Bonavinuta!
Bienvenue sur le blog Corse noir'soeur de vos nuits blanches
Blog non agressif et sans arrière-pensée. ..
Des articles après le Blog perso....
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RE NDEZ-VOUS:
- 5 décembre 2009, Salon Culture et écriture Institut Perrimond Roucas Blanc Marseille 7ème
- Les 20, 23 et 24 décembre 2009 Cultura La Valentine Marseille
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Le 1er juin 2009 à 22H15 .... 200.000ème visiteur I
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Les dix droits imprescriptible s du lecteur ( édictés par Pennac dans son ouvrage "Comme un roman")
1°/ Le droit de ne pas lire.
2°/ Le droit de sauter les pages
3°/ Le droit de ne pas finir le livre
4°/ Le droit de relire.
5°/ Le droit de lire n’importe quoi.
6°/ Le droit au Bovarysme (maladie textuellement transmissible…)
7°/ Le droit de lire n’importe où.
8°/ Le droit de grappiller.
9°/ Le droit de lire à haute voie.
10°/ Le droit de nous taire.
Revue insulaire: Fora ! La Corse vers le monde - Corses et Juifs -
Nous avions annoncé la création de la revue « Fora ! La Corse vers le monde » avec la parution de son premier numéro « La Corse au miroir du Japon ». C’était en 2007. Depuis lors, sont parus le N° 2 « La Corse et le Maghreb, côte à côte » et le N° 3 « Corse et Mexique. A Latins, Latins et demi ». Cette revue semestrielle, très riche par la teneur de ses articles et les personnalités qui y contribuent, va sortir son 4ème numéro dont le lancement sera effectué le 17 février prochain à Ajaccio. L’association Ubiquita a tenu ses promesses. Tous les six mois, la revue paraît et gagne de nouveaux lecteurs.
Omi, donne, neri è bianchi, di tutte e mamme è paesi, Arabi, Spagnoli è Corsi, Francesi, Curtinesi Campemu à buleghju, lampendu i chjerchji di e nazioni Curs’mupulitani.’
Hommes, noirs et blancs, de toutes les mères et de tous les pays Arabes, Espagnols et Corses, Français, Cortenais Vivons ensemble et laissons tomber cercles et nations… Curs’mupulitani... semble être un jeu de mots entre corse ( corsu ), corsaire ( cursale) et cosmopolites ( cosmupulitani ).
Sans abdiquer leur affection, beaucoup de Corses vivent ailleurs que dans l’île. La Corse cosmopolite a besoin de toutes ses forces positives pour préserver ses richesses culturelles et en créer de nouvelles. L’enjeu serait de créer les conditions nouvelles d’un avenir culturel, tout en restant «une communauté d’idées, d’intérêts, d’affections, de souvenirs et d’espérances » pour reprendre la formule de Fustel de Coulanges.
Des artistes et des écrivains corses se sont déjà engagés dans cette ouverture qui n’est pas l’abandon d’une identité mais la conviction que, en allant vers les autres et en apprenant à mieux les connaître, on apprend à mieux se connaître. « Fora ! » évoque des tags qui poussent au rejet mais, par une sorte de déminage linguistique, l’association Ubiquité fait du titre de sa revue une ouverture en prenant le mot dans son sens littéral «au dehors ! » et en y ajoutant, pour enlever toute ambiguïté, « La Corse vers le monde ! ». Il s'agit donc bien d'aller vers les autres et non pas de les rejeter. Si cette revue affiche comme premier champ de réflexion celui des sciences sociales, elle s’aventure dans tous les domaines susceptibles de renseigner la pertinence des rapprochements qui mettent la Corse au miroir des autres.
Après le Japon, le Maghreb et le Mexique, le N° 4 de Fora met les Corses au miroir des Juifs avec qui ils partagent en premier lieu l’existence de diasporas.
Soirée de lancement Fora ! n°4 - "Tutti Fora !"
Type d'événement : Cocktail Party Nom de l'hôte : Revue Fora ! – La Corse vers le monde – Date et heure de début : mardi 17 février à 21:00 Date et heure de fin : mercredi 18 février à 00:00 Où : l'Aghja à Ajaccio.
Une fois encore, ont contribué des intervenants de grande qualité. Aux côtés des Corses, nous avons noté l’écrivain Amos Oz, jouissant d'une renommée internationale, très apprécié par la critique, lauréat de plusieurs prix dont celui de la Paix en 2002, cofondateurs du mouvement “La Paix maintenant »
Le prochain numéro ( donc le 5 ) serait consacré aux U.S.A. Nous avons un auteur de polars à conseiller: Mathieu Croizet qui a ércit Polka aux Editions de l'Ecailler. Son héros Paul Casanova, alias Polka, est un flic new-yorkais d'origine corse. Son inventeur, d'origine corse par sa mère, a vécu aux Etats Unis pendant plusieurs années.
En marge de la revue Fora et pour continuer à faire le lien avec le polar, nous ajoutons à cette annonce quelques mots sur une auteure israélienne disparue en 2005. Elle a écrit plusieurs romans policiers traduits en français …
Batya Gour (janvier 1947 - mai 2005) est une écrivaine israélienne, spécialisée dans le roman policier. Née Batya Mann à Tel Aviv en 1947, Batya Gour enseignait la littérature à l'Université hébraïque de Jérusalem. Elle collaborait également en tant que critique littéraire au quotidien israélien Haaretz. Gour se met à l'écriture sur le tard, à l'âge de 41 ans. En 1988, son premier ouvrage est publié, qui met en scène son héros principal, le commissaire Michael Ohayon. Il sera suivi de 5 autres romans. Nombre de ses personnages sont inspirés d'individus réels, issus des milieux académiques israéliens.
- Quelques romans dont vous pouvez consulter des résumés en cliquant sur les titres.
Autres romans - Là où nous avons raison - L'espion dans la maison - Jérusalem, une leçon d'humilité - La bonne distance
Le polar juif :
A retenir que, à Paris (Mairie du 3e arrondissemen), en janvier dernier, une table ronde a été réunie sur le «polar juif » suivie de rencontres et de dédicaces avec les auteurs avant le vernissage de l’exposition « Du rififi au Yiddishland » sur les personnages juifs du polar, toujours visible jusqu’au 15 mars dans la bibliothèque Marguerite Audoux.
« Le genre policier, tant décrié, est devenu protéiforme, c’est-à-dire d’une grande richesse. L’histoire du monde juif transparaît clairement et toutes ses facettes actuelles sont représentées, non plus seulement par des stéréotypes, mais par des êtres complexes, faits de chair et de sang.»
1°/ Un polar écossais avec un policier juif : Scapel.
Scalpel est le dernier roman paru en France du prolifique auteur écossais qu'est Campbell Armstrong. Il s'agit de la quatrième enquête de Lou Perlman un policier juif opérant à Glasgow. Il a fait partie de la sélection automnale du Prix SNCF du Polar dans la catégorie « Polars européens ». Résumé : En congé maladie prolongé, Lou Perlman se morfond et attend les lettres de Miriam, son inaccessible belle-sœur. Une main sectionnée (à la scie, travail propre) est découverte chez lui dans un sachet en plastique, sous une pile de journaux. Qui en veut à Lou ? Latta, le flic cinglé, sa pire Nemesis ? Désœuvré, Lou enquête sur un trafic d’organes en ayant recours à ses vieux indics, et à son inimitable méthode. Cela le mènera chez Dorcas, un ex-chirurgien cinglé, et sur les traces d’un travesti qui a besoin de fric pour parachever sa transformation… Des scènes terrifiantes dans une maison victorienne délabrée digne de “Psychose” ; d’autres montrant une bande de gamins intrépides, sans valeurs ni ligne de conduite, qui n’ont de pitié que pour leur mascotte, un furet nommé Issy : Glasgow devient un territoire lunaire de violence pure et gratuitement désespérée, où tout peut arriver.
2°/ Après « No country for Old man » sorti en janvier 2008, les cinéastes américains Joel et Ethan Coen ( Cohen )adaptent au cinéma le roman The Yiddish Policemen's Union de l'écrivain Michael Chabon ( droits achetés en février 2008) , en transposant sur grand écran ce polar situé dans une réalité alternative où la communauté juive s'est installée en Alaska.
C’est un récit basé sur la réécriture de l'Histoire à partir de la modification d'un événement passé. Dans le roman de Michael Chabon, seuls 2 millions de Juifs ont péri durant la Seconde Guerre mondiale grâce à l'accueil de réfugiés en Alaska dès 1939. L'auteur a également imaginé que le conflit s'était soldé par la défaite de l'Union soviétique face à l'Allemagne avec ensuite sa capitulation après l'explosion d'une bombe nucléaire sur Berlin en 1946. Le roman s'intéresse plus précisément à la ville de Sitka en Alaska, refuge des Juifs après la fin de l'échec de la pérennisation de l'Etat d'Israël en 1948. L'intrigue du roman débute dans ce contexte au moment où un détective alcoolique enquête sur la mort d'un jeune prodige des échecs censé être le messie.
Jérôme Ferrari est un auteur prolifique. Lorsqu’il n’écrit pas et n’enseigne pas la philo, il traduit du corse au français notamment les textes de Marcu Biancarelli. En Corse, il est un des auteurs des Editions Albiana.
Chez Acte Sud, on lui doit Dans le secret (2007) Balco atlantico (2008) et " Un dieu un animal" qui vient de paraître en 2009
Un dieu un animal... titre énigmatique : pas de virgule entre dieu et animal, entre le créateur et la créature, mais juste un espace, un vide qui attend un homme et une femme.
L’homme se fond dans l’armée, dans un bataillon en marche. Il traverse les guerres avec sa propre mission : " Courir jusqu’à ce que l’air ait la consistance et la couleur du sang ".
La femme est un maillon d’une hiérarchie dans une entreprise privée et participe à des séminaires où " l’émotion se répand comme un gaz toxique ". Dans sa solitude et les angoisses nocturnes, elle se sent enfermée dans un moule sans pouvoir y trouver des fissures qui pourraient la faire sortir de ce moi étriqué dans une vie " si minuscule ".
L’homme et la femme se sont connus à l’adolescence dans un village et la vie les avait séparés. Ils végétaient dans l’ennui, rongés par l’oubli. Après les retrouvailles, ils vont faire des efforts de mémoire dans leurs cerveaux qui se vident des souvenirs…
La roue tourne, en laissant des traces, mais elle n'arrête pas de tourner... Bizarrerie des traces, mémoire qui s’efface, excentricité du temps, le passé qui fait des vagues, le présent qui divague… Quelle trace laissons-nous ? Traces indéchiffrables, riens émiettés, semences du passé, traces immémoriales, mémoires fissurées, accumulations de riens nulle part ou ailleurs, ici ou là- bas... Les traces racontent les fêlures de l’ici-bas. Elles fissurent le silence.
Quelle place donne-t-on en soi au passé ? Alors que, pour exister, on cherche dans l’autre son propre reflet, la vie n’est-elle qu’une mort lente faite d’angoisses dans un monde qui humilie en nous faisant prendre conscience de notre impuissance à être libre ? Des questions que l’on se pose à la lecture de ce livre au fluide glacial qui, dans une écriture concise, assène d’emblée une certitude : Bien sûr, les choses tournent mal.
" Un homme et une femme, égarés dans l’ennui du monde, se retrouvent. Perdu d’avance. Le roman se ferme sur une confirmation. Entre-temps, les trouées d’oxygène offertes par Jérôme Ferrari ont distribué leurs forces, et ce roman ressemble à l’enfant blessé que le héros rencontre … Si léger que sa chute ne fait aucun bruit " (article Les passagers de l’angoisse (Télérama n°3078 – janvier 2009)
Note de l’éditeur : Requiem pour une civilisation contemporaine médusée par les sombres mirages de la guerre comme par les formes de la violence inouïe qui se déchaîne au sein du monde de l'entreprise, un roman aux accents mystiques où l'impossible avènement de l'amour entre deux êtres signe la bouleversante faillite de la souveraineté de l'individu dans l'exercice de sa liberté.
Balco Atlantico, roman de Jérôme Ferrari (2008)
" Il est des romans qui se jouent du hasard comme des rencontres impromptues : ils parviennent toujours à se retrouver sur le sommet de la pile, au centre de la table, dans la première chemise que l’on ouvrira au petit matin … Ils scintillent déjà de leur beauté et s’imposent. Celui-ci fait partie de cette lignée-là, ceux que l’on nomme incontournable, indispensable, entrant dans la toute petite famille des livres "utiles" pour le bien être de notre esprit … " (Article du journal Le Mague)
Résumé : Sur la place d'un village de Corse, Stéphane Campana, ardent nationaliste connu de tous, vient de s'effondrer, fauché par deux balles tirées à bout portant. Sur son corps inanimé est venue se jeter Virginie, la jeune fille qui n'a cessé de vivre dans la vénération de cet homme que, tout enfant déjà, elle s'était choisi comme héros au point de s'abandonner, corps et âme, à ses plus étranges désirs. De l'engagement politique de celui qui baigne à présent dans son sang, le roman reconstitue alors la genèse erratique jusqu'au point, périlleux, où la trajectoire insulaire rencontre celle de deux jeunes Marocains - Khaled et sa sœur Hayet - échoués en Corse à la recherche d'un improbable monde meilleur celui que, sur la corniche de leur ville natale, près de Tanger, faisait miroiter à leurs yeux l'inoubliable et merveilleuse promenade connue sous le nom de "Balco Atlantico"... D'une rive à l'autre, de mémoires qui ne passent ni ne se partagent, entre les âpres routes de l'exil et l'esprit d'un lieu singulier, Jérôme Ferrari jette le pont d'un roman solaire, érigé dans une langue ouverte sur toutes les mers où, de naufrages en éblouissements, passé et avenir naviguent de concert dans le rêve des hommes.
Vidéo : Au travers le meurtre d’un nationaliste corse, Jérôme Ferrari explore les égarements des mémoires réécrites. Des nostalgies sublimées qui mènent invariablement les héros de son dernier roman, Balco Atlantico (Actes sud), à la solitude, la folie ou la mort.
4ème de couverture : Il y a bien longtemps que, toutes les nuits, Antoine, la quarantaine, se défait de son costume d'époux et de père de famille modèles pour succomber, dans le bar dont il est propriétaire en Corse, à la tentation de l'alcool et, bien souvent, du sexe - au plus loin de l'amour. Prononcée par sa femme, "l'immaculée" Lucille, au beau milieu d'une étreinte conjugale à laquelle il l'a forcée, une phrase énigmatique va, un matin, faire exploser tout l'hypocrite dispositif sur lequel repose son existence, et le contraindre à un impossible examen de conscience. Dans son désarroi, Antoine se tourne alors vers Paul, son frère cadet, qui vit, clochardisé, dans la maison de village familiale où il s'est retiré après avoir naufragé lors d'une expérience parisienne calamiteuse... Frères de sang et désormais frères en désastre, tous deux s'interrogent, chacun à sa façon, sur la nature du destin qui leur a été fait - peut-être par la "maladie insulaire" qui enfièvre les puissances de la mémoire, substituant le délire de ses images à la prise en compte des catastrophes bien réelles qui, au présent, menacent... Sur les murs que la filiation érige entre les êtres, sur la toxicité des obsessions qui s'entretiennent sous le dangereux gouvernement de l'esprit d'un lieu - l'île aux sombres secrets enfouis dans la splendeur des paysages -, sur la rémanence du sacré et les tentations du mysticisme, sur l'impossible choix entre sexualité païenne et vénération amoureuse, sur les noces, enfin, à jamais contrariées, entre l'esprit de l'homme et le monde qu'il habite, Jérôme Ferrari propose, avec ce roman ardent et rebelle, une variation somptueuse.
« Le premier écrit concernant Drap est établi le 21 avril 1073. L'Evêque de Nice, Monseigneur Raymond 1er reçu de l'Evêque de Vaison tous les droits qu'il possédait de ses ancêtres sur la seigneurie de Drap.
Dans son Histoire de Nice, l’historien Louis Durante rapporte qu’au XVIème siècle, le château fut le témoin d’une rencontre (juillet 1536) entre Charles Quint et François 1er.
A partir du XVIème siècle, les habitants du village, implanté au pied du château, désertent petit à petit ce site et s'installent progressivement sur les rives du Paillon ; le séisme de 1564 a certainement contribué à ce déplacement.
Dès 1604, plusieurs familles reçoivent une part du terroir à défricher, avec obligation d'y construire leur habitation.
Les principales ressources de Drap sont les oliviers, les vignes, le chanvre et le lin.
En 1616, le prélat cède toutes ses terres aux Drapois, moyennant une redevance annuelle de 300 louis d’or. En 1839, les Drapois rachètent leurs droits à Mgr Galvano pour la somme de 30 000 francs.
Au XVIIIème siècle, de nombreux tisserands s'établissent et les draps et les étoffes de lin sont commercialisés. La culture du ver à soie et du mûrier se développent à la Condamine… »
... Depuis 2007, l’histoire de cette commune s’est enrichie d’un événement littéraire car la municipalité de Drap ( Alpes Maritimes ) organise un salondu polar. Les organisateurs du Salon du polar de Drap, après seulement deux ans d’existence, ont su faire de ces journées une rencontre conviviale et d’échange.
La convivialité et l’échange étaient au rendez-vous de l’atelier d’écriture sous la houlette de Timothée Rey, enseignant dans un lycée professionnel et lui-même auteur. Une dizaine de participants assidus allant du jeune âge (11 ans) à l’âge mûr, ont élaboré une nouvelle collective avant d’en écrire chacun une séquence.
Timothée Reyvient de nous adresser le résultat de la mise en page des séquences qui donnent une nouvelle inédite intitulée « A ma maman ». Il a fait le choix d’une entame, tout en ajoutant à la fin une mouture différente.Nous avons lu avec plaisir la nouvelle réussie : un récit noir usant de langage familier et montrant que les auteurs sont entrés dans la peau des personnages.
Donc, félicitations aux nouvellistes dont les noms suivent dans l'ordre alphabétique: Jean-Louis Couvert ; Justine et Maxence Dugast (11 et 15 ans) ; Gabriel Mascarin (13 ans) ; Anne-Marie Pradeau ; Timothée Rey ; Mireille Tschudi ; Audrey Vautherot ; Lina Vlez ; Jean-Éric et Richard Will.
Nous avons participé à cet atelier. Notre participation amicale nousa été rendue agréable par un animateur à l’écoute de chacun et des auteurs enthousiastes.
Corse noire joue volontiers l’éditeur pour eux et vous offre, sous forme de livre virtuel, la nouvelle inédite et multi-auteurs« A ma maman ».
Prof de lettres-histoire dans un Lycée hôtelier de la région niçoise. Une femme, un enfant, un (gros) poisson rouge. Collection de cactus, de fossiles… Il est un auteur prolifique de poèmes et de nouvelles.
Des poèmes publiés dans “Les Citadelles”, “Coup de soleil” ou “Alias”. _ Des nouvelles parues dans “Coprophanaeus”, “L’Ours Polar”, “A&A”, “Eclats de Rêves” et “Géante Rouge”, d’autres programmées dans “Marmites et Micro-Ondes”, le “Codex Atlanticus”...et, plus récemment, un recueil de nouvelles fantastiques, étranges et insolites : « Caviardages » publié fin 2008.
Programmation commune Aghja / Théâtre Kallisté / Ville d'Ajaccio.
Les 30 et 31 janvier 2009 à 21 Heures, Ville d'Ajaccio, réservations : 20 rue Forcioli Conti, tél : 04 95 50 40 86.
Le soir des funérailles de son père, Noun coupe le son des psalmodies du Coran qui accompagnent traditionnellement cette cérémonie. L'acte provoque un grand scandale dans sa famille. Noun décide de s'enfermer à double tour avec son père pour lui dire ce qu'elle a sur le cœur, lui rappeler toutes les leçons de libertés qu'il lui a données.
Noun est libre face à la mort, mais une simple porte la sépare d'un monde hostile. Au fil des évocations, Noun quitte le paradis perdu de son adolescence, de ses révoltes pour se confronter à la fin à un monde, à une société qui interdit à la femme l'exercice de la parole, du rêve et de la révolte.
Darina Al Joundi a raconté et écrit avec Mohamed Kacimi sa propre histoire. Elle la joue sur scène. Noun et Darina ne font qu’un dans son passé vécu au Liban, jusqu’au jour où « il restait une place pour Paris ». Noun l’a prise…
« Enfant de toutes les guerres du Liban, Darina al Joundi a brûlé son enfance et sa jeunesse à Beyrouth, ville de tous les excès qui abuse de la mort comme de l'amour. Ville aussi de toutes les illusions, derrière ses façades réelles de liberté, de révolte, de fêtes et de beuveries, se cache une société conservatrice à l'affût du moindre écart de chaque individu. Beyrouth est une ville de l'exhibition où l'on ne survit que si l'on se dérobe au regard des autres. Darina a traversé, à son corps défendant, les nuits de Beyrouth, elle a vécu de près et dans sa propre chair l'exclusion dont peut faire preuve cette société conservatrice et féodale qui n'hésite pas à exclure et à bannir quiconque enfreint l'espace du religieux. Surtout quand la liberté est prise par une femme, sachant que la femme reste une langue étrangère dans le monde arabe. Au Liban, on peut s'affranchir de tout sauf de Dieu. Darina al Joundi a fait cette expérience des limites. Elle en ressort, brûlée mais libre, avec ce texte de feu et de folie. »
Mohamed Kacimi commente :« Cette femme est là parce qu’elle a vraiment quelque chose à dire. C’est sa vie qu’elle vient raconter, une vie à la liberté démente (...) Heureusement que les murs de la chapelle Sainte Claire sont désacralisés. Ils trembleraient devant l’impiété impitoyable du récit de Darina Al-Joundi, projetée dans la vie et dans la guerre avec la même sauvagerie (...) son récit a coulé d’elle comme un fleuve en crue. L’écrivain Mohamed Kacimi l’a aidée à contenir ses mots, rythmés par une chanson de Nina Simone : Sinnerman. Une chanson obsédante comme le désir de vie d’une femme. » propos recueillis par B. Salino, Le Monde
A Avignon, Darina ne nous a pas fait attendre. Lorsque nous sommes entrés dans la salle, elle était déjà présente, assise sur les planches de la scène dans la pénombre, regardant son public… une façon peut-être de dire « Je vous attendais et je vais vous raconter mon histoire en m’adressant à chacun de vous ». Ensuite nous l’avons regardée et écoutée sans que, un seul instant, notre attention ne se soit relâchée. Les anecdotes personnelles et historiques se côtoient dans ce monologue rythmé et superbement interprété par une actrice de talent.« Le jour où Nina Simone a cessé de chanter » tourne autour de ce père tant aimé, intellectuel fuyant jusqu’à sa mort les persécutions du régime syrien, et qui voulait faire de ses trois filles des femmes libres, malgré lesarchaïsmes de la société libanaise. Darina a 7 ans lorsqu’éclate la guerre du Liban. Sur scène, elle raconte, avec des mots drôles et incisifs, cette enfance rythmée par les combats entre phalangistes chrétiens, groupes armés palestiniens, armées syrienne et israélienne. Elle apprend ainsi à se terrer dans l’abri de l’immeuble, lors des bombardements, ou à passer les barrages des miliciens sans se faire arrêter. A 14 ans, elle va secourir les survivants des massacres de Sabraa et Chatillah avec ses sœurs. Deux ans plus tard, elle goûte à la cocaïne, puis en prend tous les jours. Elle avorte à l’hôpital américain de Beyrouth la veille de ses 16 ans.
« Pour vivre avec cette histoire il fallait la partager », estime-t-elle. De cette soudaine rage d’écrire est née cette pièce, Le jour où Nina Simone a cessé de chanter, qui est devenue la révélation de l’édition 2007 du festival d’Avignon, représentée avec le même succès en 2008 lors du dernier festival. Le texte de la pièce, écrit avec l’aide de l’écrivain algérien Mohamed Kacimi, a donné naissance à un livre du même nom, paru aux Editions Actes Sud en janvier dernier.
Attention talent ! Darina Al Joundi, rescapée de la guerre du Liban, vit en France depuis plusieurs années. Elle a écrit et joue à Paris l’histoire d’une vie brisée, l’enfer de la guerre au Liban, et un amour éternel voué à un père disparu…C’est un moment rare de théâtre, intense et fort. Dans ” Le jour où Nina Simone a cessé de chanter”, cette éblouissante comédienne raconte un destin de femme au cœur de la guerre, un quotidien ’banal’, tragique et burlesque, où tous les excès aident à vivre… Sexe, drogue, violence, et jeux avec la mort…
La pièce de théâtre a été suivie d’un roman publié chez Acte Sud. Nous l’avons lu pour revisiter le texte qui nous avait captivé du début à la fin du monologue joué sur une scène de théâtre d’Avignon.
Darina ( ’Noun’ dans La fiction) est née en 1968 à Beyrouth et avait 7 ans quand la guerre a éclaté à Beyrouth, en avril 75. Superbe dans sa robe rouge avec ses longs cheveux noirs dénoués, elle entame son récit au moment de la mort de son père, en avril 2001. Un père adoré, écrivain, journaliste, épris de liberté, antimilitariste, défenseur de la laïcité, qui souhaitait que l’on veille sa dépouille au son du jazz et de Nina Simone…Seule sur scène, Darina regarde chaque spectateur dans les yeux, puis crie de rage ou rit aux éclats, sans ménagement, sans tabou. Jusqu’au récit d’un jeu de roulette russe avec deux amis, dans Beyrouth sous les bombes, presque insoutenable.
Darina a grandi avec la guerre, au point de ne plus savoir vivre sans elle. Noun dit : « Je ne savais plus vivre sans la guerre, mon corps avait été programmé pour elle, depuis mon enfance, j’étais réglée par la peur, tous mes gestes n’avaient de sens que par rapport à elle… » Quand le conflit prend fin, en 1990, elle se retrouve étrangère dans une société qui tout à coup ne tolère plus les excès - sexe, drogue et transgression morale - qui étaient la norme pendant 15 ans. Les apparences reprennent le dessus. « Je n’avais pas compris qu’après la guerre les gens allaient remettre les masques.», avoue-t-elle aujourd’hui. Libre pendant la guerre, elle reçoit une sévère correction en temps de paix et passe de la case hôpital à l’internement psychiatrique pour déviationnisme moral.Seules des femmes y sont internées. « J’ai compris notre vulnérabilité de femmes, on a beau être une vedette, médecin, une célébrité, au moindre faux pas la femme redevient femme, bête de somme qu’on enchaîne comme on veut », écrit la comédienne, connue au Liban pour ses rôles au cinéma et à la télévision. Elle reste trois semaines dans cet asile tenu par des bonnes sœurs. D’anciens amis ont réussi à convaincre sa mère que Darina était folle et qu’il valait mieux, pour son bien, qu’elle reste enfermée.Noun dit « Dans la nuit, je me réveillais et, comme il était interdit d’écrire, je regardais le ciel et j’écrivais avec mon doigt et dans l’air des lettres à mon père ». « J’ai commencé à écrire dans l’air, à l’asile », raconte Darina, mimant le mouvement du stylo invisible. Lorsqu’elle est finalement libérée, on lui précise qu’elle peut à tout moment être renvoyée à l’asile par sa famille. Elle reste encore trois ans au Liban, le temps de gagner l’argent nécessaire pour s’exiler définitivement en France. Sa pièce, affirme-t-elle, ne s’adresse pas aux Libanais,. « On m’a proposé de jouer ce texte au Liban.C'est presque comme jouer pour son propre bourreau. Je ne vois pas l'intérêt. » Darina Al Joundi a écrit en français pour être entendue en Europe, pour démonter le rêve orientaliste du monde arabe, avec ses muezzins, ses baklawas etc. « Il y a toujours un rapport exotique, touristique ou colonialiste avec les pays arabes. » Darina Al joundi veut au contraire que les gens soient révoltés par la réalité de son récit, « parce qu'il y a toujours des gens qui sont internées, des gens qui vivent l'autodestruction comme je l'ai vécue, et des gens qui cherchent à faire la guerre ».
Darina Al-Joundi a été sur tous les fronts culturels : cinéma, théâtre, télévision. Elle parle également l'arabe, le français et l'anglais. Elle est l'auteur de plusieurs projets : court métrage 'Superman', coécriture du court métrage 'Mimi martyr de l'épingle', écriture du concept télévisé 'Mon histoire... C'est l'histoire', de la pièce de théâtre 'Le Jour où Nina Simone a cessé de chanter' et une série de documentaires.
2007 : Un homme perdu de Danielle Arbib-Quinzaine des réalisateurs, Cannes 2007
2004 :Hizziyawizde Wissam Charaf
2003 : La porte du soleil de Yossri Nasrallah- Sélection officielle Cannes 2004
1999 : Derrière les lignes de Jean Chamoun
1997 : Beyrouth Fantôme de Ghassan Salhab
1994 : Histoire d’un retour de Jean-Claude Codsi
1988 : A la recherche de Leïla de Kassem Hawal
Le théâtre de l’Aghja se présente :
L’AGHJA est une salle de spectacle située à Ajaccio et ayant le label Scène conventionnée Théâtre et Musiques actuelles. Il y a donc une programmation théâtrale et musicale. Côté théâtre, nous avons du théâtre de répertoire, du théâtre contemporain, du théâtre en langue corse, du théâtre en langues étrangères avec surtitrage. Côté musique, tous les styles musicaux s’y côtoient : jazz, rock, pop/rock, folk, funk, rap, slam, hip-hop, électro, musiques du monde ou world music, nouvelle scène française, musique latino (salsa, rumba…), reggae, ska, ragga, chant et musique corse, polyphonies… Nous proposons également des lectures d’auteurs corses, méditerranéens, ou écrivant sur des thèmes portant sur la Corse, la Méditerranée ou l’insularité. C’est une salle également ouverte aux pratiques amateurs : pratiques amateurs musique avec l’organisation de plates-formes musique ouvertes aux jeunes groupes insulaires ; pratiques amateurs théâtre avec l’organisation de plates-formes jeune théâtre. La compagnie Théâtre Point est une compagnie de théâtre associée de l’Aghja. Théâtre Point propose des créations ainsi que de la formation avec des ateliers théâtre pour enfants, adolescents et adultes. C’est une salle également ouverte aux pratiques amateurs : pratiques amateurs musique avec l’organisation de plates-formes musique ouvertes aux jeunes groupes insulaires ; pratiques amateurs théâtre avec l’organisation de plates-formes jeune théâtre. La compagnie Théâtre Point est une compagnie de théâtre associée de l’Aghja. Théâtre Point propose des créations ainsi que de la formation avec des ateliers théâtre pour enfants, adolescents et adultes.
BOJAN Z et JULIEN LOURAUJazz - Samedi 24 janvier, 21 h
LA CREVETTE D ACIERChansons à voir-Samedi 14 février, 21 h
JE SUIS ALAIN, ARTAUD... Théâtre - Vendredi 20 et samedi 21 février, 21 h
LES VOYAGES DU NOUVEL ENTERPRISE - Théâtre - 5 et 6 mars, 21 h
MELINGO / Tango - Samedi 14 mars, 21 h
SUBWAY / Rock - Samedi 21 mars, 21 h
51 PEGASI ASTRE VIRTUEL/ Théâtre- Vend. 27 et sam. 28 mars, 21 h
DOPU CENA / Chants Corses - Samedi 4 avril, 21 h
LES FRÈRES CORSES/Théâtre - Jeudi 16, vendredi 17, samedi 18 avril, 21 h
LES FEMMES S EN MÊLENT / scène musicale - Vendredi 24 avril, 21 h
BABA ZULA/ Rock oriental - Jeudi 14 mai, 21 h
NOVI / Nouvelle scène Corse - Vendredi 22 mai, 21 h
LA CONTREBASSE / Théâtre - Vend. 29 et sam. 30 mai, 21 h
PLATE-FORME THÉÂTRE - 2ème quinzaine de juin - Le détail de cette plate-forme sera communiqué ultérieurement.. Comme chaque année, la saison est avec les travaux des participants aux ateliers de Théâtre Point et des élèves de l'option théâtre du lycée Laetitia. Cette année, l'option théâtre compte deux classes : une classe de seconde et une classe de première qui l'an dernier avait présenté "La Vérité en farce", un montage de textes autour du burlesque.