Bonavinuta!
Bienvenue sur le blog Corse noir'soeur de vos nuits blanches
Blog non agressif et sans arrière-pensée. ..
Des articles après le Blog perso....
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RE NDEZ-VOUS:
- 5 décembre 2009, Salon Culture et écriture Institut Perrimond Roucas Blanc Marseille 7ème
- Les 20, 23 et 24 décembre 2009 Cultura La Valentine Marseille
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Le 1er juin 2009 à 22H15 .... 200.000ème visiteur I
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Les dix droits imprescriptible s du lecteur ( édictés par Pennac dans son ouvrage "Comme un roman")
1°/ Le droit de ne pas lire.
2°/ Le droit de sauter les pages
3°/ Le droit de ne pas finir le livre
4°/ Le droit de relire.
5°/ Le droit de lire n’importe quoi.
6°/ Le droit au Bovarysme (maladie textuellement transmissible…)
7°/ Le droit de lire n’importe où.
8°/ Le droit de grappiller.
9°/ Le droit de lire à haute voie.
10°/ Le droit de nous taire.
Voici le grenier de mémoire de Didier Daeninckx : plus de vingt ans d'enquêtes, de reportages, de carnets de voyages, de souvenirs personnels, d'histoires vécues, de récits historiques, de témoignages, de portraits, de notes de lecture, de chroniques, de textes polémiques. L'auteur y a aussi déposé quelques nouvelles courtes dans lesquelles la réalité dépasse la fiction. On y trouve tout ce dont il a nourri ses romans et ses nouvelles, ses racines familiales et sociales, ses attaches banlieusardes et politiques, ses choix littéraires et artistiques, ses convictions et ses révoltes.
Didier Daeninckx écrit dans le journal en ligne « Amnistia » qui ne pratique pas la langue de bois ni l’omerta médiatique.
"Amnistiez vos préjugés
Laissez respirer vos pensées"
Rappelons qu’en janvier 2008, était édité son opus « Camardes de Classe », chez Gallimard. Des anciens copains se retrouvent par le Net et dans leur correspondance électronique, s’affrontent des visions contradictoires d’un passé commun. Ces anciens élèves qui ont fréquenté la même classe à Aubervilliers en 1964 ont suivi des trajectoires diverses marquées par Mai 1968 etla culture communiste. La narratrice travaille dans une agence de publicité et, comme son mari, cadre d’un consortium pharmaceutique menacé de licenciement tout près de la retraite, approche la soixantaine. Parmi les autres, l’un est chanteur de charme, un autre est demeuré stalinien, un troisième est devenu escroc humaniste, d’autres sont chimiste, universitaire exilé, détective privé, SDF, ou bien mort. Mais leur photo de classe recèle une énigme surprenante avec une révélation finale….
Didier Daeninckx sera le parrain du 4èmefestival du Polar de Villeneuve Les Avignon qui se déroulera du 3 au 5 octobre prochains…. Au programme l’adaptation cinématographique par Laurent Heynemann d’un de ses romans « La mort n’oublie personne »projeté en avant-première à la Chartreuse le 3 octobre à 20H30 et suivi de Scènes de crime de Frédéric Schoendoerffer.
FESTIVAL DU POLAR A VILLENEUVE LEZ AVIGNON (84) du 3 au 5 octobre
« Conférences, expositions, débats passionnés au sein des jurys, film en avant première, un archipel littéraire se dessine, haut en couleurs. Guidée par les collections, stimulée par la remise des prix, éclairée par les auteurs en personne, la ville vibre aux récits d’enquête palpitantes, d’intrigues à rebondissements ou réalité et fiction se mêlent dans une atmosphère crépusculaire. Le bouche à oreille va bon train, qui identifie dans cette marée de livres les bonnes histoires à ne rater sous aucun prétexte, la communauté des lecteurs avides de suspense bourdonne comme un essaim d’abeille…. »
Didier Daeninckx est le parrain du 4e Festival du Polar Méditerranéen de Villeneuve lez Avignon, festival dont le directeur littéraire est Gilles Del Pappas, père de Constantin le Grec.
Un plateau exceptionnel réunissant une quarantaine d’auteurs de polars et d’illustrateurs, des conférences, des lectures, des jeux, des expositions, des spectacles de rue, des séances de cinéma noir, feront de Villeneuve lez Avignon l’incontournable capitale du polar, avec un spécial BD. .
Aux côtés de Didier Daenninckx et Gilles Del Pappas, les auteurs annoncés sont : Claude Adamo, Claude Amoz, Maurice Attia, Florence Aubry, Laurence Biberfield, Sté phane Bourgoin, Franck Burns, Jean-Paul Ceccaldi, Thierry Crifo, Michel de Roy, Marie-Hélène Ferrari, André Fortin, Doris Gercke, Gildas Girodeau, Arnaud Gobin, Maurice Gouiran, l’encyclopédique Claude Mesplède, Francis Mizio, Nadine Monfils, Jean-Pierre Orsi, Chantal Pelletier, Joseph Périgot, Alessandro Perissinotto, Gilda Piersanti, Hubert Prologeau, Alain Pucciarelli, Jean-Claude Schineizer, Marc Spaccesi, Colin Thibert, Tito Topin, Thanh-Van Tran-Nhut, Marc Villard et Lalie Walker.
2008 aura été une année d’intense activité pour Serge Scotto qui a fait feu de tous bois avec son arc à plusieurs cordes. Nous l’avions retrouvé dans une nouvelle troupe de comédiens « Les Tchapacans » , qui sont en train de se produire dans la région marseillaise avec leur farce marseillaise co-écrite et co-jouée « Mme Olivier ». En avant première, leur performance avait déjà rencontré un vif succès auprès d’un public parmi lequel on pouvait relever nombres d’auteurs de polars et de la Noire hilares.
Serge Scotto a écrit les dialogues de plusieurs courts-métrages réalisés par Frédéric Vignale. Cet été, le réalisateur l’a mis devants sa caméra pour un long métrage qui est l’adaptation de l’art d’aimer à Marseille, ouvrage écrit par Henri-Frédéric Blanc, un autre auteur prolifique de la Noire mais aussi du théâtre dont le monologue « La révolte des fous »a été joué par Richard Martin au Théâtre Toursky, l’année dernière et fait partie du programme de la nouvelle saison théâtrale.
Serge Scotto ne s’est pas arrêté là. Il vient de sortir presque simultanément deux nouveaux romans. Nous avions annoncé« Saint-Pierre et Nuque longue » dans la série « Le Poulpe ».C’est fait et les premières dédicaces ont été nombreuses pendant la semaine noire marseillaise. Nous venons d’apprendre queLes Editions L’écailler du Sudvenait d’éditer une deuxième nouveauté « Gagnant à vie », dans lequel un prix Goncourt côtoie un nommé Del Pappas… Ce nom vous dit quelque chose ? Normal ! Vous pourrez retrouver Gilles Del PappasauFestival de polar méditerranéen à Villeneuve Lez Avignon du 3 au 5 octobre prochains..
Samedi prochain 27 septembre à 18H30, Serge Scotto est reçu par Thierry Hochberg dans sa librairie « Le Ferry book »,
Bienvenue chez vous ! C’est l’invitation permanente de Thierryqui compte parmi ses clients et amis bon nombre d’écrivains.
Pourquoi Ferry Book ? Thierry Hochberg avait pensé d’abord à " Bateau livre " en hommage à Rimbaud... De sa librairie au Vieux port, il n’y a qu’un pas pour prendre le Ferry Boat. De Rimbaud à Marseille, le bateau livre est devenu le Ferry Book…
Le " Ferry book " est une librairie qui recèle des trésors de lectures au 6 rue Edmond Rostand 13006 Marseille -Tél: 04.91.57.16.46
E-mail baron.hochberg@wanadoo.fr et le catalogue à l’adresse :
Et si les grandes loteries nationales n’étaient qu’une meurtrière arnaque…
pitch
L’auteur Herbert Turaive, récent lauréat du Prix Goncourt, accompagné de son ami auteur Del Pappas, part en vacances en Tunisie. Mais, dans les eaux limpides de la Méditerranée, à quelques encablures de la plage du palace où ils sont hébergés, le Prix Goncourt va se rendre coupable d’un bien inexplicable meurtre. A moins que…
quatrième de couverture - résumé
Deux auteurs de romans, tous deux Marseillais, dont l’un vient d’obtenir le Prix Goncourt, se rendent en Tunisie pour une semaine de vacances. Mais pour Herbert Turaive, le lauréat du Prix, l’écriture n’est qu’une couverture. Il travaille en fait pour son tonton, un homme de main lui-même en contrat avec d’autres personnes dont le but – afin de faire des économies – est d’éliminer « accidentellement » les gagnants du Loto… Le tout raconté avec une gouaille et une
verve exceptionnelle, un humour redoutable, et un sens du récit « épiquellliptique », puisque
le nouveau contrat que doit honorer Turaive n’est autre que l’ami qui l’accompagne…
éléments importants – mots clés
Humour – verve – fantaisie.
lieux de l’intrigue
Marseille - Tunisie
l’auteur
Serge Scotto est un auteur prolifique : cinq romans à L’écailler du Sud, deux chez Baleine Noire, trois recueils de chroniques chez Jigal sous la « plume » du chien Saucisse, une bande dessinée. Dans une autre vie il a aussi été punk-rocker, dessinateur, galeriste, journaliste. Agitateur culturel qui ne se prend pas au sérieux, Serge Scotto commence enfin à être plus célèbre que son chien, véritable star sur la Canebière et « histoire marseillaise » à lui tout seul.
LA SEMAINE NOIRE à Marseille du 14 au 20 septembre 2008 :
Tous les ans, fin septembre, la fine fleur du polar et du roman noir est à Marseille.
En 2008, Hambourg est à l'honneur entre le 14 et le 21 septembre des Balcons du polar jusqu'aux Terrasses, en passant par des rencontres à la Friche-la Belle de Mai, à la Baleine qui dit vague et ailleurs.
Doris Gercke sera cette année, après Didier Daenickx en 2006 et Noël Simsolo en 2007, l'auteure en résidence à la Friche en 2008.
Doris Gercke née à Greifswald, vit aujourd’hui à Hambourg (Allemagne). Elle écrit des romans policiers, des pièces radiophoniques et des poèmes. Elle a publié une douzaine de roman policier, dont sa saga centrée sur le personnage d’une femme détective, Bella Block, qui ont connu un grand succès et lui ont valu de remporter le Prix Glauser d’honneur en 2000 pour l’ensemble de son œuvre. Certains romans avec Bella Block ont été adaptés par la télévision allemande. Ses romans les plus importants sont Weinschröter, du musst hängen (1988), Kinderkorn (1991), Kein fremder Land (1993), Dschingis Khans Tochter (1996), Die Frau vom Meer (2000), Bella Ciao (2002), Schlaf, Kindchen, schlaf (2004), Georgia (2006). Weinschröter, du musst hängen a été traduit en francais et publie en français sur le titre « Aubergiste, tu seras pendu ». Elle sera présent au festival de Villeneuve Lez Avignon.
Le BALCON DU POLAR ET DU LIVRE MEDITERRANEEN 2008 - 3ème édition , devant l’abbaye Saint Victor à Marseille le Dimanche 14 septembre :
La 3ème édition du Balcon du Polar et du livre Méditerranéen aura lieu le dimanche 14 septembre 2008 sur la place Saint Victor de 10 heures à 19 heures.Le parrain de cette édition sera Olivier Descosse et le président d'honneur Patrick Cauvin. Le Président : Alfred Mauro. Le Vice-président : Franz-Olivier Giesbert.
De nombreux auteurs de polars seront présents dont Olivier Descosse, Patrick Cauvin, Franz-Olivier Giesbert, René Frégni, André de Rocca, Serge Scotto, Michel Jacquet, Jean-Paul Ceccaldi, Maurice Gouiran, François Thomazeau, N’Guyen Van Loc et bien d’autres.
LA BOITE A SARDINE le 18 septembre: Le jeudi 18 septembre à 19 heures 30, La librairie L’Ecailler (0491475056) vous invite à La Boîte à Sardine 7, Bd. de la Libération 13001 Marseille (à deux pas de la librairie) pour une rencontre avec Antonio LOZANO qui présentera son livre « Harraga »… « ceux qui brûlent », c’est le mot qui désigne au Maroc, ceux qui mettent le feu à leurs papiers avant d’entreprendre le grand voyage. Khaled, un jeune garçon de café du Café de Paris à Tanger, rêve à des terres plus heureuses. Il part à leur recherche, guidé par un ami établi à Grenade, et son périple l’amène à naviguer dans des courants d’eaux troubles qu’il ne pourra jamais remonter. Entre allers et retours d’une rive à l’autre, trafic de drogues et d’être humains, le talent d’un écrivain se révèle en même temps que la radiographie implacable des réseaux de la corruption et des maffias dans les deux pays du Détroit de Gibraltar. Ecrit pour donner une vision de l’émigrant, le roman veut montrer le visage humain de tous ceux qui prennent leur terrible décision individuelle face à l’indifférence globalisée et intéressée du discours officiel. Mais il y a aussi dans ce livre une étude de mœurs subtile et réaliste qui présente la situation des femmes dans la société marocaine avec l’évocation des mouvements qu’elles amorcent pour tenir leur rôle et participer à la cohésion et à l’évolution de la société. La structure choisie est celle du roman noir avec une liberté de composition qui le place hors de toute convention : peu de recours aux dialogues, beaucoup d’introspection et des réminiscences de la tradition orale des contes africains. Lauréat du prestigieux prix littéraire NOVELPOL, traduit pour la première fois en français, Harraga est le premier roman de l’écrivain espagnol Antonio Lozano, né à Tanger en 1956 et actuellement professeur de traduction à Agüimes aux Canaries où il dirige depuis 1988 un festival international consacré au conte et à la créativité théâtrale. Il a été finaliste et lauréat de nombreux prix littéraires dans son pays et a reçu dés son premier livre, les éloges de Manuel Vázquez Montalbán
LES TERRASSES DU POLAR 2008 le vendredi 19 septembre à Septèmes les Vallons et le Samedi 20 septembre au Cours Julien à Marseille .
A Septèmes, Les préludes du Polar organisés par la Mairie et suivies de la représentation de Mme Olivier par les Tchapacans.
A Marseille, cours Julien dans le cadre de la 10ième édition de la fête du plateau avec le Prix du polar marseillais et de 14h => 18h : Terrasses du polar avec les auteurs, fontaines du cours Julien
Auteurs présents : avec Jean-Hugues Oppel, Michel Embarec, Noël Simsolo, Jean Contrucci, Jean-Christophe Duchon-doris, Serge Scotto, Bruno Leydet, Jean-Paul Delfino, Karine Giebal, Maurice Gouiran, René Frégni, Tito Topin, Joachim-Sébastiano Valdez, Joëlle Delange, Eric Hossan, Franck Membribe (BD), Sylvie Cohen, Jean-Luc Luciani, Michel Jacquet, André Fortin, Gilles Ascaride, François Thoimazeau, Pierre Cherruau, André de Rocca, Noël Simsolo, Philippe Masselot, Ysa Dedeau, Edmond Zucchelli, Vincent Vives, Henri-Frédéric Blanc, Serge-Yves Ruquet, Marc Spacesi, Maria Grazia Transunto, Laurent Martin, Jean-Paul Ceccaldi… liste non close.
- SALON DU POLAR DE DRAP (06) deuxième édition, le Week-end du 27 et 28 septembre :
Avec Patrick Raynal et Jean-Bernard Pouy, un deuxième grand rendez-vous à Drap. De nombreuses animations sont prévues : atelier d’écriture, débats notamment sur Mai 68 et le néo-polar, jeunesse polar, spectacle… Un hommage sera rendu à F.H Fajardie, disparu prématurément.
Aux côtés de Raynal et Pouy, les autres auteurs annoncés sont : Alain Raybaud, A. Laurent, Paul Carta , Roger-Louis Bianchini, Michèle Blachère, Daniel Angelo, Jean-Paul Ceccaldi, Jean-Pierre Orsi, Pierre Hanot, Pascale Ferroul, L. Herbert, Jacques Mondoloni, Georges Foveau, Catherine Fradier, Christian Paillet, Serge-Yves Ruquet, Romain Slocombe, André Vignol, Ysa Dedeau et Francis Zamponi.
- FESTIVAL DU POLAR A VILLENEUVE LEZ AVIGNON (84) du 3 au 4 octobre
« Conférences, expositions, débats passionnés au sein des jurys, film en avant première, un archipel littéraire se dessine, haut en couleurs. Guidée par les collections, stimulée par la remise des prix, éclairée par les auteurs en personne, la ville vibre aux récits d’enquête palpitantes, d’intrigues à rebondissements ou réalité et fiction se mêlent dans une atmosphère crépusculaire. Le bouche à oreille va bon train, qui identifie dans cette marée de livres les bonnes histoires à ne rater sous aucun prétexte, la communauté des lecteurs avides de suspense bourdonne comme un essaim d’abeille. Pour cette quatrième édition Didier Daeninckx parraine la manifestation. »
Didier Daeninckx est le parrain du 4e Festival du Polar Méditerranéen de Villeneuve lez Avignon, festival dont le directeur littéraire est Gilles Del Pappas, père de Constantin le Grec.
Un plateau exceptionnel réunissant une quarantaine d’auteurs de polars et d’illustrateurs, des conférences, des lectures, des jeux, des expositions, des spectacles de rue, des séances de cinéma noir ( au programme une adaptation cinématographique d’un livre de Didier Daeninckx), feront de Villeneuve lez Avignon l’incontournable capitale du polar,avec un spécial BD. .
Aux côtés de Didier Daenninckx et Gilles Del Pappas, les auteurs annoncés sont : Claude Adamo, Claude Amoz, Maurice Attia, Florence Aubry, Laurence Biberfield, Sté phane Bourgoin, Franck Burns, Jean-Paul Ceccaldi, Thierry Crifo, Michel de Roy, Marie-Hélène Ferrari, André Fortin, Doris Gercke, Gildas Girodeau, Arnaud Gobin, Maurice Gouiran, l’encyclopédique Claude Mesplède, Francis Mizio, Nadine Monfils, Jean-Pierre Orsi, Chantal Pelletier, Joseph Périgot, Alessandro Perissinotto, Gilda Piersanti, Hubert Prologeau, Alain Pucciarelli, Jean-Claude Schineizer, Marc Spaccesi, Colin Thibert, Tito Topin, Thanh-Van Tran-Nhut, Marc Villard ey Lalie Walker.
Le film « le sel de la mer » d’Annemarie Jacir a été projeté, le Lundi 1er septembre dernier,au cinéma Variétés de Marseille en préliminaire du programme 2008 de l’association Films, Femmes, Méditerranée.
Cette association, créée en 2007, a pour but de susciter, de promouvoir, d’organiser ou de soutenir toute manifestation destinée à faire connaitre les divers aspects de la culture méditerranéenne, et notamment en matière de cinéma. Elle organise ses troisièmes rencontresdu 07 au 14 octobre 2008, en partenariat avec la Chambre de Commerce Italienne pour la France de Marseille, l’Institut culturel Italien de Marseille, le Festival du Cinéma de Florence, le Conseil Général 13, Le Conseil Régional PACA, et la Ville de Marseille. Son objectifest demontrer le cinéma méditerranéen au Féminin, au travers du cinéma de fiction essentiellement, mais aussi via le court-métrage et la documentaire. Pouvoir montrer des films inédits ou en avant-première de réalisatrice.
Dix longs-métrages des deux rives de la Méditerranée sont annoncés pour la plupart en avant-première ainsi qu’un hommage à Anna Magnani. Parmi les réalisatrices accueillies, nous avons relevé la Tunisienne Moufida Tlatli, la Libanaise Joana Hadjithomas, l’Algérienne Nadia Chérabi, l’Italienne Esmeralda Calabria.
A la séance de projection du Cinéma Les Variétés, étaient présentes trois membres de l’association : la directrice artistique Jeanne Biscioni-Baumberger et la conseillère à la programmation (scolaires et courts-métrage), Annie Gava. Rappelons que la première est journaliste et écrit dans Marseille Hebdo et la deuxième tient la rubrique cinéma du mensuel gratuit Zibeline. La troisième est notre compatriote, la Relation presse et communication de l'association: Michèle Giovannangeli (d'Orio pres de ste lucie de tallano)
Le film « Le sel de la mer », en avant-première de l’ouverture des 3èmes rencontres FFM.
Soraya, 28 ans, née et élevée à Brooklyn, décide de rentrer s'installer en Palestine, le pays d'où sa famille s'est exilée en 1948. Sa route croise alors celle d'Emad, un jeune Palestinien qui, au contraire d'elle, ne souhaite qu'une chose, partir pour toujours. Soraya et Emadprennent leur destin en main, quitte à transgresser les lois. Sans doute la jeune réalisatrice Annemarie Jacir, formée au cinéma américain, a-t-elle été inspirée par le Film Thelma et Louise tout en choisissant une intrigue et une fin moins tragique car la vraie tragédie de l’histoire qu’elle raconte estcelle de son peuple, les Palestiniens.
Dans un compte rendu, nous avons lu : « Au dernier festival de Cannes, lorsque la réalisatrice les producteurs et les acteurs sont venus présenter Le Sel de la mer, tous sont montés sur l'estrade coiffés d'un keffieh palestinien. Car ce road-movie entre les territoires occupés et Israël, ce film tourné en grande partie sur place, notamment à Ramallah, avec des comédiens très impliqués personnellement, est tout autant le premier long métrage d'une femme de cinéma que le cri de colère, intime et politique, d'une Palestinienne. L’histoire suggère sans aborder le sujetcomment de pacifiste aimant la vie on peutêtre tenté par le terrorisme.Aucun des personnages ne passe le pas. Leur seul acte de violence est l’attaque avec des armes sans munition d’une banque palestinienne malhonnête. Ensuite, ils se jouent des contrôles routiersisraéliens pour voir la Palestine annexée par Israël dans un voyage jusqu’à la mer. »
En 1948, des milliers de gens ont été chasséset la dernière chose qu’ils ont vu de la Palestine, c’est la mer. Ce film raconte une histoire occultée, celle de la vie quotidienne des Palestiniens. Elle raconte aussi une histoire plus personnelle, celle d’une fille de la diaspora palestinienne.
Soraya ( Suheir Hammad), Palestinienne, est née aux Amériques. Cette ubiquité et sonidentité généalogique la conduisent en Palestine avec une vision fantasmée par les récits d’un grand-père qui a été chassé de Jaffaau moment de l’indépendance d’Israël, proclamée le 14 mai 1948 et aussitôt entérinée par l’ONU. Pour les Palestiniens, c’est la Naqba, la catastrophe, la destruction de leur société et de leurs villages suivie de l’exil de la grande majorité de la population. L’entame du film se fait sur des images en noir et blanc des destructions. Depuis, soixante ans se sont écoulés etles avoirs bancaires des Palestiniens sont restés gelés. Soraya débarque de l’avion et se trouve immédiatement confrontée, malgré son passeportaméricain, à des fouilles approfondies et des interrogatoires. Après l’émerveillement de son trajet en taxi,elle prend conscience de la réalité du conflit dans le parc humain palestinien qui est une zone de non-droitoù la banque de son grand-père refuse de restituer le solde du compte en sommeil depuis 60 ans.
Des Palestiniens y exploitent des Palestiniens et parmi les exploités, elle rencontre Emad (Saleh Bakri) et son copain Marwan (Ryad Dias) qui, le premier, a l’idée d’une attaque de la banque. Prenant conscience de la réalité brutale et ubuesquedu territoire palestinien, Soraya accepte l’idée et entraîne Emad dans la réalisation du braquage avec des armes non chargées. L’opération réussit et le trio part dans une fuite qui, en fait, est un retour en Palestine occupée sur les traces du grand-père de Soraya.Pour Emad, c’est l’occasion de redécouvrir la mer et d’apercevoir un horizon jusque là lointain. Soraya et Emad étaient faits pour se rencontrer. Si le garçon avait obtenu son visa pour émigrer, la rencontre aurait peut-être pu avoir lieu aux USA mais c’est Soraya, tirée par ses racines, qui arrive en Palestine. Le destin commun de ces deux êtres ne pouvait que se jouer làcar Emad n’aurait jamais obtenu son visa. Ensemble, ils essaient d’échapper à l’enfermement et leur virée en territoire interdit, les rapproche davantage… Nous n’en dirons pas plus pour ne pas gâcher le plaisir car il faut aller voir ce film dont les derniers plans ont été tournés à l’Estaque avec une reconstitution d’un quartier de Tel-aviv, faute d’autorisation israélienne.
Cela s’était déjà produit pour le filmInterventiondivine, drame de Elia Suleiman . On va finir par appeler dans le milieu cinématographique palestinien, l’Estaque la petite Israël( ex-Palestine) des cinéastes palestiniens. D’ailleurs une villa bordant la route principale qui traverse l’Estaque ne s’appelle-t-elle pas « La Palestine ».
Annemarie Jacir n’a pas voulu expliquer mais montrer sans vouloir faire la part des choses. C’estr un film à fleur de peau, cette peau qui fait de chacun de nous un insulaire. C’est encore plus vrai pour des peuples spoliés de leur terre. Lorsque l’on est Arménien, on la porte son arménité en soi aux quatre coins du monde avec l’interdiction de revenir sur la terre de ses ancêtres, victimes d’un génocide. Pour les Palestiniens, elle est depuis 1948 un horizon bleu perdu. L’absence de son sel est celle d’une vie devenue sans gaieté. Ce sel est aussi celui de cette mer qui nous engloutit et nous sépare. La métaphore est d’un philosophe corse, Jean-Tousaint Desanti Que les Corses de la diaspora s’interrogent !Que peut-on ressentir si de retour en Corse, des résidants insulaires, qui ont commencé par dire que la Corse serait mieux sans les Corses, vous dénient aujourd’hui votre corsité sous prétexte que vous ne vivez pas en permanence en Corse, en affirmant que les vrais Corses, ce sont eux, que vous n’êtes plus corses.Ne souriez pas !Cela pourrait vous arriver car c’est arrivé à d’autres.
L’héroïne du film d’Annemarie Jacir se voit refuser la nationalité palestinienne par les autorités palestiniennes. L’histoire et les anecdotes fortes du film n’interpellent pas que les Palestiniens et poussent chacun au questionnement. En s’intéressant davantageà l’histoire du peuple palestinien , oncomprend mieuxles diasporas à qui l’on a volé l’identité. Allez dire à un Arménien de la diaspora spoliée par les Turcs qu'il n'est pas arménien!...
Si, en Palestine, la violence ordinaire est exercée par le pouvoir israélien, tous les Israéliens ne considèrent pas tous les Palestiniens comme des terroristes. Par contre cette violence ordinaire pousse au terrorisme. La situation est figée dans le conflit qui crée les conditions du pourrissement de la société palestinienne parquée par un Etat dont les parents avaient pourtant connu les camps de concentration nazis.
Dans ce conflit, il faut remonter à sa genèse pour rechercher les responsabilités. Dans quelles conditions géopolitiques l’Etat d’Israël a-t-il été créé ?Dès la création, ces conditions ne risquaient-elles pas de faire des victimes de la Shoah, de nouveaux bourreaux ? Qui devait réparer l'irréparable: un génocide? Les Palestiniens devaient-ils payer le prix de la sécurité des Juifs après la deuxième guerre mondiale ?Quelle autre sécurité et quels intérêts voulait-on faire préserveren inversant la majorité ethnique et religieuse d’une région du globe auparavant musulmane ?
Un film donc à voir !Un drame humain.Les Palestiniens sontvictimes d’un déni de justice et de reconnaissance. Les Israéliens ne peuvent plus partir Les modérés revendiquent un droit du sol alors que des Ultras en font un droit divin. Ils sont dirigés par des gouvernements paranoïaques qui ont construit un mur (alors que celui de Berlin n’existe plus). Ils mettent des barbelés et contrôlent de façon drastique les allers et venues des Palestiniens tenus sous surveillance. Toutes les conditions de l’affrontement sans fin sont réunies. Heureusement, de part et d’autre, beaucoup ne sombrent pas dans la violence même si la tentation est grande d’appliquer par le terrorisme une phrase d’Albert Camus : « Je me révolte parce que nous sommes. » Malheureusement,la raison reste du côté des victimes qui restent des victimes.
Avant de juger, il faut aussi savoir et comprendre. La fiction peut justement conduire le lecteur à vouloir savoir et comprendre. Surla tentation du terrorisme, c’est l’occasion de vous conseiller l’admirable roman de Yasmina Khadra : « L’attentat ». Dans ce récit où le drame se construit de façon tragiquement implacable, le héros ne peut échapper à son destin : le terrorisme.
Pour consulter le programme de la troisième rencontre de Films Femmes Méd, il vous suffit d’aller sur le site de l’association en cliquant sur l’affiche ci-dessous.
Du vendredi 22 au dimanche 24 août 2008, la quatrième édition du festival « Un livre à la mer » s’est déroulée sous un ciel bleu et un soleil généreux, avec la présence de Corsicapolar qui présentait le recueil « Piccule Fictions»
Cette année les organisateurs du Festival de Collioure « Un livre à la Mer » rendaient hommage à Antoine de Saint Exupéry , auteur célèbre du Petit Prince, ouvrage édité, après sa disparition, en 1953 et vendu à plusieurs dizaines de millions d’exemplaires et qui serait la deuxième plus forte vente après la Bible. C’est un des écrivains les plus lus du 20ème siècle en France et à l’Etranger. Qui ne se souvient pas de la dernière phrase de ce chef d’œuvre sur la solitude : Ne me laissez pas tellement triste ! - ou bien de celle qui est devenue une citation : On ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux. Il a écrit aussi: « Il faut exiger de chacun ce que chacun peut donner.» Alors, chacun a eu la possibilité non pas de donner mais d’acheter le recueil « Piccule Fictions » pour permettre l’achat de fauteuils Hippocampe dont la Mairie de Collioure possédait déjà un exemplaire mis à la disposition des handicapés.
Le polar méditerranéen était présent. Lors d’une soirée au Café Sola, sur le petit port catalan, des extraits étaient lus par des comédiens de la compagnie des mille et une vies, dans une mise en scène de crime. Gilles Del Pappas, qui, auparavant, avait animé un débat sur le thème « Polar et Méditerranée » y eut la surprise d’entendre l’un de ses textes en parler marseillais dit par une comédienne avec la gouaille parisienne. Elle le fit avec talent, ce qui ajouta un effet comique qui ne pouvait que séduire l’auditoire. Pendant le festival, des comédiens déambulaient dans le centre-ville et sur le port, en déclamant des textes d’Antoine de Saint Exupery, pendant que se succédaient les débats et les conférences.
Marie-Christine Barrault, invitée d’honneur, prêtait également son talent et sa voix dans des lectures musicales avant de venir faire un tour parmi les stands de livres pour enrichir sa bibliothèque. Elle repartait avec le recueil « Piccule Fictions ».
Parmi les Editeurs présents, nous avons relevé la présence d’un éditeur montpelliérain « Six pieds sous terre » qui proposait, entr’autres parutions, des adaptations en B.D de la série Le Poulpe, en commençant par le premier écrit par Jean-Bernard Pouy.
Le polar catalan était représenté par les auteurs des Editions Cap Béarn dont notre ami Gildas Girodeau, natif de Collioure où, au milieu des oliviers et face à l’horizon marin, il propose des chambres d’hôte. Il vous reçoit avec son épouse. Le couple passionné d’oléiculture y propose aussi des produits de grande qualité. Sur la Corniche de Collioure, à 2Kms du port, les chambres d’hôte du Mas de Boutet offrent un havre de paix avec une vue panoramique sur la mer et les montagnes coiffées de petits châteaux médiévaux.
Le festival avec son exposition Antoine Saint Exupery, est une manifestation culturelle réussie dans un site qui fait, à juste titre, la fierté de nos amis catalans. Jean-Pierre Gayraud, éditeur et organisateur, pouvait être satisfait de son déroulement avec le concours de la Fondation Antoine Marchado et du centre méditerranéen de littérature.