites cette année, y en a plein d’autres qui savent pas s’il seront payés à la fin du mois et encore plein d’autres s’ils auront encore du boulot demain.
 

_Et pendant ce temps là, y en a – beaucoup moins faut reconnaître – qui continuent à s’en mettre plein les poches et sans trop se fâtiguer en plus. Et notre Président qui est anti 68. L’a pas tout à fait tort car on n’est pas allés assez loin à l’époque.
 

_Tu peux parler ! Toi t’as fait grève 24 heures dans ta fac et t’as eu ton Deug on ne sait comment !

_Mais je l’ai eu . C’est vrai que la seule journée où ils ont fait venir les CRS ça a quand même chauffé.
 

_Bon d’accord, mais tu veux en venir où ce matin ?
 

_Ben au fait que ce samedi les derniers agriculteurs de Maizy lès Piay sont venus manifester devant le garage du Méridien pour rouspéter contre une nouvelle baisse des prix de production que leur réclament les grossistes.

_
Z’en n’ont marre d'être pressurés. Veulent pouvoir vivre de leur travail. Et pour une fois ils étaient tous d’accord, FNSEA, Confédération paysanne et Jeunes agriculteurs. Ouais, rien de très banal en somme.

_Que tu dis !

Parce que le côté scabreux de l’histoire, c’est que c’est le moment qu’a choisi Romarine Goureux (1) pour aller faire les soldes en ville. 
 

Mais, Mademoiselle ne s’est pas contentée de prendre la C1 que ses parents lui ont offerte pour son bac, mais le cabriolet C5 de démonstration que son père avait obtenu par faveur. En effet, bien qu’à l’enseigne Simca son entreprise a besoin de vivre. Et même bien vu le train que mènent de concert  mère et fille. D’ailleurs la Véro est déjà en ville, partie au volant de son C3 Picasso et armée de ses cartes de crédit.
 

C’est pourquoi Thierry Goureux s’est fait lui aussi importateur de modèles récents à prix plus ou moins cassés. En ce moment ce sont des Citroën qu’il propose. Demain ce sera tout autre. Selon l’offre et la demande.
 

Ainsi, alors de certains tentent de survivre, d’autres font comme si de rien n’était en répondant qu’ils font marcher le commerce. Mais est-ce bien certain ?
  

_(1) Fille du couple formé par sa mère Véronique Glasset et son compagnon Thierry Goureux


Publié le 23/11/2008 à 16:13
Par Trebor Yles
2-219 - 100.000 km à 100 km/h !



Si l’histoire a conservé des traces des records établis par une Aronde entre le 1er août et le 16 septembre 1953, elle n’en a pas gardé de ce qu’elle advient dans les mois qui suivirent. C’est ainsi qu’elle se retrouva un jour dans le hall d’exposition de Marius Glasset, alors agent Simca de Maizy lès Piay au moment où débutait la commercialisation de l’Aronde 1955 dite surbaissée. L’avait mis le temps mais elle était là pour une semaine. Grâce à des photos des archives personnelles de Grégoire Attois, le pigiste de la Feuille de Choux Farcie, retrouvées au milieu des  Feuilles fanées, les archives de FCF cet instant peut vous être présenté à nouveau.



 
Publié le 17/11/2008 à 17:07
Par Trebor Yles
2-128 - Tous à Piay !  


Ce fut comme une traînée de poudre. Alors qu’à Reims ça tournait vinaigre les portables se mirent à crépiter samedi dans la soirée. Rassurez-vous cela n’avait rien à voir avec la politique. Rien à voir. Mais rien à voir du tout.
 

En fait, c’est le Président du Club 3A qui a allumé la mèche en m’interpelant sur FA. Je répercutais sa demande sur Jean Aymard du Tacot, le Président du M.C.C. qui tout de suite répondit présent. Pensez ! Tenter d’obtenir une prolongation de la collection SIMCA au-delà des 60 numéros annoncés, ça ne se discute même pas. Le temps de trouver les slogans et de faire les banderoles et autres calicots et c’était parti. Enfin presque, car, comme toujours y en a des lents de la comprenette.
 

_ Tous à Piay ! avait été le mot d’ordre.
_ Pourquoi à pieds ? Je croyais qu’on allait en voitures comme d’habitude.
_ Pas à pieds, mais à Piay qu’il faut aller… quoique. Tu peux prendre ta voiture ou y aller à pieds.
_ T’ fous pas de moi !, Tu défiles comment quand tu manifestes ?
_ Ben à pieds…
_ Tu vois ! 

Un vrai dialogue de sourds … comme leurs pieds.
 

_ T’es lourd.
 

Et c’est ainsi que ce lundi matin les plus anciens car disponibles ont répondu à l’appel et se sont réunis devant la Mairie de Piay.
 

Puis, ils ont contourné la ville par le Nord pour redescendre la rue du Général de Gaulle de Maizy lès Piay afin de terminer leur parcours devant le dernier garage SIMCA de France. Celui de Mathias Glasset.
 

Vous les voyez au moment des discours devant le garage Glasset. Ils étaient un peu plus de 500 d’après les organisateurs et à peine 200 selon la Gendarmerie.
 

Certains diront que les forces de l’ordre étaient très représentées et avaient des uniformes peu d’actualité. Ils auraient tort car ce ne sont que des bénévoles du M.C.C. qui assuraient la sécurité de la manifestation et qui, pour l’occasion, avaient obtenu l’autorisation de le faire dans des tenues d’époque.
 

 
 

L’équipe de FCF-Rétrovision tient à remercier chaleureusement les personnes qui ont permis à son équipe de photographes de disposer de leurs fenêtres pour pouvoir travailler.
  


Et si, comme nous, vous souhaitez voir la collection SIMCA se prolonger au-delà de ses 60 numéros, merci d’envoyer un e-mail en ce sens à la société ALTAYA sur son site www.altaya.fr

 
  
  
  
  
  

Publié le 16/11/2008 à 17:02
Par Trebor Yles
2-127 - L’eusses-tu cru ? 


 Oui, l’eusses-tu cru qu’il soit encore possible de trouver de nos jours un garage à l’enseigne SIMCA ?Eh bien tu l’as sous les yeux. Et il est tout neuf. L’est tout propre aussi. L’a pas encore trop de traces ou de cambouis. Faut dire que le Thierry Goureux, le nouveau gérant, n’a pas lésiné. Avec l’autorisation du propriétaire des murs, son (faux) beau-père, vu qu’il vit avec sa fille (1) depuis cinq ans, il a fait tomber les murs de l’ancien atelier pour en avoir un plus petit – mais plus fonctionnel et lui dégageant une cour pour l’exposition des voitures à vendre. Gérard Manpassoif, qui passait par là, s’est fait un plaisir de voler les photos que voici. 

 
_ (1) Véronique Glasset, fille de Mathias et petite fille du fondateur du garage   

 
 
  
  


Comment s'y retrouver dans la famille Glasset ?

 _Dans la famille Glasset… je voudrais le Grand-père…
_ J’ai ! Marius de son prénom (1915 – 1989). Fils puiné de cultivateurs, métayers de leur état sur la commune de Montalon, au lieu-dit la Maraude. Dès 14 ans en apprentissage chez le charron du bourg où il confirma sa passion pour la mécanique. Est-ce à cause de son lieu de naissance, toujours est-il qu’il avait le chic pour dénicher la pièce introuvable pour tout un chacun. Suffisait de lui dire qu’on ne trouvait pas quelque chose pour qu’il vous le procure dans l’instant. Faut pas exagérer non plus. Il lui fallait un certain temps, voire un temps certain parfois, mais il n’était jamais revenu les mains vides. De retour du service militaire il entra comme ouvrier au garage du Méridien. Le samedi soir il faisait du gringue à la Germaine Blouzard, la cadette de son patron. Lequel dut le prendre rapidement pour gendre. Mais comme il était très pro cela lui convint très bien. C’est ainsi qu’en 1938 il devint le gérant du garage avant d’en devenir le vrai propriétaire à la mort de son beau-père, en 1950. 1950 est aussi l’année où il put devenir Agent Simca. 

_ Je voudrais aussi le père…
_ J’ai encore ! Donc, Mathias Glasset (1940 – 20 ??) , l’actuel propriétaire du garage du Méridien. Un fondu des vieilles Simca et ce depuis son plus jeune âge. Faut dire que la légende prétend qu’il aurait été conçu dans une Simca Six (2). Il fut même concessionnaire Simca à son retour d’Algérie où il fit son temps de 1959 à 1961. Mais lorsque le panonceau SIMCA dût être ramené définitivement pour être remplacé par celui de Talbot il préféra renoncer à ce dernier. Déjà que pour passer de Simca à Chrysler il fit de la résistance. Là il préféra abdiquer et conserver l’enseigne Simca. 

_ Alors je voudrais le fils…
_ Là j’ai pas !
_ Ah bon. A toi de demander … 

Pourquoi ? Parce que Mathias n’a eu qu’une fille, Véronique (1968 – 2 ???).

Pourtant le garage est toujours là. C’est aussi pourquoi, malgré une extension (le hall d’exposition et l’appartement du dessus) et deux ravalements de façades, si vous passez demain dans la rue Charles de Gaulle à Maizy lès Piay, vous passerez toujours devant un garage Simca. Mathias ne joue plus aujourd’hui qu’un rôle secondaire dans ce garage où son (faux) gendre Thierry Goureux a pris le relais.

Mais quid de Dorothée Glasset ?  Elle n'est que la seconde épouse de Mathias et a 18 ans de moins que lui. Elle fut la cause de son divorce d'avec Nicole Leffert, la mère de Véronique.

_(2) C'est vraiment une légende car la Simca Six date de 1947

Mon calendrier
< Nov. 2009  
L M M J V S D
      1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
30      
Trafic
Noter ce blog :
1 5
1193 connectés
15192 visiteurs
Agrégateurs RSS
bloglines
google
netvibes
newsburst
newsgator
pluck
yahoo