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Mon bloc perso.
Bonavinuta!
Bienvenue sur le blog Corse noir'soeur de vos nuits blanches
Blog non agressif et sans arrière-pensée. ..
Des articles après le Blog perso....
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RE NDEZ-VOUS:

- 5 décembre 2009, Salon Culture et écriture Institut Perrimond Roucas Blanc Marseille 7ème
- Les 20, 23 et 24 décembre 2009 Cultura La Valentine Marseille

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CHANTS CORSES: Pas de lien MP3 mais de l'écoute en ligne aux adresses ci-dessous...

Radio Alta Frequenza

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Radio Voce Nustrale

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Sur Radioblog

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Le 1er juin 2009 à 22H15 .... 200.000ème visiteur I
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Les dix droits imprescriptible s du lecteur ( édictés par Pennac dans son ouvrage "Comme un roman")
1°/ Le droit de ne pas lire.
2°/ Le droit de sauter les pages
3°/ Le droit de ne pas finir le livre
4°/ Le droit de relire.
5°/ Le droit de lire n’importe quoi.
6°/ Le droit au Bovarysme (maladie textuellement transmissible…)
7°/ Le droit de lire n’importe où.
8°/ Le droit de grappiller.
9°/ Le droit de lire à haute voie.
10°/ Le droit de nous taire.

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A dopu!
A plus tard!
Ma photo
Corse noire
Publié le 04 août 2009 à 10:01
Par flicorse
HISTOIRE CORSE, court récit de Guy de Maupassant.

Deux gendarmes auraient été assassinés ces jours derniers pendant qu’ils conduisaient un prisonnier corse de Corte à Ajaccio. Or, chaque année, sur cette terre classique du banditisme, nous avons des gendarmes éventrés par les sauvages paysans de cette île, réfugiés dans la montagne à la suite de quelque vendetta. Le légendaire maquis cache en ce moment, d’après l’appréciation de MM. les magistrats eux-mêmes, cent cinquante à deux cents vagabonds de cette nature qui vivent sur les sommets, dans les roches et les broussailles, nourris par la population, grâce à la terreur qu’ils inspirent.
Je ne parlerai point des frères Bellacoscia dont la situation de bandits est presque officielle et qui occupent le Monte d’Oro, aux portes d’Ajaccio, sous le nez de l’autorité. La Corse est un département français ; cela se passe donc en pleine patrie ; et personne ne s’inquiète de ce défi jeté à la justice. Mais comme on a diversement envisagé les incursions de quelques bandits kroumirs, peuplade errante et barbare, sur la frontière presque indéterminée de nos possessions africaines !
Et voici qu’à propos de ce meurtre le souvenir me revient d’un voyage en cette île magnifique et d’une simple, toute simple, mais bien caractéristique aventure, où j’ai saisi l’esprit même de cette race acharnée à la vengeance.
Je devais aller d’Ajaccio à Bastia, par la côte d’abord, puis par l’intérieur, en traversant la sauvage et aride vallée du Niolo, qu’on appelle là-bas la citadelle de la liberté, parce que, dans chaque invasion de l’île par les Génois, les Maures ou les Français, c’est en ce lieu inabordable que les partisans corses se sont toujours réfugiés sans qu’on ait jamais pu les en chasser ni les y dompter.
J’avais des lettres de recommandation pour la route, car les auberges mêmes sont encore inconnues sur cette terre, et il faut demander l’hospitalité comme aux temps anciens.
Après avoir suivi d’abord le golfe d’Ajaccio, un golfe immense, tellement entouré de hauts sommets qu’on dirait un lac, la route s’enfonçait bientôt dans une vallée, allant vers les montagnes. Souvent on traversait des torrents presque secs. Une apparence de ruisseau remuait encore dans les pierres ; on l’entendait courir sans le voir. Le pays, inculte, semblait nu. Les rondeurs des monts prochains étaient couvertes de hautes herbes jaunies en cette saison brûlante. Parfois je rencontrais un habitant, soit à pied, soit monté sur un petit cheval maigre ; et tous portaient le fusil chargé sur le dos ; sans cesse prêts à tuer à la moindre apparence d’insulte.
Le mordant parfum des plantes aromatiques dont l’île est couverte emplissait l’air, semblait l’alourdir, le rendre palpable ; et la route allait, s’élevant lentement, au milieu des grands replis des monts escarpés.
Quelquefois, sur les pentes rapides, j’apercevais quelque chose de gris, comme un amas de pierres tombées du sommet. C’était un village, un petit village de granit, accroché là, cramponné, comme un vrai nid d’oiseau, presque invisible sur l’immense montagne.
Au loin, des forêts de châtaigniers énormes semblaient des buissons, tant les vagues de la terre soulevée sont géantes en ce pays ; et les maquis, formés de chênes verts, de genévriers, d’arbousiers, de lentisques, d’alaternes, de bruyères, de lauriers-tins, de myrtes et de buis, que relient entre eux, les mêlant comme des cheveux, les clématites enlaçantes, les fougères monstrueuses, les chèvrefeuilles, les cystes, les romarins, les lavandes, les ronces mettaient sur le dos des côtes dont j’approchais une inextricable toison.
Et toujours, au-dessus de cette verdure rampante, les granits des hautes cimes, gris, roses ou bleuâtres, ont l’air de s’élancer jusqu’au ciel.
J’avais emporté quelques provisions pour déjeuner, et je m’assis auprès d’une de ces sources minces, fréquentes dans les pays montueux, fil grêle et rond d’eau claire et glacée qui sort du roc et coule au bout d’une feuille disposée par un passant pour amener le courant menu jusqu’à sa bouche.
Au grand trot de mon cheval, une petite bête toujours frémissante, à l’œil furieux, aux crins hérissés, je contournai le vaste golfe de Sagone et je traversai Cargèse, le village grec fondé là par une colonie de fugitifs chassés de leur patrie. De grandes belles filles, aux reins élégants, aux mains longues, à la tête fine, singulièrement gracieuses, formaient un groupe près d’une fontaine. Au compliment que je leur criai sans m’arrêter, elles répondirent d’une voix chantante dans la langue harmonieuse du pays abandonné.
Après avoir traversé Piana, je pénétrai soudain dans une fantastique forêt de granit rose, une forêt de pics, de colonnes, de figures surprenantes, rongées par le temps, par la pluie, par les vents, par l’écume salée de la mer.
Ces étranges rochers, hauts parfois de cent mètres, comme des obélisques, coiffés comme des champignons, ou découpés comme des plantes, ou tordus comme des troncs d’arbres, avec des aspects d’êtres, d’hommes prodigieux, d’animaux, de monuments, de fontaines, des attitudes d’humanité pétrifiée, de peuple surnaturel emprisonné dans la pierre par le vouloir séculaire de quelque génie, formaient un immense labyrinthe de formes invraisemblables, rougeâtres ou grises avec des tons bleus. On y distinguait des lions accroupis, des moines debout dans leur robe tombante, des évêques, des diables effrayants, des oiseaux démesurés, des bêtes apocalyptiques, toute la ménagerie fantastique du rêve humain qui nous hante en nos cauchemars.
Peut-être n’est-il par le monde rien de plus étrange que ces " Calanche " de Piana, rien de plus curieusement ouvragé par le hasard.
Et soudain, sortant de là, je découvris le golfe de Porto, ceint tout entier d’une muraille sanglante de granit rouge reflétée dans la mer d’azur.
Après avoir gravi péniblement le sinistre val d’Ota, j’arrivais, au soir tombant, à Evisa, et je frappais à la porte de M. Paoli Calabretti, pour qui j’avais une lettre d’ami.
C’était un homme de grande taille, un peu voûté, avec l’air morne d’un phtisique. Il me conduisit dans ma chambre, une triste chambre de pierre nue, mais belle pour ce pays à qui toute élégance reste étrangère, et il m’exprimait en son langage, charabia corse, patois graillonnant, bouillie de français et d’italien, il m’exprimait son plaisir à me recevoir, quand une voix claire l’interrompit et une petite femme brune, avec de grands yeux noirs, une peau chaude de soleil, une taille mince, des dents toujours dehors dans un rire continu, s’élança, me secoua la main : " Bonjour, Monsieur ! ça va bien ? " enleva mon chapeau, mon sac de voyage, rangea tout avec un seul bras, car elle portait l’autre en écharpe, puis nous fit sortir vivement en disant à son mari : " Va promener Monsieur jusqu’au dîner. "
M. Calabretti se mit à marcher à mon côté, traînant ses pas et ses paroles, toussant fréquemment et répétant à chaque quinte : " C’est l’air du val, qui est FRAÎCHE, qui m’est tombé sur la poitrine. "
Il me guida par un sentier perdu sous des châtaigniers immenses. Soudain, il s’arrêta, et, de son accent monotone : " C’est ici que mon cousin Jean Rinaldi fut tué par Mathieu Lori. Tenez, j’étais là, tout près de Jean, quand Mathieu parut à dix pas de nous : " Jean, cria-t-il, ne va pas à Albertacce, n’y va pas, Jean, ou je te tue, je te le dis. " Je pris le bras de Jean : " N’y va pas, Jean, il le ferait. " (C’était pour une fille qu’ils suivaient tous deux, Paulina Sinacoupi.) Mais Jean se mit à crier : " J’irai, Mathieu, ce n’est pas toi qui m’empêcheras. " Alors Mathieu abaissa son fusil avant que j’eusse pu ajuster le mien, et il tira. Jean fit un grand saut de deux pieds, comme un enfant qui danse à la corde, oui, Monsieur, et il me retomba en plein sur le corps, si bien que mon fusil m’échappa et roula jusqu’au gros châtaignier, là-bas. Jean avait la bouche grande ouverte, mais il ne dit pas un mot. Il était mort. "
Je regardais, stupéfait, le tranquille témoin de ce crime. Je demandai : " Et l’assassin ? " Paoli Calabretti toussa longtemps, puis il reprit : " Il a gagné la montagne. C’est mon frère qui l’a tué, l’an suivant. Vous savez bien, mon frère, Calabretti, le fameux bandit ?… " Je balbutiai : " Votre frère ?… Un bandit ?… " Le Corse placide eut un éclair de fierté : " Oui, Monsieur, c’était un célèbre, celui-là ; il a mis à bas quatorze gendarmes. Il est mort avec Nicolas Morali, quand ils ont été cernés dans le Niolo, après six jours de lutte, et qu’ils allaient périr de faim. " Il ajouta d’un air résigné : " C’est le pays qui veut ça ", du même ton qu’il disait en parlant de sa phtisie : " C’est l’air du val qui est fraîche. "
Le lendemain, pour me retenir, on avait organisé une partie de chasse, et une autre le jour suivant. Je courus les ravins avec les souples montagnards qui me racontaient sans cesse des aventures de bandits, de gendarmes égorgés, d’interminables vendettas durant jusqu’à l’extermination d’une race. Et souvent ils ajoutaient, comme mon hôte : " C’est le pays qui veut ça. "
Je restai là quatre jours, et la jeune Corse, un peu trop petite sans doute, mais charmante, mi-paysanne et moitié dame, me traita comme un frère, comme un intime et vieil ami.
Au moment de la quitter, je l’attirai dans ma chambre, et tout en établissant minutieusement que je ne voulais point lui faire de cadeau, j’insistai, me fâchant même, pour lui envoyer de Paris, dès mon retour, un souvenir de mon passage.
Elle résista longtemps, ne voulant point accepter. Enfin, elle consentit. " Eh bien, dit-elle, envoyez-moi un petit revolver, un tout petit. " J’ouvris de grands yeux. Elle ajouta plus bas, confidentiellement, comme on confie un doux et intime secret : " C’est pour tuer mon beau-frère. " Cette fois, je fus effaré. Alors elle déroula vivement les bandes qui enveloppaient le bras dont elle ne se servait point, et me montrant la chair ronde et blanche traversée de part en part d’un coup de stylet presque cicatrisé : " Si je n’avais pas été aussi forte que lui, dit-elle, il m’aurait tuée. Mon mari n’est pas jaloux, lui, il me connaît, et puis il est malade, vous savez, et ça lui calme le sang. D’ailleurs, je suis une honnête femme, moi, Monsieur, mais mon beau-frère croit tout ce qu’on lui dit. Il est jaloux pour mon mari et il recommencera certainement. Alors, si j’avais un petit revolver, je serais sûre de le tuer. "
Je lui promis d’envoyer l’arme, et j’ai tenu ma promesse. J’ai fait graver sur la crosse : " Pour votre vengeance.
"

1er décembre 1881




Si vous voulez découvrir le village" Evisa " dont parle Guy de Maupassant, nous vous conseillons d’arriver par Ajaccio…

Arrivée en Corse par bateau au petit matin radieux et le parfum de l’île excite les narines, mélange inimitable d’eucalyptus, de mimosas, de citronniers, d’arbousiers, de myrtes, d’immortelles et autres senteurs dont les nez de Grasse ne pourront jamais sentir l’hyménée sauvage dans l’obscurité d’une osmothèque… Napoléon, dont on sait qu’il entretenait des rapports ambigus avec sa terre natale, évoquait ce " parfum, le cœur remué, dans son exil à Saint Hélène. "

Avant de prendre la route vers Sagone, s’impose une promenade vers les îles sanguinaires: " roches rouges sur une mer émeraude ". Vous pourrez approchez votre première tour génoise. Une soixantaine se dressent en sentinelles sur les rivages, depuis l’époque des Génois, colonisateurs de 1284 à 1768, après deux siècles d’occupation pisanes. Elles ont été construites par l’Office de saint Georges , administrant la Corse au nom de la république de Gènes, pour protéger l’île contre les barbaresques d’Afrique du Nord. Gènes tombant en décadence et malgré les efforts indépendantistes de pascal Paoli, la France se fait attribué la Corse par le traité de Versailles de 1768.

Ajaccio est une ville plus coloniale que provinciale. Elle s’oppose, en cela, à Bastia génoise et marchande, tournée vers l’Italie. Quelques lieux de visites :
* Musée du Capitellu à Ajaccio : souvenirs de la famille OTTAVY. Un de ses descendant, érudit et passionné, commente la visite. On peut y voir un livre de 1537 décrivant la Corse et les Corses et les tableaux de nouveaux peintres ajacciens dont l’artiste contemporain VELLUTINI mais aussi toutes sortes d’objets.
* La place Laetizia : petit jardin touffu sous les citronniers et les flamboyants ( arbres à fleurs rouges ).
* rue Bonaparte avec ses boutiques
* L’ancien " carrughju drittu " , rue droite qui reliait la Citadelle au port dans toutes les cités généoises, et qui même sur la Place Foch bordée de palmiers et de restaurants.
* Le marché qui se tient tous les matins sauf le Lundi ( miel, charcuteries, viennoiseries et autres recettes corses au brocciu…
* Rue du Cardinal Fesh , piétonne, avec la maison rose du n°43 et le palais-Musée Fesh avec les collections rassemblées par le demi-oncle de Napoléon ( et à peine son aîné). il y a des primitifs italiens aussi beaux que ceux du Louvre.
* Le cours Napoléon à l’heure de l’apéritif ( boissons : un " Cap " ou un " casa ")

Sur la route vers Porto, les " calanche " ( calanques ) de Piana : flirt corse entre mer et montagne. Maupassant délira sur ces rochers torturés " rougis par le temps et sanglants sous les derniers feux du crépuscule " où il voyait des moines en robe, des diables cornus et une ménagerie de cauchemar.

Un arrêt à Cargèse : blanche colonie de réfugiés grecs installés au 17ème siècle avec ses deux églises catholique et orthodoxe.
Détour sur la presqu’île de Girolata : classée merveille du monde par l’Unesco avec ses falaises de porphyre plongeant dans l’eau d’un bleu violent du Golfe de porto Le coucher de soleil va bien au Golfe de Porto et au chaos grandiose des " Calanche " de Piana.

Porto, avec son coucher de soleil. Et puis vous prenez la route vers le Col de vergiu qui vous conduit à Evisa : situé à la lisière de la forêt d’Aïtone. C’est un village typiquement corse, souche de nombreux Ceccaldi. Plus haut, vers Calacuccia, le Col de Vergiu est le départ de nombreuses excursions vers la Corse des montagnes et des lacs, comme le Lac de Melu, le lac de Ninu …

Evisa offre un séjour idéal pour profiter de la mer et de la montagne. Vous y trouverez des produits corses de qualité et vous rencontrerez sur la route les animaux élevés en liberté au milieu de forêts de châtaigniers. Et, à quelques kilomètres, le Monté Cinto culmine à 2706 m. C’est la plus haute montage corse avant le Monté d’Oro, 2389 m.


Publié le 29 juin 2009 à 09:31
Par flicorse
Le grand rendez-vous du vendredi 10 juillet 2009 à partir de 10 Heures: le festival du polar corse et méditerranéen...



La presse l'annonce...
... Pendant trois jours sur la place Foch ( Place des Palmiers), face à la Mairie d’Ajaccio, partenaire de cet événement.






Les auteurs embarqués par la SNCM le jeudi 9 juillet 2009 en rejoindront d’autres et notamment les auteures déjà citées dans un article précédent, auxquelles se seront joints les Giallistes et  une kyrielle d’autres auteurs parmi lesquels…






Marcus MALTE :
Lors de sa séance du jeudi 25 juin, l'Académie française a décerné de nombreux prix, dont la médaille de bronze du prix François-Mauriac (distinction créée en 1994) à Marcus Malte pour son recueil de nouvelles Toute la nuit devant nous, paru en octobre 2008 aux éditions Zulma.

Marcus Malte est né en 1967 et vit depuis ce temps à La Seyne-sur-Mer. Il a fait des études de cinéma, a été musicien de rock, de jazz et de variétés. Puis il s’est lancé dans l’écriture pour les adultes, plus particulièrement des romans noirs, et pour la jeunesse… Son premier livre, le Doigt d’Horace, paraît en 1996. Il sera suivi de deux autres (Le Lac des singes ; Carnage, constellation) et d’un Poulpe (Le Vrai Con maltais). Enfin il rejoint les éditions Zulma en septembre 2001 avec « Et tous les autres crèveront ». Il y publie, à quelques exceptions près, le reste de son œuvre littéraire déjà distinguée par de nombreux prix comme Garden of love. Ses romans sont publiés aux éditions Fleuve noir et Zulma. Il écrit aussi des nouvelles et des livres pour la jeunesse et même de la bande dessinée. Il est réédité chez Folio.
" Je suis né en 1967 à la Seyne/Mer, et j’y suis resté. Devant la mer. J’ai fait des études de cinéma, mais ça n’a pas trop marché. J’ai fait un peu le musicien, mais ça n’a pas trop marché. Aujourd’hui j’essaie d’écrire des histoires. On verra. " Telle est sa biographie et vous pouvez consulter sa bibliographie sur son site  à l’adresse ci-dessous :

Site officiel - cliquer ICI





Jean-Pierre ORSI

Jean-Pierre Orsi, après des  études supérieures à Nice et à la Sorbonne à Paris, exerce le  journalisme dans un grand quotidien de la Côte d’Azur. Il effectue ensuite un séjour de 2 ans dans les pays de l’Europe de l’Est en particulier à Budapest où il s’occupait du service information d’une organisation internationale de jeunesse. De retour en France en 1969, il travaille au service informatique  de Citroën, quai de Javel à Paris, avant d’entrer au groupe pharmaceutique Synthelabo, ce qui  lui fournira l’occasion d’écrire un livre polémique : la Mafia du médicament. Il a passé ensuite 25 ans de sa vie professionnelle au sein des Mutuelles de Provence,  à Marseille, tout en exerçant des activités militantes et syndicales. Il vit maintenant en Corse. Il écrit des polars  à Coti-Chiavari, magnifique balcon sur la Méditerranée. Après une trilogie mettant en scène le commissaire Bati Agostini, il a inventé un nouveau personnage Don Giovanni, prêtre-ouvrier qui, enfant,  avait quitté la Corse et y  revient tardivement. Il est l’initiateur et organisateur du festival du polar corse et méditerranéen.

Un article signé Okuba Kentaro - cliquer ICI







Jean-Pierre SANTINI

Jean-Pierre Santini vit à Barrettali, dans le Cap-Corse.  Du « Non-lieu » (Mercure de France - 1967) aux « Cercles du silence » (Magellan et Cie – 2008), il a publié une quinzaine d’œuvres (Romans, essais politiques, poésies, nouvelles, aphorismes) et de nombreux articles. En 2006, avec ses amis Sébastien Bruneau et François Neviani, il a créé la maison d’édition « A Fior di Carta » dont le catalogue compte 34 titres (afiordicarta.com). Dans la collection Néra aux Editions Albiana, on trouve ses polars : Corsica clandestina, Isula Blues et Nimu. Joël Jégouzo du site K-Libre a eu un entretien récent avec l’auteur, notamment sur  l’ouvrage « Nimu »… On peut trouver sa bibliographie complète sur son site d’auteur.

Pour visiter le site de Jean-Pierre Santini  cliquer ICI





Paul MILLELIRI


Paul Milleliri, médecin spécialisé à la retraite, originaire de l'extrême sud de la Corse, il vit aujourd'hui à Ajaccio. Il est un auteur de romans et d'essais, véritable touche-à-tout de l'écriture, il excelle dans des styles et des genres très éloignés qui révèlent pourtant une même passion. Qu'on en juge : un roman épistolaire ayant les guerres napoléoniennes comme fond de toile : Les Oubliées de l'Empire ; un roman "algérien" Le grain de café ; un essai historique sur Pauline Bonaparte Pauline B. La vénus impériale. Il a écrit aussi  trois excellents polars très différents l’un de l’autre : un thriller corse « Pace è Salute! » un roman noir historique « Malmaison », et un néo-polar marseillais  « Carton rouge ».

Interview de Paul Milleliri cliquer ICI





Jacques MONDOLONI


Jacques Mondoloni est né à Paris en 1941. Réalisateur de courts métrages, critique et animateur littéraire, régisseur de spectacle, il publie romans, nouvelles et pièces de théâtre à partir de 1980. Il tire son inspiration des phénomènes sociaux de notre époque. Il est un auteur connu pour ses ouvrages de " science-fiction ", américanisme par lequel on désigne des œuvres d’imagination scientifique qui décrivent un état futur du monde.
Pour le festival du polar corse et méditerranéen, il a écrit une nouvelle en un acte « Le matelas » qui sera jouée sur la place Foch d’Ajaccio les 10 et 11 juillet prochains.

Biographie et bibliographie cliquer ICI





Okuba KENTARO ?????...

Kentaro Okuba, né au Japon, vit en Corse. Diplômé de psychologie et d’anthropologie criminelle, il a été inspecteur de police, instituteur spécialisé, nettoyeur de moquettes… Haut fonctionnaire territorial, il est l’auteur de plusieurs romans policiers ou d’anticipation… C’est la seule biographie que nous ayons trouvée de cet auteur secret sur le Net. Chez son éditeur, une phrase : « Allez savoir qui est Kentaro Okuba ! Pas facile, pas facile… » surtout avec son dernier ouvrage «  Petit plongeon vers l’abîme » écrit par trois auteurs : l’improbable rencontre d’un écrivain japonais Kentaro Okuba, d’un irlandais, Peter Amfav et d’un corse Pietr’Anto’ Scolca… deux nouveaux noms énigmatiques!
Si l’homme est discret, nous connaissons sa bibliographie en commençant par ses ouvrages publiés dans la collection Nera des Editions Albiana : « Evanescence de l’hiver » et  donc, en dernier lieu, Petit plongeon vers l’abîme. Auparavant,  il avait publié d’autres ouvrages comme « L’escalier du Printemps » et « Euphorie d’automne », polar nippon. Il évoquait déjà l’insularité dans un roman sur Cuba " Electre à la Havane ", sorti en 2006 aux éditions Metallié. On sait tout des îles, sinon qu’elles sont des prisons. Cuba ne déroge pas à la règle ; ses soleils et ses langueurs océanes sont le décor sublime d’une insupportable captivité, la pire qui soit pour des Latins, le silence. Okuba Kentaro écrit des articles sur des sites  comme Europolar, Corsicapolar, Combats Magazine…

Interview d’Okuba Kentaro cliquer ICI





Ugo PANDOLFI


Ugo Pandolfi est le pseudonyme du journaliste Jean Crozier. Journaliste depuis 1978, Jean Crozier, vit et travaille en Corse depuis la fin des années 80. En 1981, il a publié « Nice, Baie des requins » avec Michel Franca, co-auteur.  En 1997 il publie « La conjuration des Corses de Philippe Buonarroti », puis en 2004 La vendetta de Sherlock Holmes. Son dernier ouvrage est intitulé «du texte clos à la menace infinie ». On peut le retrouver sur son site « Corsicapolar.eu », partenaire du festival du polar corse et méditerranéen et de l’association Handi 20 pour la publication du recueil de nouvelles « Piccule fictions ». Lors de la 3ème édition du polar corse et méditerranéen, il animera les débats aux côtés de Michèle Witta.

Site Corsicapolar.eu cliquer  ICI






Archange MORELLI


Archange Morelli est professeur de Lettres et écrivain. Il a publié plusieurs romans historiques, ses périodes de prédilection demeurant le Moyen Âge et la renaissance. Après  « La moisson ardente » suivie de la nouvelle « Raison d’état » et du roman  « Les yeux de Sainte Lucie », son héros le Vicaire Matteo Malafuoco est revenu dix ans plus tard en grand format de 367 pages dans « Le théâtre des ombres » paru aux Editions Albiana en 2008. Il vient de publier « Les rochers rouges », six énigmes de Santu u Grisgiu dans la Corse du 18ième siècle  au temps de Pascal Paoli .

Interview d’Archange Morelli cliquer ICI






Paul CARTA :


Né à Ajaccio, étudiant à Nice, enseignant d’histoire et de français en région parisienne, rôliste et joueur d’échecs sur la Côte d’Azur, coopérant en Sicile… C’est de ses expériences que Paul Carta tire matière à romans. Son premier, L’artefact sicilien, fut d’ailleurs écrit lors de son séjour en Sicile et est probablement le seul livre de science-fiction étudié à l’université de Palerme. De son expérience de joueur d’échecs, il tire un roman de science-fiction, Gens Una Sumus, où des extraterrestres s’intéressent au jeu d’échecs, pour des motifs autres que ludiques.
Il a publié par la suite Petit Dieu (2005, 2 tomes) La Planète du père Noel (2006) Crimes temporels (2008). "Je suis enseignant, dit-il, et j'écris durant mes loisirs des livres de SF et de Fantasy, publiés aux Editions Melis. J'ai fait mes études de Lettres Modernes à Nice, où j'ai présenté une Maîtrise sur Lovecraft et un mémoire de DEA sur Tolkien. J'enseigne le français, mais j'ai aussi enseigné l'Histoire-géographie, la Philosophie, l'Italien et le jeu d'échecs ».

Interview de Paul Carta en janvier 2009 cliquer ICI






André MASTOR :

Né en 1949, diplômé de l’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence, il est cadre dans un établissement public. Lecteur compulsif, il a patiemment attendu d’être publié et éprouve un grand bonheur d’appartenir aux éditions Albiana. S’intéressant de très près à toute forme d’opposition à l’oppression, il a pratiquement lu tout ce qui a trait à la Résistance française durant la seconde guerre mondiale. Un autre centre d’intérêt le relie au football amateur parce que c’est un sport collectif de plein air et parce qu’un terrain n’est pas que le lieu d’un affrontement potentiel mais qu’il représente la fantastique possibilité d’annihiler pour un moment, les classes sociales, les idéologies, les races, les religions et les générations. Comme seule peut encore le faire la place d’un village de Corse l’été, à l’ombre des platanes, quand tout le monde se rencontre. Il a écrit en collaboration avec Dominique Orsoni « Histoire du lycée Fesch» (éditions Alain Piazzola 1992), puis Un été tourmenté (Lettres Sud 1993), Des réseaux et des hommes (Lettres Sud 1994)., Rebelles (Albiana 2006). Et La nuit de Sainte-Hélène (Albiana 2008). Il vient de publier dans la collection Nera des Editions Albiana un polar « Le dernier tueur de l’organisation ».

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Jean-Louis TOURNE :

Jean-Louis Tourné est entré dans la collection Nera (Albiana) en fin connaisseur du milieu bancaire, de la haute finance et de la gestion du patrimoine... Dans son polar « Des saints et des morts », Dans le sud de l’île, une jeune conseillère en patrimoine est retrouvée assassinée au bas d’un pont. Dans les arcanes des milieux de l’immobilier et des grandes fortunes, une affaire de famille est au cœur du mystère… aux enquêteurs de trouver le fil rouge qui les mènera jusqu’à l’assassin ! … Jean-Louis Tourne est un insulaire dans l'âme et dans les faits. Fier de ses racines corses, il y conserve précieusement toutes ses attaches familiales. S'il n'a pas toujours vécu en Corse, il lui est toujours resté fidèle. Il aime particulièrement l'insularité et apprécie de fréquenter d'autres îles qu'une existence souvent voyageuse l'amène à découvrir.

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Jean-Claude MACE

Jean-Claude Macé est né en 1943 à Tananarive, Madagascar. Elevé par un beau-père corse, il sera amené à suivre sa scolarité à Poggio de Venaco, en Corse dont Roger Ristori était originaire, ou à Verdun, berceau de sa famille maternelle, puis adolescent au Cameroun à Douala où Roger Ristori était guide de chasse professionnel.
Admiratif de ce père adoptif, Jean-Claude Macé fera le récit des aventures de cet homme intrépide ayant le goût du risque et de l’aventure. « Le Vagabond de la Brousse » obtint le prix du Récit à la 7ème biennale azuréenne. Un étonnant récit de voyage dans lequel Jean-Claude Macé retrace l'itinéraire de son père adoptif,   guide de chasse intrépide surnommé Magie-les-éléphants, mort au Gabon en service commandé. Le Vagabond dans la brousse, paru en 1976, est réédité par les éditions Teramo.

Edition Teramo cliquer ICI





Jean-Pierre ARRIO


Jean-Pierre Arrio a des fonctions à la  Collectivité Territoriale de Corse dans le service de  Langue et culture corses. Son premier polar «Cosu nostru »  vient de paraître dans la collection « Nera » des Editions ajacciennes Albiana. Nous avons recueilli un avis sur le site « Pour une littérature corse », celui de Francesca…
« A lire sans se prendre la tête, un excellent polar 100% ajaccien, « Cosu nostru »,  en français mais avec de nombreuses incursions du corse dans les dialogues (comme dans la vie), la vie ajaccienne plus vraie que nature, de l’humour, de la « macagna », ce qui n’exclut pas une vision de la Corse d’aujourd’hui intéressante, tous les ingrédients du « polar » dans une veine authentiquement corse. On rit, il y a du suspense, on se reconnaît, ou alors on identifie son voisin (or, tout est fiction, inutile de chercher des modèles existants)… »

Pour plus, cliquer ICI





Pour ceux qui ne viendront pas en Corse ou ne sont pas encore venus, nous leur proposons une promenade filmée et  guidée par Antoine sur le site Dailymotion :




http://www.dailymotion.com/video/x1f2kq_la-corselile-de-beaute-reportages_travel
Publié le 26 juin 2009 à 18:25
Par flicorse

Embarquement le 9 juillet 2009 à Marseille...





Après la présentation des auteures et des giallistes annoncés par l’association Corsicapolar comme présents au festival du polar corse et méditerranéen dans sa troisième édition qui se déroulera du 10 au 12 juillet 2009,  la liste de ceux qui feront la traversée en bateau Marseille – Ajaccio aller-retour nous a été communiquée.

 

Le jeudi 9 juillet 2009 à 20 Heures, ils seront  à bord du car ferry Napoléon pour une arrivée à Ajaccio le vendredi 11 juillet à 6 H 45.  Au retour il seront sur le tout nouveau car-ferry « Jean NICOLI »  le dimanche 12 juillet à 20h30 pour une arrivée à Marseille le lendemain à 8 Heures.  A bord des deux navires de la SNCM, partenaire du festival, auront lieu des dédicaces une heure après l’embarquement jusqu’à la nuit.

 



Laurence BIBERFELD, déjà citée dans un article précédent,  sera à bord en compagnie des autres auteurs. Il s'agit de sa première venue au festival du polar à Ajaccio.






Gilles DEL PAPPAS

 

De père grec et de mère italienne, Del Pappas est un vrai Marseillais.  Né en 1949 à Marseille,  il passe, dans le quartier du Racati,  une enfance heureuse de gamin des rues, ambiance que l'on retrouve parfois au détour de ses romans. Comme ses lointains ancêtres phocéens, Gilles Del Pappas a su très jeune quitter Marseille, son "Omphalos", pour parcourir le monde... L'Amérique du Sud, le Maghreb, L'Afrique, L'Inde... Il est aussi un amoureux de la mer, du soleil, des garrigues, de Marseille, des odeurs, des lumières, sans oublier la cuisine bien sûr pour laquelle il est toujours partant, dès qu'il s'agit de partager une sardinade entre amis. En 1995, son premier roman " Le baiser du Congre " est unanimement salué par la critique. Nominé au Prix du polar en 1998 pour " La Girelle de la Belle de Mai ", il reçoit le grand prix littéraire de Provence en 2002 pour l'ensemble de son œuvre (10 romans et de nombreuses nouvelles). Il sortira la même année " Mémoire d'un goûte sauce ", un livre consacré à la cuisine, une autre de ses passions. Del Pappas se consacre entièrement à l'écriture avec de nombreuses parutions chez différents éditeurs.  

 

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Jean-Pierre  PETIT

 

Jean-Pierre Petit est né en 1949 à Avignon. Après des études de langue et littérature espagnoles à l’université de Montpellier, il a enseigné l’espagnol une paire d’années puis bifurque vers des activités commerciales avant de revenir à l’enseignement. Depuis 1990, il est journaliste de la presse quotidienne régionale, localier d’abord puis secrétaire de rédaction. . Pour échapper aux rigueurs et aux pesanteurs de l'information quotidienne, il écrit des fictions (nouvelles, contes, récits) qui ne sont pas toujours dénuées de connivence avec l'actualité. Il a publié son premier polar, " Serial Couleurs ", en 2005 aux éditions La Cardère. En 2006, il a participé à l’ouvrage " Mémoires du quotidien " publié par le club de la presse Marseille Paca et, en mars 2007, au recueil collectif de nouvelles noires, " Noirs venins ", éditions Reflets Noirs. Il traduit des articles d’auteurs espagnols sur le site Europolar. Il a publié une nouvelle dans le recueil "Piccule fictions" édité par Handi 20.

Aux  Editions Ancre latine, dans la collection « Ile noire », vient de paraître son dernier roman « Imbroglio sur le route de Maguelone ».

 

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LES TROIS TCHAPACANS :

André de Rocca, Michel jacquet et Serge Scotto, trois auteurs, depuis un an, partagent le succès de la farce marseillaise « Mme Olivier » au sein de la troupe des Tchapacans qui a enchaîné les représentations dans la région marseillaise. L’année dernière, en avant-première, ils en avaient joué un extrait, sur la place Fosh à Ajaccio,  sous forme de sketch à l’occasion du deuxième festival du polar corse et méditerranéen.      

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André  DE ROCCA

André de Rocca, dit Dédé de Rocca,  est journaliste sportif depuis une quarantaine d'années dans les quotidiens marseillais. Corse de Marseille, réputé pour son franc-parler, il tient une chronique quotidienne sur France Bleu Provence et collabore à de nombreux magazines. Il commente certains matchs sur OMTV. Il a commencé par écrire des livres documentaires en continuité de ses activités journalistiques avant d’entrer dans la fiction avec son personnage récurrent : Marcel Rustino, journaliste à la retraite. André de Rocca aime à travers ses récits nous faire visiter l’un ou l’autre des quartiers de Marseille, en mettant en scène les mœurs de l’autochtone ; après Mauvaise mer sur la Corniche et Goudes Bye et Déveine à Bonneveine, Série noire au Roucas blanc... A ses talents de romancier et de journaliste, il a ajouté celui de comédien dans la troupe Les Tchapacans.

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Michal JACQUET

Né en 1955 à Marseille, Michel Jacquet a  vécu son enfance entre Septèmes-les-Vallons Bouc Bel-Air. Deux charmants villages à mi-chemin entre Aix-en-Provence et Marseille. Marié et père de famille, il est  entré dans la police en 1982. Affecté dans un premier temps à Versailles, dans les Yvelines, il a  pu retourner sur Marseille 4 ans plus tard. Le commissariat du 3ème arrondissement de Marseille, puis le 15ème l’ont accueilli pour le reste de sa carrière qu’il ai effectuée dans la sécurité publique. Un flic de quartier comme beaucoup l’affirme. Ce métier qui lui a permis de vivre chaque jour son goût des contacts humains,  il en est fier. Après un premier polar publié en 1993 « La rouste » puis Le nervi, Label Flic et Nina de la Belle de Mai, il vient de publier « Illégitime défiance ». Il a écrit aussi des nouvelles et notamment, en 2008, «  La neige corse » dans le recueil « Piccule fictions » édité au profit de l’association corse pour l’accessibilité Handi20. Le voilà au début d’une carrière de comédien dans la troupe des Tchapacans.

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Serge SCOTTO

 

Serge Scotto, « la quarantaine joviale est un touche-à-tout éclectique : tour à tour et dans le plus grand désordre instituteur défroqué, musicien tendance "alternatif", directeur de galerie d’art, auteur de polars bien sûr et journaliste (aidé en cela par son fidèle compagnon, le Chien Saucisse) dans plusieurs quotidiens et magazines dont Métro et Le Ravi. Une langue acerbe, un style vif et critique, l’ironie à fleur de peau... une conscience citoyenne, bref du talent à revendre... »  C’est ainsi que le présentait la Librairie Gaïa sur son site.

Depuis lors, il participe aussi à des magazines sur le Net comme « Le mague » et  a ajouté sur ses cartes de visite le titre de  comédien notamment dans la troupe des Tchapacans,  avec  André  de Rocca et Michel Jacquet.

Avec le réalisateur Frédéric Vignale, il a écrit des dialogues de courts métrages et  joué le rôle principal de l’adaptation cinématographique du monologue d’Henri-Frédéric Blanc « L’art d’aimer marseillais ». Cela ne l’a pas empêché de publier « Massacre à l’espadrille » au Editions La Baleine et  son sixième ouvrage chez l’Ecailler « Gagnant à vie » avec un clin d’œil à Gilles Del Pappas. Il faut ajouter  son  Poulpe « Saint-Pierre et nuque longue » et ne pas oublier de citer  son compagnon, le chien Saucisse, publié chez Jigal et chez Crès, et acteur dans la pièce « Mme Olivier » joué par les Tchapacans.


site officiel du chien Saucisse   ICI          Blog dog du chien Saucise    ICI

 




GILDAS GIRODEAU

Gildas Girodeau, passionné de mer et de voile, a participé à de nombreuses compétitions et traversées de l'Atlantique en voilier. Dirigeant d'entreprise, il mènera avec une bande de copains la franchise " Subchandlers ", spécialisée dans la plongée sous-marine, à la notoriété internationale. Mais c'est au lycée Arago, de Perpignan, que sa passion pour l'écriture prend ses sources, ainsi que dans le bouillonnement politique et culturel des années 70. Aujourd’hui oléiculteur, il continue à aimer la mer au travers du patrimoine maritime catalan, dont il est l’un des spécialistes. Il a été édité pour la première fois en 2005, par Cap Béar Editions, à Perpignan en créant le personnage de Paul Felder.


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Maurice  GOUIRAN

Maurice Gouiran est né en 1946 au Rove, près de Marseille, dans une famille de bergers (de chèvres du Rove bien entendu et on connaît la Brousse du Rove, un fromage blanc ressemblant au brocciu) et de félibres. Son enfance tranquille dans les collines de l'Estaque lui donne à jamais la passion de cette nature rude et généreuse à la fois. Devenu spécialiste en informatique appliquée à la gestion des feux de forêts, il effectue en tant que consultant pour l'ONU, de nombreux voyages autour de la Méditerranée, et toujours pour la prévention des incendies de forêts… Un peu comme son héros, Clovis Narigou, il a beaucoup voyagé, les États-Unis, la Méditerranée, et de ses observations il a ramené des fragments d'histoire qu'il confronte à l'Histoire du vingtième siècle, une de ses passions (avec la peinture). Ses romans sont aussi politiques, engagés. Maurice Gouiran s'insurge, se révolte, et transcrit sa rage d' anarchisant à travers ses intrigues, ses romans... forcément noirs... Maurice GOUIRAN voit désormais chacun de ses polars nominés dans la plupart des Prix Polar : Prix sang d’encre des lycéens en 2003 pour " La nuit des bras cassés " et prix virtuel du polar en 2006 pour son  roman " Sous les pavés, la rage ".


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André FORTIN

 André Fortin a été juge d’instruction, juge des enfants, et certaines des affaires qu’il a traitées ont largement défrayé les chroniques judiciaires, C’est en « connaisseur » qu’il a « tricoté » son premier polar (Nos meilleurs vieux, L’Ecailler du Sud), une histoire qui se déroule sur fond de guerre des maisons de retraite entre Marseille et la Côte d’Azur. Et la violence n’est pas moins meurtrière au soleil… Aux Editions Jigal, il  a publié ses deux derniers romans :  Deus ex Massilia et Un été grec. Son éditeur dit de lui : « André FORTIN a non seulement une imagination fertile, mais également une très fine connaissance du microcosme politico-judiciaro-policier. Il en connaît les méandres, les ombres et les recoins, il y a constaté les alliances contre-nature, les luttes d'influence, il y a croisé les hommes qui organisent ou subissent les collusions, les corruptions… Son parcours professionnel lui a non seulement permis de les voir à l’œuvre et parfois même de mettre un terme à leurs affaires… Il lui a également permis de s’interroger sur la place de la justice dans une démocratie comme la nôtre ! »

 

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Mathieu CROIZET

 

Mathieu Croizet est avocat à Marseille. Il est d’origine corse par sa mère, une Marchetti de Zilia.  Il a vécu de nombreuses années à New York. Polka est  son premier roman et le surnom de son héros.

Paul Casanova, alias « Polka », est un flic newyorkais d’origine corse.  Dur à cuire du genre incassable comme un cep de vigne planté un soir de pleine lune, il prend des coups et encaisse toujours, en se relevant à chaque fois. Flanqué de partenaires tenaces, il va dénouer une enquête mouvementée sur des meurtres signés avec des suites de chiffres scarifiées sur les corps des victimes.


 

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Marc SPACCESI

 

Marc Spaccessi est un sportif accompli. C’est aussi un amoureux de la littérature depuis bien longtemps.  Il vit à Marseille qu’il aime et met en scène dans ses romans. Membre du jury du concours du CROUS 2003, 2004, président du jury 2005. Membre du jury du concours de Fuveau 2006, 2007, il ecrit des romans et des nouvelles.   Il a inventé le détective privé Block qui est un guide des recoins sombres de Marseille.  Henri Estebe dit de lui : « Vous ne trouvez pas que le roman se fossilise ? Alors lisez Marc Spaccesi, il a dérobé le feu, avec de la fureur à écrire, de la rage à tenir l’intrigue et le style. L’arbre est sa leçon. Mais pas le petit saule pleureur des villes prisonnier de son collier étrangleur, non, il a un goût animal pour le chêne. Comme lui, il pousse solide et n’hésite pas à aller à la foudre. »



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Denis BLEMOND CERLI

 

Denis Blémond-Cerli est un Corse de Marseille qui vit entre La Ciotat où il réside et Lama où il a ses racines familiales. Ancien policier,  a publié trois romans aux Editions Plume d’écume. Il a participé au recueil collectif  Piccule Fictions édités par Handi 20, association œuvrant pour l’accessibilité due aux handicapes. Après Retour à Lama et 1720,  il vient de terminer un nouveau roman historique L’affaire des jumeaux de l’Ile Rousse à paraître.

Dans son polar « Marseille-Corse aller simple »,  deux enquêtes  se télescopent puis se confondent. Toussaint Colombani, capitaine de police à la brigade criminelle de Marseille est un homme farouche, seul et blessé, touchant par son désespoir inaccoutumé. Le héros devient malfaiteur malgré lui,  glissement inexorable vers une hallucinatoire déchéance.  Ce roman est le voyage d'un policier ayant perdu son âme dans les exigences de son métier. L'auteur, ancien policier, nous amène au cœur de la brigade criminelle dans la face obscure et inquiétante de la cité phocéenne dans laquelle  ce  polar à suspense met aussi en scène des personnages secondaires.


Son édition "Plume d'écume"  cliquer   ICI 



 


Jean-Paul  CECCALDI

 

Né à Ajaccio (Corse du sud) . Ses parents sont originaires d’Evisa et de Partinellu. En 1974, il est entré, comme inspecteur à la Police judiciaire de Paris . Depuis plusieurs années, il était en fonction à Marseille où il s’est occupé de proxénétisme et d’affaires financières. Après un long passage au SRPJ de la cité phocéenne, il vient de terminer sa carrière comme Commandant à la police des polices. Il fait partie d’une catégorie particulière de policiers : les flics corses. De cette différenciation assumée, il a imaginé le personnage du Flicorse, en écrivant des polars à la manière de vraies enquêtes judiciaires avec trois titres «  La plume de Maât », « Tamo !Samo ! » et « Complices obscurs ». Il a écrit deux nouvelles dans le recueil collectif « Piccule fictions ».  Il vit entre Marseille ( où il réside ) et la Corse ( où il se rend fréquemment ). Dans le cadre de l’association " Corsicapolar " sise à Coti Chiavari ( Corse du sud), il  participe à l’organisation du festival du polar corse et méditerranéen. Sur l’Internet, on peut consulter son site Le Flicorse, son blog " Corse noire " et il contribue au site " Corsicapolar.eu " notamment par une rubrique " L’'isle noire de Jean-Paul Ceccaldi ". Son dernier polar "complices obscurs"  vient de paraître aux Editions Ancre latine.


 

Entretien avec Joël Jégouzo sur le site K-libre cliquer  ICI

 



La SNCM est partenaire du festival du polar corse et méditerranéen et des dédicaces auront lieu à bord des deux navires les 9 et 12 juillet prochains.



LES BATEAUX DE LA SNCM:

 

http://www.youtube.com/watch?v=0aHNWCU1ceU





Publié le 23 juin 2009 à 08:18
Par flicorse

Trois "giallistes" répondront présents au festival du polar corse et méditerranéen qui se déroulera du 10 au 12 juillet à Ajaccio : Valerio Evangelisti, Alessandro Perissonoto et Bruno Morchio.

 


VALERIO EVANGELISTI :

 

Valerio Evangelisti est né en 1952 à Bologne. Il a adhéré très jeune aux idéaux libertaires d’après 68. Et pour la défense de ceux-ci, il n’a pas hésité à se déplacer en France, en Angleterre et plus tard en Amérique Centrale. Il est diplômé de Sciences Politiques à l'Université de Bologne où il se spécialise en Histoire moderne et contemporaine. Il publie des livres et des essais historiques, puis il se consacre à la littérature fantastique. Son premier roman Eymerich l'inquisiteur obtient le Prix Urania en Italie. Neuf autres romans du cycle Eymerich ont suivi.

Les romans de la série Eymerich sont traduits en France, en Espagne et en Allemagne. Ils ont valu à l’auteur le Grand Prix de l’imaginaire 1998 et le Prix Tour Eiffel 1999. Le Monde a publié une des ses nouvelles, La Repubblica a proposé un roman-feuilleton signé Evangelisti.

En 1999, sont publiés les trois tomes de “Magus. Le roman de Nostradamus.”  L’année d’après,  sort le recueil d’essais “A la périphérie D’Alphaville”.  Ses dernières publications en France sont  La coulée de feu (2009) , Anthracite et Nous ne sommes rien soyons tout (2008)

Aujourd’hui, après avoir gagné le Prix Italie 2000 pour la fiction radiophonique, Valerio Evangelisti écrit aussi des scénarios pour la radio, pour le cinéma et la télé. Il a dirigé pendant dix ans "Progetto Memoria – Revue historique sur l’antagonisme social” et  il est maintenant directeur éditorial de la revue “Carmilla”, Président de l’Archive Historique de la Nouvelle Gauche “Marco Pezzi” de Bologne et délégué général de Aelita, une association européenne des professionnels du fantastique et de la SF. Valerio Evangélisti est aussi correspondant du Monde Diplomatique.

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ALESSANDRO PERISSINOTO

 

Alessandro Perissinotto est  né à Turin de parents ouvriers chez Fiat.  Adolescent, il décide de quitter l'école professionnelle du constructeur automobile turinois et son futur métier de technicien auquel on le destinait et reprend ses études. Diplomé universitaire de lettres, avec une thèse en sémiologie, il s’est spécialisé dans  la recherche en didactique de la littérature. Il est l'un des trois rédacteurs à collaborer au Dizionario della fiaba : simboli, personaggi, storie delle fiabe regionali italiane, de Gian Paolo Caprettini, publié en 2000.   Professeur à la Faculté des sciences de l'éducation de l'Université de Turin, il a choisi le roman noir qui, à son avis, est empreint du réalisme italien. En 1997, est publié son 1er roman L’anno che uccisero Rosetta, une enquête secrète, en 1960, sur la mort de Rosetta, une fille d'un village des Alpes piémontaises, survenue en 1944. Ses trois derniers romans, L'ultima notte bianca, La società dell'indagine et L'orchestra del Titanic, ont pour héroïne Anna Pavesi, ancienne psychologue devenue détective. Alessandro Perissinotto a traduit ou a collaboré aux traductions des romans policiers de Jean-Christophe Grangé. Il est également chroniqueur à La Stampa de Turin et membre, aux côtés d’Alessandro Baricco, de l’équipe nationale de football dés écrivains italiens (l’Osvaldo Soriano Football Club). En France il avait d’abord publié les romans policiers: La chanson de Colombano  et Train 8017. En 2008, il a obtenu le prix du festival du polar de Villeneuve lez Avignon avec son ouvrage « A mon juge » sorti chez Gallimard .où son dernier ouvrage traduit  « Une petite histoire sordide » vient de paraître en mai 2009.

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BRUNO MORCHIO

 

Bruno Morchio, auteur, psychologue et psychothérapeute, est  né en 1954 à Gênes. Il  vit et travaille dans sa ville natale. En Italie, il a publié jusqu'ici cinq romans non encore  traduits en français. Il a dit de son héros récurrent, le détective privé Bacci Pagano : « … Bacci  partage avec moi la même réticence à entrer dans le troisième millénaire, tous les deux avons laissé dans le vingtième siècle les choses plus belles de notre vie. Tous les deux nous avons vécu les périodes des grandes idéologies… » Il cite volontiers ses modèles littéraires, trois auteurs : Vázquez Montalbán, Izzo et Chandler.

Bruno Morchio, dans les ans Soixante-dix, comme tant de giallistes italiens, a eu une activité politique active dans le mouvement étudiant. Il a étudié la psychologie et la littérature italienne et écrit des articles dans des revues littéraires ainsi que pour des organes spécialisés psychologiques et psychoanalytiques.

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Publié le 10 juin 2009 à 00:20
Par flicorse

3ème édition du Festival du polar corse et méditerranéen   du 10 au 12 juillet à Ajaccio


Corsicapolar a déjà organisé deux Festivals du polar corse et méditerranéen à Ajaccio. Aux dires de nombreux participants et  d’observateurs ces éditions ont connu un réel succès.

Le 3e Festival se tiendra donc les 10, 11 et 12 juillet 2009, sur la place Foch.

Près de quarante auteures et auteurs en provenance de Sardaigne, de Catalogne, de Toscane, d’Emilie-Romagne, de Ligurie, du Piémont, du Languedoc-Roussillon, de Provence et de Corse délivreront des pistes, des indices - à travers des centaines d’ouvrages, d’entretiens, de dédicaces - aux amateurs de polars, amis et curieux qui ne manqueront pas de venir nombreux à leur rencontre.

Le programme  est enrichi cette année par quatre débats et par une pièce de théâtre en un acte  « Le matelas ». L’animatrice et coordonnatrice des débats sera Michèle Witta de la Bilipo.

Le Festival du polar sera l’occasion de découvrir l’existence d’une littérature policière corse et méditerranéenne digne d’intérêt. Une littérature bien vivante, en pleine croissance, reflet des réalités complexes qui caractérisent  différentes régions méditerranéennes.



Michèle Witta n’écrit pas de polar mais en traduit et  lit beaucoup, par plaisir mais aussi parce qu’elle est la bibliothècaire-conférencière de la BILIPO. La Bibliothèque des Littératures Policières  est l'unique établissement français consacré à la conservation et à la promotion des littératures policières. Ses collections permettent de consulter en salle d'étude la quasi totalité de l'édition française dans ces domaines ainsi que de très nombreux documents relatifs tant à ces genres littéraires qu'aux principaux aspects de la criminalité.


Lors d’un entretien donné en mars 1997, Michèle Witta répondait à la question de l’arrivée tardive des femmes dans le polar : « Le phénomène n'est pas nouveau. Savez-vous que, depuis la naissance du genre au sortir de la Première Guerre mondiale, 200 Françaises ont écrit la bagatelle de 1 750 textes? La plupart d'entre eux, il est vrai, n'étaient guère intéressants. Les femmes y pratiquaient une forme d'humour, de dérision souvent dérisoire. On était loin d'Agatha Christie. Aujourd'hui, une vingtaine de femmes publient d'excellents livres. Cela fait du bruit, et ce n'est qu'un début. C'est un mouvement en plein essor. Le nombre de femmes auteurs et lectrices risque de décupler sous peu. »


ELLES EN ILE :

Pour marquer l’importance prise par les auteures dans le polar et la littérature noire, nous avons choisi de présenter dans un premier volet les invitées du festival insulaire en commençant par la doyenne en âge qui a quitté momentanément le roman historique pour écrire son premier polar….



JEANNE TOMASINI

 

Née Maestracci à l’Estaque, Jeanne Tomasini, est retraitée de l'Education Nationale. Elle vit entre Toulon et la Corse. A 84 ans,  arrière-petite-fille d'un charpentier de marine établi dès 1794 à Porticciolo dans le Cap-Corse (Famille Biaggini) , elle a choisi cette  marine  et cette région pour cadre de son premier roman: Les Obstinés.

 

D’autres ont suivi à une cadence accélérée…Don Paolo, Le Persan, Retour à Polvéroso et Ascanio MioSur des supports historiques et géographiques authentiques, des souvenirs recueillis auprès de sa famille corse, l'écrivain a mis en scène des personnages imaginaires, confrontés à des situations pittoresques et parfois dramatiques. Après cinq grands romans historiques, elle vient de publier aux Editions GPD son premier polar «Opération Rouge baiser. Sur fond de guerre froide, un jeune inspecteur de police rencontre l'amour en Côte d'Ivoire. Avec Corsicapolar, en 2008,  elle a participé à un recueil collectif de nouvelles au profit de l’association Handi 20 qui œuvre pour l’accessibilité à donner aux handicapés en Corse.


 


LAURENCE BIBERFELD :

 

Née à Toulouse, et après avoir vécu très jeune dans la rue, Laurence Biberfeld est devenue institutrice. N'étant affectée que dans des postes isolés et précaires, elle prend une retraite anticipée en 1999 pour pouvoir écrire en prenant son temps, pour pouvoir vivre.

Depuis, elle a écrit six romans dont trois pour la Série noire de Gallimard : La BA. de Cardamone (2002), aux dialogues percutants et aux personnages à la fois odieux et attachants, Le Chien de Solférino (2004), livre plus noir encore, à la prose sensible et imagée et à l’intrigue multipliant points de vue et temporalités ; La Vieille au Chapeau (2005), livre noir, thriller au sens noble du terme.

Avant de s’attaquer au deuxième arrondissement de Paris pour la collection Mona Cabriole, Laurence Biberfeld a écrit deux textes courts ayant pour cadre la capitale ; Evasion rue Quincampoix, (2004, Editions Autrement) et Un Chouette Petit Blot (2008, La Branche -  Suite noire).

Son existence chaotique donne à Laurence Biberfeld un recul unique pour recréer les atmosphères singulières des mondes marginaux qu'elle a croisés sur sa route. Son originalité consiste à raconter l’histoire des petites gens, avec tendresse et cruauté telles que peu savent le faire. Ses préoccupations romanesques sont soutenues par une écriture efficace et crue, qui conjugue dureté et humour cinglant sous la forme de savoureuses formules.

 

 


YSA DEDEAU

 

Ysa Dedeau est née, a étudié, travaillé et vécu à Marseille. Elle vit actuellement dans le Var. Plongée dans l’écrit depuis l’âge de 10 ans jusqu’à son parcours judiciaire et carcéral, elle se retenait bien pourtant de tenter l’aventure éditoriale. Quand sa vie explose, poussée par des rencontres dont celles de Jacques Serena et de René Fregni, c’est le passage à l’acte.

C'est une auteure profonde, sincère, avec une très belle écriture, un style bien à elle. Elle a publié un ouvrage sur la justice, « Le dimanche était en noir », puis un premier polar, « La petite fille et la mort », et des nouvelles  avec Jacques Serena sous le titre « Légitime violence». On dit d'elle : Ysa la noire est la  maîtresse (seynoise) incontestée du bon  polar made in Var., L’écailler du Sud a édite en 2005 son roman «  Rouge, pair, impasse » et  les Editions Mellis en 2008 le dernier  « Plus courtes seront les nuits ».

 

 

 

ARLETTE SCHLEIFER :

 

Peintre, photographe et écrivain, Arlette Shleifer partage sa vie entre le Marais à Paris, la Corse, les Etats Unis et Taïwan. Après Molto Chic et  Le bar rouge,   son dernier roman chez Colonna Editions « La nuit s’achève » est  « un "noir" très "blanc" ... qui fait singulièrement entrer dans la littérature noire le phrasé méditatif d'une écriture attentive au sensible qui la déborde de toute part ». C'est l'avis de , chroniqueur sur le site K-libre. Lors d’un entretien, elle confiait à Corse noire : « Pourquoi la Corse ? Parce que j'ai découvert ce lieu magique en voyage de noce. Depuis j'y habite une grande partie de l'année entre deux voyages. Mon fils a épousé une petite corse....Donc que de merveilleuses raisons de venir y écrire et y peindre. Je suis très sensible aux senteurs de cette île ; je les ai cherchées partout ailleurs, en vain. Et puis il y a les amis, si importants… »

En littérature, Arlette Shleifer poursuit son chemin, creuse l’ouverture, déplace les frontières et revient publier un nouveau roman, peut-être par tropisme, en Corse. Elle a choisi le noir de l’élégance.

Avec Corsicapolar, en 2008,  elle a participé à un recueil collectif de nouvelles au profit de l’association Handi 20 qui œuvre pour l’accessibilité à donner aux handicapés en Corse.

 


 


MARIE-HELENE FERRARI

 

Marie-Héléne Ferrari est née en Lorraine.. Elle vit actuellement en Corse-du-Sud, à Bonifacio, cité de caractère qui abrite une partie de ses écrits. Des études de lettres modernes, et de droit, des cours aux beaux-arts et un goût prononcé pour la scalpélisation de l'âme, font d'elle une femme étonnante, touche à tout talentueux. Proposant des oeuvres variées, elle s'illustre dans drame néoromantique, avec Mélusine, puis dans les nouvelles, centrée sur la vie contemporaine corse, Cruauté Ordinaire, une pièce encore, Pandora ! Puis elle intègre les éditions Clémentine où elle rencontre véritablement son public, avec Un Goût amer et sucré comme le silence, ensemble de nouvelles douces amères sur la vie et le couple. À peine un demi-siècle, l'histoire d'un homme de cinquante ans, qui refuse de vieillir, a particulièrement touché ses lecteurs. Cependant, le roman policier la passionne plus que tout et c'est avec son goût pour les mots, qu'elle met le commissaire Pierucci au monde, dans Le Destin ne s'en mêle pas, où une petite veuve va causer autour d'elle bien du tracas. Le deuxième tome des aventures de l'irascible commissaire, confronte le lecteur avec le délicat problème des luttes d'influence, quant au troisième, il nous plonge dans l'histoire douloureuse des montagnes de l'En deça des Monts, Sainte Lucie, Carbini, pour une enquête terrifiante. Ont suivi « L’enfant » et un roman d’anticipation « Chronique des Dômes .1 »

Avec Corsicapolar, en 2008,  elle a participé à un recueil collectif de nouvelles au profit de l’association Handi 20 qui œuvre pour l’accessibilité à donner aux handicapés en Corse.

Deux nouveautés 2009  aux éditions Clémentine :

Les enfants de Monte Cassino et Comment j'ai tué le vieux


 


DANIELE PIANI

 

Daniele Piani s’est fait connaître comme étant l'auteure de L'Ecume des brocci, un récit bref épuisé à ce jour. Bergère authentique, elle connaît tout de la race caprine et des produits corses de son lait. Entre la fabrication de ses fromages et brocci « U Corsu », renommés dans la région de Calcatoggio et toute la Corse, la traite des chèvres, les naissances de cabris, Danièle Piani, débordée, a tout juste le temps de confirmer par téléphone que cette année la production de lait s'annonce bien. Son second polar « Plein Sud » est  paru chez Albiana. Elle a produit un texte long mais jamais ennuyeux et créé le personnage du lieutenant Roch Morelli qui, en proie à des cogitations existentielles, débarque à Ajaccio en pestiféré. Il n’aura pas le temps de se retourner avec une série d’assassinats et un nouvel amour pas simple.

Avec Corsicapolar, en 2008,  elle a participé à un recueil collectif de nouvelles au profit de l’association Handi 20 qui œuvre pour l’accessibilité à donner aux handicapés en Corse.


 

 


ELENA PIACENTINI

 

Eléna Piacentini est née à Bastia. Après des études secondaires en Corse, elle suit une prépa HEC à Nice puis une école de commerce et de management à Rouen. Embauchée à Paris par le groupe Bouygues, elle devient consultante chez Kronos à Lille dans les années 1990. Passionnée de lecture et d’écriture et profondément  attachée à son pays natal, elle concilie ses deux amours dans un premier roman policier qui lui vaut d’être finaliste du Prix du premier roman policier de la ville de Lens en 2009 avec Un Corse à Lille. Admiratrice de Edgar Allan Poe et Charles Baudelaire, elle cherche avant tout à atteindre un idéal d’écriture dont les maîtres-mots sont fluidité et justesse. Même si elle avoue aimer les romans noirs, ce qui l’intéresse avant tout ce sont les personnages et la façon dont ils s’incarnent. Elle vient de publier un second polar « Art brut » dans lequel réapparait le Corse à Lille, le commandant  Pierre-Arsène Léoni  qui a  intégré  la P.J. de Lille, après s’être forgé une réputation de dur à cuire à Marseille.

 

 


 


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