|
Publié le 13/03/2008 à 09:09
Par Trebor Yles
V8 ? … Suez !
Pourquoi un tel titre direz-vous ? Un peu d’histoire pour les djeunes. Le pétrole ! Le pétrole vous-dis-je … Celui dont le baril flambe à plus 110 $ en ce moment. Alors qu’il fut un temps où … Et puis est arrivé Nasser, le président de l’Egypte qui, un beau matin de 1956 décida de nationaliser le canal de Suez (1). S’en suivit la première crise pétrolière qui vit ressurgir en France les tickets de rationnement pour l’essence. Les moins de 20 ans peuvent-ils concevoir qu’à ce moment là on ne pouvait circuler en voitures que dans son propre département et les départements limitrophes. Pas question de quitter le Nord pour aller chercher une Horizon dans le midi, et la remonter. Alors quand la crise arriva, Simca, qui avait ce projet dans ses cartons depuis un certain temps, plaça le moteur de l’Aronde dans une carrosserie de Vedette et lança l’Ariane 4 avec le succès que l’on sait aujourd’hui.
Mais revenons quelques semaines avant … Pendant l'été indien 1956, Paul Hyttick, qui venait d’acquérir de nouveaux locaux, encore en cours d’aménagement (2) reçut l’aide de l’agent régional Simca pour organiser une présentation complète de la gamme des Vedette V8. Alors que Serge Lamin prend les coordonnées d’un client potentiel Danton Plackard détaille le gros moteur d’une Trianon. On remarque aussi la présence de M° Lambrouille, alors seulement Maire de Cernés le Vieux et Conseiller général du canton (3) entre Versailles et Marly. Il se laissera finalement tenté par la Régence qu’il remplacera par une Présidence deux ans plus tard.
(1) Cela me fait penser que lorsque je vois le large sourire du logo de Suez je ne lis qu’un impératif révélateur (2) cf. 606 – Le Paul Hyttick garage( 3) Il deviendra aussi plus tard député de la circonscription (cf. 602 – la présidence de « Tourne vents »)
Publié le 06/03/2008 à 15:21
Par Trebor Yles
Rencontre du premier type (fait de société)
Qui n’a pas croisé sur son chemin ces camionnettes garées perpendiculairement à leur route ? Rien qu’au long des 60 km qui me séparent de Lyon j’en ai compté jusqu’à six certains jours. Depuis que ces dames sont chassées des centres ville nous les retrouvons à la campagne. L’air y est peut être meilleur. Mais leur sécurité ? Nous voyons Nadia discutant avec un représentant de passage.
Publié le 04/03/2008 à 10:03
Par Trebor Yles
Fallait pas l’énerver ! Non fallait pas !
Il est vrai que chaque fois que les forces de l’ordre lui demandaient sa profession il avait l’habitude de répondre : « gérant de Casino ». - Vous ? lui répliquaient-elles, le visage fendu par un grand éclat de rire. C’était mieux que d’un éclat d’obus. Mais vous avez vu votre allure ? - Et alors, je suis gérant du Casino de la rue Elcourbe à Cernés. - Ha, de la supérette ? Fallait le dire tout de suite ! Là on comprend mieux. Ouf soupirait-il alors. Il allait encore s’en sortir cette fois ci. Et pourtant …
Pourtant, malgré son nom Silvestro di Vincenzo-Ylsoule était aussi bel et bien gérant d’un autre casino, mais non déclaré celui-là, qu’il gérait dans la rue derrière son Casino. C’est vrai que vous ne connaissez pas bien Cernès car vous n’êtes pas beaucoup concernés par cette petite ville. Alors venez que je vous explique… La rue Elcourbe, contrairement à son nom, est rectiligne et parallèle à la rue sur laquelle donne le clandé de Silvestro. Mais suis-je bête, vous le connaissez ce clandé. Du moins sa façade qui n’a pas bougé depuis des lustres. C’est celle du vieux garage Azur. En fait, le garage s’est transformé un beau jour en un tripot de luxe où la fine fleur de la région vient s’encanailler certains soirs. Et oui, nous revoici, rue Pavée d’Andouilles. Une rue qui nous est chère et où certains soirs le prix de la voiture est en forte hausse.
Bon c’est bien beau tout ça mais pourquoi fallait-il pas l’énerver le Silvestro? Ben, c’est tout simple. C’est Mimile la Jonquaille (1) qui alluma la mèche un soir où il l’était beaucoup – éméché - … Sylvo ! tout bouge … m’ croirais en bagnole … alors qu’il se trouvait en pleine partie de poker. Et Sylvo de réagir au quart de tour. Un flash qu’il dira par la suite. Pas celui des radars, mais l’autre, le juteux car ce fut une idée de génie… Fallait y penser … - Vont voir ce qui vont voir ! Et ils ont vu…
Une fois par semaine un monstre faire l’aller-retour vers la capitale, transportant sa tablée de joueurs. L’ avait fait transformer la DS laboratoire qui commençait à rouiller en salon de jeux ittinérant. La réussite fut totale. Fallait pas l’énerver !Vraiment pas ! (1) cf. 618 – La triplette de Ménoies
Merci à JPG a qui est dédié cet épisode
Publié le 12/02/2008 à 11:00
Par Trebor Yles
La Simca à Hélice
Qui a osé écrire mon nom comme ça !Je m’appelle Anatole Hélys et non pas Hélice. Veuillez corriger tout de suite ! Pouvez pas pour le titre ? C’est trop tard… bon mais pour la suite du texte ? Oui ! Merci …
A la fin des années 1940 la rue pavée d’Andouilles vit ses dernières heures de faste. Si l’on peut s’exprimer ainsi vu que son principal pôle d’activités a été prié d’aller s’installer ailleurs. Mais comme toujours en France, il y a des irréductibles. C’est dans notre nature et c’est tant mieux. Aussi, un soir de nostalgie Dyna la notaire, ne pouvant se résigner à quitter la rue s’en ouvrit à Anatole Hélys, le pédicure voisin. Lequel lui répondit : ici je soigne vos pieds et je prends le mien avec toi. Pourquoi ne pas concilier les deux. Ainsi la boutique d’A.Hélys connut-elle un regain d’activités pendant quelques années. Il est vrai que le pédicure se disait veuf. La vérité, c’est que sa femme l’avait quitté pour un représentant en lingerie fine en 1936, lors des premiers congés payés. Dyna s’installa et proposa ses soins à côté de ceux d’Anatole. Lui profitait des beaux jours pour travailler sur le pas de sa porte. Elle derrière les rideaux de la boutique. Jusqu’au jour où un père la pudeur, jaloux de la Simca 5 d’Anatole – comment ce pédicure pouvait-il s’offrir une telle voiture avec si peu de clients ? - porta le pet qui entraîna l’arrêt des activités de Dyna entre deux représentants de la maréchaussée. A.Hélys attendit son retour puis se retira avec elle à Grattoux. Vous connaissez la suite (1) la rue Pavée d’Andouilles est devenue une rue des plus anonymes. Scènes de rue où l’on voit notamment la Simca 5 à Hélys garée le long du trottoir. (1) cf. fcfretrovision 613 – L’apporteuse de pain et fcfretrovision2 106 – Echec et mat !
Publié le 10/02/2008 à 17:00
Par Trebor Yles
Mariag’attitude
D’un correspondant anonyme via internet.
Cela s’est déroulé samedi matin dernier. Le garage Ducoin a été le cadre inattendu d’un mariage célébré dans le plus grand secret par Armand Janet-Vudotre le premier adjoint au maire de Ménoies sous Vairges. Pour preuve les photos prises lors de la cérémonie par un des ouvriers du garage qui a voulu garder l’anonymat. On y voit très clairement l’ex idole Mathilda-Reine Dezes-Poirdéssus (1) aux côtés du non moins célèbre Nicklos Crinlevendès P.D.G. des Ets Matonbinvu spécialiste des effets de Manche (flux et reflux) au moment de l’échange des consentements. Mais attendez, y a kéke chose ki cloche …
Bon sang, mais c’est bien sûr … Regardez bien dans l’angle de la photo, il y a d’autres personnes dans le garage. Va falloir mener l’enquête. Mais ké que c'est que ce binzzzz ? En fait ce n’était que le tournage d’une pub parodique pour le nouveau cabriolet Airlib de KLINKAN. La première chinoise importée. En effet au moment de prononcer le Oui fatidique Mathilda-Reine crie … Non je préf’Airlib (2) et s’enfuie au volant de son cabriolet. C’est pourquoi nous retrouvons Mathilda-Reine discutant avec son agent auprès d’un véhicule d’Auto Vidéo qui a assuré le tournage.
(1) qui l’a vraiment reconnue lorsqu’on a l’habitude de la voir comme sur l’affiche ? (2) l’on comprend « être libre »
Pour répondre à une question : comment naissent vos délires ? C’est très simple, il suffit qu’un modèle m’interpelle. Celui-ci par exemple. Chaque samedi soir je dresse la liste d'au plus cinq miniatures presse susceptibles d’avoir les honneurs de Collec’Hebdo 43 à partir du planning de Nyvetdupic. Le lundi matin je l’a donne à mon crémier pour qu’il me les mette de côté. Jeudi matin, attendant mon tour j’ai fouiné dans le rayon parmi les modèles non sélectionnés et le Concept R de VW a retenu mon attention. Le temps de faire les 2m me séparant de la caisse le thème de ce délire se dessinait et sur le chemin du retour (20 mn à pieds) les personnages étaient définis et le scénario écrit. Restait plus qu’à mettre tout cela en musique. Voilà qui est fait. Un grand merci à ce Concept R de VW pour son concours involontaire.
Publié le 05/02/2008 à 14:56
Par Trebor Yles
Un peu plus à droite … stop !
Rassurez-vous chers lecteurs. Il n’est nullement question de politique ici. Ce n’est pas le lieu. Non, simplement il me faut toujours un titre le plus accrocheur possible. J’ai encore du bouleau en la matière. Mais revenons à cette invective. Nous sommes à la fin des années 1950, début des années 1960. C’est le début des premiers remembrements à Touhautour. Les luttes d’influence vont commencer et les querelles de bornage s’accentuer, comme dans « La Terre ». Pour sauver ce qui a le plus de valeur à ses yeux le père Mathieu Faysse s'est résigné, en désespoir de cause, de partager entre ses enfants le pré Cipice. L'invective émane de Théo Dolite arpenteur (1) qui guide un de ses assistants pour mesurer et découper en trois cette bande de terre qui surplombe la départementale. Elle qui a permis de soulager maintes vessies avant d’arriver au bourg. (1) féminin = arpenteuse, nom donné à certaines chenilles, mais aussi adjectif péjoratif pour qualifier certaine pratique ou certaines personnes.
 |
|
<
|
Nov. 2009 |
|
| L |
M |
M |
J |
V |
S |
D |
| | | | | | | 1 | | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | | 30 | | | | | | |
Noter ce blog :
1193 connectés
15191 visiteurs
|