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Publié le 30/03/2008 à 15:46
Par Trebor Yles
L’Annexe
Toute chose a une fin. Même la meilleure.C’est ainsi qu’un beau matin les rares habitants de Cernés qui n’en étaient pas encore au courant, eurent la surprise de voir Gérard Manpassoif photographier la nouvelle équipe de l’Ambassade du Beaujolais. Cela faisait un bail que le vieil Ernest Aurant se cramponnait à son comptoir. A un point tel que le zinc de son comptoir manquait là où il aimait se tenir pour veiller sur ses clients. Et puis v’la t’y pas qu’un soir après la fermeture, ce fut pour lui une fermeture définitive. Soudaine, d’accord mais paisible malgré tout. Sa veuve s’enquit d’un repreneur. Elle le trouva en la personne de d’Yves Respublick qui lui acheta son fonds de commerce, vu qu’elle voulait garder les murs pour elle et ses enfants. Une condition fut mise à la vente, pouvoir changer de nom, ce qui permit une économie au repreneur. Voici donc le nouveau propriétaire de ce qui deviendra rapidement « l’Annexe », et son équipe composée de Dino Fourneaux, le cuisinier, d’Edvin Versais, le sommelier et des deux serveuses, Servanne et Lauranca. Aussi quand Madame demandera à Monsieur où il va, celui-ci lui répondra tout naturellement. Mais, à l’Annexe ma Chère…. Ce qui fut bénéfique à son chiffre d’affaires.
Publié le 28/03/2008 à 14:51
Par Trebor Yles
La Marcellon ... air connu
N’avions rien compris lorsqu’on a découvert les premières photos de Marcelle. Pensions tous que personne voulait la prendre en stop. Z’avions tort. N’en fait, la Marcelle, elle partait pas en vacances. Que nenni ! Z’étaient finies les vacances. Enfin presque. Elle rentrait. Mais tel un certain Kad, l’était point trop pressée de regagner son demi-Nord à Vairges la Montagne. Nan ! C’est elle qui refusait, sélectionnant ses chauffeurs. Mais elle finit tout de même par rentrer à temps pour reprendre son emploi de serveuse auprès de Joseph Barre (1). C’est vrai que depuis son installation sur la place de la Victoire ce pizzaïolo avait fait du chemin, se trouvant aujourd’hui à la tête d’une flotte d’une douzaine de fourgonnettes aux couleurs des Pizzas Délices. Pis c’était un astucieux, toujours à l’affut des bonnes places. L’avait le pif pour mettre juste ce qui faut de plus lors des attributions des concessions. L’aimait bien la Marcelle, le Jo Barre. Lui rappelait trop sa cadette, Minnie (2) Aussi lorsqu’il décrocha la concession au bord d’un lac haut savoyard c’est à elle qu’il proposa d’y aller avec Angello Bellatro au fourneau. C’est là que nous retrouvons Marcelle affairée à servir les clients et où ce sont arrêtés les « Zèdes ». Les amoureux de la célèbre Dyna Z de St Honoré du Roch avant de rejoindre un rassemblement national en Avignon.
(1) cf. 421 = une roue libre (2) Pour répondre à une question que vous vous posez, j’utilise de vrais prénoms d’origines diverses mais très souvent mal assortis aux noms auxquels ils sont associés.
Publié le 24/03/2008 à 15:37
Par Trebor Yles
Méfaits d’hiver Ou « Ella a glissé … chef ! »
Rentrant d’une semaine de sport d’hiver la famille Desky s’apprêtait à entrer dans Cernés lorsque la voiture alla tout droit et termina sa course au fossé. Interloqué Yvan se tourna vers sa femme Malou et lui dit « elle n’a pas voulu tourner ». Heureusement pas de blessés juste une petite peur. Mais la voiture ? Yvan descend et en fait le tour. Pas de dégâts matériels apparents. Rien qu’un raclage du soubassement. Il va pour sortir son portable pour se faire dépanner alors que survient Yannick Croche au volant de son puissant tracteur. Il revient de la manœuvre des pompiers avec son père. Lequel est encore en tenue et assure la sécurité pendant la manœuvre de remorquage. Yvan en est quitte pour le verre de l’amitié au bistrot du village. - Ah ces parisiens intellos, dira le père Croche, savent pas conduire sur la neige. Et pis avec tous ces machins qui conduisent à ta place, sont perdus tout de suite. Rappelle-toi celui qu’avait pas allumé ses feux dans le brouillard au prétexte qu’ils devaient s’allumer tout seuls. Parie que ce connard il a fait pareil. L’attendait qu’elle tourne toute seule sa bagnole toute neuve.
Publié le 23/03/2008 à 08:30
Par Trebor Yles
Mais tu l’as pas vue ?
Cela c’est passé hier en fin d’après-midi. Il y avait séance de photographies en l’honneur de la restauration de deux coupés Flaminia. Une photo a été publiée sur FA mais apparemment personne ne s’en est aperçu. Où du moins n’en a rien dit. Pour en avoir le cœur net Gérard Manpassoif s’est posté aux abords de la station Shell qui reste ouverte toute la nuit. Et il a eu raison. Vers une heure du matin un étrange convoi s’est présenté et s’est ravitaillé. Trois SUV, un Peugeot 4007 et un Citroën C-Crosser qui encadrait le 3ème que Gérard ne reconnut pas tout de suite. Ce n’est qu’en zoomant qu’il reconnut le nouveau Koleos de Renault qui venait d’être (re)présenté au salon de Genève en début de mois. En fait il s’agissait d’une équipe de chez Renault qui en peaufinait les réglages en le comparant aux deux autres. Voici les photos rapportées.
Norev réf. 77 11 424 716
Publié le 19/03/2008 à 20:35
Par Trebor Yles
Et à l’écrit ?
Nous voici de retour rue Pavée d’Andouilles grâce à des photos d’un autre temps prises par Alphonse Denlhard, négociant en métallerie fine et anthropologue amateur à ses heures. Cette fois-ci la nuit est bien entamée. Beaucoup discutent ou parlementent. Il y en a même un qui se rince l’œil … n’est-ce pas Reski Heurs ? T’as vraiment pas honte ! Marcel met à profit l’obscurité ambiante de l’éclairage public. Quelques semaines plus tard Avela qui venait de réussir l’oral fut surnommée l’Avalanche par ses amateurs.
Publié le 13/03/2008 à 09:09
Par Trebor Yles
V8 ? … Suez !
Pourquoi un tel titre direz-vous ? Un peu d’histoire pour les djeunes. Le pétrole ! Le pétrole vous-dis-je … Celui dont le baril flambe à plus 110 $ en ce moment. Alors qu’il fut un temps où … Et puis est arrivé Nasser, le président de l’Egypte qui, un beau matin de 1956 décida de nationaliser le canal de Suez (1). S’en suivit la première crise pétrolière qui vit ressurgir en France les tickets de rationnement pour l’essence. Les moins de 20 ans peuvent-ils concevoir qu’à ce moment là on ne pouvait circuler en voitures que dans son propre département et les départements limitrophes. Pas question de quitter le Nord pour aller chercher une Horizon dans le midi, et la remonter. Alors quand la crise arriva, Simca, qui avait ce projet dans ses cartons depuis un certain temps, plaça le moteur de l’Aronde dans une carrosserie de Vedette et lança l’Ariane 4 avec le succès que l’on sait aujourd’hui.
Mais revenons quelques semaines avant … Pendant l'été indien 1956, Paul Hyttick, qui venait d’acquérir de nouveaux locaux, encore en cours d’aménagement (2) reçut l’aide de l’agent régional Simca pour organiser une présentation complète de la gamme des Vedette V8. Alors que Serge Lamin prend les coordonnées d’un client potentiel Danton Plackard détaille le gros moteur d’une Trianon. On remarque aussi la présence de M° Lambrouille, alors seulement Maire de Cernés le Vieux et Conseiller général du canton (3) entre Versailles et Marly. Il se laissera finalement tenté par la Régence qu’il remplacera par une Présidence deux ans plus tard.
(1) Cela me fait penser que lorsque je vois le large sourire du logo de Suez je ne lis qu’un impératif révélateur (2) cf. 606 – Le Paul Hyttick garage( 3) Il deviendra aussi plus tard député de la circonscription (cf. 602 – la présidence de « Tourne vents »)
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