iBLOG précédent iBLOG suivant



Publié le 25/01/2009 à 15:23
Par Trebor Yles
2-220 - La bonne Hortense  


Naguère, par temps froid ou humide, lorsque sa voiture avait séjourné dehors ou dans un endroit non chauffé, le matin, un petit coup de manivelle favorisait le démarrage du moteur en soulageant batterie et démarreur. 

Ce temps est aujourd’hui révolu. Mais fut un temps … que les moins de 2…


Je sais, vous allez dire que c’est encore une scie que je vous sers, alors disons que les moins de 80 ans n’ont pas connus.
 

Nous sommes au milieu des années 1930.
 Hubert, Henri, Honoré Tréchair de Voux-Ressevoard, baron des Monts Piay Hauts Culles (*)  est un vieux beaux. Cela fait bientôt quinze ans qu’il a pour maîtresse la belle Hortense, de douze ans sa cadette.  

Laquelle Hortense habite chez lui à la belle saison. Mais dès les premiers froids, elle préfère regagner sa propre demeure, mieux chauffée.
 

Lui est veuf depuis…
 

_ Le décès de sa femme !
_  T’as trouvé ça tout seul ? Ou on te l’a soufflé ?  

… disons trois ans et demi, elle délaissée par son mari Valentin Siahanfleur parti aux Amériques avec une jeunesse deux ans plus tôt.
 

Hortense est une femme de tempérament, comme l’on dit, mais aujourd’hui, l’âge venant, 3H a de plus en de mal à l’arroser, l’Hortense Siahanfleur.
 

C’est pourquoi si l’on prêtait l’oreille certain soir d’automne il serait possible d’entendre ce dialogue.
 

_ Maxime, reconduisez Madame chez elle.
_ Bien Monsieur le Baron.
_  Et vous resterez à son service.
_ Merci Monsieur le Baron. 

Ce que ne manquait pas de faire ledit Maxime, chauffeur et valet de chambre de 3H, qui prenait grand plaisir à satisfaire son maître dans cette mission.

Faut dire aussi qu’il  s’agissait d’une agréable mission que lui confiait le baron. 
 

Ainsi comblée la nuit venue, Hortense continuait de sépanouir de jour en jour.
  

(*) Très petite baronnie située aux confins du Chalonnois que son aïeul Anselme Tréchair reçut en récompense de certains services rendus au Duc du cru, pour le prix de son silence. Faut dire que la légende voudrait qu’il se soit substitué à celui-ci pour assurer sa descendance.
 

  
Publié le 18/01/2009 à 11:35
Par Trebor Yles
2-129 - L’étançon dure  


Oh ! pu…naise ! Kékidi l’ôtre ??? 

« Les temps sont durs », que je voulais écrire et voila que le logiciel d’écriture vocale affiche « L’étançon dure ». Faut reconnaître qu’il a du vocabulaire car qui sait ce qu’est un étançon ? Allez regarder dans votre dictionnaire favori. Oui, celui qui est recouvert de poussière ou qui sert à caller l’armoire suédoise. Enfin celui qui n’est jamais ouvert. Pas étonnant que le français moyen n’utilise que 200 mots pour s’exprimer.
 

_Oh là ! l’ancien ! faudrait voir à te calmer. C’est pas parce que t’as fait un mauvais rêve qu’il faut enquiquiner les autres ? D’accord ?
 

_D’accord ! Mais que veux-tu en cette période de crise y a des choses qui me révoltent. Déjà que personne ne parle d’augmenter les retraites cette année, y en a plein d’autres qui savent pas s’il seront payés à la fin du mois et encore plein d’autres s’ils auront encore du boulot demain.
 

_Et pendant ce temps là, y en a – beaucoup moins faut reconnaître – qui continuent à s’en mettre plein les poches et sans trop se fâtiguer en plus. Et notre Président qui est anti 68. L’a pas tout à fait tort car on n’est pas allés assez loin à l’époque.
 

_Tu peux parler ! Toi t’as fait grève 24 heures dans ta fac et t’as eu ton Deug on ne sait comment !

_Mais je l’ai eu . C’est vrai que la seule journée où ils ont fait venir les CRS ça a quand même chauffé.
 

_Bon d’accord, mais tu veux en venir où ce matin ?
 

_Ben au fait que ce samedi les derniers agriculteurs de Maizy lès Piay sont venus manifester devant le garage du Méridien pour rouspéter contre une nouvelle baisse des prix de production que leur réclament les grossistes.

_
Z’en n’ont marre d'être pressurés. Veulent pouvoir vivre de leur travail. Et pour une fois ils étaient tous d’accord, FNSEA, Confédération paysanne et Jeunes agriculteurs. Ouais, rien de très banal en somme.

_Que tu dis !

Parce que le côté scabreux de l’histoire, c’est que c’est le moment qu’a choisi Romarine Goureux (1) pour aller faire les soldes en ville. 
 

Mais, Mademoiselle ne s’est pas contentée de prendre la C1 que ses parents lui ont offerte pour son bac, mais le cabriolet C5 de démonstration que son père avait obtenu par faveur. En effet, bien qu’à l’enseigne Simca son entreprise a besoin de vivre. Et même bien vu le train que mènent de concert  mère et fille. D’ailleurs la Véro est déjà en ville, partie au volant de son C3 Picasso et armée de ses cartes de crédit.
 

C’est pourquoi Thierry Goureux s’est fait lui aussi importateur de modèles récents à prix plus ou moins cassés. En ce moment ce sont des Citroën qu’il propose. Demain ce sera tout autre. Selon l’offre et la demande.
 

Ainsi, alors de certains tentent de survivre, d’autres font comme si de rien n’était en répondant qu’ils font marcher le commerce. Mais est-ce bien certain ?
  

_(1) Fille du couple formé par sa mère Véronique Glasset et son compagnon Thierry Goureux



Mon calendrier
< Jan. 2009 >
L M M J V S D
   1234
567891011
12131415161718
19202122232425
262728293031 
Trafic
Noter ce blog :
1 5
1128 connectés
14993 visiteurs
Agrégateurs RSS
bloglines
google
netvibes
newsburst
newsgator
pluck
yahoo