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Publié le 12/02/2008 à 11:00
Par Trebor Yles
La Simca à Hélice 

Qui a osé écrire mon nom comme ça !
Je m’appelle Anatole Hélys et non pas Hélice. Veuillez corriger tout de suite ! Pouvez pas pour le titre ? C’est trop tard… bon mais pour la suite du texte ? Oui !  Merci … 

A la fin des années 1940 la rue pavée d’Andouilles vit ses dernières heures de faste. Si l’on peut s’exprimer ainsi vu que son principal pôle d’activités a été prié d’aller s’installer ailleurs. Mais comme toujours en France, il y a des irréductibles. C’est dans notre nature et c’est tant mieux. 
Aussi, un soir de nostalgie Dyna la notaire, ne pouvant se résigner à quitter la rue s’en ouvrit à Anatole Hélys, le pédicure voisin. Lequel lui répondit : ici je soigne vos pieds et je prends le mien avec toi. Pourquoi ne pas concilier les deux.
Ainsi la boutique d’A.Hélys connut-elle un regain d’activités pendant quelques années. Il est vrai que le pédicure se disait veuf. La vérité, c’est que sa femme l’avait quitté pour un représentant en lingerie fine en 1936, lors des premiers congés payés. Dyna s’installa et proposa ses soins à côté de ceux d’Anatole. Lui profitait des beaux jours pour travailler sur le pas de sa porte. Elle derrière les rideaux de la boutique.
Jusqu’au jour où un père la pudeur, jaloux de la Simca 5 d’Anatole – comment ce pédicure pouvait-il s’offrir une telle voiture avec si peu de clients ? - porta le pet qui entraîna l’arrêt des activités de Dyna entre deux représentants de la maréchaussée. A.Hélys attendit son retour puis se retira avec elle à Grattoux.
Vous connaissez la suite (1) la rue Pavée d’Andouilles est devenue une rue des plus anonymes.
Scènes de rue où l’on voit notamment la Simca 5 à Hélys garée le long du trottoir. 

(1) cf. fcfretrovision 613 – L’apporteuse de pain et fcfretrovision2 106 – Echec et mat !

  
  
  
  
 
  

Publié le 10/02/2008 à 17:00
Par Trebor Yles
Mariag’attitude  

D’un correspondant anonyme via internet.
 

Cela s’est déroulé samedi matin dernier. Le garage Ducoin a été le cadre inattendu d’un mariage célébré dans le plus grand secret par Armand Janet-Vudotre le premier adjoint au maire de Ménoies sous Vairges. Pour preuve les photos prises lors de la cérémonie par un des ouvriers du garage qui a voulu garder l’anonymat. On y voit très clairement l’ex idole Mathilda-Reine Dezes-Poirdéssus (1) aux côtés du non moins célèbre Nicklos Crinlevendès P.D.G. des Ets Matonbinvu spécialiste des effets de Manche (flux et reflux) au moment de l’échange des consentements. 
Mais attendez, y a kéke chose ki cloche


  
  
  


Bon sang, mais c’est bien sûr …  Regardez bien dans l’angle de la photo, il y a d’autres personnes dans le garage. Va falloir mener l’enquête. Mais ké que c'est que ce binzzzz ? 
En fait ce n’était que le tournage d’une pub parodique pour le nouveau cabriolet Airlib de KLINKAN. La première chinoise importée. En effet au moment de prononcer le Oui fatidique Mathilda-Reine crie … Non je préf’Airlib (2) et s’enfuie au volant de son cabriolet.
C’est pourquoi nous retrouvons Mathilda-Reine discutant avec son agent auprès d’un véhicule d’Auto Vidéo qui a assuré le tournage. 

(1) qui l’a vraiment reconnue lorsqu’on a l’habitude de la voir comme sur l’affiche ?
(2) l’on comprend « être libre »

  
  


Pour répondre à une question : comment naissent vos délires ? 
C’est très simple, il suffit qu’un modèle m’interpelle. Celui-ci par exemple.
Chaque samedi soir je dresse la liste d'au plus cinq miniatures presse susceptibles d’avoir les honneurs de Collec’Hebdo 43 à partir du planning de Nyvetdupic. Le lundi matin je l’a donne à mon crémier pour qu’il me les mette de côté. 
Jeudi matin, attendant mon tour j’ai fouiné dans le rayon parmi les modèles non sélectionnés et le Concept R de VW a retenu mon attention. Le temps de faire les 2m me séparant de la caisse le thème de ce délire se dessinait et sur le chemin du retour (20 mn à pieds) les personnages étaient définis et le scénario écrit. Restait plus qu’à mettre tout cela en musique. Voilà qui est fait.
Un grand merci à ce Concept R de VW pour son concours involontaire.


Publié le 05/02/2008 à 14:56
Par Trebor Yles
Un peu plus à droite … stop ! 

Rassurez-vous chers lecteurs. Il n’est nullement question de politique ici. Ce n’est pas le lieu. Non, simplement il me faut toujours un titre le plus accrocheur possible. J’ai encore du bouleau en la matière.
Mais revenons à cette invective. Nous sommes à la fin des années 1950, début des années 1960. C’est le début des premiers remembrements à Touhautour. Les luttes d’influence vont commencer et les querelles de bornage s’accentuer, comme dans « La Terre ».
Pour sauver ce qui a le plus de valeur à ses yeux le  père Mathieu Faysse s'est résigné, en désespoir de cause, de partager entre ses enfants le pré Cipice.

L'invective émane de Théo Dolite arpenteur (1) qui guide un de ses assistants pour mesurer et découper en trois cette bande de terre qui surplombe la départementale. Elle qui a permis de soulager maintes vessies avant d’arriver au bourg.

 

(1) féminin = arpenteuse, nom donné à certaines chenilles, mais aussi adjectif péjoratif pour qualifier certaine pratique ou certaines personnes.

  
  
  
  

Publié le 04/02/2008 à 15:55
Par Trebor Yles
Echec et mat ! 
 

La rue Pavée d’Andouilles a perdu son aura du jour au lendemain. Les commerces ont fermé les uns après les autres et aujourd’hui elle n’est plus que l’ombre d’elle-même.  Qu’une rue fantôme hantée par quelques émigrés qui y ont trouvé refuge. Certains se réunissent le soir autour d’une partie d’échecs à la lueur du faible éclairage public.

  
  
  
  
  

Publié le 03/02/2008 à 11:01
Par Trebor Yles
Et dix de chute ! 

Cela s’est déroulé samedi dernier. C’était encore la période du Blanc. 
- Pour sûr s’est dit Régis en se levant. Faut que j’aille chez Casto-brico acheter mes matériaux.
Hà, faut vous dire que le Régis s’est mis en tête de se construire une maison. Pas n’importe laquelle, celle à 10.000 euros du sieur Beurleau. Faut vous dire aussi et à sa décharge – si l’on peut s’exprimer ainsi – que l’eau y connaît pas beaucoup. L’aurait comme qui dirait oublié un zéro. Mais bon passons et revenons à samedi.
Sitôt levé, il finit de torcher le Vionier entamé la veille. Ben oui, rappelez-vous, c’est la période du Blanc ! Cherchez pas, c’est dans le texte. Empruntant le camion de sa boîte, Régis se rend chez Casto-Brico et s’en revient avec tout un chargement de ciment.
- Et pis tout à trac, j’entends comme un bruit. Tu sais sourd … un gros plouf … Un coup au rétro … M…e un nuage de poussière et ça klaxonne à tout va.  Restait plus qu’à ramasser une partie des sacs qu’étaient tombés, faute à la ridelle mal bloquée.

  
  
  
  
  

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