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Mon bloc perso.
Bonavinuta!
Bienvenue sur le blog Corse noir'soeur de vos nuits blanches
Blog non agressif et sans arrière-pensée. ..
Des articles après le Blog perso....
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RE NDEZ-VOUS:

- 5 décembre 2009, Salon Culture et écriture Institut Perrimond Roucas Blanc Marseille 7ème
- Les 20, 23 et 24 décembre 2009 Cultura La Valentine Marseille

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CHANTS CORSES: Pas de lien MP3 mais de l'écoute en ligne aux adresses ci-dessous...

Radio Alta Frequenza

ht tp://www.alta-f requenza.com/in dex.php/fr/webr adios

Radio Voce Nustrale

htt p://adecec.net/ radio/listen.as x

Sur Radioblog

ht tp://www.radiob logclub.fr/sear ch/


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Le 1er juin 2009 à 22H15 .... 200.000ème visiteur I
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Les dix droits imprescriptible s du lecteur ( édictés par Pennac dans son ouvrage "Comme un roman")
1°/ Le droit de ne pas lire.
2°/ Le droit de sauter les pages
3°/ Le droit de ne pas finir le livre
4°/ Le droit de relire.
5°/ Le droit de lire n’importe quoi.
6°/ Le droit au Bovarysme (maladie textuellement transmissible…)
7°/ Le droit de lire n’importe où.
8°/ Le droit de grappiller.
9°/ Le droit de lire à haute voie.
10°/ Le droit de nous taire.

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A dopu!
A plus tard!
Ma photo
Corse noire
Publié le 07 novembre 2008 à 16:36
Par flicorse
http://www.youtube.com/watch?v=cHoel1ciU3A
Publié le 06 novembre 2008 à 21:34
Par flicorse
JAZZ et POLAR à Aix-en-Provence:



7 et 8 novembre 2008 - 2ème édition  JAZZ et POLAR

Centre Social et Culturel Les Amandier

allée des Amandiers  Jas de Bouffan

Aix en Provence

FILMS EXPOSITIONS

RENCONTRE AVEC DES AUTEURS

CONCERT JAZZ Organisée par ADIS Les Amandiers avec la complicité de la Cie Trafic d’Art II

En coopération avec

les librairies le Blason, L’Ecailler

et Oh les Papilles



Renseignements : 04 42 20 83 20 / 06 03 29 58  28 / 04 91 47 50 56

Manifestation gratuite

Financée dans le cadre du CUCS d’Aix en Provence


Vendredi 7 novembre



20h Cinéma autour du polar

Le grand sommeil –Le faucon maltais



Samedi 8 novembre



15h ouverture



15h 30 Hommage à J.P Manchette

l’univers de Manchette

et une mise en paroles sur

« Les aveux de Manchette »



16h30 Présentation des auteurs

Serge Yves RUQUET ; René FREGNI ;

Annie BARRIERE ; Jean CONTRUCCI

« Ils nous parlent de leur écriture et de leur livre »



17h30 Denis DALMASSO

présente son travail photographique sur le Jazz



18h30 Apéro/Buffet concert

avec la Lyre Aixoise



20h Concert Jazz

Florence TU HONG et ses compères


La première édition avait eu lieu en février 2007 à Marseille et nous avions assisté à une conférence à laquelle participait le professeur Roger Lucioni, malheureusement décédé par la suite et  nous en profitons pour lui rendre hommage...


Un jazzman corse : Le Professeur Roger Luccioni

Corse et Professeur de médecine à Marseille comme son père, il est né en 1934 dans cette ville. Après des études musicales, il découvre le jazz à la Libération de 1944, époque marquée par la musique de Glenn Miller. Il monte sa petite formation avec des copains du Conservatoire de musique et commence ses études médicales en 1953. Médecine et Jazz vont cheminer côte à côte dans sa double carrière. Sur la route du Jazz, il va rencontrer des Grands comme Barney Wilen , Louis Belloni, Henri Byrss, Léo Missir, Alain Fougeret, Paul Piguillem, Robert Petinelli, Eric Vidal. En 1956, il participe à la fondation et la rédaction d’une revue Jazz Hip avec critiques de disques, comptes rendus de concerts, réponses au courrier des lectrices, chroniques de la Mazole ( association de fans de science-fiction et jazz, montée avec Lalo Schiffin et Mimi Perrin) avec, notamment, les aventures du Dr Lemoo (suite de nouvelles, romans-photos et BD).
A partir de 1958, on le voit avec JB (Jean-Bernard Eisinger, Etudiant en médecine jazzman comme lui) dans divers clubs comme le St James, notamment dans un trio qui a joué dans de nombreux clubs du Sud de la France dont les plus célèbres à l’époque : Le Modern Jazz Club à Marseille, le Hot Club d’Aix et L’intérieur à Marseille. Il rencontre Lalo Schiffrin à l’occasion d’une représentation avec Max Roach.
En 1963 , le batteur du trio est Ron Jefferson et la formation prend le nom de Jazz Hip Trio pour jouer des arrangements et des compositions originales dans de nombreuses tournées. La revue créée en 1954 change de format et passe les frontières. On peut y retrouver des grands noms comme Boris Vian, Francis Postif et Chester Himes… Elle cessera de paraître en 1967.
En 1972, il compose la musique du film " Madame êtes-vous libre ? ". Il fait la connaissance de Gordon Beck et Phil Woods. Avec ce dernier et le batteur Daniel Humair, il compose aussi la musique du film L’Araignée. Il devient le chef du service Cardiologie de l’Hôpital Nord de Marseille en 1979, tout en continuant la musique avec les grands noms du piano jazz et le trio JHT qui, malgré son appellation ternaire, compte parfois jusqu’à six musiciens, car , lorsque l’on aime la musique, on ne compte ni les musiciens ni les notes. Fin 1986 il se consacre essentiellement à ses activités scientifiques et à la littérature du XIXème siècle.
Depuis 1993, le Professeur Roger Luccioni fait aussi de la politique mais c’est une autre musique, tout en continuant sans doute à chercher la note bleue et par la suite :
 Parution de jazzthemes, recueil de partitions ( volumes 1, 2 et 3, 2002).
 Ouverture du site internet JAZZ THEMES en juin 2003 qui propose des partitions, des articles de fond, des interviews, des photographies ou des peintures liées à l’univers du jazz. Cette activité a généré de nouvelles rencontres et ravivé de vieilles amitiés avec un retour à la composition

Voir Luccioni / Eisinger (JB) à l’adresse ci-dessous:
http://www.jazzthemes.net/portraits_jazzhiptrio.htm

 
Origine du Jazz :

" Dès ses origines au début du XXième siècle, la musique afro-américaine qu’on appelle le plus souvent " jazz " est indissociable de la parole, du verbe, de cette littérature orale : les work songs (chants de travail), les spirituals et gospel songs des Eglises noires, dans le blues ou ces dirty dozens (sorte de tournois d’insultes en cadence).. suivie par l’écrit : les lyrics (chansons populaires de Broadway)… sans omettre cette élocution gouailleuse venue du ghetto, le " jive " (langage argotique des Noirs de Harlem apparu dans les années 30) qui aboutira au rap du début des années 70 " extrait d’un article de Jacques Chesnel de Starmag à l’adresse : http://www.sitartmag.com/jazzecrivains.htm
 
La conférence de l’Alcazar du 3 février 2007:

Les exposés ont porté sur l’historique du Jazz et du polar jusqu’à l’apparition , en France, du polar jazzy dans le néo – polar avec Manchette.
Pour remonter à la genèse du jazz, François Billard est parti de 1880 avec l’arrivée des Italiens et des juifs à la nouvelle Orléans , en rappelant que les émigrants italiens avaient subi des actes de racisme allant jusqu’à des lynchages. Comme, eux, ils n’étaient pas racistes, ils ont vécu au milieu des Juifs venus d’Europe de l’Est et des Noirs. En 1917 , le jazz naît officiellement grâce à l’enregistrement de " Livery Stable Blues " par " The Original Dixieland Jazz Band ". En fait, ce groupe de musiciens blancs enregistre à Chicago une musique née dans la société noire de la Nouvelle-Orléans.
La mafia découvre l'Amérique dans les dernières décennies du 19ème siècle , quand les mafiosi trouvent toutes les opportunités pour leurs trafics traditionnels. Les autorités américaines n’ont pas vu venir le danger. Leur gouvernement , leurs lois , leurs tribunaux , leurs forces de police n'étaient pas préparées à combattre dans la guerre qui allait se dérouler dans des ruelles sombres , des bars , des casinos. La première organisation mafieuse s’appelait la Main Noire qui deviendra ensuite la Cosa Nostra.
En novembre 1895 , Giuseppe Balsamo, âgé de 24 ans , a quitté la Sicile et débarque sur l'île d'Ellis. Inconnu aux U.S.A, il était en Sicile un personnage déjà important de la mafia. Entre la fin du 19ème et la moitié du 20ème siécle, les noms des gangsters d’origine sicilienne vont alimenter les chroniques judiciaires et nécrologiques : Ignazzio Saieta, Vincenzo Mangano, Jim Colisimo alkias Big Jim Diamond, John Torrio… et des plus célèbres comme Lucky Luciano et Alphonse Capone alias Al Capone, alias Scarface. C'est lors d'une bagarre au sujet d'une fille de l'établissement " Le Harvard Inn " que Capone reçut les 3 coups de couteau au visage qui lui valurent le surnom de "Scarface" (le balafré).
- 10 octobre 1917, naissance de Thelonious Monk dont la vie a fait l’objet d’un excellent opus écrit par Laurent de Wilde édité en folio poche n°3009 (vendu 6 euros 40).
extrait : "  Pendant que sur le Vieux continent explosait la révolution russe, les Etats-Unis se faisaient, en catimini, leur peitit Octobre noir : naissance d’un génie du jazz… Quand il a quatre ans, voilà sa famille qui s’installe à New Yorket elle y reste , toujours au même endroit, dans un quartier de l’ouest de Manhattan : San Juan Hill. Monk partage donc ce privilège d’habiter la capitale de jazz avec Max Roach, Bud Powell, et puis c’est tout. Les autres compères de l’aventure du Bebop, Les Dizy Gillespie, les Miles Davis, Charlie Parker, Art Blakey, Oscar Pettiford, Kenny Clarke, et j’en passe, tous ont fait le Voyage, tous sont montés à la Mecque, terminus la Grosse Pomme (New York), pour faire leurs preuves. Pas Monk. Il est là, au centre de la ville, depuis le début… " Beaucoup de Jazzmen venaient de Kansas City.
- 1922 :L’orchestre de King Oliver dénommé Creole Jazz Band accueille le cornettiste Louis Armstrong. Ce dernier a donc quitté la Nouvelle-Orléans, où il a fait ses armes avec Kid Ory, pour rejoindre ce lieu d’ébullition du jazz qu’est alors Chicago. Il partage ainsi le succès de cette formation qui est la première à insister sur l’improvisation.
Par la suite, en 1927, les gangsters italiens s’étaient imposés dans les bas quartiers de la Nouvelle Orléans , Chicago et New York. . D’un côté il y avait les gangs anglo-saxons (surtout des Irlandais dont un certains Dion O’ Banion, alias Dinie) et des Allemands et , de l’autre, les Juifs et les Italiens avec une culture du jazz qu’ils vont promouvoir dans leurs boîtes. Al Capone, pour prendre le plus connu, était un amoureux du jazz et il employait des jazzmen dans ses établissements.
- 1927 : Au sein du Hot Seven qu’il dirige, Louis Armstrong enregistre de nombreux titres dont Weary Blues. C’est l’époque où " Satchmo " compose ses plus grands chefs-d’œuvre. Cette même année, il revient à une formation " Hot Five ", abandonne le cornet pour le son plus brillant de la trompette et enregistre des dizaines de titres.
En ce qui concerne les boîtes de Jazz célèbres aux Etats Unis. C’était l’époque où La Guardia était le maire de New York, celle de Duke Ellinton. L’évolution a été la même en France et notamment à Marseille dans les boîtes tenues à l’époque par des truands.
Résumé de " Cotton club ", film de Coppola : En 1919, la prohibition a engendré une vague de violence qui a déferlé sur l'Amérique. À New York, au cabaret Cotton Club, la pègre, les politiciens et les stars du moment goûtent les plaisirs interdits. Un trompettiste blanc et un danseur noir sont emportés dans une tourmente où l'amour et l'ambition se jouent au rythme des claquettes, du jazz... et des mitraillettes.
La formation de Duke Ellington se produit pour la première fois au Cotton Club à Harlem, salle dans laquelle il jouera jusqu’à 1932. Il est alors l’inventeur du style "jungle" reposant sur des cuivres de sourdines, tandis que l’année 1927 est celle d’enregistrements majeurs. La célébrité du pianiste et chef d’orchestre, qui multiplie les concerts, dépasse alors largement New York.
Il y avait aussi le Minton’s Playhouse, parmi d’autres, à Harlem où , avec d’autres, Monk se produisait en amateur. Dans ce club , se produisaient Duke Ellington, Count Nasie, Cab Calloway parmi tant d’autres.
 Selon le Professeur Luccioni, aux Etats – Unis, le jazz s’est implanté d’abord dans les bordels de la Nouvelle Orléans et , parmi les jazzmen, il y avait même des délinquants comme Ferdinand Lamante , musicien et proxénète. Finalement un sénateur , Sydney Story a interdit les bordels à la Nouvelle Orléans rebaptisée " Story Ville " et les musiciens de jazz ont émigré vers Chicago. L’implantation a été la même en France et notamment à Marseille : les boîtes tenues à l’époque par les truands. Si vous voulez vous plonger, sans ennui, dans l’histoire du Milieu marseillais des années 1930 à 60, nous avons écrit un article sur le roman " Le Corse’ écrit par Innocenzi et Bazal. Pour l’histoire du Jazz, il faut interroger le Professeur Luccioni.
 François Thomazeau a fait valoir que le gangstérisme était lié au Jazz mais aussi au showbizz. Il a rappelé l’usage de la drogue fait par certains musiciens ( on pense immédiatement à Charly Parker dit " Bird "), notamment de la Soul musique et du Rock’n roll. Il a cité son premier polar " La faute à Degun " contenant des références au Jazz en précisant qu’il était épuisé mais ajouter ce que nous vous livrons : Ce premier roman a été édité par l’éditeur corse Méditorial dans la collection " Misteri " où l’on retrouve la première parution des " Trois jours d’engatze " de Philippe Carrèse, qui, dans le polar marseillais, avait devancé Total Kheops de Jean-Claude Izzo. Pour mémoire, celui-ci faisait également de nombreux clins au Jazz dans ses récits.
 Jean Pelle a cité un film de Robert Altman "  Kansas City " (1996) pour une introduction aux rapports entre le jazz et le cinéma : Evocation de Kansas City, ville de tous les dangers, dans les années trente à travers les aventures d'une jeune télégraphiste qui kidnappe la femme d'un homme politique influent afin d'obtenir la libération de l'homme qu'elle aime, petit malfrat tombé dans les griffes des gangsters. " C'est construit comme un air de jazz. On devine le thème principal qui s'insinue, s'impose, s'amplifie, puis, soudain, s'efface pour permettre à d'autres instruments d'apparaître, de jouer en solo…. " Pierre Murat, pour article complet aller sur le site de Télérama à l’adresse : http://www.telerama.fr/cine/film.php?id=40492
En Californie, il n’y avait pas de jazz, qui ne s’était pas imposé à Hollywood. En 1910, les films sont muets et les séances sont accompagnées par des pianistes. Aux Etats Unis, les pianistes noirs mettent en musique les films par des Stride, du Boogy boogy, notamment.

Jazz et cinéma :

À l’époque, cinématographe et jazz-band se développent ( de concert ) dans l’industrie spectaculaire qui anime les grandes villes. Le jazz s’échappe des fosses musicales, sous l’écran blanc d’un cinéma encore muet. Mais, à quelques exceptions près, l’on n’assiste pas à une véritable fusion, un réel échange entre jazz et cinéma. De fait, la ségrégation aura longtemps rendu impossible une véritable convergence esthétique entre les deux arts. Et si le jazz occupe une place importante dans les bandes-son des films criminels des années 1940-1950, c’est encore le fait de musiciens blancs.
En 1927, réalisation des premiers films parlants : Le Chanteur de jazz (A. Crossland) et Greta Garbo dans La Chair et le Diable (Clarence Brown). Par la suite le Jazz va devenir une référence culturelle dans le cinéma. Le cinéma français recèlera du jazz autant que le cinéma américain.
La fin des années 1950 marque une étape primordiale dans l’histoire de l’influence du jazz sur le cinéma. Des deux côtés de l’Atlantique, naît une certaine modernité cinématographique qui doit beaucoup au jazz. C’est, " le cinéma des corps " dont parle Deleuze, inauguré à la fois par Godard et Cassavetes avec son film Shadows, mis en musique par Mingus. Il y a " un rapport étroit entre le mouvement des corps et le rythme de la musique, une osmose évidente entre le geste et la pulsation. "
Parmi les musiques de cinéma, on peut citer celles de Bernard Hermann sollicité par des Hitchkock, Welles, Mankiewitch, de Palma, Scorcese.
Dans certains films, le jazz s’intègre au film pour devenir un élément indispensable au numéro d’acteur. Pour approfondir, il existe le DVD " les cent ans du Cinéma " sorti en 1995.
 
Petite filmographie non exhaustive :
 L’homme au bras d’or, film d’Otto Préminguer (1955), Franck Sinatra joue le rôle d’un batteur Francky Machine. La musique est de Elmer Bermstein. On entend de la musique symphonique avec des séquences jazz.
 Ascenseur pour l’échafaud de Louis Malle (1958) avec la musique de Miles Davis qui l’a improvisée en studio. En 1957, le cinéaste Louis Malle engage Miles Davis pour réaliser la musique de son film. L’enregistrement en est resté mythique. Le musicien est informé du projet à Paris, le film est visionné, et après une tournée de trois semaines, Miles Davis passe au studio d’enregistrement avec ses musiciens (en plus de sa trompette, un saxophone, un piano, une contrebasse et la batterie). En quatre heures, devant les images projetées, ils improvisent en se conformant aux besoins de Louis Malle, et aux idées de Miles Davis. Il s’agit d’un très bel exemple d’osmose entre le cinéma noir et la face la plus nocturne du jazz distillée par la trompette du magicien Miles Davis. Plus d'infos : http://www.milesdavis.com
 Les tricheurs de Marcel Carmet, meilleur film français 1958, avec la musique de Claude Lutter
 Le coup de l’escalier, film de Robert Wise (1959) , avec une musique de John Lewis
 Les liaisons dangereuses, film de Roger Vadim (1959), avec la musique de Thelonius Monk.
 1968 sera l'année de Bullitt – musique de Lalo Shifrin – " excellent score très marqué par le jazz et contenant là encore toutes ses "marques de fabrique" : thèmes d'amours esquissés à la flûte solo, rythmes syncopés et toujours sur le fil du rasoir, ainsi que quelques mesures clairement atonales (comme l'utilisation de "clusters" avant la célèbre poursuite de voitures) ".
 Play Misty for me ( titre français : un frisson dans la nuit ), film " de et avec Clint Eastwood " articulé complètement autour du jazz. ( 1971)
 Série noire , film d’Alain Corneau (1979) avec Patrick Dewaere dans le rôle de Franck Poupart. Ce minable imagine le meurtre d’une vieille peau qui prostitue sa nièce et devient le scénariste de sa propre vie qui lui échappe et dont il reste le spectateur. La musique est de Duke Ellignton et Juan Tizol.
 Short Cuts, film de Robert Altman (1993) ,  Lyon d’or à Venise : " L’américan way life revue façon derniers jours de l’empire romain… "
 On pourrait citer aussi des films d’Edouard Molinaro et d’autres…
 Il y a les films inspirés par la vie et la musique de Grands du Jazz comme Charlie " Bird " Parker, l’oiseau bleu mort à 35 ans à New York en 1955. " Bird " est un film de Clint Eastwood (sorti en 1988), l'un des très rares consacrés au jazz (avec le documentaire Straight, No Chaser de Charlotte Zwerin consacré au pianiste Thelonious Monk, Autour de minuit de Bertrand Tavernier, évocation mélangée du saxophoniste Lester Young et du pianiste Bud Powell, et plus récemment le film consacré à Ray Charles), et émanant d'un réalisateur lui-même musicien. Ce côté exceptionnel est aussi renforcé par la structure même du film qui, loin d'être une biographie linéaire ou un long flashback, épouse la forme d'un morceau de jazz en faisant intervenir et revenir des thèmes, en faisant circuler son histoire entre quelques intervenants et lieux principaux, le tout baignant dans un éclairage souvent nocturne. Propos de Clint Eastwood : " …J'adore les jazzmen depuis toujours. Lester Young, Count Basie, Dave Brubeck, Gerry Mulligan. Aujourd'hui, les jeunes connaissent le rock, pas le jazz. Dommage. Avant de tourner, il était plus important de rencontrer ceux qui avaient connu Parker que de lire des livres sur lui. Le cinéma se fait en observant la vie des gens. Parker était quelqu'un d'incroyable, au cerveau curieusement fait. Pour la musique, il avait des années d'avance sur tout le monde. Mais dans la vie, il est resté un garçon gentil et sensible. "
 En 2003, " Le BLUES " sept films pour célébrer le blues " The Soul of a man " de Wim Wenders est le premier film d'une série lancée à l'occasion de l'année du blues, manifestation organisée par le Congrès américain. Ce projet initié par Martin Scorsese, Paul G. Allen et les producteurs Jody Patton et Ulrich Felsberg rassemble sept cinéastes unis par une passion commune pour le blues, chacun ayant décidé de livrer une vision personnelle de ce courant musical. Mis à part le documentaire de Wim Wenders, cette série propose des films de Martin Scorsese, Clint Eastwood, Mike Figgis, Charles Burnett, Marc Levin et Richard Pearce.

 
Jazz et littérature :

En 1930, c’est l’époque du Swing, jazz populaire qui va se répandre dans le monde entier. La littérature n’a pas de bande son  Il n’y a pas de jazz dans les romans, tout simplement parce que c’est la musique de l’époque et les auteurs n’éprouvent pas le besoin de faire référence au Jazz qu’ils entendent de partout. Jean-Paul Sartre (qui contrairement à la légende, fréquentait peu les clubs de jazz) écrivait, en 1947, dans un article intitulé " New York City " : "la musique de jazz, c’est comme les bananes, ça se consomme sur place… j’ai découvert le jazz en Amérique, comme tout le monde ". On trouve une référence au jazz dans " La Nausée " où la chanson " Some of these Days ", interprétée par Sophie Tucker revient comme un leitmotiv, tout comme dans une scène nocturne des Chemins de la Liberté.
Alors que le polar noir naît dans les années1920 avec Hammet, le Jazz va réellement apparaître dans la littérature vers les années 1950. Boris Vian écrit et joue de la trompette. Dans L’Ecume des Jours, le personnage principal, Colin, s’abreuve de cocktails traduits des accords de Duke Ellington dont le titre d’une de ses compositions, " Chloé ", est choisi comme prénom pour son épouse.
Pour le polar, cela vient réellement bien plus tard, avec notamment :
 " Really the Blues " ou La rage de vivre par Milton Mezz Mezzrow et Bernard Wolfe : " Le premier dans le genre, et certainement celui que tout jazzman se doit de lire. On peut ne pas aimer la façon de jouer de la clarinette de Mezzrow, mais ce témoignage de la vie qu’il a lui-même vécue, et décrit avec tant de rage, est poignant. Tout y passe : son enfance, son adolescence à Chicago, ses premiers contacts avec les musiciens de jazz, particulièrement Bix Beiderbecke et ses Wolverines de l’Austin High School dans la banlieue ouest de Chicago, a drogue dont il est consommateur et dépendant, sa cure de désintoxication, puis pourvoyeur officiel des autres musiciens et dont ce sera sa deuxième profession, ses rencontres avec les plus grands, Armstrong, Bechet, Ladnier, Singleton, et les autres. Puis, sa deuxième carrière à New York, où il devient producteur de disques et enregistre avec Bechet. 1938 sa rencontre avec Hugues Panassié, une solide amitié qui lia les deux hommes, et qui se concrétisa par l’enregistrement des disques Swing devenus anthologiques. " Alain Hautrive à l’adresse : http://www.hot-club.asso.fr/docum/livre/RDV.html
 Les romans de David Goodis, ( 1917-1967) et pour exemple : Tirez sur le pianiste ( Down There, 1956), adapté au cinéma par François Truffaud en 1960.
En France , il va exister une fascination pour le polar américain et le jazz. En 1945, apparaît la Série noire qui édite Chaze, Petter Senney… Entre 1960 et 1970, les auteurs mettent vraiment du jazz dans leurs polars avec des auteurs comme Shester Himes  (1909-1984), auteur noir américain , exilé en France. Aux Etats Unis, il a fait des tas de métiers . Il fréquentait aussi les tables de jeux et participait au trafic d’alcool. En 1928, il est arrêté pour vol à main armée et, à 19 ans, il écope de 20 ans de prison. Pendant sa détention, il lit Hammet et sa lecture lui donne l’idée d’écrire. Il est libéré à 26 ans. Il écrit des nouvelles et un premier roman bien accueilli sans confirmer, aux U.S.A, ce premier succès. C’est Marcel Duhamel, directeur de la Série noire, qui le fait venir en France où il écrit La reine des pommes ( 1957) qui reçoit, en France, le Grand prix de la littérature policière. Il a deux héros noirs , Ed Cercueil et Fossoyeur, policiers américains excentriques que l’on retrouve, par la suite, dans une dizaine de romans. L’auteur nous parle du Harlem miséreux, de la condition de l’homme noir. Ed Cerceuil écoute un solo de saxophone de Lester Young… Finalement, les deux flics black meurent dans " Plan B " (1969) . L’auteur tue donc ses héros, comme Conan Doyle l’avait fait pour Sherlock Holmes au grand dam des lecteurs. Chester Himes a vécu à Paris, connu quelques jazzmen et inauguré avec La Reine des Pommes (1958) une série de romans policiers, sorte de préfiguration du " polar contemporain " nourri au jazz . Chez Himes, paroles de blues et rythmes syncopés ponctuent sans cesse l‘action qui se déroule dans un Harlem chaud bouillant.
Jean-Patrick Manchette, le père du néo-polar décédé en 1995, était un passionné de jazz. De lui, on peut citer Le Petit bleu de la côte ouest, un roman adapté au cinéma par Jacques Deray et Alain Delon avec le film " 3 hommes à abattre ". On y trouve des références permanentes au jazz et des évocations littéraires dans une ambiance post-révolutionnaire de crise sociale et de totale déprime. Il a été mis en BD par Jacques Tardi. " Le jazz West coast berce Georges Gerfaut, héros du Petit bleu de la côte ouest , qui fait des tours de périphériques parisiens et permet à Manchette, comme il en est friand, de mettre en rapport actes violents, constats sociaux désarmants et poids du jazz dans les mutations politiques et sociales du vingtième siècle, le tout servi par une écriture remarquable ". Dans un dossier musiques et polar " Les vrais durs de dansent pas… ", écrit  Karine Gilabert et Olivier Pene . Pour une lecture du dossier aller sur site Librairie Mollat : http://www.mollat.com/dossiers/les-vrais-durs-dansent-pas-328.html
Le temps mort est paru aux Etats-Unis en 1960 sous le titre original : The dead beat, édité en France notamment chez 10-18 (n° 2238) dans la série "nuits blêmes " dirigée par Jean-Claude Zylberstein. Sur le quatrième de couverture, on lit : " Le jeune voyou pianiste de jazz qui est le " héros " de ce très blochien roman de Bloch pour être minable n’en est pas moins exemplaire. Du monde de Bloch d’abord, puisqu’il tue, comme Norman Bates de Psychose, à cause d’un profond déséquilibre psychique, d’un manque irrémédiable…, de notre monde ensuite, car ce n’est pas un petit monstre isolé, c’est une hirondelle de mauvais augure qui annonce un printemps sinistre, celui qui va voir la jeunesse devenir l’objet d’un véritable culte (rarement désintéressé) en même temps que la défaite des adultes et des vieux. "
La Neige était Noire, roman de Malcolm Braly et Le Diable et son Jazz du critique Nat Hentoff,.
L’Ange du Jazz de Paul Pines, roman dont le quatrième de couverture résume ainsi le livre :" Des accords de jazz résonnent dans le Tin Angel, un club du Bowery, à New York. Mais son propriétaire, Pablo Waitz, a dans la tête une toute autre musique. Son associé et meilleur ami, Ponce, s'est fait descendre lors d'une fusillade avec les flics et ses acolytes se sont fait la malle. Sombre histoire de cocaïne. Difficile pour Pablo de se croiser les bras : même si le détective chargé de l'affaire est un ami et qu’il s’appelle Christ, il ne faut pas en attendre de miracles. Les flics aux basques, Pablo va devoir régler ses comptes à sa manière, pour la mémoire de son ami, et pour récupérer les trente-cinq mille dollars de la caisse qui ont financé l'opération.. La poudre sera-t-elle toujours l'ange noir du jazz ? " Paul Pines a grandi à Brooklin. En 1970, il a ouvert son propre jazz club, le Tin Palace, situé à l’angle de la 2nd Street et de Bowery, Le Tin Palace a été un creuset culturel new-yorkais pendant une bonne partie des années 70. Des musiciens de renom s’y sont produits. Pines s’est fortement inspiré du Tin Palace pour créer le Tin Angel de son roman.
Toujours le jazz, plus tard, dans ces histoires que racontent des auteurs qui n’hésitent pas, comme Marc Villard, à considérer le polar comme "un rythme ternaire avec une écriture fluide qui coule à la west coast ". Jean Echenoz emprunte le titre d’un standard "Cherokee" (à la recherche d’un disque dérobé) pour son deuxième livre. L’andalou Antonio Muñoz Molina raconte la vie tumultueuse d’un pianiste de jazz dans L’hiver à Lisbonne, hommage de l’auteur au film noir américain et au jazz ; Walter Mosley fait revivre un vieux musicien de Blues dans La Musique du diable.
Quatorze écrivains, dont Gilles Anquetil, Yves Buin, Jean-Claude Izzo, Thierry Jonquet et Jean-Bernard Pouy, ont improvisé sur la disparition d’un grand saxophoniste de l’histoire du jazz dans l’ouvrage collectif intitulé Les treize morts d’Albert Ayler.
En 1987, une rencontre entre le Jazz et la BD avec " Barney et la note bleue " ( Phlippe Parengaux et Jacques de Loustal). Un BD qui se lit, avec un disque qui s’écoute : Barney Wilen, saxo-ténor qui a côtoyé les plus grands comme Jay Cameron, Art Blakey, Miles Davis, Bud Powel… En image et en musique, une histoire d’amour menée bebop battant par un musicien de jazz célèbre à la fin des années 5O… un extrait :  " L’instant d’après, il n’y pense plus du tout : immobile, il écoute quelque chose qui fait sauter so cœur et arrondit sa bouche. Il écoute l’orchestre qui ne joue plus, juste le saxophone dans l’ombre qui déroule une spirale de notes rêveuses puis s’éteint dans un soupir… "
Aujourd’hui à Paris, le Jazz est dans le métro :
On peut croiser de bons artistes de jazz dans... le métro parisien, si on prend le temps de s’arrêter pour les écouter. Au milieu du rap, de l’accordéon, des violons et autres instruments à cordes ou à vent, ces jazzmen de l'underground parisien se sont fait leur place en douceur, avec leur musique tout en finesse et en délicatesse. Vous pouvez prendre le métro et rencontrer surtout des saxophonistes sur la ligne 11, quelquefois à Châtelet, entre les deux tapis roulants, ou à Montparnasse, du côté de la ligne 4 et 12.
 
Notre compte rendu n’étant pas exhaustif, nous vous proposons des sites à aller consulter, pour approfondir :

évolution du Jazz à partir des années 1970 :
http://vulcain.lamediatheque.be/jazz/q13_10.htm
Librairie Mollat :
http://www.mollat.com/dossiers/les-vrais-durs-dansent-pas-328.html
Miles Davis :
http://www.milesdavis.com
Article de Pierre Mura :
http://www.telerama.fr/cine/film.php?id=40492
Article Jacques Chesnel :
http://www.sitartmag.com/jazzecrivains.htm
Luccioni/Eisinger :
http://www.jazzthemes.net/portraits_jazzhiptrio.htm
Le Pelle-mêle:
http://www.jazzthemes.net/portraits_lepelle_mele.htm
La mafia sicilienne :
http://droitetcriminologie.over-blog.com/article-2552051.html
L’actualité de la Mafia :
http://mafiactualite.skyblog.com
 

Post scriptum:
 
" p
Mais comment peut-on comprendre et aimer Parker si on n'a pas le temps de s'imprégner de sa musique ? Je déteste les prétendus films de jazz où il n'y a que deux mesures à la fin. Au milieu, les gens parlent, parlent. Ce n'est pas le cas dans Bird, je crois. Mais la musique, sans doute, pénètre en vous moins vite que les mots." propos tenus par Clint Eastwood après la sortie de son film " Bird ".

Le roman noir va sortir des bas – fonds et exprimer par des mots ce que le Jazz nous raconte en musique. Pour nous, il existe une parenté entre le Jazz et le roman noir mais cette parenté peut se retrouver avec des musiques populaires antérieures et postérieures au Jazz. On se souvient du Bal à Jo près de la Bastille et de la java pratiquée par les gouapes d’Antan qui ont inspiré quelques auteurs du début du 20ème siècle. Aujourd’hui le rap et le slam racontent des choses proches de celles trouvées dans un roman noir. La Noire s’imprègne des émotions musicales de son temps ou de la culture de l’auteur.. Dans un polar, une référence à une musique peut avoir simplement une visée Proustienne en direction du lecteur, ajoutant une émotion partagée avec l’auteur. La musique reste une émotion transmise au cerveau par l’ouïe ( pas Amstrong !…). On peut disserter sur un polar en exposant des lectures différentes. L’écoute de la musique nous apparaît être d’abord un dialogue intérieur. Tout passe par l’émotion du moment, l’envie de prolonger l’instant partagé. La musique est un langage universel parce qu’elle n’a pas besoin de commentaire et de traduction. Analysée et expliquée la musique devient une affaire de spécialistes, avec des mots codifiés qui peuvent engendrer des erreurs et des incompréhensions, trahir les notes, les silences et les harmonies du musicien et fausser l’écoute originelle, l’émotion neuve. Le jazz est d’abord une musique instrumentale d’improvisation, ce qui impose aux jazzmen d’être toujours neufs et toujours bons. Rien dans un solo n’est prévu et les références ne peuvent être qu’un enfermement proche de celui de la musique classique qui s’adresse à des mélomanes. C’est peut-être ce refus de l’enfermement bourgeois et académique qui fait qu’un polar est jazzy et non, comme poncif obligé, la simple référence (en passant) à un jazzman ou à un morceau connu, comme on le ferait pour une spécialité culinaire.
Sorti de la musique instrumentale, dans les textes chantés, il y a des mots et c’est déjà de la littérature. Aujourd’hui, la Noire, comme le rap et le slam, ne peut s’enfermer dans des références et des règles sans perdre son âme populaire et libre jusqu’à la révolte. La couleur noire, dans son ambivalence, recèle toutes les nuances du genre. Il serait dommage de n’en conserver que l’élégance et le raffinement.
 
 

Publié le 15 octobre 2008 à 17:16
Par flicorse

FB One à Marseille et Ida Renerel's case sur le site Corsicapolar:


 

 

 Regarder la télé sur Internet est en passe de devenir un réflexe pour chacun et beaucoup parient sur les nouvelles technologies. A Marseille, la Provence et la chaîne LCM diffusent la première série de Web fiction  intitulée FB One dont le cadre est le légendaire Ferry Boat qui  traverse dans les deux sens le Vieux Port. Avec plus de 3000 visites par jour, FB One crée le buzz sur  le site du quotidien La Provence et une diffusion sur la chaîne LCM qui compte 75.000 téléspectateurs par jour.

 

C’est le moment qu’a choisi le site Corsicapolar pour lancer sa collection Nuages noirs avec un premier récit déjanté  « L’affaire Ida Renerel » ( Ida Renerel’s case). Le site vous offre une lecture numérique gratuite en tournant les pages d’un livre virtuel  avec  des liens dans le récit qui vous permettent de surfer et de revenir à la page momentanément quittée.

 Avec cette nouvelle rubrique, exclusivement consacrée à la mise en ligne de textes offerts à ses visiteurs, www.corsicapolar.eu *  ouvre un nouvel espace. Il est dans les nuages, un peu comme dans nos esprits, un part de rêve. Un nouvel espace de liberté ? Une île, sans doute, où tout est possible, loin des contraintes de l'édition classique, riche de ces proximités nouvelles que la révolution numérique rend possible. La collection s'appelle Nuages noirs. C'est une expérience qui commence **.  Elle est digitale et c'est à vous de voir !

* Sous la direction de John Rigobertson qui, entre deux missions d'observations des oiseaux des Terres Australes et Antarctiques, nous apporte une aide précieuse. Grand amateur de polars et passionné de littérature insulaire, John Rigobertson vit et travaille à Saint Pierre de La Réunion.


Les « petites mains » de la médiation culturelle, pour contrebalancer le poids de l’homogénéisation du choix culturel proposé par les médias dominants, sont condamnées à pratiquer une guérilla aux moyens dérisoires qui consiste à créer des accidents de parcours, susciter des déviations, favoriser les obliques et toutes sortes de micro-expériences qui ouvrent le jeu et encouragent l’importance du soin que l’on se donne et que l’on donne aux autres en se cultivant…

 

Pour croire à une action en faveur de la diversité culturelle, sur le terrain, nous avons besoin de philosophes de l’action qui posent une vision globale et dessinent une perspective comme une raison d’y croire. Et il faut rendre des raisons d’y croire aux « petites mains » qui s’investissent au quotidien, sur le terrain, sans rien de spectaculaire, pour stimuler « l’intelligence collective », pour utiliser encore une formule de Bernard Stiegler

 

Pour développer ce propos  un conseil de lecture :

 

La Société de l’information Entretiens avec Philippe Petit de Bernard Stiegler. Dans  l'Europe industrielle, entendue comme processus d'individuation psychique et collective,  où les industries (notamment les industries culturelles et cognitives) tentent de formaliser, contrôler, transformer et soumettre ce qui relève de l'esprit (aussi problématique que soit ce terme), par le moyen des technologies informationnelles et communicationnelles, l'esprit lui-même devient l'enjeu et l'objet d'une guerre.

 




 

Publié le 07 octobre 2008 à 14:57
Par flicorse


La maison d’Edition corse Albiana rassemble de nombreux auteurs à la librairie La Marge d’Ajaccio le 9 octobre prochain…


Les Editions Albiana ont édité dans l’année six nouveaux romans dans sa collection Nera:

 

 


 


 

 

 


Le sentier lumineux ; La buse ; Carton rouge ; Petit plongeoir vers l'abîmeLes saints et les morts ; Plein Sud


Des romans noirs écrits par des auteurs de grande qualité même si, parmi eux, l’un  apparaît sous un pseudo, donc en rupture avec ses écrits antérieurs… Nous ne dévoilerons pas son  identité mais nous le connaissons et l’avons lu. Ses antécédents littéraires sont  de bons augures pour un opus original avec une écriture qui n’a rien à envier aux écrivains du jacobinisme littéraire. Il s’agit d’Andria Costa qui a sorti son « premier » roman «  Le sentier lumineux »… Rien, à voir avec une guérilla d’Amérique du Sud, c’est de la Corse qu’il parle. 

 


Les cinq autres auteurs sont aussi excellents comme Paul Milleliri qui a déjà fourni dans la Noire Pace e Salute et Malmaison. Son nouveau titre est Carton rouge.  Une revenante avec Daniele Piani dont le premier titre « L'écume des Brocci  » avait été un succès jusqu’à épuisement. Elle figure au nouveau catalogue de la collection Nera avec « Plein Sud ».  Enfin le plus japonais des Corses, Okuba Kentaro , après « l’évanescence de l’Hiver » nous revient avec son nouveau roman « Petit plongeoir vers l’abîme », une mise en abîme dont on ne devrait pas ressortir indemne. Enfin Eliane Aubert- Colombani, après « L’appel de l’île », s’installe dans la collection Nera avec « La buse » et Jean-Louis Tourné aussi avec « Les saints et les morts ».


D’année en année, la collection Nera s’enrichit avec des auteurs de qualité qui devraient trouver leurs lecteurs… Ceux-ci pourront les rencontrer le 9 octobre prochain à la librairie La Marge d’Ajaccio,  avec d’autres auteurs de l’Editeur ajaccien qui, depuis 2004,  a pris la relève de la Collection Misteri  des Editions Méditorial ( disparues après une dizaine de publications excellentes) …


Albiana a déjà publié une soixantaine d’auteurs de toutes plumes répertoriés sur son site et  18 romans dans sa collection Nera que son directeur, Ber,ard Biancarelli, définit en ces termes :

« Qui douterait encore que la Corse ne soit malheureusement, définitivement, une terre de polar et de romans noirs ? Banditisme, violence, vendetta, crimes crapuleux ou politiques, elle offre son lot d'affaires quasi quotidien. La collection Nera ouvre les portes des bas-fonds du crime avec l'aide des auteurs insulaires…  Elle propose de donner à lire cette profonde noirceur, ce goût pour le drame et la mort chevillés à l’ame, avec l’indispensable dimension littéraire qui seule peut rendre justice des mécanismes à l’oeuvre. Loin des clichés, jouant parfois avec eux, elle ouvre des espaces de pensée d’autant plus efficaces qu’ils viennent de l’intérieur de la société, des meurtrissures vécues enfin domptées par l’écriture.  Nera est une jalousie précautionneusement ouverte sur la rue, sur la vie insulaire, ce que l’on voit et qui ne se dit pas... 

"Le territoire corse fournit une matière littéraire qui ressemble aux hommes et qui fait avancer la narration. A titre d'exemple, le roman peut s'approprier la qualité de l'argumentation insulaire. Les Corses ont tendance à se situer dans le domaine de la joute verbale. L'usage de la parabole est très répandu. Cela tient au mode de structuration de la langue corse et aux habitudes discursives. A cela vient s'ajouter une propension à utiliser des phrases à tiroir. »


Le Jeudi 9 octobre 2008 à partir de 17 heures

À l’occasion de la rentrée littéraire (et en prévision du vin nouveau)

 -----------------------------

Les éditions Albiana et la Librairie La Marge

(4, Rue Emmanuel Arène -  Ajaccio)

 

Invitent les lecteurs à découvrir les ouvrages et

à rencontrer les auteurs qui ont marqué l’année littéraire 2008

 

Tempi  ; Plein Sud ; Les années Corsicada ; La nuit de Sainte Hélène ; Langue corse et noms de lieux ; Carton rouge ; La buse ; Le sentier Lumineux ; Petit plongeoir vers l’abîme ; Bleu Conrad ; Extrême méridien ; Les saints et les morts ; La Corse pas à pas ; Proverbes et maximes de Corse ; Le théâtre d’ombres ; Le syndrome de Pénélope ; Les héros des révolutions de Corse : Jean Casale, un as corse de l’aviation ; Henri Tomasi, un idéal méditerranéen ; U Santa Croce ; Napoléon et la pensée de son temps ; Pascal Paoli, aspects de son temps et de son œuvre ; Guide de moto de la Corse  ; Filastrocche ; Mores ; Vir Nemoris (Circinellu) ; A la découverte des Rivages et sommets ; Annales méditerranéennes d’économie n°1 ; Pian d’Avretu n°29 ; Strade n°16 ; Etudes Corses n°64 et n°65… et Sarrola 14-18 !!!!

 

(en présence de)

 

 Pierre-Jean Luccioni ; Danièle Piani ; Jean-Luc  Morucci ; André Mastor ; Jean Chiorboli ; Jacques Orsoni ; Paul Silvani ; Paul Ruault ; Jean-Louis Moracchini ; Paul Filippi ; Paul Milleliri ; Dominique Taddei ; Sampiero Sanguinetti ; Serge Ayala ;…

 

Contact : Albiana : 04 95 50 03 00  / La Marge : 04 95 51 23 67

 

Tout le catalogue sur www.albiana.fr

 



 

 

 

Publié le 03 octobre 2008 à 13:33
Par flicorse

 


L'assassin a peur la nuit, Pierre Very (1942)

Après 1968, avec Manchette, on a parlé de roman social, de roman de gare, d’une littérature noire sans manichéisme dans laquelle le héros pouvait être le voyou plutôt que le policier parfois absent. Il ne s’agit pas d’une rupture avec tout ce qui s’écrivait auparavant en France car d’autres auteurs sont les prédécesseurs de cette nouvelle vague aujourd’hui sexagénaire. On trouve des ferments du néo-polar dans « L’assassin a peur la nuit » qui, bien qu’adapté au cinéma,  n’est pas le roman le plus connu de son auteur. Pierre Very, qui a influencé Pierre Siniac à ses débuts; s'est davantage consacré au cinéma.

 

[ Nous avons débusqué le livre "L'assassin a perur la nuit "  chez Thierry de la Librairie Le Ferry Book, rue Edmond Rostand 13006 Marseille. Il coûtait 12 francs à sa sortie en 1942. Il a été édité par la Librairie Arthème Fayard dans sa collection de poche "Le roman policier". Il s'agit d'un livre d'occasion et nous remercions son précédent possesseur qui a protégé la couverture dans un film de de matière plastique transparente.]

L'assassin a peur la nuit, suite!...

Olivier est un voleur. Un beau voleur aux mains agiles, à l'esprit vif. Il ne fait rien au hasard. Avec lui, un casse est l’aboutissement d’un travail préparatoire et il doit se passer sans anicroche jusqu’au jour où une erreur le pousse à se mettre un moment au vert. C’est une façon de parler, puisque, faux chômeur et citadin, il se fera engager sur un chantier de travaux dans la France rurale.    Il est aussi l’amant d'une femme aussi belle et vénale  que dangereuse, une tigresse qui l'emmènera jusqu'au crime.

Mais Olivier n'est pas un assassin. Nuit après nuit, il a de plus en plus peur. Il fait des cauchemars. Il ne peut plus dormir. Se serait-il trompé de vie, trompé de crime, trompé d'amour ? La douce et sage Monique, la fille de la campagne, sera-t-elle plus forte que la femme fatale de la ville ?

Quand Olivier partira sur les chemins, à la recherche de lui-même, à la recherche de son amour perdu, il ne sait pas encore qu'il lui faudra payer, tout payer. Jusqu'à ce qu'il n'ait plus peur la nuit.

Dans "l'Assassin a peur la nuit", Pierre Very  campe des personnages sensibles avec leur fêlures, nous fait assister à la rédemption d'un homme dans une intrigue à rebondissements qui laisse la place à des anecdotes.



Le roman a été adapté au cinéma par Jean Delannoy en 1942 avec la distribution  suivante : Mireille BALIN Jean CHEVRIER Louise CARLETTI Henri GUISOL Gilbert GIL Jules BERRY Georges LANNES Jacques Tarride Lucien Callamand Charlotte CLASIS Pierrette CAILLOL Gisèle Alcée Maurice Tricard Georges Yvon Alexandre Fabry et Roland PÉGURIER.




Résumé :

 Après le cambriolage du coffre d’un magasin parisien en compagnie de son complice Maurice ( alias Bébé-Fakir dans le roman), Olivier, par prudence, quitte sa maîtresse Lola et part se terrer dans un petit village de Provence. Il trouve un emploi sur un chantier grâce à l’amitié du jeune Gilbert, qui le présente à sa sœur Monique. L’affaire du cambriolage semblant classée, Olivier songe à rentrer après avoir volé la paye des ouvriers du chantier et fait signe à Maurice de venir le chercher. Mais, séduit par la pureté de Monique dont il est tombé amoureux, il renonce à son projet.

 À Paris, Lola est tombée sous la coupe de Jérôme, un antiquaire-recéleur qui est entré en possession d’un collier volé et menace de les dénoncer si Lola ne devient pas sa maîtresse. Avant de se séparer définitivement de Lola, Olivier se rend chez Jérôme pour récupérer le collier. Au cours de la discussion, Olivier, pour se défendre, assomme l’antiquaire avec une pendulette. Pris de panique, il s’enfuit et retourne au petit village pour revoir Monique. Mais Lola et Maurice (alias Bébé-Fakir) le rejoignent en voiture sans se rendre compte qu’ils ont été suivis par l’inspecteur Paillot.

 Les trois fugitifs se réfugient dans un vieux moulin où Gilbert vient les avertir de l’arrivée de la police. Lola fait une chute accidentelle et meurt en avouant à Paillot qu’elle a achevé Jérôme après le passage d’Olivier chez l’antiquaire. Sa conscience soulagée, Olivier part pour la prison avec l’espoir que Monique l’attendra.



« C'est Pierre Véry qui, le premier, veut " rénover la littérature policière en la rendant poétique et humoristique... ". Il crée ainsi Prosper Lepicq, avocat dont le passe temps est de traquer les criminels afin d'assurer leur défense et ses revenus. Mais il fait surtout sensation en introduisant le merveilleux dans les délits de droit commun. » ( source Noir comme polar)

Pierre Véry, romancier et scénariste de cinéma, a publié son premier roman ('Pont égaré') en 1929 auquel ont succédé une quarantaine d'autres. Romans d'aventures et policiers pour la plupart (citons notamment 'L'assassinat du Père Noël', 'L'assassin a peur de la nuit' ou encore 'Goupi mains rouges'), ils s'inspirent souvent de l'univers champêtre et des personnages de l'enfance charentaise du jeune Pierre

Mais c'est surtout au cinéma que le grand public le découvrira avec, en 1938, l'adaptation au cinéma par Christian JAQUE d'un de ses romans, 'Les disparus de Saint Agil' paru trois ans plus tôt.. Après le succès des deux films de Christian-Jaque, Les disparus de Saint-Agil et L'assassinat du Père Noël, Very va adapter plusieurs de ses romans, dont Goupi-Mains Rouges pour Jacques Becker, puis il va devenir un vrai professionnel du cinéma, tour à tour, adaptateur, scénariste ou dialoguiste. On le retrouve aux génériques de La Chartreuse de Parme, Papa, maman la bonne et moi ou Mademoiselle Streap-tease. Pratiquement perdu pour la littérature, il devint ainsi un scénariste réputé et collabora à l'écriture de nombreux autres films...


Plus près de nous, nombre d'écrivains de la mouvance du Néo-polar se sont reconvertis qui dans  le cinéma, qui à la télévision dans les séries policières et ont abandonné le roman. La perte n'est pas toujours aussi grande que dans le cas de Very. Cet homme avait le génie des noms de personnages : Toussaint Juge, Jean Sucre, la baron Gaude, Désiré Triboire, Prosper Lepicq bien sûr et Jugonde, le marquis de Santa Claus, Edmond Gay, Martial Barbotte, Zélie Beluge, Médéric Plainchant, la tribu des Goupi (Goupi-Gazette, Goupi-Tonkin, Goupi-Doux Jésus, Goupi-Mes sous...) sans oublier Martin Squelette. Francis Lacassin, dans une étude parue jadis, avait dit de Very qu'il faisait intervenir "la police au pays des fées". C'est précisément cet aspect d'un merveilleux ancré dans le réel le plus banal qui fait le prix de son œuvre.

 

Pierre Véry est né à Bellon   (Charente) le 17 Novembre 1900, d'une famille d'agriculteurs. Son père avait dérogé à la tradition familiale en devenant professeur de Mathématiques et surtout en s'intéressant à la politique, ce qui engloutira la propriété familiale. Son unique grand-frère disparaitra sur un navire de transport de troupes envoyé vers les Dardanelles lors du premier conflit mondial.

Après l'obtention du Certificat d'Etudes il est envoyé en pension au Petit Séminaire de Meaux, mais en sortira sans la vocation religieuse... Après un court service militaire en 1920, il exerce divers métiers : rédacteur dans une compagnie d'assurance, courtier en vins... Déçu par le vélo qu'il pratique avec assiduité avec son ami Pierre Béarn et saisi par le démon de l'aventure, il s'embarque sur un cargo qui cabote vers le Maroc.

De retour à Paris il ouvre une librairie Rue Monsieur-le-Prince et commence à fréquenter les milieux littéraires de l'époque en écrivant des chroniques à L'intransigeant. Son premier roman, Pont-Egaré, remarqué pour le prix Goncourt, parait en 1930, suivi de Danse à l'ombre. Ni l'un ni l'autre ne remporteront de prix et ne seront un succès de Librairie, malgré des critiques encourageantes d'André Malraux.

Un roman "de mystère" : Le Gentleman des Antipodes, à la même époque, est récompensé par le premier Grand Prix du Roman policier et se révèle un vif succès, ce qui décidera de son orientation vers les romans policiers notamment aux Editions Gallimard qui lui consacreront une collection spéciale entre 1930 et 1940.

En 1938 Les Disparus de Saint-Agil sont adaptés au cinéma, avec notamment des dialogues de Jacques Prévert, (qui assureront la carrière de Christian-Jaque) et l'orienteront vers le cinéma en tant qu'activité parallèle. Il épouse en 1939 Jeanne Rouvin et de cette union naitront une fille et deux garçons, Madeline, Dominique et Noël.

En 1952 un accident cardiaque l'éloigne des milieux cinématographiques et il se tourne un temps vers la production radiophonique d'une émission policière : Fait-Divers.

Il renouera avec quelques films alimentaires (Papa, Maman, la Bonne et moi), deux livres pour la jeunesse adaptés pour la télévision, et un recueil de nouvelles de Science-Fiction, avant de s'éteindre  à Paris d'un second accident cardiaque en octobre 1960. Depuis 1985, ses cendres reposent dans le cimetière de BELLON, sa commune natale.

 

 



BIBLIOGRAPHIE :

http://www.pierrevery.fr/rubrique.php3?id_rubrique=3

 

 

Petite bibliographie sur Pierre Very :

 

Pierre Véry 1. Editions du Masque. Présentation de Jacques Baudou. - Mythologies du roman policier. Francis Lacassin. Collection 10-18. - Revue Temps Noir n°10. Editions Joseph K. (editions.josephk@free.fr).

 

Actualité 2008:

 


La taverne Pierre Véry, créée par Christine Cazenave et Hélène Leroy, a ouvert début Juillet 2008 à Aubeterre-sur-Drône , dans l'ancienne maison de l'Auteur avec un Espace-Musée Pierre Véry à l'étage supérieur

 

Le Festival de Cannes 2008  a fait la part belles aux affiches historiques de Cinéma, et parmi les affiches exposées, les films de Pierre Véry (scénariste).

 


 






 


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