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Mon bloc perso.
Bonavinuta!
Bienvenue sur le blog Corse noir'soeur de vos nuits blanches
Blog non agressif et sans arrière-pensée. ..
Des articles après le Blog perso....
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RE NDEZ-VOUS:

- 5 décembre 2009, Salon Culture et écriture Institut Perrimond Roucas Blanc Marseille 7ème
- Les 20, 23 et 24 décembre 2009 Cultura La Valentine Marseille

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CHANTS CORSES: Pas de lien MP3 mais de l'écoute en ligne aux adresses ci-dessous...

Radio Alta Frequenza

ht tp://www.alta-f requenza.com/in dex.php/fr/webr adios

Radio Voce Nustrale

htt p://adecec.net/ radio/listen.as x

Sur Radioblog

ht tp://www.radiob logclub.fr/sear ch/


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Le 1er juin 2009 à 22H15 .... 200.000ème visiteur I
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Les dix droits imprescriptible s du lecteur ( édictés par Pennac dans son ouvrage "Comme un roman")
1°/ Le droit de ne pas lire.
2°/ Le droit de sauter les pages
3°/ Le droit de ne pas finir le livre
4°/ Le droit de relire.
5°/ Le droit de lire n’importe quoi.
6°/ Le droit au Bovarysme (maladie textuellement transmissible…)
7°/ Le droit de lire n’importe où.
8°/ Le droit de grappiller.
9°/ Le droit de lire à haute voie.
10°/ Le droit de nous taire.

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A dopu!
A plus tard!
Ma photo
Corse noire
Publié le 26 octobre 2009 à 19:00
Par flicorse



L'art d'aimer marseillais: du texte à l'image.





Serge Scotto




Sous la chaleur de l’été 2008 et devant la caméra du réalisateur Frédéric  Vignale,  le romancier devenu comédien Serge Scotto a incarné Frédo Le Fada, «séducteur improbable et néanmoins patenté » qui a pour devise «  Tant que je bande bien, je ne me soucie de rien; quand je banderai mou, je me foutrai de tout ». Le film est toujours en montage mais on trouve une bande annonce et des teasers sur le Web.




Blanc - Scotto-Vignale! Nous parions sans grand risque que ce trio ne décevra pas les connaisseurs. La seule inconnue: quand pourrons nous voir leur oeuvre dans une salle de cinéma?

On connaît  Henri-Frédéric Blanc, auteur talentueux de romans et de pièces de théâtre dont « La Révolte des fous » jouée cette année par Richard Martin au Théâtre Toursky de Marseille.   L’un de ses monologues « L’art d’aimer à Marseille »  avait déjà été adapté au théâtre cette même année par la troupe des ….

L’adaptation au cinéma est en cours de réalisation et le tournage de plusieurs scènes vient de se dérouler dans les collines du Rove avec le troupeau de chèvres d’André, frère de Maurice Gouiran , auteur marseillais célèbre de polars.

L’art d’aimer est-il marseillais ? Le samedi 7 juin 2008, nous avions vu la représentation théâtrale dont le titre est « Le dragueur de pointe » dans le cadre du festival du théâtre forain organisé par la troupe « Les Carboni ».  L’humour truculent et la poésie de l’auteur servi par  l’acteur Cyril  Lecomte  avaient réussi à nous convaincre en même temps que nous recevions une leçon de drague qui ne restait plus qu’à expérimenter à nos risques et périls. « Un spectacle où l’humour cru bouillonne, les mots claquent, sonnent et percutant en rafale comme les vagues un jour de Mistral. Les mix très chauds du DJ Bobzilla, joués en « live », donnent le tempo pour entrer dans la danse du Rire… »  Tout y était, même le mistral.  C’est donc drôle et lyrique à la fois. C’est osé, on en rougit d’avance.



Henri-Frédéric Blanc, Serge Scotto et Frédéric Vignale se sont retrouvés pour donner corps à un projet cinématographique et novateur : un long métrage expérimental et versifié, en noir et blanc et en couleurs, tout en s’inscrivant dans la  tradition marseillaise de la farce. C'est Serge Scotto qui a scénarisé le texte. On annonce les participations ponctuelles de quelques guest stars inattendues, dont notre ami Dédé de Rocca, cariatide du journalisme olympien. Tout cela se fera en chansons, drôles et émouvantes dans un conte philosophique créatif et surréaliste, à en croire les larcins littéraires, théâtraux ou cinématographiques déjà commis par ces  trois artistes !

Henri-Frédéric Blanc connaît de longue date un succès littéraire et théâtral ; déjà adapté au cinéma, il avait eu, pour son Combat de fauves, le plaisir de voir sa prose interprétée par Richard Bohringer et Ute Lamper. Richard Martin a fait une interprétation magistrale de sa pièce « La Révolte des fous » au Toursky et au festival d'Avignon.

Comme Henri-Frédéric Blanc, Serge Scotto a la plume alerte et ses écrits ne peuvent laisser indifférent. 

Frédéric Vignale  est un jeune réalisateur et ses courts-métrages ont été plusieurs fois primés. On peut aller les visionner sur le site de Dailymotion ou à partir de son site. J’en ai vu deux : Les ronces et  Françoise Lavatère     . Des  moments de pures déjantes non dénués de poésie.

Frédéric Vignale est aussi essayiste et fondateur du site « Le Mague ». Il a écrit un ouvrage « Les censurés de la télé » sur lequel il s’est expliqué notamment sur les chaînes Direct 8 et France 3.

Teaser du long métrage "L’Art d’aimer à Marseille" sur le site Le Mague,  livre de Henri-Frédéric BLANC adapté à l’écran  par Serge Scotto,  avec Serge Scotto, Sanz,  Sophie Garagnon...28 autres comédiens et 300 chèvres !!!  CLIQUER ICI.


La cagole, extrait du film

http://www.dailymotion.com/video/xavgwb_la-cagole_shortfilms
Publié le 25 octobre 2009 à 09:54
Par flicorse


L’OMBRE DES ANGES

LIVRES / de Gérard Gelas
Editions L’écailler du sud
sortie juillet 2009

lundi, 16 février 2009

 

L'Ombre des Anges (Schatten der Engel) est d’abord un film allemand réalisé par Daniel Schmid, sorti en 1976, adapté de la pièce L'Ordure, la ville et la mort (Der Müll, die Stadt und der Tod) de Rainer Werner Fassbinder. Le synopsis se résume ainsi : Sous un pont, Lily Brest, une prostituée trop belle et malade, tente de racoler sans succès. Elle vit avec son souteneur (Fassbinder) jusqu'au jour où elle rencontre un promoteur, très riche, qui lui conseille de ne plus parler et qui la paie pour l'écouter, lui, d'abord. Elle devient elle aussi riche et puissante, mais ne le supporte pas« Schmid a dit son intention politique, et le film ne cesse de la montrer, de la manière la plus simple et la plus évidente. Le vieux fascisme, si actuel et puissant qu'il soit dans beaucoup de pays, n'est pas le nouveau problème actuel. On nous prépare d'autres fascismes. […] Au lieu d'être une politique et une économie de guerre, le néo-fascisme est une entente mondiale pour la sécurité, pour la gestion d'une "paix" non moins terrible, avec organisation concertée de toutes les petites peurs, de toutes les petites angoisses qui font de nous autant de micro-fascistes, chargés d'étouffer chaque chose, chaque visage, chaque parole un peu forte, dans sa rue, son quartier, sa salle de cinéma ».
Gilles Deleuze,
« Le Monde », 18 février 1977

Ce titre a été choisi par plusieurs auteurs dans différents domaines de création artistique ou littéraire. Il faut signaler que  Vincent Deunette l’a utilisé  pour une trilogie mais dans la Science fiction. Le premier épisode était intitulé  « Le livre des secrets ».



En 2009, Gérard Gelas a donc choisi  le même titre pour une nouvelle trilogie noire dont le premier volet s’intitule « Je broie du bleu ». Un roman d’amour en noir, bleu et rouge. La fatalité, le ciel et le sang tissent un filet duquel les anges ont bien du mal à se défaire pour échapper aux balles.

L’éditeur écrit au sujet de cet ouvrage : Entre Corse et Paris, entre violence et idéal, une aventure romantique et brutale. Afin de s’évader d’un Milieu situé quelque part dans le triangle formé par l’auberge des Trois Canards, la Butte et la place Blanche, à Paris, Livio rejoint son pays faussement d’origine, la Corse, et un certain mouvement nationaliste. Poursuivi par l’implacable et très perverti commissaire Cherchel, il va connaître dans la clandestinité Aia, une très belle jeune femme se parant des odeurs du maquis et de celles des explosifs. On rencontrera aussi un ministre de l’Intérieur pas très recommandable et toute une série de tueurs, légaux ou illégaux, selon le côté où l’on se place.

Dans ce roman d’amour en noir, bleu et rouge sous-titré « Je broie du bleu », aucun personnage ne nous est apparu blanc-blanc. Entre vieux truand corse ancien collaborateur nazi, jeune proxénète et flic pratiquant le « sourire kabyle » pour se débarrasser des gêneurs,  l’auteur trouve toutefois la place pour l’histoire d’amour des deux paumés perdus au milieu d’un monde fait de violence et de crapulerie. Il s’agit d’un ouvrage  de fiction qui donne des images peu reluisantes des voyous, des flics et de certaines mouvances nationalistes qui, en Corse,  occuperaient  plus de temps à s’entretuer et faire des affaires qu’à réfléchir sur l’avenir de l’ïle. Personne ne cherche la rédemption sauf  Livio et Aia. Sans doute, ce dernier, jeune proxo qui a mis ses espoirs dans l’identité corse, ne s’imaginait pas rencontrer l’amour sur l’île en la personne d’une jeune femme, mystérieuse corso-marocaine. C’est un amour qui nait et grandit au milieu du danger et qui sera peut-être  finalement sa vraie raison de  survivre à un passé gluant … 

Rédemption et amour ! Voilà les deux sentiments qui animent notre jeune héros. Toutefois, il est en train d’incorporer un groupe clandestin pour commettre des braquages ; il a quitté le Milieu corse de Paris  en emportant une livraison de came;  il a laissé derrière lui Suzette dont il était l’amant et le souteneur…. Bon ! C’est sûr : entre Suzette et Aia, il n’y a pas photo, vous le découvrirez. Et puis, lorsque vous connaîtrez la vie de Livio placé très jeune sous la coupe d’une crapule, vous lui accorderez certainement votre indulgence.


L’auteur, Gérard Gélas, est un homme de théâtre, metteur en scène et directeur du Chêne noir à Avignon. Il est né à Lyon le 7 juillet 1947, l’année où le Festival voit le jour en Avignon

Peut-être doit-on attribuer sa connaissance de la Corse à sa rencontre avec Robin Renucci puisque, dans son polar, il lui fait un clin d’œil en situant son récit, en Balagne, au dessus d’Ile-Rousse,  dans Le Giussani,  haute vallée située en plein cœur d'un Parc Naturel Régional. A 800 m d'altitude en moyenne, s'y étendent quatre villages: Mausoleo, Pioggiola, Olmi-Cappella, et Vallica. Robin Renucci y a implanté son association théâtreuse l’Aria et un théâtre qui est au centre de son film « Sempre vivu ».  Le  héros de Gérard Gélas, Livio,  doit  y assister à une représentation d’une troupe bastiaise le « Téatrinu » et un prénommé Pasqual, personnage mystérieux et inquiétant, e lui dit : «  Tu verras , c’est sympa, le troupe est sponsorisée par la Columba, ça change de la Pietra… ». Ensuite  Livio nous confie : « La pièce de théâtre que nous regardons se joue en langue corse. Je suis loin de tout comprendre, mais ce que je pige me fait tellement penser à mon débarquement  ici ! C’est l’histoire d’un étranger qui va perturber par son arrivée toute la vie d’un village… » et on apprend que la première partie se termine par un  lamentu… «  un chant qui pourrait donner des leçons de frissons aux bluesmen de la Nouvelle-Orléans… »  Nous pensons que l’auteur fait allusion à la pièce  U Medicu Stranieru ( création de l'année 2000) - du dramaturge sarde Antoni Arca, musique originale de Claudio Sanna, mise en scène par Guy Cimino.  Avec Mariano Corda, Corinne Mattei, François Berlinghi, JB Filippi, JP Giudicelli et les élèves du Cours d’Art Dramatique du Teatrinu…. Pendant les fêtes pascales, Galana, fille du premier des échevins, doit tenir le rôle de la Sainte Vierge mais elle tombe malade. « Elle est perdue » disent les médecins chrétiens. On fait alors appel à un médecin juif, docteur des savoirs d’Orient et d’Occident : un étranger, un suspect, un coupable ! Le Teatrinu a fêté ses 20 ans en mai 2009.

Dans "L'ombre des anges", s’agissant d’un roman noir, on ne peut  pas s’étonner d'y trouver des personnages corses, anges de l'ombre et démons, qui ne soient pas des modèles vertueux. En ce qui concerne les allusions historiques à l’occupation allemande à travers le personnage de l’oncle Philibert (vieux truand corse trafiquant de drogue et proxénète) , nul n’ignore que des truands corses ( comme d’autres)   avaient choisi la collaboration avec les Allemands. Voyez la Carlingue, ce ramassis de malfrats et de flics véreux, devenus gestapistes français. Ils serpentaient autour du terrifiant duo Bonny-Lafont. Ces truands miliciens ont mis le milieu au pas. Pigalle la Blanche s’était alors cousue dans l’étoffe de ces ignobles. Dans le milieu montmartrois, même Tino Rossi  fréquentait le bar Dominique, rue Victor-Massé, dont  le patron Dominique Carlotti était associé à un membre de la Carlingue impliqué dans des trafics de cartes de pain et d’or. A la Libération, des résistants et des survivants de la Carlingue tels Pierre Loutrel, alias Pierrot le Fou, Abel Danos, dit le Mammouth, Georges Boucheseiche (impliqué aussi dans l’affaire Ben Barka) se sont retrouvés dans le gang des tractions avant. A Pigalle, l’argent arrangeait tout.  . On connaît aussi l’histoire de Carbone, truand né à Propriano : En 1931, il arrive à faire élire à la mairie de Marseille un homme à lui, Ribot. Ce qui lui permet de devenir le patron réel de la mairie phocéenne. C'est pour Carbone la confirmation de sa suprématie. Son pouvoir ne s'exerce plus seulement sur les quartiers chauds, mais déborde sur tout Marseille. Durant la seconde guerre mondiale, en contrepartie de pouvoir continuer une partie de son commerce et de développer la prostitution, florissante durant toute la guerre, il se livre en à la chasse au résistant, sans parler des juifs dépouillés et livrés à la Gestapo. Le 15 décembre 1943 Carbone, qui se trouve à Marseille, s'installe le soir dans un wagon-lit du rapide pour Paris. UN peu après Lyon, à Neuville-sur-Saône, le convoi saute sur une mine. Carbone se retrouve les jambes coincées entre les tôles et le bassin brisé. "Je suis foutu, dit-il aux sauveteurs". Il réclame une cigarette, tire une bouffée et expire. Son ami Lydro vient chercher le corps qu'il rapatrie à Paris où se dérouleront des funérailles dignes d'un ministre en place. Son complice Spirito se fera oublier à l’Etranger avant de revenir en France.  Pour plus cliquer ICI

Toutefois, d’autres truands corses, les frères Guérini auraient choisi la résistance et mené des actions contre l’occupant. Cependant à la libération Antoine Guerini et ses frères se seraient mis à racheter les affaires d'anciens truands collabos morts ou en fuite. Du fait de leur puissance financière et "militaire" on leur opposa peu de résistance. Bars, boîtes, hôtels et cabarets de Paris ou Marseille tombèrent dans leur escarcelle.

L’auteur fait référence à la bande des trois canards, du nom du bar où ces messieurs entretenaient l’héritage de la gestapo en torturant à tout va, aussi bien pour leurs petites affaires que pour rendre service à de sombres barbouzes. Dans les années 1950, les membres de la bande sont essentiellement des italiens de Marseille, dont Tany Zampa. On peut citer parmi eux Jean Toci, son demi-frère et bras droit, Gaby Regazzi, le vrai cerveau de l'équipe, Bimbo Roche, Gérard Vigier, Gilbert Hoareau dit Gilbert le Libanais, le Belge ou encore Jacky le Mat. Plus une multitude d'autres durs issus de la nouvelle génération (comme Arnot Edgar dit le "gamin"ou le "Niçois"). Vous pouvez aller consulter un article qui survole la France des voyous à partir des années 1950: La PJ de papa sur le blog  Police et cetera.

 


Pour ce qui est de  l’époque contemporaine, l’auteur invente une mouvance nationaliste en ayant en mémoire les règlements de comptes qui ont fait plus de morts dans les rangs des nationalistes que du côté des forces de l’ordre. Bien sûr, ce roman est en partie caricatural mais, à partir du moment où l’on met de l’identitaire dans un récit, l’écueil est inévitable. Sur ce registre, il faut ajouter que  le commissaire Cherchel est un Harki. Celui-ci traîne sa rancœur contre la France qui a mal accueilli ses parents après la guerre d’Algérie. Une fêlure qui a fait de lui un flic ambitieux, corrompu et meurtrier. Il n’est pas le personnage le plus antipathique car il y a au dessus de lui son ministre. Si le commissaire est un homosexuel dans le genre pervers, le ministre est pédophile…  et le Président de la République est, dans le cynisme, pire que son ministre de l'Intérieur. Nous vous laissons découvrir d’autres personnages : Eclipsia, travelo qui cache sa laideur sous une burka, Angelika à l’ombre des anges et qui, comme Fra Angélico, le peintre des anges, voit dans toute épreuve «  le doigt de l'ange »…. âmes sensibles s’abstenir car il ne s’agit pas d’un dépliant touristique sur la Corses ni d’une histoire d’amour à l’eau de rose.

Warning !!!... Il faut toute de même relever  que le truand corse alimente encore beaucoup l’imaginaire en cette année 2009 (avec notamment le film Le Prophète)  mais rappeler que l’identité corse ne doit pas être réduite au grand banditisme et aux règlements de comptes. Le roman de Gérard Gelas est  une fiction, comme le film de Jacques Audiard. Malheureusement parfois les fictions alimentent des préjugés tenaces.

Présentation de l’auteur : Gérard Gelas

Auteur, metteur en scène et directeur du Théâtre du Chêne Noir depuis plus de 40 ans, Gérard Gelas a fondé ce lieu emblématique d’Avignon en 1967. C’est en effet en 1967, en marge du Festival, alors que le « off » n’existe pas encore, que Gérard Gelas et sa compagnie du Chêne Noir présentent leur premier spectacle : L’Homme qui chavire. Quelques mois plus tard, il s’apprête à créer La Paillasse aux seins nus avec Daniel Auteuil, mais sa pièce est immédiatement censurée et interdite par le préfet du Gard. En 1971, il investit une chapelle désaffectée du XIIème siècle : la chapelle Sainte-Catherine, tout près du Palais des Papes. Depuis lors, les salles Léo Ferré et John Coltrane, ainsi que la cour Antonin Artaud de cette chapelle devenue « Théâtre du Chêne Noir », ont permis au public avignonnais de
découvrir les plus grands noms de la scène française et étrangère. En cette année 2009 il accueillait notamment Richard Martin dans « La révolte des fous », Alice Belaïdi dans «Confidences à Allah » et Emma de Caunes dans «L’amour de l’art»

EN MARGE...


Revenons sur le titre en musique :

 

Parmi les créations musicales portant ce titre « L’ombre des anges » , nous avons choisi  en marge le groupe Lunajuke créé par deux Corses : Jimmy Ronchi (guitariste et compositeur ) et Jean baptiste Ronchi ( auteur). Vous pouvez l’écouter sur Myspace.


Cliquer sur l'adresse:  http://www.myspace.com/lunajuke

 

 

Pour mieux connaître ou découvrir la troupe Le teatrinu, des adresses sur l’Internet…

Site du Teatrinu :


En français     ET      en corse

 




Série d’interviewes faites par corcsica-tele pour les 20 ans du teatrinu: cliquer ICI.

 

Reportage de FR 3 sur les 20 ans du teatrinu: cliquer ICI.

 



Publié le 20 octobre 2009 à 08:16
Par flicorse

Ancre latine prend le cap !

 

 

A

ncre latine est une maison d’édition indépendante créée par un collectif d’auteurs partageant un même sentiment d’appartenance à une identité méditerranéenne. Comme l’a écrit le philosophe Jean Toussaint Desanti, si la mer peut nous séparer et nous engloutir, elle peut aussi nous rassembler. C’est ce que les éditions Ancre latine souhaitent humblement faire : rassembler des auteurs dans le bassin méditerranéen.

 

La Méditerranée représente le cosmopolitisme, le partage des cultures dans un espace où l’on peut sans cesse traverser des frontières sans pour autant se sentir étranger. Région  passionnelle, elle est comprise dans sa dimension relationnelle, comme un lieu composite maintenu par des liens stratégiques, historiques ou culturels.

 

« Chaque homme est une île. » C’est en partant de cette métaphore qu’Ancre latine inaugure sa première collection : « Ile noire ». Elle est celle de la littérature noire et du polar. Elle est dédiée à trois illustres auteurs qui ont donné ses lettres de noblesse au polar de la Méditerranée : le Barcelonais  Manuel Vasquez Montalban, le Sicilien Andrea Camilleri et le Marseillais Jean-Claude Izzo.

 

Le polar (ou le noir si l’on préfère) n’appartient à personne et n’obéit à aucune consigne littéraire, il est le lieu d’une totale liberté d’écriture. Qu’il soit inspiré par des thèmes imaginaires ou réels, chaque auteur est maître de son « île noire ».

 

Au delà de la résolution d’une énigme, le polar permet aussi de parler du quotidien et de ses difficultés, de la société et de ses tensions, sans faire de ses auteurs de simples chroniqueurs du réel. Qu’il soit catalan, corse, occitan, sicilien, sarde… le polar s’enrichit à des sources communes, auxquelles, bien entendu, il convient d’ajouter celles propres à la culture et à l’histoire de chaque peuple dont sont issus des auteurs qui se définissent à la fois de quelque part et de partout.

 

Témoins de leur temps, ce sont  leurs identités et leur universalité qui  rassembleront les auteurs d’Ancre latine dans la collection « Ile noire ».


 

DEUX PREMIERES PARUTIONS :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour plus cliquer sur......


Editions Ancre latine.

 





Publié le 14 octobre 2009 à 11:24
Par flicorse


                              Grève suspendue,

           rendez-vous le 23 octobre 2009...



Richard Martin, et le poète Jean Poncet, ont été reçus jeudi 15 octobre au ministère de la culture. Accompagnés d'une délégation de six personnes, parmi lesquelles la sénatrice vert Marie-Christine Blandin, le coordinateur national du Parti communiste Pierre Laurent, et l'ancien maire de Marseille et président d'honneur du comité de soutien à Richard Martin, Robert Vigouroux, les grévistes de la faim se sont entretenus pendant près de deux heures avec directeur de la musique, du théâtre, de la danse et des spectacles, Georges-François Hirsch.

 

"Je n'ai pas cherché à faire un hold-up", a déclaré quant à lui Richard Martin qui a évoqué les autres saltimbanques en difficulté n'ayant pas la possibilité de s’exprimer.  Visiblement fatigué, il a annoncé la suspension de sa grève de la faim dans l'attente de son entretien avec Frédéric Mitterrand, le 23 octobre prochain. Il ajoutait : « On m'a laissé entendre que la discussion pouvait être constructive, je prends le parti de faire confiance à Monsieur le ministre",  avant de lancer "retrouvons-nous le 23 ! »  A suivre...

Video en cliquant ICI





Alerte au onzième jour de grève de la faim de Richard Martin et Jean Poncet

Richard_jeanLes 3 médecins, amenés à suivre Richard MARTIN et Jean PONCET durant leur grève de la faim entamée le 3 octobre 2009 au Théâtre TOURSKY à Marseille, expriment une alerte solennelle au dixième jour de leur engagement. Leur état de santé commence à se dégrader et ne peut que s’aggraver avec la prolongation de leur action écrivent les  trois médecins.

Nous mettons en garde les Pouvoirs Publics, notamment le Ministère de la Culture, sur les conséquences physiques et psychiques graves qui ne manqueront pas de survenir avec la poursuite de leur jeûne.

Les deux grévistes de la faim seront montés devant le Ministère de la Culture demain 15 octobre 2009 à 14H30... Que fera celui qui se dit le ministre des artistes? Défendra-t-il Richard Martin et Jean Poncet non recherchés par la justice comme il a défendu Roman Polanski accusé de viol...


Le Théâtre Toursky
est en danger !



Ne laissons pas disparaître un lieu de création et de liberté !

«  Malheur à ceux qui moquent l’art,
seul ferment devenu possible de vos résurrections »

   http://www.dailymotion.com/video/xaox1y_theatretoursky

Depuis le 3 octobre 2009, Richard Martin qui a fondé ce théâtre a entamé une grève de la faim. Nous vous invitons à aller signer la pétition en ligne sur le Web.

La pétition

A Georges-François Hirsch
Ministère de la culture et de la communication : 3 rue de Valois - 75033 Paris.

Le Toursky, implanté dans un quartier populaire, apparaît plus que jamais comme une réponse à la sclérose sociale. Pour faire face à une crise économique sans précédent, la culture ne doit pas mourir. Cependant, laisser mourir un théâtre c’est laisser mourir la culture et, laisser mourir la culture c’est laisser mourir l’homme qui est un être de culture.
D'évidence, le théâtre pour lequel se bat Richard Martin depuis de nombreuses années apporte aux jeunes, aux moins jeunes et aux plus âgés le réconfort dans la prise de conscience d'une identité et d'une appartenance culturellement européenne et, surtout, dans la constitution d'un imaginaire collectif. Dans cette période d’instabilité angoissante nous avons besoin de rêver. Pour témoignage : la fréquentation du théâtre Toursky n'a jamais été aussi grande qu’aujourd'hui.
Que souhaite Richard Martin ? Le rétablissement de l'intégralité des subventions du Ministère de la Culture injustement retirées au Toursky. Un homme qui se bat pour notre accès à la culture, qui se débat dans un labyrinthe économique et qu’on abat, mérite bien qu’on se débatte pour lui apporter notre soutien.
Richard Martin commencera une grève de la faim le samedi 3 octobre 2009 à 21 heures, au Théâtre Toursky. Un homme, Richard Martin, ne s'arrêtera qu'avec le rétablissement des subventions Drac Paca injustement retirées et, s’il n’en reste qu’un pour sauver notre théâtre ce sera celui là.



Sauver le théâtre Toursky
Publié le 23 septembre 2009 à 08:30
Par flicorse
Quatrième édition
du
Salon du Polar à Drap (06)

Depuis 2007, la municipalité de Drap ( Alpes Maritimes ) organise un salon du polar. Les organisateurs du Salon du polar de Drap, après seulement deux ans d’existence, ont su faire de ce salon une rencontre conviviale et d’échange.


Site - cliquer sur bandeau



En 2008, dans le camp du drap d'or du polar, la convivialité et l’échange étaient au rendez-vous de l’atelier d’écriture sous la houlette de Timothée Rey, enseignant dans un lycée professionnel et lui-même auteur. L'année dernière, de l'atelier est sortie une nouvelle collective "A ma maman"...


http://www.calameo.com/books/000018813a5a581404188





Salon du Polar de Drap


Editorial  écrit par le Maire de Drap:  "Je suis heureux de vous présenter la troisième édition de « Polar à Drap », qui s’impose désormais comme une manifestation incontournable dans le paysage culturel de notre région. Nous avons voulu permettre la rencontre d’auteurs avec leurs lecteurs, ou un public plus large, dans une ambiance conviviale, propice aux échanges. Nous avons voulu également que le public soit partie prenante du festival, au travers de multiples activités destinées aux enfants ou aux moins jeunes, comme les ateliers d’écriture. Ces caractéristiques resteront celles de notre « cuvée » 2009, avec quelques évolutions nées de notre expériences des deux années précédentes, que vous découvrirez dans ces pages. Nous accueillerons cette fois-ci, outre les « habitués » comme notre distingué parrain Patrick RAYNAL et son éminent complice Jean-Bernard POUY, plusieurs auteurs nouveaux, avec une attention particulière pour le polar italien. Bien sûr, la proximité géographique et culturelle a joué dans ce choix, mais chacun peut constater la vitalité et la qualité du roman policier italien. Celui-ci reste marqué -c’est la loi du genre- par les aspects les plus sombres de l’histoire récente de l’Italie, comme le poids des « années de plomb » ou la profonde imbrication de l’argent, du crime et de la politique, quand celle-ci ne tourne pas à la farce de mauvais goût, comme l’actualité récente nous en donne encore l’illustration... Rendez-vous donc à Drap en septembre, pour deux journées encore plus riches et conviviales qu’en 2008 !" - Marc Morini, Maire de Drap


Vous pouvez trouver toutes les information dans la gazette du polar de Drap dans sa version numérique :


http://www.calameo.com/books/00000048789bf3771d0e7
Publiez sur Calaméo ou explorez la bibliothèque.


Pour cette 4ème édition, le Giallo italien sera représenté avec deux auteurs parmi les plus représentatifs du Giallo: Loriano Machiavelli et Luca Crovi.

" Selon certaines sources, le choix adopté par Mondadori de vouer sa collection de romans policiers au jaune faisait référence , et à une aventure de Sherlock Holmes de Conan Doyle parue dans le Strand Magazine vers 1891, et à un texte de Robert Browning évoquant une affaire d'homicide survenue en Italie au XVIIe siècle dont il aurait lu les détails dans un "old yellow book" acheté en Italie. Le premier "libro giallo" paraît en 1929. Et cette expression de giallo ne s'appliquera pas à une littérature policière italienne, mais désignera, ni plus ni moins, des romans policiers. L'essentiel du fonds giallo sera anglo-saxon : Erle-Stanley Gardner, Ellery Queen, SS Van Dine, Agatha Christie, J-D Carr, Rex Stout.Puis Mondadori s'assurera l'exclusivité de Simenon en Italie. Plus tard, des auteurs italiens vont entrer dans la danse, Giorgio Scerbanenco en tête… " ( Sur le Giallo, commentaire d’Elisabeth Milleliri , journaliste et romancière corse).

Au 19ème siècle, il existe des romans populaires italiens dont les thèmes ont été repris par le cinéma italien. On peut citer Za la mort et les Souris grises, feuilleton d’Emilio Ghione ( résumé du 1er épisode « La Busta nera » : Za-la-Mort et Za-la-Vie vivent retirés à la campagne avec la vieille tante Camilla. Un jour, Za recueille Leo, un pauvre orphelin affamé. Cette bonne action déclenche la guerre entre Za et la tristement célèbre bande des Souris Grises, habitants des égouts, qui, battus pour la première fois, promettent une vengeance sanguinaire).

Avec " Il capello del prete " ( Le chapeau du prêtre) , le roman policier sort du feuilleton en 1887. (Un baron à la vie dissolue tue un riche prêtre et jette son corps dans un puits. Grâce à l'argent volé, il continue sans vergogne à mener une vie luxueuse, mais le remords de ce crime finit par le rattraper, et le mène jusqu'à la folie. Le roman d’Emilio De Marchi sera adapté au cinéma en 1943).

Puis L’éditeur Mondadori crée ses livres jaunes, d’où vient l’étiquette " Giallo " collé au polar italien. Les premiers auteurs italiens sont Alessandro Varaldo ( inventeur du commissaire romain Ascanio Bonichi) Enzo D’Errico ( qui met en scène un clone de Maigret) Augusto De Angelis ( et son commissaire De Vincenzi) et Tito Spagnol… Dans la lignée anglo-saxone, va s’imposer Giorgio Scerbanenco avec son personnage d’Arthur Jelling, archiviste de la police de Boston. Après la guerre et le fascisme, de nouveaux auteurs ( Giuseppe Ciabattini, Tresoldi et Boero) et de nouvelles collections apparaissent comme les " Gialli Garzanti ". De son côté, Scerbanenco invente un nouveau héros détective, le docteur Lamberti. En 1968, il reçoit une consécration internationale avec le Grand Prix de la littérature policière décerné à son roman A tous les râteliers (Traditori di tutti). Cet auteur a fait franchir un pas décisif au genre, en ancrant ses récits dans la vie réelle des classes populaires milanaises. Carlo Fruttero et Franco Lucentini ( dont " La donna della domenica " a été adaptée au cinéma par Comencini) sont traduits dans plusieurs pays d’Europe. On peut citer aussi Mario Soldati, Antonio Perria et Attilio Veraldi qui se sont essayés au roman policier.

En référence  à la première collection à couverture jaune, on sent chez les auteurs italiens, la volonté de plonger dans leurs racines, leur langue, d’écrire avec passion sur leur ville, leur région et ses habitants. Certains font resurgir les mots oubliés, les dialectes inusités, les coutumes ancestrales et racontent l'histoire chaotique d'une Italie diverse.

Sur le site Cairn l’article « Le roman policier italien : entre mystère et silence… pose la question : « Existe-t-il un roman policier italien ? »

C’est avec Leonardo Sciaccia que le roman prend prise avec le réalité de la société italienne ( la corruption , la mafia…) Il invente, pour dénoncer la main mise de la Mafia sur la Sicile, la forme du « roman-enquête » (le Jour de la chouette, 1961 ; À chacun son dû, 1974) ; il décrit aussi, plus généralement, la dérive des institutions politiques italiennes (l’Affaire Moro, 1979). Proche de Sciascia, le Sicilien Andrea Camilleri, mêlant enquête sur la mafia et jeux sur la langue, réinvente « l’Italien illustre » dans la Forme de l’eau (1994). Du même auteur, le Jeu de la mouche (1995) analyse cette prégnance du dialecte, comme l’Opéra de Vigàta restitue la Sicile des notables du xixe siècle.

A lire " Portraits d’écrivains…"

La nouvelle génération a fourni de nouveaux noms comme Carlo Lucarelli, Marcello Fois, Andréa G. Pinketts, Cesare Battisti…
Enzo Russo, avec son " Nessuno escluse " a écrit sur les particularismes régionaux de l’Italie. Le doyen sicilien Andrea Camilleri, inventeur du commissaire Montabalno, a fait passer les frontières au polar sicilien et, comme Jean-Claude Izzo en France ou Vasquez de Montalban en Espagne, symbolise l’émergence de ce polar régional, urbain ou de terroir.

Vous pouvez retrouver un article de réflexion sur le polar italien : "Le noir Italien : ni bûcher , ni Nobel" sur le site Europolar.eu.



Luca Crovi
Il est né en 1968. Journaliste, scénariste, critique, éditeur, spécialisé dans le polar et le thriller, il est l’auteur d’un opus sur le polar italien : Tutti i colori del giallo. Il giallo italiano da De Marchi a Scerbanenco a Camilleri. Marsilio. Venezia, 2002. 364 p. (Toutes les couleurs du polar. Le roman policier italien de De Marchi à Scerbanenco et à Camilleri.)

Ce livre comprend plus de trois cent soixante pages pour évoquer toutes les nuances de ce " Jaune " désignant le polar italien. Crovi fait une approche en partie chronologique et en partie générique, dans un long parcours historique qui commence à la fin du dix-neuvième siècle (vers la fin des années 1880, avec la publication de ce Cappello del prete (Le chapeau du curé) de De Marchi) et qui voit le roman policier naître d’une profusion de feuilletons, et jusqu'à l’époque contemporaine marqué par le Sicilien Andre Camilleri…. " Parallèlement, il nous entretient également du destin du polar à la télévision et au cinéma, ainsi que dans la bande dessinée, disserte sur les illustrateurs des collections les plus connues (les grands Giove Toppi et Walter Molino entre autres), fait un crochet du côté des femmes écrivains qui ont su se créer une bonne place dans le marché ces quelques dernières années, et s'amuse à reconstituer l'histoire des imitations, des plagiats et des hommages dont a été victime en Italie le grand-père de tous les détectives, Sherlock Holmes. Sans oublier bien sûr un chapitre sur le roman policier historique (Umberto Eco, seul connu à l'étranger, n'est pas le seul à connaître) et des présentations assez approfondies des deux auteurs qui ont le plus influencé l'évolution et la réception du genre : Camilleri, justement, et avant lui Giorgio Scerbanenco ".

Voir compte rendu sur site Belphégor

On trouve dans " Tutti i colori del giallo " la saga des " Libri gialli Mondadori "( livres jaunes de l’Editeur Mondadori), à partir donc de 1929. Ce premier âge de grand essor du polar connaîtra cependant un temps d'arrêt entre 1941 et 1947 (fascisme).
Cet ouvrage encyclopédique accompagné de réflexion est un outil de référence pour ceux qui veulent mieux connaître les " Jaunes " italiens et comprendre la place du polar dans la culture italienne.


Loriano Machiavelli :

« Loriano Machiavelli a 34 ans en 1968 : il anime alors un groupe de théâtre engagé dans cette mouvance et ne perd rien de l’actualité contestataire, très riche dans sa ville de Bologne. A la fin des années 1970, il est à l’origine du fameux Groupe 13, qui amorce le renouveau du roman noir italien en lui faisant adopter des thématiques politiques et sociales. Le personnage récurrent de ses romans, Sarti Antonio, est flanqué — « pas par hasard », précise l’auteur — d’un soixante-huitard, Rosas, militant extraparlementaire. Bologne, ville à vendre (10) se déroule pendant ces années 1970-1980, où le Parti communiste au pouvoir à l’hôtel de ville est confronté aux manifestations de l’extrême gauche. Témoin sarcastique bien plus que Maigret italien, Sarti Antonio évolue au milieu des troubles. Ce personnage évoque irrésistiblement l’auteur lui-même, tel qu’il se décrit à l’époque : sur son « scooter déglingué, fonçant d’une manifestation à une autre pour respirer l’odeur des lacrymogènes et observer les canons pointés des blindés ». extrait d’un article de Serge quadruppani – Le monde diplomatique ;

Depuis le début des années 1960, il se consacrait au théâtre comme metteur en scène, acteur et  auteur ; ses oeuvres théâtrales  ont été jouées par diverses compagnies italiennes. Il a obtenu plusieurs prix de théâtre en Italie.  Depuis 1974 il écrit aussi des romans dans le  genre policier en devenant un des auteurs italiens les plus connus et lus. Plusieurs de ses récits ont fait l’objet d’adaptations télévisées. Il a collaboré dans des périodiques et des quotidiens italiens.Il a participé à des  batailles, parfois dures, avec des éditeurs, critiques et même lecteurs qui ne croyaient pas à la possibilité d'un roman jaune italien.Il a connu, discuté et débattu avec des personnages qui ont donné beaucoup au genre : Oreste du Bon, Giuseppe Petronio, Raffele Crovi, Claudio Savonuzzi, Attilio Veraldi, pour en citer seulement quelques uns. Il a participé à des quantités de rencontres, débats, présentations et autres initiatives, en Italie et à l'étranger.

Le Groupe des 13. C’est à Bologne que se forma en 1990 il Gruppo dei Tredici, qui en réalité n’étaient que 12, dix écrivains et deux dessinateurs, intéressés par le roman policier. Les plus célèbres de ce groupe sont Carlo Lucarelli, Loriano Macchiavelli, Marcello Fois (d’origine sarde), et Danila Comastri Montanari. On ne parlera pas de cette dernière, car son genre est le roman historique, par ailleurs très populaire en Italie.

 



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