Bonavinuta!
Bienvenue sur le blog Corse noir'soeur de vos nuits blanches
Blog non agressif et sans arrière-pensée. ..
Des articles après le Blog perso....
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RE NDEZ-VOUS:
- 5 décembre 2009, Salon Culture et écriture Institut Perrimond Roucas Blanc Marseille 7ème
- Les 20, 23 et 24 décembre 2009 Cultura La Valentine Marseille
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Le 1er juin 2009 à 22H15 .... 200.000ème visiteur I
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Les dix droits imprescriptible s du lecteur ( édictés par Pennac dans son ouvrage "Comme un roman")
1°/ Le droit de ne pas lire.
2°/ Le droit de sauter les pages
3°/ Le droit de ne pas finir le livre
4°/ Le droit de relire.
5°/ Le droit de lire n’importe quoi.
6°/ Le droit au Bovarysme (maladie textuellement transmissible…)
7°/ Le droit de lire n’importe où.
8°/ Le droit de grappiller.
9°/ Le droit de lire à haute voie.
10°/ Le droit de nous taire.
Séance de cinéma Assassins, réalisation et production corses.
Dès son plus jeune âge, Laurent Simonpoli était un passionné de cinéma avec la découverte notamment deScorsese et Fellini. Il tourne en super 8 des westerns.
Doté d’une solide culture cinématographique, il analyse les œuvres de grands cinéastes commeDe Palma, Visconti, Coppola…les films italiens des années 1970, mais ausi le cinéma muetavec Chaplin, Keaton et d’autres. Professionnellement, il débute commeopérateur de prises de vues à France 3 Corse, passe à la mise en scène etréalise son premier court métrage, U Tavonu, une histoire immobilière, dans la lignée des Alfred Hitchcock présente.
Laurent Simonpoli se décrit comme un artisan du cinéma sans renierla conception de « l’art pour l’art ». Il fait du cinéma en pensant au public… « c’est à lui, dit-il, qu’il revient de consacrerou d’oublier. Avec la comédie, la sanctionpeut être immédiate », et comme le souligne le réalisateur new-yorkais, Woody Allen, « il y a une donnée aussi incontournable de l’homme, processus de compréhension et de dédramatisation de la société ».
Son film, Il était une fois dans l’Ouest de la Corse, réalisé en 2003, est inspiréd’un fait divers, la fameuse histoire des paillotes. C’est une comédie à l’humour décalé, une magagne entre fiction politique et western spaghetti.« Ce qui m’a immédiatement séduit, dit-il, dansl’affaire des paillotes, ce sont les petiteshistoires inhérentes et souvent cocasses àla limite du tragi-comique. »
« Assassins » est un court thriller inspiré par les règlements de comptes entre factions nationalistes corses. La mise en scène est efficace, et les acteurs jouent juste... Pas d’autodérision qui servirait de paravent à une image corse souvent négative. La violence est làdans toute sa cruauté.
Une nuit dans le maquis une dizaine d'hommes se réunissent. Paul et Mathieu, jeunes militants, sont désignés malgré leur inexpérience pour éliminer un soit disant traître au mouvement. Bien qu'ils répugnent à cette mission, ils se rendent à Bastia pour préparer l'assassinat. Il sont armés et chaperonnés par Fred ( Eric Fraticelli).
Assassins , court-métrage en lecture gratuite sur Dalymotion. Corsesca Production Un film de Laurent Simonpoli Casting Cedric Appietto "Paul" Kevin Lameta "Mathieu" Eric Fraticelli "Fred" Didier Ferrari "François" Lionel Tavera "Rochi" Coco Orsoni "La tante"
Nous publions cette information diffusée par Fred Vargas au nom du droit d’expression et des droits de la défense de Cesare Battisti.
Message de Fred Vargas :
Ce matin, cette lettre de Cesare a été lue en séance plénière au Sénat brésilien, par le sénateur José Nery, qui la tenait du Sénateur Eduardo Suplicy. Elle circule à présent à travers tout le Brésil et l’Italie. Tenez compte que Cesare l’a écrite en portugais, et que ceci en est une traduction. AUTANT QUE POSSIBLE, DIFFUSEZ-LA. Bien à vous tous, chaleureusement, Fred
LETTRE DE CESARE BATTISTI :
Brasilia, 18 février 2009-02-20
Pourquoi moi ?
Même si je n’ai jamais cru, comme l’a dit Voltaire, que nous vivons dans un monde où l’on vit ou meurt « les armes à la main », l'ironie du destin a fait qu'aujourd'hui, je me trouve condamné pour quatre homicides. Ma situation est terrible. Je suis effrayé, désarmé, devant l'hostilité, la haine pleine de rancune que manifestent mes adversaires. Je sais que je devrais combattre l'avalanche de mensonges, de faussetés historiques, mais ce qui me manque pour me lancer dans la lutte, c’est le désir de gagner. Gagner quoi ? Mes adversaires, au contraire de moi, semblent avoir quelque chose à défendre. Qui sait, leur misère, ou leur richesse ou, peut-être, comme dans le cas de quelques actuels ministres du gouvernement italien, maintenir caché leur passé en tant qu’activistes de l'extrême droite (fasciste), responsables directement ou indirectement des massacres à la bombe. Je ne sais pas exactement ce qui motive mes adversaires à entrer dans cette lutte, mais, ce n'est certainement pas la soif de justice. De mon côté, je ne prétends pas me faire le défenseur de tout ce qui s’est passé pendant les sanglantes années 70. Nous sommes en plein XXIe siècle, je n'ai plus de vérités absolues sur la société idéale, et je ne suis pas important au point de défendre ce qu’il y avait de bon dans les rêves de ces années. Je ne peux pas me jeter dans une telle guerre. Je dirais même que je ne suis pas non plus intelligent au point de générer autant d’ennemis; si j'ai dérangé tant de personnes importantes, cela fut sans aucun doute le résultat de mon inconscience. La vérité est que je n'ai rien fait pour éviter tant de problèmes, mais reste encore à comprendre comment je fus capable d’arriver à des résultats aussi désastreux. Reste, de toute manière, cette question : pourquoi tant de haine ? Ce n'est pas pour m’esquiver que je me déclare inapte et que je laisse la réponse à cette question à des personnes plus intelligentes, qui n’ont pas l’habitude de jouer le rôle d'« anges vengeurs ».
Cette interminable persécution et toute cette histoire des années 70 en Italie est une longue agonie, une lamentation honteuse couchée sur le papier jauni des justiciers. C’est l'expression d'un visage rongé par une maladie nerveuse, comme un péché originel qui souille le corps politique italien. Pauvre Italie de Dante, ou celle de Beccaria, de Bobbio et d'Umberto Eco. Pauvre patrie balayée par le vent de l'orgueil, du cynisme et de la vanité, qui l’empêche de reconnaître ses propres erreurs, ses propres péchés, ne voulant pas s'abaisser au niveau de ces pays latino-américains en admettant courageusement que, elle aussi, elle a souffert à la même époque d’une guerre civile de basse intensité (lire les déclarations de l’ex-Président de la République, le sénateur Francesco Cossiga), et que, pour la combattre, elle a recouru à toutes sortes d'illégalités. Outre des dizaines de prisonniers politiques enterrés vivants dans les prisons italiennes, il y a des centaines d'autres réfugiés dans le monde entier. Nous avons ici, au Brésil, le cas d'un extradable italien qui appartenait à une organisation nazi-fasciste et qui fut impliqué dans l'attentat de Bologne, 82 morts. Étrangement, l'Italie ne fait pas mention de ce cas, n’émet pas de protestations ni ne fait de chantage au peuple brésilien. Pourquoi ? Pourquoi l'Italie n'a-t-elle pas agi de la même manière quand Sarkozy a refusé l'extradition de Marina Petrella en France, dont la situation pénale dépasse de loin la mienne ? Pourquoi cette obstination féroce contre moi, alors qu’il n’y eut aucune protestation quand fut refusée [note : par le Brésil] l'extradition de quatre autres Italiens, également condamnés pour homicide ? Serait-ce que mon activité d'écrivain et de journaliste puisse constituer un danger pour la manipulation historique de cette Italie gouvernée par la Mafia ? Je ne sais pas. Ce qui est sûr, c’est que, malgré tous mes efforts, je ne réussis pas à agir devant ces attaques virulentes contre moi. Je ne peux pas m’identifier à l'image de moi qu'ils me renvoient et associer ce reflet désolant à mon identité sociale. Ils peuvent continuer à dire que je suis un « terroriste », un « assassin », etc., de toute façon, je ne réussis pas à me penser comme quelqu'un capable d’au moins le centième de tout ce qu’ils m’attribuent. C'est curieux d'observer la réaction des personnes qui, pour une raison ou une autre, sont en contact avec moi : les agents pénitentiaires, d’autres prisonniers, des visiteurs et même mes avocats. Dans les premières minutes de la conversation, je lis dans leurs expressions un « brin » de déception, comme s’ils pensaient : « Alors, c'est celui-là, le dangereux terroriste ? » C’est exactement ce que les gens s’exclament quand je me trouve dans des situations similaires, n'ayant pas réussi à éviter le bombardement médiatique, principalement de la « presse marron », qui fait tout pour tenter d'intervenir négativement dans les décisions judiciaires. Je reste perplexe, surpris et gêné par tout ce que je provoque et, sans aucun doute, je finis par sembler un peu idiot, avec un air distrait, voire incrédule, de voir que c’est moi le sujet concerné. Cela parce que je n'ai jamais eu le sentiment, quand il s'est agi de contester les accusations, d'agir pour ma propre défense. J’ai toujours l'impression que, en rétablissant la vérité historique, les faits, je ne fais qu’accomplir un devoir civique. J'aimerais crier la vérité au peuple italien, mais comment le faire ? Car la foule manipulée est devenue lyncheuse et résolue à notre perte. Le fauve qui se cache derrière la masse, derrière un sourire de circonstance, derrière des mots vides, et qui n’attend que l’occasion de se révéler, je le connais bien. Déjà avant qu’il ne me désignent, en particulier, je savais qu'à un moment ou un autre, mon heure arriverait. Et j'ai laissé parler. Je me suis laissé traiter d'assassin, de voleur, de dépravé, et de beaucoup d’autres choses. J'ai laissé faire tout cela par imprudence ou par supériorité, ou encore parce que je me sentais invulnérable à ces insultes, ou par goût qu’on parle de moi, que ce soit en bien ou en mal. Si je n'ai pas protesté vigoureusement contre de telles obscénités, ce n'est pas seulement parce que, d’une certaine manière, je reste un optimiste. Inutile d’être conscient que, quand la multitude se rassemble, elle le fait toujours contre quelqu'un, celui-là même qui l’avait mise d’accord, au début. Ce quelqu'un est le rejet d'une molécule de cette multitude qui, en règle générale, l'avait idolâtré un jour. Même si dans mes pensées je me soulève, avec raison, contre les bas instincts de la multitude manipulée, je n'ai toujours pas perdu l’espoir qu’une lumière puisse soudain s'allumer au milieu de ces gens, pour les ramener au monde des êtres pensants et des esprits libres. Mon attitude peut sembler suicidaire, au moins contradictoire, mais elle est partie intégrante de l'idée que je me fais des raisons qui me lancèrent dans l'aventure de l’écriture. Car c'est bien vrai que, avant d’être transformé en monstre, j'ai été un écrivain.
Enfin, les autorités italiennes d’aujourd'hui me poursuivent, comment expliquer cela, comment expliquer cette Italie, la même qui me transmit un jour l'amour des mots écrits, ce rêve de liberté et de justice sociale, qui fit de moi un homme, et à présent un pestiféré ? Comment expliquer cette Italie qui a oublié sa récente pauvreté, ses émigrants traités comme des chiens qui mouraient dans les mines belges, allemandes et françaises. Qui a oublié ses fascismes jamais enterrés, ses tentatives de coup d'état, la Mafia au pouvoir, la stratégie de la tension, Gladio, les bombes des services secrets sur les places publiques, les tortures des militants communistes, ces mêmes qui, en dépit de leurs erreurs, ont déchiré leur vie pour contribuer à faire de l'Italie un pays à la hauteur de l'Europe et qui aujourd'hui, 35 ans après, sont traités de terroristes, et dont certains pourrissent encore dans les « prisons spéciales ». Ce serait cette Italie, dont le chef du gouvernement fut un excellent membre de la célèbre Loge P2, et qui aujourd'hui promulgue des lois racistes ? Est-ce l'Italie qui se refuse à laver son linge sale en public ? De toute façon, l'histoire ne se juge pas dans les tribunaux, nos seuls juges ne peuvent être que ceux, encore à venir, combattant pour une société juste. Car ceux-là seulement nous jugeront impartialement. La vérité fait mal, mais elle éclaircit. Notre histoire récente nous a montré l'erreur et la tromperie de l'inquisition, et que des cicatrices jamais oubliées doivent être réparées pour que soient ainsi reconnus les excès commis face à la vérité unique imposée. Il ne sert à rien de cacher la saleté sous le tapis. Tôt ou tard la saleté apparaît. Je reconnais avoir fait partie d'une page de l'histoire qui a été écrite avec du sang, de la sueur et des larmes ; et j’espère qu'aujourd'hui mes adversaires reconnaissent que jamais les bourreaux ne touchent pas leur dû. L'histoire s'est toujours montrée implacable avec ceux qui essaient de supplanter et cacher leurs erreurs. Nous vivons une ère démocratique. Des barrières et des murs ont été renversés, les concepts ont été révisés. L’heure n’est-elle pas arrivée pour l’Italie de montrer son côté chrétien ? Car le pardon est un acte de noblesse. Si je suis considéré comme un ennemi de l'Italie, même les ennemis font la trêve et se pardonnent. L'histoire a fait sa part et a donné à l'Italie une ère de progrès et de développement. On s’attend à ce que l’importance de ceux qui ont fait de l'Italie l'Italie de tous soit reconnue, et que le rôle fondamental qu’ils ont eu pour le rétablissement de l'État Démocratique de Droit, bien que non compris, fut essentiel. Italie, Italie, qui tue le rêve de tes fils et ferme les yeux sur ceux qui t'ont défendue, il n’est jamais trop tard pour un geste de noblesse, à l’exemple du Vatican qui reconnut ses activités pendant l'Inquisition. La chasse aux sorcières est finie. « Que justice soit faite, non pas après que périsse le monde, mais justement pour qu'il ne périsse pas ». La société souffre davantage de l’emprisonnement d'un innocent que de l'absolution d'un coupable. Amitiés aux Brésiliens et aux Brésiliennes,
Revue insulaire: Fora ! La Corse vers le monde - Corses et Juifs -
Nous avions annoncé la création de la revue « Fora ! La Corse vers le monde » avec la parution de son premier numéro « La Corse au miroir du Japon ». C’était en 2007. Depuis lors, sont parus le N° 2 « La Corse et le Maghreb, côte à côte » et le N° 3 « Corse et Mexique. A Latins, Latins et demi ». Cette revue semestrielle, très riche par la teneur de ses articles et les personnalités qui y contribuent, va sortir son 4ème numéro dont le lancement sera effectué le 17 février prochain à Ajaccio. L’association Ubiquita a tenu ses promesses. Tous les six mois, la revue paraît et gagne de nouveaux lecteurs.
Omi, donne, neri è bianchi, di tutte e mamme è paesi, Arabi, Spagnoli è Corsi, Francesi, Curtinesi Campemu à buleghju, lampendu i chjerchji di e nazioni Curs’mupulitani.’
Hommes, noirs et blancs, de toutes les mères et de tous les pays Arabes, Espagnols et Corses, Français, Cortenais Vivons ensemble et laissons tomber cercles et nations… Curs’mupulitani... semble être un jeu de mots entre corse ( corsu ), corsaire ( cursale) et cosmopolites ( cosmupulitani ).
Sans abdiquer leur affection, beaucoup de Corses vivent ailleurs que dans l’île. La Corse cosmopolite a besoin de toutes ses forces positives pour préserver ses richesses culturelles et en créer de nouvelles. L’enjeu serait de créer les conditions nouvelles d’un avenir culturel, tout en restant «une communauté d’idées, d’intérêts, d’affections, de souvenirs et d’espérances » pour reprendre la formule de Fustel de Coulanges.
Des artistes et des écrivains corses se sont déjà engagés dans cette ouverture qui n’est pas l’abandon d’une identité mais la conviction que, en allant vers les autres et en apprenant à mieux les connaître, on apprend à mieux se connaître. « Fora ! » évoque des tags qui poussent au rejet mais, par une sorte de déminage linguistique, l’association Ubiquité fait du titre de sa revue une ouverture en prenant le mot dans son sens littéral «au dehors ! » et en y ajoutant, pour enlever toute ambiguïté, « La Corse vers le monde ! ». Il s'agit donc bien d'aller vers les autres et non pas de les rejeter. Si cette revue affiche comme premier champ de réflexion celui des sciences sociales, elle s’aventure dans tous les domaines susceptibles de renseigner la pertinence des rapprochements qui mettent la Corse au miroir des autres.
Après le Japon, le Maghreb et le Mexique, le N° 4 de Fora met les Corses au miroir des Juifs avec qui ils partagent en premier lieu l’existence de diasporas.
Soirée de lancement Fora ! n°4 - "Tutti Fora !"
Type d'événement : Cocktail Party Nom de l'hôte : Revue Fora ! – La Corse vers le monde – Date et heure de début : mardi 17 février à 21:00 Date et heure de fin : mercredi 18 février à 00:00 Où : l'Aghja à Ajaccio.
Une fois encore, ont contribué des intervenants de grande qualité. Aux côtés des Corses, nous avons noté l’écrivain Amos Oz, jouissant d'une renommée internationale, très apprécié par la critique, lauréat de plusieurs prix dont celui de la Paix en 2002, cofondateurs du mouvement “La Paix maintenant »
Le prochain numéro ( donc le 5 ) serait consacré aux U.S.A. Nous avons un auteur de polars à conseiller: Mathieu Croizet qui a ércit Polka aux Editions de l'Ecailler. Son héros Paul Casanova, alias Polka, est un flic new-yorkais d'origine corse. Son inventeur, d'origine corse par sa mère, a vécu aux Etats Unis pendant plusieurs années.
En marge de la revue Fora et pour continuer à faire le lien avec le polar, nous ajoutons à cette annonce quelques mots sur une auteure israélienne disparue en 2005. Elle a écrit plusieurs romans policiers traduits en français …
Batya Gour (janvier 1947 - mai 2005) est une écrivaine israélienne, spécialisée dans le roman policier. Née Batya Mann à Tel Aviv en 1947, Batya Gour enseignait la littérature à l'Université hébraïque de Jérusalem. Elle collaborait également en tant que critique littéraire au quotidien israélien Haaretz. Gour se met à l'écriture sur le tard, à l'âge de 41 ans. En 1988, son premier ouvrage est publié, qui met en scène son héros principal, le commissaire Michael Ohayon. Il sera suivi de 5 autres romans. Nombre de ses personnages sont inspirés d'individus réels, issus des milieux académiques israéliens.
- Quelques romans dont vous pouvez consulter des résumés en cliquant sur les titres.
Autres romans - Là où nous avons raison - L'espion dans la maison - Jérusalem, une leçon d'humilité - La bonne distance
Le polar juif :
A retenir que, à Paris (Mairie du 3e arrondissemen), en janvier dernier, une table ronde a été réunie sur le «polar juif » suivie de rencontres et de dédicaces avec les auteurs avant le vernissage de l’exposition « Du rififi au Yiddishland » sur les personnages juifs du polar, toujours visible jusqu’au 15 mars dans la bibliothèque Marguerite Audoux.
« Le genre policier, tant décrié, est devenu protéiforme, c’est-à-dire d’une grande richesse. L’histoire du monde juif transparaît clairement et toutes ses facettes actuelles sont représentées, non plus seulement par des stéréotypes, mais par des êtres complexes, faits de chair et de sang.»
1°/ Un polar écossais avec un policier juif : Scapel.
Scalpel est le dernier roman paru en France du prolifique auteur écossais qu'est Campbell Armstrong. Il s'agit de la quatrième enquête de Lou Perlman un policier juif opérant à Glasgow. Il a fait partie de la sélection automnale du Prix SNCF du Polar dans la catégorie « Polars européens ». Résumé : En congé maladie prolongé, Lou Perlman se morfond et attend les lettres de Miriam, son inaccessible belle-sœur. Une main sectionnée (à la scie, travail propre) est découverte chez lui dans un sachet en plastique, sous une pile de journaux. Qui en veut à Lou ? Latta, le flic cinglé, sa pire Nemesis ? Désœuvré, Lou enquête sur un trafic d’organes en ayant recours à ses vieux indics, et à son inimitable méthode. Cela le mènera chez Dorcas, un ex-chirurgien cinglé, et sur les traces d’un travesti qui a besoin de fric pour parachever sa transformation… Des scènes terrifiantes dans une maison victorienne délabrée digne de “Psychose” ; d’autres montrant une bande de gamins intrépides, sans valeurs ni ligne de conduite, qui n’ont de pitié que pour leur mascotte, un furet nommé Issy : Glasgow devient un territoire lunaire de violence pure et gratuitement désespérée, où tout peut arriver.
2°/ Après « No country for Old man » sorti en janvier 2008, les cinéastes américains Joel et Ethan Coen ( Cohen )adaptent au cinéma le roman The Yiddish Policemen's Union de l'écrivain Michael Chabon ( droits achetés en février 2008) , en transposant sur grand écran ce polar situé dans une réalité alternative où la communauté juive s'est installée en Alaska.
C’est un récit basé sur la réécriture de l'Histoire à partir de la modification d'un événement passé. Dans le roman de Michael Chabon, seuls 2 millions de Juifs ont péri durant la Seconde Guerre mondiale grâce à l'accueil de réfugiés en Alaska dès 1939. L'auteur a également imaginé que le conflit s'était soldé par la défaite de l'Union soviétique face à l'Allemagne avec ensuite sa capitulation après l'explosion d'une bombe nucléaire sur Berlin en 1946. Le roman s'intéresse plus précisément à la ville de Sitka en Alaska, refuge des Juifs après la fin de l'échec de la pérennisation de l'Etat d'Israël en 1948. L'intrigue du roman débute dans ce contexte au moment où un détective alcoolique enquête sur la mort d'un jeune prodige des échecs censé être le messie.