Bonavinuta!
Bienvenue sur le blog Corse noir'soeur de vos nuits blanches
Blog non agressif et sans arrière-pensée. ..
Des articles après le Blog perso....
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RE NDEZ-VOUS:
- 5 décembre 2009, Salon Culture et écriture Institut Perrimond Roucas Blanc Marseille 7ème
- Les 20, 23 et 24 décembre 2009 Cultura La Valentine Marseille
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CHANTS CORSES: Pas de lien MP3 mais de l'écoute en ligne aux adresses ci-dessous...
Radio Alta Frequenza
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Radio Voce Nustrale
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Sur Radioblog
ht tp://www.radiob logclub.fr/sear ch/
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Le 1er juin 2009 à 22H15 .... 200.000ème visiteur I
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Les dix droits imprescriptible s du lecteur ( édictés par Pennac dans son ouvrage "Comme un roman")
1°/ Le droit de ne pas lire.
2°/ Le droit de sauter les pages
3°/ Le droit de ne pas finir le livre
4°/ Le droit de relire.
5°/ Le droit de lire n’importe quoi.
6°/ Le droit au Bovarysme (maladie textuellement transmissible…)
7°/ Le droit de lire n’importe où.
8°/ Le droit de grappiller.
9°/ Le droit de lire à haute voie.
10°/ Le droit de nous taire.
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A dopu!
A plus tard!
Publié le 18 août 2008 à 16:00
Par flicorse
Collioure et la Corse côte à côte : U libru a l’acqua en Corse et un livre à la mer à Collioure.

Du Vendredi 22 au Dimanche 24 août 2008, la quatrième édition du festival « Un livre à la mer» avec la présence de Corsicapolar qui présente le recueil « Piccule Fictions » de 30 nouvelles écrites par 26 auteurs au profit de l’association Handi 20 pour l’achat de fauteuils destinés aux handicapés.
 A Ajaccio, U libru a l’acqua, c’est 200 documents consultables tous les jours de l’été, de 10h à 19h, et ce à partir du 10 juillet, sur chaque plage corse où le dispositif est installé. Pour le confort de la lecture, des transats, des parasols et des chaises pour enfants seront également mis à disposition. Ce nouveau dispositif est dû au partenariat du service environnement, en charge de la gestion des plages et du réseau des bibliothèques et médiathèques de la Ville d’Ajaccio. U libru a l’acqua a été lancé cette année sur les plages de Trottelo et du Ricanto.
A Collioure « Un livre à la mer » est un festival qui, dans le même esprit de donner le goût de la lecture, en est à sa quatrième édition. Cette année, l’association Corsicapolar y est invitée. Cela permettra de proposer le recueil « Piccule fictions » de l’operata NOIRS de CORSE qui a été réalisée pour rendre accessibles les plages corses aux handicapés pour qu’ils profitent aussi de l’opération « U libru a l’acqua ».
Programme: cliquer sur l'image.
Cette année les organisateurs du Festival de Collioure « Un livre à la Mer » rendent hommage à Antoine de Saint Exupéry (les puristes vous diront qu’il ne faut pas de tiret à Saint Exupéry), auteur célèbre du Petit Prince, ouvrage édité, après sa disparition, en 1953 et vendu à plusieurs dizaines de millions d’exemplaires et qui serait la deuxième plus forte vente après la Bible. C’est un des écrivains les plus lus du 20ème siècle en France et à l’Etranger. Qui ne se souvient pas de la dernière phrase de ce chef d’œuvre sur la solitude : « Ne me laissez pas tellement triste ! »
Il était aviateur et s’est dans la mer, comme Mermoz et d’autres, qu’il a disparu en 1944. Dans l’ouvgare « Vol de nuit », il fait souvent référence à la mer pour transmettre des sensations, lui qui avait échoué au concours d’entrée à l’Ecole navale. C’est en faisant son service militaire dans l’armée de l’air qu’il découvre sa passion pour l’aviation. Chez cet auteur, on trouve le thème de l’universalité, ceux de l’amitié, de l’amour et de la mort. Etait-il un humaniste ou un idéaliste ? La question se pose encore chez les gens qui n’ont pas lu l’ensemble de son œuvre et qui se sont arrêtés sur quelques phrases de lui. Il a affirmé «la primauté de l’homme sur l’individu » en ajoutant «ma civilisation repose sur le culte de l’homme à travers les individus ». Chaque individu serait donc le dépositaire de ce que Saint Exupery appelle la dignité. Antoine de Saint Exupery avait son côté solaire avec notamment le Petit Prince : « On ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux ». C’est à partir du Petit Prince que le dimanche 24 août, square Caloni à Collioure, Jean-Philippe Ravoux fera une conférence-débat sur le thème «donner un sens à la vie – Le Petit Prince – plus grand traité de métaphysique du 20ème siècle. »
Tout le festival sera l’occasion d’assister à des lectures d’extraits de plusieurs œuvres d’Antoine de Saint Exupery et sans doute de dissiper (chez ceux qui le connaissent mal) les ambiguïtés notamment de «Terres des hommes » et de « Vol de nuit ». Je pense notamment à cette morale du sacrifice, de l’exemple, de la punition et de l’obéissance au chef notamment chez un personnage comme Rivière dans Vol de nuit. L’auteur lui fait dire en parlant de ses subalternes : « Ces hommes-là sont heureux parce qu’ils aiment ce qu’ils font et ils l’aiment parce que je suis dur. »
Saint Exupéry fait appel surtout à la ferveur que provoque l’héroïsme. Face au Petit Prince, qui, avec ses boucles d’or, représente le côté solaire de Saint Ex, «se dresse le caïd de « Citadelle » dont se dégage –du granit noir- un profil inquiétant »
De ce conte philosophique inachevé, on relève des phrases comme : Je vis non des choses, mais du sens des choses… L’ homme disait mon père, c’est d’abord celui qui crée… Dans Terres des hommes, il écrit : « Seul l’esprit, s’il souffle sur la glaise, peut créer l’homme. »
 En tant que Corse, enlevé le côté aristo d’Antoine de Saint Exupery , ce qui me touche chez lui c’est le côté Petit Prince, le coté poète… cet humanisme qui n’a rien à voir avec le cartésianisme : « On ne voit bien qu’avec le cœur ». Et peut-être aussi une partie de sa morale si je l’ai bien comprise. Peut-on parler de morale Nietzschéenne chez Saint Exupery ? Sans doute, si on fait référence à l’élan vital.
Pour moi, la morale de Saint Exupéry tire sa conception de l’action à laquelle il a voulu donner une traduction littéraire. Elle subordonne chaque démarche au respect de la dignité humaine qui doit s’imposer à la conscience. L’aviation a été pour lui l’occasion de découvrir le sens des responsabilités ainsi que ses propres limites. Il a voulu enseigner aux hommes la vanité de leurs désirs, l’inutilité de leurs richesses matérielles en les orientant vers ce qui, pour lui, s’est avéré essentiel. Il ne parle pas d’être le surhomme d’une morale simpliste de l’héroïsme mais il a cru à l’action et à l’amitié soudée dans le danger. Pour lui, l’épreuve et le courage n ‘ont pas de valeur en eux-mêmes s’ils ne s’affranchissent pas du culte de l’individu pour s’intéresser à la communauté des hommes. Il a porté un jugement désabusé sur la guerre et contre ce qu’ils désignaient comme des «idoles carnivores »… « On peut déterrer les idoles de bois et ressusciter les vieux mythes qui ont, tant bien que mal, fait leur preuve, on peut ressusciter les mystiques du Pangermanisme, ou d’empire romain. On peut enivrer les Allemands de l’ivresse d’être Allemands et compatriotes de Beethoven. On peut en saouler jusqu’au soutier. C’est, certes, plus facile que de tirer du soutier Beethoven. Mais de telles idoles sont des idoles carnivores… Celui qui meurt pour le progrès des connaissances ou la guérison des malades, celui-là sert à la vie en même temps qu’il meurt. Il est peut-être beau de mourir pour l’expansion d’un territoire, mais la guerre aujourd’hui détruit ce qu’elle prétend favoriser. » Et il ajoutait : « Pourquoi nous haïr ? Nous sommes solidaires, emportés par la même planète, équipage d’un même navire. Et s’il est bon que des civilisations s’opposent pour favoriser des synthèses nouvelles, il est monstrueux qu’elles s’entre-dévorent. »
Après cette modeste et très partielle présentation, si vous voulez découvrir ou redécouvrir Antoine de Saint Exupery, rendez-vous du 22 au 24 août à Collioure où trois jours lui seront consacrés..
On peut trouver dans l’œuvre de Saint-exupery, des personnages de polar. Lui-même avait une face noire et désabusée qui apparaît dans certaines de ses écrits, notamment, lorsqu’après un atterrissage forcé dans le désert, il nous parle de sa mort : « Je ne découvre plus rien en moi, sinon une grande sécheresse de cœur. Je vais tomber et ne connais point le désespoir. Je n’ai même pas de peine. Je le regrette : le chagrin me semblerait doux comme l’eau. On a pitié de soi et l’on se plaint comme un ami. Mais je n’ai plus d’ami au monde. Quand on me trouvera, les yeux brûlés, on imaginera que j’ai beaucoup appelé et beaucoup souffert. Mais les élans, mais les regrets, mais les tendres souffrances, ce sont encore des richesses. Et moi je n’ai plus de richesses. ».
Le polar sera présent avec des dédicaces d’auteurs mais aussi avec un café littéraire sur le thème « La Méditerranée et le polar », le samedi à 19 heures square Caloni, avec Gilles Del Pappas et Gildas Girodeau qui ont honoré de leur présence les deux premières éditions du fastival corse et méditerranéen à Ajaccio.
Publié le 14 août 2008 à 22:17
Par flicorse
"Bois de l'enfance", écrit par Sophie Bureau qui a répondu à nos questions sans langue de bois:
 Nous avons rencontré Sophie Bureau, en juillet dernier, à la journée « Libri Aperti » organisée dans le beau village de Canari (Cap corse). C’est une auteure sympathique et en apparence plutôt calme. Elle vit dans la région parisienne et se trouvait en Corse pour ses premières dédicaces. Son ouvrage, « Bois d’enfance » édité par A Fior di Carta, mêle trois textes. Le premier "Bois d’enfance" est proustien et peut-être nostalgique. Il commence par « De l’enfance parfois restent une madeleine, un mistral gagnant, le parfum d’une tarte, une barbe à papa et autres choses. Moi, c’est le bois. » Au début était le bois ! Ne dit-on pas pour désigner les enfants qu’ils sont de la graine de bois de lit. Si la porte de la mémoire de la narratrice est de bois, la femme est de chair et donc sensible. Le second texte « La toile du temps » est court et poétique. Il commence ainsi : « Le moment est intense et fragile. Toute chose et tout être semblent si pleins du noir de la nuit qu’ils le sont tout autant d’une attente en suspens du bruit et de la vie» Une invitation à un voyage au bout de la nuit. Enfin le troisième «La fourmi et les cigales » est une adaptation fantastique de la fable. La narratrice, genre fourmi, s’offre des vacances en octobre dans un club au pays des cigales. Fatalement, elle se révolte! Vos gueules les cigales !… L’insecticide comme arme chimique d’extermination de masse ? Son plaisir à user de la bombe insecticide serait-il dû à des pulsions de meurtres qui n’épargneraient dans notre cosmos que les fourmis? …
Un recueil de trois textes intéressants. Trois bons moments de lectures. Décidément, les Editions A Fior di Carta découvrent des femmes talentueuses qui écrivent des textes courts mais denses. Nous avions déjà annoncé les sorties de « Mystères d’âmes » recueil de nouvelles écrites par Martine Rousset et « La Vallée de Soummam », roman-témoignage écrit par Marie-Catherine Deville. Jamais deux sans trois ! Voilà Sophie Bureau avec « Bois d’enfance »dont la quatrième page de couverture nous dit : « Textes à priori sans relation les uns avec les autres… Du bois qui résonne à la mémoire d’une enfance, au temps sui hésite sur la marche à suivre, à la catastrophe du chef des hannetons, peut se poser la question de l’unité. Est-ce elle, celle qui raconte, l’unité ? Elle, comme tous les autres, prise dans les reliefs des rires et des pleurs et parfois particulièrement appelée par le besoin d’écrire ? Ou alors est-ce simplement lui : l’écrit ? Cet écrit qui souvent nous dépasse ferait ici l’unicité, tout rassemblé qu’il est lui-même dans ce petit recueil. »
 Interview de Sophie Bureau par Jean-Paul :
Jean-Paul : Pourquoi, Parisienne, es-tu éditée chez un éditeur corse “A fior di carta” ?
Sophie Bureau : D’abord, je voudrais préciser que je ne suis pas parisienne mais banlieusarde. Ca a une certaine importance dans la perception que les uns et les autres ont de l’espace en Ile de France. Un banlieusard ira facilement à Paris alors qu’un Parisien aura parfois du mal à venir en Banlieue. La banlieue pour lui représente une sorte de bout du monde, un lieu hors de ses frontières. En Ile de France, il y a aussi une différence entre le centre et la périphérie qui parle d’elle-même et qu’en tant que banlieusarde, j’ai intégré. Comme quoi la proximité géographique est parfois trompeuse. Tout ça nous conduit directement à ta question finalement, qui est aussi une question sur l’espace. Pourquoi un éditeur corse, pourquoi Jean-Pierre Santini ? Au début je pensais que c’était le fruit du hasard, le hasard des rencontres. Et puis finalement, si cela reste en partie vrai, j’ai un peu révisé mon jugement. Pour y avoir passé quelques moments, je me suis rendue compte que la Corse était très vivante au niveau culturel. Et je n’ai pas ressenti que cette culture appartenait à une “élite” comme cela peut se produire parfois en certain lieu, mais bien au contraire que les gens se l’appropriait et n’en étaient pas seulement les consommateurs. Peut-être cette dynamique culturelle favorise-t-elle la création de maison d’édition artisanale comme celle de Jean-Pierre Santini “A fior di carta” et des regards comme celui qu’il pose sur des écrits tels que les miens. Jean-Pierre Santini a cru en mon écriture et ça m’a fait y croire. Il a fait un vrai travail d’artisan, d’autant plus appréciable que je ne suis pas une Corse et que mes textes ne racontent pas la région. Si ce petit recueil existe, c’est grâce à tout ça, grâce à cette dynamique de taille humaine qui paraît exister en Corse et aussi grâce au regard que Jean-Pierre porte autour de lui et à sa façon d’agir sur cet alentour. Et puis, Internet change la donne, Internet rapproche. La Corse devient très proche avec cet outil, d’autant plus proche qu’à peu près tout passe par l’écrit et qu’il s’est bien de l’écrit dont il s’agit.
Jean-Paul - Vous êtes trois auteures à avoir publié des textes courts chez cet éditeur en premier ouvrage. En ce qui te concerne, le texte court est-il révélateur de ta façon d’écrire ou plus généralement d’une façon toute féminine d’écrire, c’est à dire dans l’urgence de l’inspiration?
Sophie Bureau : Oui, c’est vrai, pour l’instant je n’ai fait que quelques textes courts. A une période, j’ai écrit des poèmes, et à travers leurs brièvetés, j’ai vraiment ressenti l’urgence dont tu parles. Les textes courts, est-ce ma façon d’écrire ? Pour l’heure, il semblerait qu’oui. Ils me permettent de travailler différents styles et la construction d’une histoire, sa progression. Les textes courts sont vraiment bien pour ça. Et puis il y a une certaine jubilation à faire des pirouettes, à avoir des traits d’humour que le texte long admettrait peut-être plus difficilement. A y réfléchir, l’écriture de textes courts me donne une certaine assurance, une assurance sur laquelle je pourrais peut-être poser des histoires plus longues par la suite. En ce qui concerne l’inspiration, j’ai souvent remarqué qu’il y avait une sorte de construction silencieuse et interne qui se faisait avant l’écriture, comme si un ensemble de sensations se regroupait pour former “quelque chose”. Et puis au bout de ce travail interne, à un moment, il faut que je l’écrive et il faut que je le partage. La question du choix d’écrire ou non ne se pose pas, ça s’écrit, c’est tout. Après, “ça” se retravaille. Alors est-ce la particularité d’une écriture de femme ou s’agit-il de l’écriture en général, je ne sais pas. J’ai des idées de textes plus longs. On verra bien.
Jean-Paul -A la question posée sur l’unité dans la quatrième de couverture, que réponds-tu avec le recul ? Est-ce celle qui raconte, l’unité ?
Sophie Bureau : A cette question que j’ai posée en 4ème de couverture comme pour m’excuser auprès des lecteurs de la diversité des genres, je réponds avec le recul qu’à moi seule je suis plusieurs et que l’unité est peut-être un songe. D’autant plus un songe que j’aimerais bien explorer plusieurs voies, plusieurs types d’écritures, sans doute pour faire vivre les “plusieurs voix” qui sont en moi. Je dois sans doute avoir plus qu’une seule obsession. Mais c’est joli, quand même, un songe, non ?
Jean-Paul - Dans le premier récit "Bois d'enfance", l'enfant imaginait des crimes. " La fourmi et les cigales" m'est apparue très révolté avec des envies de meurtres. As-tu songé à écrire de la Noire?
Sophie Bureau : Pas pour l’instant, mais qui sait. J'aime bien les romans noirs, le côté râpeux des personnages. Peut-être qu'un jour je m'y lancerai, pourquoi pas après tout...? C'est vrai qu'avec tous les insectes que j'ai fait mourir dans "La fourmi et les cigales", ça pourrait faire un bon début. Mais il faut quand même remarquer que, s'il ne lui ait rien arrivé de grave, la fourmi est encore sûrement vivante.
Jean-Paul - Quelle est ta dernière lecture ?
Sophie Bureau : “La petite fille de Monsieur Linh” de Philippe Claudel. Et même si j’ai préféré “Les âmes grises” de lui, j’ai trouvé que ce livre était un modèle de simplicité, de cette simplicité qui mène sans détour à l’émotion.
Jean-Paul - Quels ont tes projets littéraires ou plus généralement culturels?
Sophie Bureau : Je viens de terminer deux nouvelles avec le même personnage principal que dans “La fourmi et les cigales”. Dans l’une des histoires, elle s’est inscrite à un site Internet de rencontres, “Rien d’impossible”, c’est le titre. Dans l’autre, elle est au travail. Celle-ci, je suis En train de peaufiner et je cherche encore le titre. Ce personnage a toujours ses gros sabots et cet humour assez particulier. Je l’aime bien. Elle me fait rire. C'est étrange, non ? Et puis, je suis aussi sur un autre projet. Il s’agit là de faire des “portraits de métro”. Ce peut être un personnage ou une situation, réels ou fictifs mais l’impératif est le suivant : écrire un portrait dans l’espace d’une seule feuille. En fait j’aimerais réussir à faire que ces portraits ressemblent à des photos, avec le ressenti qui va avec, bien sûr. J’ai d’autres idées, mais tant qu’elles ne sont pas en route ou réalisées...
Dans son blog, Martine Rousset écrit : « Toute prête à penser que Sophie est une fille sérieuse, voire austère… Que nenni ! Mais alors que nenni de chez que nenni ! Une fois la carapace fissurée, une autre Sophie sort de la fêlure… La vraie Sophie. Une nana qui n’a peur de rien et surtout pas du regard des autres. J’aime les personnes qui se laissent aller à être eux-mêmes. Sans restriction. »
Sophie et Martine nous invitent…
Cons courrez ! Le con...cours de l'été a désormais une adresse et son blog. Initié par Sophie Bureau, le concours à la con consiste à trouver une belle carte postale et à écrire (derrière) le texte le plus abruti possible. Il suffit de l'adresser ensuite en Corse d'où Martine Rousset assure le relais avant mise en ligne : Le concours à la con : Le Concours de l’été Chez Martine ROUSSET 20230 PERO CASAVECCHIE. C'est une carte de Bavella signée Norbert qui a ouvert le bal. Vous avez jusqu'au dimanche 31 août à 23 h 33 pour participer et envoyer votre carte à Sophie.
Blog de Sophie Bureau : http://riendimpocible.blogvie.com/ Blog de Martine Rousset : http://blog.ifrance.com/martine.rousset/80 Blog de Marie-Catherine Deville : http://blog.ifrance.com/marie-catherine2b
Les éditions A Fior di Carta sont installées à Barrettali dans le Cap corse (Haute Corse). Les bulletins de commande peuvent être enoyés à l'adresse suivante: A Fior di Carta Editions Hameau Casanova 20228 Barrettali Téléphone: 0495 351 117 Courriel: jean-pierre.santini2@wanadoo.fr
Publié le 29 juin 2008 à 16:32
Par flicorse
La deuxième édition du festival du polar corse et méditerranéen aura lieu du 4 au 6 juillet prochain à Ajaccio : Giallo et Néra in Aiacciu.

L’identité corse n’a rien à voir avec les clichés dont on l’affuble encore aujourd’hui. Etre insulaire ouvre à la curiosité des ailleurs et, pour citer Jean-François Bernardini du groupe I Muvrini : " … c’est être ouvert sur le monde, comment pourrait-il en être autrement. Mais pourquoi faudrait-il perdre son identité ? … " Il fait échos à Maupassant dans Le Horla : "J'aime ce pays, et j'aime y vivre parce que j'y ai mes racines, ces profondes et délicates racines, qui attachent un homme à la terre où sont nés et morts ses aïeux, qui l'attachent à ce qu'on pense et à ce qu'on mange, aux usages comme aux nourritures, aux locutions locales, aux intonations des paysans, aux odeurs du sol, des villages et de l'air lui-même. En Corse, nous avons une double insularité, celle de la Méditerranée et celle de la montagne. C’est justement cette double insularité qui nous ouvre aux autres insularités qui composent l’humanité… »
Ite missa est!
Les thèmes imaginaires ou réels du polar existent dans la Corse noire et rouge sur fond de bleus marins et azuréens : la politique, les autonomistes, les barbouzes, les révoltes, la musique et les chants, l’écologie, la désertification, la pauvreté, le chômage, le huis clos, les mythes, les légendes, le banditisme… Il y a aussi les particularismes : L’omerta, l’honneur, la vendetta, le clan, le huis clos des îliens et l’ubiquité insulaire, la cursità (ce mal du pays qui rend l’exil douloureux, cette nostalgie bien particulière que l’on appelle, au Brésil et au Portugal, " Saudade "). … En Corse, le tragique côtoie cet humour malicieux et teinté de mélancolie, le " taroccu " si bien illustré notamment par le poète Simon Dary (qui écrivait sous le pseudo de Simon d’Aullè). Cet humour apparaît dans le polar corse.
En silence et malgré le manque de véritable promotion, le polar s’est installé durablement dans et hors de l’île déjà riche dans tous les autres genres littéraires. L’âme enracinée dans leur île, les auteurs corses de polars veulent parler au monde. Arpenteurs du réel ou écrivains de pures fictions, ils ont pris place, avec un premier festival insulaire, aux côtés des autres polardeux qui ont émergé sur les îles et le littoral méditerranéens. Aucun ne veut se laisser enfermer dans la marge et tous cherchent des liens entre leurs cultures. " Fora ! La Corse vers le monde " est d’ailleurs le titre symbolique d’une nouvelle revue. Cette revue redonne son sens premier au terme " Fora " qui est aussi une invitation pour les Corses à s’intéresser aux autres pour être mieux connus et mieux compris eux-mêmes. L’association Corsicapolar s’inscrit dans le polar méditerranéen tourné vers le monde, avec la volonté d’être corse : un corps, plutôt qu’un corpus à ressasser. Et donc la nécessité de rompre avec une représentation véhiculée par le vieux continent d’une terre mystifiée — et par mystification, entendons toutes les dérives intra et extra muros que la Corse a connues ou subies.
Cette année, les auteurs méditerranéens qui ont répondu à l’invitation des Corses sont : Gilles Del Pappas, Serge Scotto, Jean-Pierre Petit, Gildas Girodeau, Maurice Gouiran, Michel Jacquet, André Fortin , Thomas Labat, Lilian Bathelot, Jean-Pierre Larminier, Isa Dedeau, Philippe Jérôme, José Lenzini, Giorgio Todde et Giulio Angioni.
 Certains embarqueront à Marseille le jeudi 3 juillet prochain en soirée sur le car ferry Danielle Casanova et des dédicaces sont organisées par la SNCM, partenaire de Corsicapolar pour l'organisation du festival. A l'arrivée à Ajaccio le vendredi 4 juillet, ouverture du festival..
L’association Corsicapolar a organisé le premier grand festival de polar corse et méditerranéen à Aiacciu (Ajaccio) du 6 au 8 juillet 2007 sur la grande place Foch, face à l’entrée principale de la Mairie. En juillet prochain, des auteurs corses de polars ont invité d’autres auteurs méditerranéens pour la deuxième édition de ce festival sur la place Foch, appelée Place des Palmiers, au fond de laquelle, et dominant la fontaine aux quatre lions de granit, se dresse la statue de Bonaparte en premier consul. Sous le regard de ce Bonaparte en marbre blanc, se réuniront des auteurs corses avec d’autres méditerranéens dont nous avons parlé dans nos récents articles.
Les auteurs corses présents seront : Jacques Mondoloni, Jean-Pierre Santini, Paul Milleliri, Denis Blemond-Cerli, Jérôme Camilly, André de Rocca, Arlette Shleifer , Daniele Piani, Eléna Piacentini, Jean-Paul Ceccaldi, Jean-Pierre Orsi, Marie-Héléne Ferrari , Okuba Kentaro, Jean-Marie Comiti, Olivier Collard , Paul Carta, Paul Milleliri , et Ugo Pandolfi.
 La deuxième édition du Festival du polar corse et méditerranéen est marquée par une œuvre collective intitulée « Piccule Fictions » réalisée dans le cadre d’une opération « Noirs de Corse » au profit de l’association « Handi 20 ».
Ainsi, vingt-six auteurs corses ou amis de la Corse ont été réunis par Corsicapolar ont écrit 30 nouvelles pour cet ouvrage dont les profits iront exclusivement à l’association oeuvrant pour les handicapés. Le recueil « Piccule fictions » est préfacé par Patrice Antona , connu pour sa chronique « Dixit » diffusée sur Radio Bleue Fréquenza Mora et la sortie de son opus « Radiotages ».
Les nouveautés corses: plus d’une quinzaine de nouveaux titres annoncés.
 Jean-Pierre Orsi, avec les éditions Mélis, propose Le Retour de Don Giovanni, un curé qui bouscule les mentalités et dont la tante, Zia Nunzia, mazzera à ses heures, prédit, au passage, que l'actuel président de la République ne terminera pas son mandat ! « Un homme tomba sur le sol caillouteux d’un chemin forestier. Il se tenait le ventre d’où s’échappaient de larges filets de sang. Il hurlait, les yeux révulsés. Il venait d’être atteint coup sur coup par deux décharges de chevrotine qui ne laissent aucune chance de survie. Le tireur, un homme de grande taille, la cinquantaine, portant beau, une longue chevelure grisonnante lui tombant sur les épaules, habillé d’une tenue de chasse, se pencha sur lui. Il le regarda un moment. Puis lui cria : « Te voilà puni. Tu vas mourir… » Il est l’auteur de la trilogie du Commissaire Agostini aux Editions du Journal de la Corse.
Du texte clos à la menace infinie, publié par Ugo Pandolfi chez Lulu.com : « Déférés devant les magistrats du Parquet de Paris, Ange Sanviti, Dominique Casabianca et Françoise Brossiacci ont été mis en examen et placés sous mandat de dépôt. La longue liste des délits et des crimes dont ils sont présumés innocents, n’a strictement rien à voir avec les collections poétiques de Jacques Prévert... » Cette information est extraite de cette prise de têtes en Corse autour d'un cadavre atrocement mutilé. Il s’agit du deuxième roman policier de l'auteur de La Vendetta de Sherlock Holmes. http://stores.lulu.com/scripteur
 Deux publications du côté de Jean-Paul Ceccaldi : Ecrit avant « Tamo ! Samo ! », le roman L’Ajaccienne est republié en format poche dans une version modifiée chez Lulu.com et, dans la foulée, le troisième volet de cette trilogie du « Flicorse » sort aux Editions du Journal de la Corse sous le titre « Casus belli » ( sous-tité Complices obscurs) L’Ajaccienne ( sous-titre La plume de Maât) : Cette fable policière naît avec une plume. De la plume au poulet, il n'y avait qu'un pas. Celui-ci mène à une basse cour. Une poule de luxe y complote avec de drôles d'oiseaux. La plume de Maât viendra-t-elle se poser sur la balance de la justice ? ... Casus belli (complices obscurs) : Au moment où le soleil serait au Zénith et laisserait les êtres sans ombre, Mathieu Difrade, le Flicorse, appréciait cette heure solsticiale après une enquête où tout n’avait été, pour lui, qu’un jeu d’ombres entre victimes et tueurs.
 Le romancier Jean-Pierre Santini a choisi les éditions Clémentine et une illustration de Marie-Hélène Ferrari pour publier L'exil en soi. Des nationalistes doux amers... Le dégoût de certains... L'ambition des uns, l'amertume des autres... L’auteur fait côtoyer plusieurs genres littéraires, comme les strates de sa vie d’écrivain… Il s'agit en fait d'une histoire déclinée, ou plutôt fragmentée, en plusieurs genres (même si les frontières sont poreuses entre les genres littéraires) » : une « préhistoire » plus qu’un avant-propos, entame poétique car tout commence avec le verbe ; un Roman noir "Le sentier lumineux" ... pas celui du Pérou ! Une nouvelle « Les cercles du silence », et, avant de baisser le rideau, une pièce de théâtre…
 Chez le même éditeur de Porto Vecchio, Marie-Hélène Ferrari a récemment publié L'enfant et publie L'obscure patience de la cellule où l'on retrouve le Commissaire Pierucci, mis au monde dans Le Destin ne s'en mêle pas, où une petite veuve va causer autour d'elle bien du tracas. Le deuxième tome des aventures de l'irascible commissaire confronte le lecteur avec le délicat problème des luttes d'influence ; quant au troisième, il nous plonge dans l'histoire douloureuse des montagnes de l'En deça des Monts, Sainte Lucie, Carbini, pour une enquête terrifiante.
 Denis Blémont Cerli a publié « Le roman de 1720 » aux Editions Plume d’écume. Avec son troisième roman, l'auteur du « retour à Lama » et de « Marseille-Corse, aller simple » nous transporte à La Ciotat. Le XVIII ème siècle n'a que 20 ans. En plein été, une effrayante épidémie se déclenche dans la grande cité. La Ciotat se protège derrière ses remparts, puis les femmes de la cité affrontent les troupes du Roi afin de les empêcher de pénétrer dans la ville.
 Corbeaux morts, publié par Olivier Collard aux Editions du Cursinu :Après « Pour toi c'était gratuit » et « Vous souvenez vous d'Antonella ? », Olivier Collard a choisi, pour Corbeaux morts, son troisième polar, de placer l'action en "terrain neutre"( dit-il) dans une région méjugée de la sphère occitane.
 Aux Editions Albiana, un recueil de nouvelles d'Okuba Kentaro: Petit plongeoir vers l'abîme, le vertigineux produit de la rencontre improbable de l'écrivain japonais, de l'Irlandais Peter Amfav et du corse Pietr'Anto Scolca. Quels que soient leurs thèmes ou leurs héros – malheureux souvent, à leur affaire parfois –, ces récits tendent au-dessus des vides – affectifs, religieux, sociaux,… – les fils sur lesquels dansent habituellement les humains, quels que soient l’époque ou la latitude. Le vertige, du haut de ces petits plongeoirs, entraîne, par petites touches, vers… la chute ! ( Et dire qu’un philosophe existentialiste a dit «il n’y a que moi qui suis moi » alors que le poète imaginait que « Je est un autre ». Et si « Je était Nous » ou réciproquement dans cet opus? Y aurait-il un autre marionnetiste que Dieu derrière cet ouvrage écrit par trois mystérieux auteurs?…)
Et plusieurs autres nouveautés chez le même éditeur:
 Le nouveau polar de Paul Milleliri, Carton rouge… A Marseille, si tout n’est pas rose, il reste au moins le blanc et bleu, celui de l’OM ! Et chez les « petites gens » c’est un moteur suffisamment puissant pour débrider toutes les imaginations. Dans la famille recomposée, c’est le cadet, celui qui est dans le fauteuil roulant qui mène le bal, et son idée de génie qui nécessite quelques fonds de départ conduit les trois frères au hold-up… raté !
Le sentier lumineux, un roman d'Andria Costa (un pseudo ?) est également annoncé… « - Tu vas pas me croire…Quand Léo Poggi commençait ainsi ses phrases, il ne fallait pas s’attendre à ce qu’il raconte une histoire exceptionnelle. C’était plutôt sa manière à lui de marquer son mécontentement à propos d’un événement sans importance réelle qui l’avait contrarié. Trois jours auparavant, en redescendant de la bergerie, il avait versé dans le fossé avec son 4x4. Rien de grave pour lui. Pas même une égratignure. Mais le véhicule était hors d’usage et, en attendant, Léo Poggi était bien obligé de monter à pied du village pour aller s’occuper de ses bêtes. Ça fait une trotte vu que Monte Grosso où il avait construit un grand baraquement en bois pour abriter son troupeau se trouve quand même à trois kilomètres de sa maison… »
 Eliane Aubert-Colombani, l'auteure de L'appel de l'île, y publie « La buse »… Reclus dans une bergerie, un jeune homme se cache. Il a commis l'irréparable, un meurtre. Seul, seulement ravitaillé par son oncle, c'est à une buse peu farouche qu'il confie ses états d'âme. Une buse qui lui parle aussi…
 La traduction, par Jérôme Ferrari, de Stremu Meridiani de Marcu Biancarelli vient d'obtenir le Prix des Lecteurs de Corse 2008. « La terre qui l’avait vu naître, il en avait mangé à tous les repas jusqu’à la vomir, il en connaissait le goût amer, le goût de charogne, souvent ! Tenir debout, conjurer le moment de la rencontre avec les asticots qui l’attendaient affamés, dans le sein de sa terre natale, devenir celui qui nourrirait la terre des porchers, pas de son cadavre, mais de son éclat, avec cette force souveraine qui naissait à la pointe de ses pinceaux, sur le plat de ses couteaux. Les autres remuaient, et cherchaient sans cesse une raison d’espérer, lui, son moteur, c’était cette flamme intérieure, et tant qu’elle ne s’éteignait pas, la rupture n’était rien… »
 A signaler aussi « Le théâtre d’ombres » écrit par Archange Morelli. Matteo Malafuoco (Vicaire génois déjà apparu dans l’opus « Raison d’état » paru chez Méditorial, collection Misteri) revient dans une aventure qui le transporte de Corse jusqu'au quartier de Galata dans l'Istanbul de Soliman le Magnifique. Un tueur y sévit, mais c'est pour tenter de résoudre le mystère de la mort de son ami Filippi qu'il s'est caché sous les traits d'un marchand de tissus. De fil en aiguille, il aura fort à faire pour que la lumière soit faite sur les deux énigmes car se profile bientôt l'ombre de l'Etat ottoman, ses intrigues de palais et ses relations tumultueuses avec les Etats européens.
 Jean-Pierre Larminier, après Les fossoyeurs et Les bergers chez Albiana, a sorti « Le Chaman blanc » aux éditions Jeanne d’Arc… « Attention, ce roman est inspiré d'une " authentique manipulation policière, qui est révélée trente ans après les faits, donc prescrite par la loi ", prévient l'auteur du " Chaman blanc "… Par une nuit sans lune, des plongeurs grimpent à bord du ferry qui assure la liaison entre Marseille et Bastia, s'emparent d'un individu, dont le corps est retrouvé quelques jours plus tard dans les filets d'un navire de pêche. Ce cadavre, d'un chimiste, livre un secret mortel pour tous les curieux…
 Enfin, le premier roman d’Eléna Piacentini "Le Corse de Lille" et non pas de l'île bien qu'il en soit originaire, « avec son héros le commandant Pierre-Arsène Léoni de la P.J. lilloise! » dans sa première aventure parue aux Editions Ravet-Anceau. Alors qu’un inconnu assassine des patrons voyous, le commandant Léoni débarque à Lille et prend ses fonctions à la police judiciaire
Annonce de dernière minute:
Afin de marquer sa solidarité avec ses prolifiques collègues corses, Jean-Pierre Petit présentera lors du 2e festival corse et méditerranéen d'Ajaccio son dernier opus, "Imbroglio sur la route de Maguelone", tout fraîchement sorti des presses."

Publié le 26 juin 2008 à 10:13
Par flicorse
Philippe JEROME sera présent au festival du polar corse et méditerranéen du 4 au 6 juillet 2008 à Ajaccio.

Philippe JEROME , né à Monaco en 1953, est journaliste à L'Humanité après avoir été rédacteur à l'hebdomadaire Patriote Côte d'Azur de 1982 à 1999. Il a participé à l’ouvrage collectif « 13, Rue Saltalamacchia 06 000 Nice » (Editions du Ricochet). Il a reçu en 1998 le prix international de la presse décerné par l'association mondiale des amis de l'enfance (Amade-Unesco). Il est coauteur du Guide des faits divers de la Côte d'Azur (Le cherche midi). Il vient de publier un polar intitulé « Zoo ».
Zoo ( Editions Transbordeurs, 2008)
Momo est un jeune Arabe, étudiant en théâtre, qui quitte son village martyrisé par des islamistes pour se lancer à la recherche du corps de son père qui vient d'être retrouvé dans la fosse aux loups d'un zoo de la région niçoise. Il emprunte la filière clandestine des " flamants roses " entre Gênes et Menton contrôlée par un clan mafieux. Un clan lié au Sénateur, politicien voyou de la Côte d'Azur, propriétaire du zoo, en affaires avec ceux qui mettent le pays de Momo à feu et à sang. Momo sera aidé dans sa quête et son enquête par Marc, un ancien flic reconverti dans la limonade, et sa compagne Angèle au grand cœur. Zoo est un thriller politique dans lequel l'auteur essaye de faire en sorte que toute ressemblance avec des personnages et des situations connus ne soit pas fortuite.
Avant de passer à la fiction romanesque, Philippe JEROME a coécrit des ouvrages documentaires et participé à un ouvrage collectif de nouvelles.

Guide des faits divers de la Côte d'Azur, De la Préhistoire au Net, Préface de Éric DE MONTGOLFIER, Collection Documents des Editions Cherche Midi ( 2007), ouvrage coécrit avec un autre journaliste François Rosso
« Les premiers Niçois étaient cannibales » titrait Nice-Matin après la découverte d'un fémur cuisiné voilà 160 000 ans dans la grotte du Lazaret. Depuis ce premier fait divers répertorié par les auteurs, la carte des crimes et délits avec ses grands boulevards ensanglantés et ses énigmatiques chemins de traverse s'est superposée à celle de l'Histoire moderne d'un fragment de paradis entre Cannes et Menton. C'est avec talent que nous est contée la petite histoire de cette Côte d'Azur au travers de ses faits divers, si révélateurs des évolutions d'une région passée, en quelques décennies, de l'autarcie au tourisme de luxe. Cet afflux d'argent facile a favorisé le petit et le grand banditisme, les affaires immobilières crapuleuses, mais aussi la corruption politique. Le Niçois Garibaldi dont la première « expédition » d'adolescent échoua à... Monaco en est la figure emblématique. Aussi talentueuse est la petite histoire de cette Côte d'Azur au travers de ses faits divers, révélateurs des évolutions d'une région passant, en quelques décennies, de l'autarcie au tourisme de luxe. Cet afflux brutal d'argent facile a favorisé le petit et le grand banditisme, les affaires immobilières crapuleuses, mais aussi la corruption politique. Il a engendré des frustrations et des haines à l'origine de bien des crimes xénophobes sur cette terre d'immigration. Sanctuaire pour mafieux, haut lieu de la prostitution internationale, la Côte d'Azur est également un laboratoire du crime où furent expérimentés notamment la casse à la voiture bélier, le vol à la portière, le hold up par les égouts et toutes sortes d'arnaques invraisemblables.
A l'image de la Principauté de Monaco, c'est également le pays où derrière un décor de rêve, se déroulent les histoires les plus sordides. Là aussi que se nouent des énigmes criminelles dont certaines ont fait le tour de la planète comme la disparition d'Agnès Le Roux, l'étrange mort du banquier Edmond Safra ou encore l'affaire Omar Raddad.
Ce livre de référence s'ouvre et se referme sur le destin tragique de deux femmes d'exception, Isadora Duncan et Grace Kelly, toutes deux mortes en auto, le plus banal des faits divers. Il peut ainsi se feuilleter comme un précis historique recensant les principaux lieux de mémoire ou comme un journal pour prendre la température de sa ville avec le premier café du matin. Ce guide permet au lecteur d'appréhender une triste réalité : l'insécurité voire la barbarie mais aussi le burlesque et l'absurde ne sont pas l'apanage du troisième millénaire.
 Guide des faits divers de la Provence, Collection Reportages Documents des Editions Cherche Midi (2008), ouvrage coécrit avec deux autres journalistes Bruno Aubry et François Rosso ( coauteur déjà dans le précédent).
"1 000 faits divers, de Toulon à Aix-en-Provence, d'Avignon à Digne-les-Bains, de la Camargue aux Alpes du Sud, du Luberon à l'Estérel." Provence rude de Giono et de l'affaire Dominici. Provence extravagante de Pagnol et de la secte du Mandarom. Provence idéalisée de Picasso et de son Robin des bois, Gaspard de Besse. Provence tourmentée de Van Gogh et de Yann Piat assassinée... La Provence est réputée mondialement pour sa douceur de vivre mais aussi pour ses multiples façons d'y mourir violemment. Pour ses lavandes et ses jasmins mais aussi pour la cruauté et la folie de certains de ses criminels, comme Sasia dans le Var, Gentil dans les Alpes du Sud, ou Roussel et Gouttenoire à Avignon. Pour ses roses et ses mimosas mais aussi pour ses règlements de compte sanglants entre les truands de haut vol Francis le Belge ou Tany Zampa, et les incendies meurtriers de ses forêts. Pour la beauté de ses rives méditerranéennes mais aussi pour ses trafiquants, célèbres (comme Cristina von Opel) ou obscurs, pour ses assassinats sordides et ses violences extrêmes, des razzias sarrasines aux travaux forcés dans ses bagnes. Pour les parfums subtils de sa bouillabaisse mais aussi pour la puanteur de sa corruption, autour des ports, de Fréjus à La Ciotat. Cézanne disait que « la Provence est un privilège ». Les auteurs qui ont sélectionné ces mille et un faits divers vous invitent à le partager avec ce guide, qui renvoie autant à la tragédie grecque qu'au burlesque américain.
 13, rue de Saltalamacchia, 06000 NICE, Collectif édité par Ricochet et paru le 16/06/1997 Marguerite Tiberti en était l’éditrice et Michel Francesconi, le concierge du « 13, rue Saltalamacchia 06000 Nice ». Jean-Claude Izzo a participé à ce collectif.
Au 13 de la rue Saltalamacchia, la vie des gens est un roman. Entre les étages, voisinage et rencontres en disent long sur la couleur d'une ville du Sud, ni bleue ni noire, cosmopolite, vivante et secrète. Un gamin décolle de son placard pour un voyage interstellaire pendant qu'une infirmière peu orthodoxe soigne un malade hors du commun. Une jeune prof de latin essuie un petit coup de mer aux côtés d'une vieille dame russe qui sourit d'avoir vécu tant de tempêtes. L'occupant du sixième est toujours porté disparu, au rez-de-chaussée le fourreur délaisse l'aiguille pour le violon et dans la cave un clandestin cultive l'incognito. L'adolescente du second évite le bouquiniste du troisième tandis qu'un artiste peintre refuse à sa muse le droit de maigrir. Le V.R.P. du cinquième y est-il pour quelque chose ? Et pourquoi l'ex-concierge rôde-t-il autour de l'immeuble ? Qu'ils courent après les ingrédients d'un repas, le jouet idéal, l'amour ou le témoin d'un meurtre, locataires et propriétaires sont croqués par 14 écrivains venus d'horizons littéraires très différents.
Les Editions du Ricochet :
Fondée en 1995 à Nice par Marguerite Tiberti, la Maison Ricochet a d'abord publié des romans collectifs (Les 13 voies du Ricochet), de la poésie pour adultes, des romans d'auteurs et des livres jeunesses puis s'est spécialisée dans la littérature jeunesse dans les années 2000. http://ricochet.over-blog.net/
Cette éditrice a publié des ouvrages de poésie de Jean-Claude Izzo : en 1997 « Loin de tous rivages » et en 1999 « L'Aride des jours » (écrit avec Catherine Bouretz). Jean-Claude Izzo a participé à l’ouvrage collectif 13, rue Saltalamacchia.
Les ouvrages collectifs de cette série "Les 13 voies du Ricochet" peuvent être commandés en ligne chez La Maison d’édition à l’adresse : http://editionricochet.free.fr/repertoire/commande.htm
Publié le 25 juin 2008 à 08:45
Par flicorse
Maurice Gouiran avait raté le bateau l'année dernière. Il a promis d'être sur le Danielle Casanova le 3 juillet 2008 pour se rendre au Festival du polar corse et méditerrranéen qui se déroulera du 4 au 6 juillet sur la place Foch à Ajaccio.
Maurice Gouiran : Une plume virulente et juste. Prix Sang d'encre des lycéens 2003 pour La nuit des bras cassés, Prix virtuel du Polar 2006 pour Sous les pavés la rage, est un incontournable du polar actuel. Maurice Gouiran est né en 1946 au Rove, près de Marseille, dans une famille de bergers (de chèvres du Rove bien entendu et on connaît la Brousse du Rove, un fromage blanc ressemblant au brocciu) et de félibres. Son enfance tranquille dans les collines de l'Estaque lui donne à jamais la passion de cette nature rude et généreuse à la fois. Etudiant au Lycée Saint-Charles, il oscille entre les maths et les calanques. Cela finit malgré tout, quelques années après, par un solide doctorat en mathématiques !Plus tard, Maurice Gouiran, devenu spécialiste en informatique appliquée à la gestion des feux de forêts, effectue en tant que consultant pour l'ONU, de nombreux voyages autour de la Méditerranée, et toujours pour la prévention des incendies de forêts. L'enfance dans les collines du Rove n'est jamais très loin. Il enseigne par ailleurs, à l'Université, dessine dans un journal satirique, dirige une équipe de foot, s'essaie à la peinture, aux mots croisés, et même au journalisme... Et depuis son "Prix Sang d'Encre des Lycéens" il est présent dans les salons et manifestations littéraires, dans les classes aussi, à la rencontre de ses lecteurs, petits et grands !Un peu comme son héros, Clovis Narigou, il a beaucoup voyagé, les États-Unis, la Méditerranée, et de ses observations il a ramené des fragments d'histoire qu'il confronte à l'Histoire du vingtième siècle, une de ses passions (avec la peinture). Ses romans sont aussi politiques, engagés, car voilà bien un écrivain qui semble bien ne pas rester inerte face aux dérives de notre société, aux abus des profiteurs, à la démission des édiles gouvernants, à l'hypocrisie générale, à la destruction de l'environnement. Maurice Gouiran s'insurge, se révolte, et transcrit sa rage d' anarchisant à travers ses intrigues, ses romans... forcément noirs...Maurice GOUIRAN voit désormais chacun de ses polars nominés dans la plupart des Prix Polar : Prix sang d’encre des lycéens en 2003 pour " La nuit des bras cassés " et prix virtuel du polar en 2006 pour son dernier roman " Sous les pavés, la rage ".
Ses dernières parutions:
 Les chèvres bleues d’Arcadie ( Jigal, 2008 )
Quand le député-maire du secteur, chantre de la famille, de la morale et des traditions est retrouvé, une balle dans le buffet en compagnie d’un anarchiste grec à la cervelle explosée, le scandale fait désordre et provoque au Beau Bar des commérages désobligeants. Quand, pour les beaux yeux d’Élodie, Clovis Narigou, part en croisade et mène l’enquête dans les milieux échangistes, l’affaire prend une tournure iconoclaste ! Mais Clovis, égal à lui-même, s’investit à fond dans sa mission, quitte à payer de sa personne. D’autant que Priape, le dieu grec, semble être la clé de cette curieuse aventure. Mais de là à imaginer qu’un futur ministre et ex-tortionnaire de la dictature des colonels puisse être mêlé à cet étrange imbroglio, il n’y a qu’un pas que Clovis, d’Olympie à Marseille, n’hésite pas à franchir!
 Putain de pauvres ( Jigal, 2008)
Quand Laura, un amour de jeunesse devenu SDF, est venue lui parler de cette « peste des pauvres » qui semblait s’attaquer aux quartiers Nord de la ville, Clovis Narigou n’a pas immédiatement réagi. Les pauvres ? Y’en a partout, on ne les regarde même plus ! Mais quand, quelques jours plus tard, les politicards de tout bord montent au créneau pour démentir cette alarmante rumeur, Clovis se dit qu’il est peut-être temps d’enquêter ! Les pauvres et les sans-abri tombent en effet comme des mouches, décimés par une épidémie foudroyante… Le maire Bellérophon Espingole a beau s’égosiller pour minimiser cette étrange affaire, toute la ville est en ébullition… Quarantaine déclarée, routes fermées, état d’alerte sanitaire maximum… Marseille coupée du monde ! La tension est à son comble, le peuple gronde, les politiciens se déchaînent, les pauvres trinquent. Mais à qui profite donc le crime ?
 Marseille, la ville où est mort Kennedy ( Jigal 2007)
En 1963, à Marseille une époque tire à sa fin. À Dallas, le président Kennedy meurt sous des balles inconnues. Quelque quarante ans plus tard, Clovis Narigou toujours plus enclin à se laisser nonchalamment vivre dans les collines de l’Estaque qu’à venger la veuve et l’orphelin, se voit, bien malgré lui, embarqué sur les traces des assassins de JFK. Et de la French Connection aux grèves brisées en 47 sur le port, Clovis va rouvrir un pan entier de l’Histoire de Marseille. Un passé peu glorieux et jalonné de morts violentes où se mêlent politique, hommes de l’ombre, mafia, CIA, complot, milliards de dollars, trafic de drogue et pouvoir. Un cocktail explosif qui des années après continue à malmener truand repenti, journaliste véreux et malfrat aux dents trop longues...
Quelques présentations de romans antérieurs:Train bleu, train noir ( Jigal, 2007) son onzième roman.1943… 1993 À cinquante ans d’intervalle, deux trains quittent Marseille et font route vers le nord. 1993. Un train bleu, bouillonnant de cris, de rires et de chants, emmène un millier de supporters marseillais vers Munich où leur club sera sacré champion d’Europe. 1943. Un long train noir, pétrifié par la torpeur et l’angoisse, achemine plus de mille six cents habitants des vieux quartiers de Marseille au camp de Compiègne. Puis pour la plupart, ce sera ensuite Drancy et le camp d’extermination de Sobibor. 1943 Bert, Miche et Jo font partie du sinistre convoi et l’ombre du long train noir va les hanter toute leur vie. 1993 Bert, Miche et Jo sont à nouveau du voyage, mais le foot semble aujourd’hui assez loin de leurs préoccupations… Et ces trois P38 planqués dans le wagon font-ils vraiment partie de la panoplie du parfait supporter de l’OM ? Que cherchent-ils ? Derrière le mystère de ces trois honorables papys, surgissent les ombres du passé et une terrible interrogation qui plane sur les raisons de la destruction des vieux quartiers en 1943. Nettoyage des bas-fonds autour du Vieux-Port ou juteuse opération immobilière, l’histoire officielle a parfois bon dos !À peine vient-il de recevoir le " Prix Virtuel du Polar 2006 " pour son 9ème roman " Sous les Pavés la Rage " que Maurice GOUIRAN récidivait avec un magistral polar coup de poing " Train bleu, train noir ". Délaissant un instant son personnage fétiche " Clovis Narigou ", Maurice GOUIRAN nous plonge à sa manière, c’est-à-dire avec brutalité et raffinement, au cœur de l’Histoire, car il y a tant à dire. Ici, c’est la guerre, les déportations, la bassesse des uns, la cupidité des autres, la lâcheté de beaucoup et l’opportunisme odieux des affairistes prêts à tout pour quelques lingots supplémentaires. Maurice GOUIRAN qui aime tisser des vies parallèles, enfonce ici le clou avec l’ahurissante histoire de la destruction du vieux quartier du Panier à Marseille… Certains auraient-ils pu sous prétexte du nettoyage de la " racaille " se livrer à une juteuse opération immobilière concertée ? Impossible me direz-vous… Allez savoir, les voies du Seigneur sont impénétrables et les desseins des hommes parfois si difficiles à cerner ! Une sacrée plume et un immense talent au service une fois encore de la Mémoire !Sous les pavés la rage (Jigal)Mai 68, la France est en effervescence. Elle rêve et c'est déjà ça ! A Sainte-Apostasie, les crânes de sept notables explosent sous des coups anonymes, ce qui, vous l'avouerez ne facilite pas la réflexion ! A Marseille, Jackie et sa bande de l'Estaque découvrent les grèves, les manifs et la folle utopie qui va avec... En même temps, né sous X et obsédé par son passé, Jackie décide de rechercher la mère qu'il n'a jamais eue ! Quoiqu'il arrive, il veut savoir ! Pour retrouver ses racines, ses pas le mènent en Haute-Provence, dans un de ces villages perchés aux ruelles tortueuses peuplées d'ombres, de mystères et de non-dits. En fouillant son passé, Jackie est alors confronté à une période particulièrement trouble de la fin de la guerre, l'épuration, qui vit surgir de nulle part, ces résistants de la vingt-cinquième heure s'érigeant bien vite en justiciers ! L'Histoire est un éternel recommencement, l'horreur, la haine et la connerie aussi ! Un 9e roman dans lequel Maurice Gouiran, aborde avec rudesse les thèmes qui lui sont chers, l'Histoire et ses innombrables injustices, opposant ici l'exubérance de Marseille à l'âpreté de l'arrière-pays.Avec son dixième roman, " Terminus Ararat " aux Editions Jigal, Maurice Gouiran se trouve au cœur de l’actualité pour deux raisons. Double comme les deux sommets de la montagne mythique : Le Mont Ararat !1°- Tout d’abord, par l’intermédiaire de son sympathique héros, Clovis Narigou dit Clo, pseudo berger écolo du côté de l’Estaque. Cet ancien journaliste se retrouve, après maintes péripéties, à escalader le Mont Ararat. En cette année officielle de l’Arménie, la question arménienne, l’appartenance de ce mont emblématique, si cher au cœur de tous les rescapés et descendants du génocide de 1915, est donc ici abordée en toile de fond, avec un passage très émouvant dans le chapitre seize quand l’auteur, par le biais du personnage féminin, évoque les massacres de Van. 2°- Ensuite, et surtout dans ce roman, la thématique essentielle concerne les sectes, qui se retrouvent à la Une de l’actualité depuis quelques semaines et en ce début de mois de février avec " L’atlas de la création ", ouvrage créationniste qui " s’incruste au Lycée " comme l’a annoncé LCI , le 2 février. Ce livre luxueux est envoyé gratuitement dans les établissements scolaires. Il est écrit par un inconnu : Harun Yahya, de nationalité turque. Le Ministre de l’éducation, alerté, l’a interdit (discrètement… Pourquoi ?) dans les CDI. Imprimé en Turquie et traduit en français, il réfute la théorie de Darwin (1809 – 1882) sur l’évolution des espèces car, selon l’ouvrage insidieux, elle serait " la réelle source du terrorisme " (sic). Clo est de l’espèce des non-héros dans l’évolution du roman noir. Amateur de riz aux favouilles sous la tonnelle, il taquine la girelle et la galline. Cet adepte des rougets grillés et des belles filles (l’hommage rendu à Aphrodite "for ever" constitue un distrayant intermède érotique dans un roman qui a pour mérite de mettre en valeur de graves questions de société, voire d'humanité) va se trouver, en effet, confronté à une terrible organisation sectaire américaine ayant des ramifications internationales dont le centre théologique, filiale française... "un mouvement basé sur l'autorité et l'infaillibilité de la bible... Pour eux, tout ce qui était écrit dans l'Ancien Testament était, par définition, Axiome..."Initialement embarqué dans la recherche d’un gosse enlevé, via Bodrum (antique Halicarnasse, cité d'Hérodote, surnommée "BedRoom" par Gouiran...), Ankara, Van… Clo va devoir affronter de dangereux créationnistes et des " Karatufeks " ( Les fusils noirs) d’une secte islamiste. Mais, pourquoi le Mont Ararat ?"La silhouette de l'Ararat, sobre et puissante, domine tout le panorama. Les moutons blancs et noirs, les gosses, les chiens... le vent qui balaye l'herbe rare... rien n'a dû changer ici depuis des millénaires... Nous empruntons le chemin de terre poussiéreux... Une sueur glacée coule dans mon dos..."Réfléchissez ! Connotez la première de couverture et vous devinerez la réponse : Noé bien sûr, son arche, le déluge, la " direction divine "… Mais alors, quel lien avec le kidnapping d'enfant ? Réponse : lire le livre qui, tout en dénonçant le danger sectaire et l’implication des plus puissants dirigeants planétaires ( Suivez les regards… ), nous entraîne, avec délectation, humour et amour, dans l’espace anatolien et les " temps immémoriaux ".Comme le héros, Clovis, vous tomberez sans doute amoureux, à nouveau, de Diane qui lit le roman " L’Arménienne aux yeux d’or " (de Maurice Gouiran, 2002 chez le même éditeur) et qui, avant qu’ils ne disparaissent à leur tour, inventorie les derniers vestiges arméniens de Turquie… " disparition programmée " d’un passé architectural prestigieux, de " la sérénité de l’île d’Aktamar", sur laquelle, en 915, a été édifiée l'Eglise de la Sainte-Croix "... d’une splendeur à couper le souffle… ". L’Arménienne au Yeux d’or ( Jigal, 2003) :Ce qu’en dit l'éditeur " Jigal " : "L'Arménienne aux yeux d'or" le quatrième roman de Maurice Gouiran n'est pas n'importe quel polar sorti au hasard d'une rentrée littéraire prolixe. "L'Arménienne aux yeux d'or" est un roman grave et impressionnant ! Ici s'emmêlent les histoires... les petites et les grandes, les anecdotes et les intrigues... Mais aussi l'Histoire, avec un grand H. Celle du génocide arménien qui, de nos jours encore, laisse une trace de sang en travers de l'Europe et un sale goût dans nos bouches. Une trace à jamais indélébile. Et Marseille, bien sûr. Marseille qui a accueilli (une fois encore, et avec plus ou moins de bonne volonté) des milliers d'Arméniens, qui eux aussi ont fait la ville, en apportant leurs coutumes, leurs peurs, leurs cuisines et leurs espoirs. Les mots de Maurice GOUIRAN, sont parfois à la limite du soutenable. Mais c'est le prix à payer, comme un tribut à la folie des hommes. Calambo, Bubble, Lila, Kader, La Bêche... les petits voyous de l'Estaque sont au rendez-vous du "Beau Bar"... Pater , Toine et Biscottin restent quant à eux fidèles à leur bouteille de jaune... Sarkis est la clé, qui après avoir traversé l'Anatolie dans les pires souffrances, arrive un beau matin de 1924 à Marseille, amenant avec lui son secret. Levon, l'oncle d'Amérique, est le lien, un peu philosophe, un peu nostalgique, qui 50 ans plus tard renouera les fils de cette maudite histoire... Le style gouleyant de Maurice Gouiran pimente avec force et humour une intrigue machiavélique tissée par dessus les années et les frontières. Du Palais de Topkapi à l'Estaque il n'y a qu'un pas que Maurice GOUIRAN franchit avec une maîtrise parfaite. Il navigue avec une aisance jubilatoire entre le petit peuple de Marseille, les malfrats turcs, le royaume ottoman et le port de l'Estaque. Au delà du polar, impeccable, Maurice Gouiran nous livre ici un formidable témoignage que nul ne devrait jamais plus oublier.En voici un court extraitLevon s'accouda à l'extrémité du comptoir. Ca faisait combien de temps qu'il n'avait plus mis les pieds ici ? Cinquante ans ? Cinquante-deux ans?( Le bistrot avait un peu changé, mais il avait gardé son nom, le " Beau Bar ". On avait simplement abattu le mur qui séparait jadis l'endroit en deux salles, on avait refait le carrelage, les peintures, revu le mobilier, la décoration et le comptoir. Aujourd'hui, dans ce bistrot qu'il avait jadis fréquenté, c'était lui l'étranger. Normal, un demi-siècle, ça fait un bail... Le patron s'approcha :- Monsieur ?C'était curieux car cet homme n'avait ni l'allure, ni l'accent du coin. Ces tempes grisonnantes dissimulaient mal le cheveu châtain et sa voix n'avait ni les intonations, ni la gouaille un peu crapule des gars du coin. Levon ne pouvait pas savoir que Léon était Limougeaud, même si ici on l'appelait " le Parigot " parce que pour les gars de l'Estaque, Limoges ou Paris c'est du pareil au même !- Un pastis s'il vous plaît.Un des consommateurs scotchés au comptoir se retourna afin de dévisager ce nouveau venu aux manières de pagalenti : aucun autochtone ne commanderait un pastis sans en préciser la marque ! Ici c'était un Ricard, un casa, un 51, voire un Janot, un Pec ou un Berger. Léon servi un Pec parce qu'il avait un mal fou à terminer cette satanée bouteille que personne ne semblait apprécier. Levon porta le verre à ses lèvres. Il n'avait pas l'occasion de boire du pastis à New-York où il s'adonnait plutôt au whisky écossais - pur malt évidemment - ou au Bourbon. Il retrouva le goût de sa jeunesse. Il se souvint de Julien qui tenait ce bistrot en... Il ne se rappelait guère de l'année... Ce devait être juste après la guerre, avant qu'il ne quitte la France. Julien devait fumer des mauves par la racine depuis belle lurette...- Un autre, mais un Ricard cette fois.Les réflexes revenaient et Léon sourit en versant dans la momie le liquide anisé. Ce mec n'était pas, comme il l'avait craint, un toutou perdu. Pour le coup, il sortit une coupelle de cacahuètes grillées. La conversation pouvait débuter.Le théorème de l’engambi ( Jigal, 2001)Lorsque Bart et Riri découvrent le fameux chercheur Victor Barbinet à l'agonie dans un chiotte d'autoroute, ce qui n'aurait dû être qu'un vulgaire fait divers va devenir une fabuleuse course au trésor. Totor travaillait sur la plus célèbre énigme mathématique de tous les temps, restée sans réponse depuis plus de quatre siècles et systématiquement jalonnée de morts tragiques. A la clé, évidemment, un beau paquet de pognon pour celui qui percera le mystère. Et c'est là que démarre l'engambi qui, des calanques de Marseille aux palaces de Rabat en passant par les souks d'Ankara, va voir nos héros affronter les pires jobis dans une aventure rocambolesque qui va leur faire regretter d'avoir déserté leur terrasse de café préférée à l'Estaque.Bibliographie complémentaire succincte :2000 - La nuit des bras cassés (prix sang d'encre des lycéens 2003) - 2001 - Le théorème de l'engambi - 2002 - Le dernier des chapacans et L'Arménienne aux yeux d'or - 2003 - Les Martiens de Marseille - 2004 - La porte des Orients perdus et Les damnés du Vieux-Port - 2005 - Marseille, la ville où est mort Kennedy (lauréat été 2005 du prix du polar SNCF) et Sous les pavés, la rage (prix virtuel du polar - prix ROMPOL - 2006)
NOTA: L'association Corsicapolar demande à Maurice Gouiran de noter sur son agenda qu'il sera attendu le jeudi 3 juillet prochain à 20 Heures devant la gare maritime de la SNCM, La Joliette, Marseille, pour procéder aux formalités d'embarquement. Si nécessaire, il lui est conseillé de faire un noeud à son kleenex daté... Pour un maximum de sécurité, il est demandé à tous ce qui le connaissent de lui rappeler son rendez-vous tous les jours jusqu'au 3 juillet. Corsicapolar ne voudrait pas avoir recours à la force publique pour le monter à bord du Danielle Casanova.
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