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Mon bloc perso.
Bonavinuta!
Bienvenue sur le blog Corse noir'soeur de vos nuits blanches
Blog non agressif et sans arrière-pensée. ..
Des articles après le Blog perso....
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RE NDEZ-VOUS:

- 5 décembre 2009, Salon Culture et écriture Institut Perrimond Roucas Blanc Marseille 7ème
- Les 20, 23 et 24 décembre 2009 Cultura La Valentine Marseille

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CHANTS CORSES: Pas de lien MP3 mais de l'écoute en ligne aux adresses ci-dessous...

Radio Alta Frequenza

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Radio Voce Nustrale

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Sur Radioblog

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Le 1er juin 2009 à 22H15 .... 200.000ème visiteur I
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Les dix droits imprescriptible s du lecteur ( édictés par Pennac dans son ouvrage "Comme un roman")
1°/ Le droit de ne pas lire.
2°/ Le droit de sauter les pages
3°/ Le droit de ne pas finir le livre
4°/ Le droit de relire.
5°/ Le droit de lire n’importe quoi.
6°/ Le droit au Bovarysme (maladie textuellement transmissible…)
7°/ Le droit de lire n’importe où.
8°/ Le droit de grappiller.
9°/ Le droit de lire à haute voie.
10°/ Le droit de nous taire.

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A dopu!
A plus tard!
Ma photo
Corse noire
Publié le 16 mars 2007 à 23:26
Par flicorse
Les documentaires d’Artavazd PELECHIAN :



Préambule :

Extrait du Compte-rendu de la Conférence sur le cinéaste donnée par Serge Avédikian, Vendredi 24 novembre 2006 à 18 h 30, Médiathèque E & R. Vailland, 1 rue du moulin de Brou, Bourg en Bresse, France :
Quelle est l’originalité de son approche cinématographique ?
Pelechian est fasciné par la musique classique, qui est un support dramaturgique. Né sous Staline, il prend le contre-pied du documentaire officiel, pompeux, de propagande : ses films sont sans parole. Il fuit la parole : c’est l’expression d’un cinéma d’avant le sonore, le " parlant ".
Il réalise des " films de montage " pas directement intelligible au contraire du cinéma classique. Ce sont des " montage à distance ". Il va à l’essentiel : il amène les Spectateurs dans la fantasmagorie comme un " champ magnétique ".
Pelechian : " Le cinéma s'appuie sur trois facteurs :l'espace, le temps, le mouvement réel. Ces trois éléments existent dans la nature, mais, parmi les arts, seul le cinéma les retrouve. "
Le cadrage endosse un statut autonome : Pelechian le fragmente et joue sur la répétition des mouvements. Il n’y a pratiquement pas de plans fixes chez Pelechian. Tout se meut. Pas de cadre fixe où accrocher le monde qui n’a ni début ni fin. Pelechian provoque une vision à la fois fragmentaire et cosmique d’un monde démonté et rythmique



Séances du Lundi 12 mars 2007 au cinéma " Variétés " à Marseille :


C’est le président du FID Marseille qui a présenté les deux séances. Nous avons retenu les points suivants : Pelechian réalise ses premiers films , alors qu’il est encore à l’école du cinéma de Moscou. Les théories du montage des années 20 portent leur attention sur la relation réciproque des scènes juxtaposées, qu’ Eisenstein appelait " le point de jonction du montage ". Deux choses anticipent sur la troisième. Dans le montage soviétique, il y a toujours deux façons d’imaginer la communauté, deux rythmes mis l’un avec l’autre, deux opérations " le politique et l’esthétique ". Pelichian recycle des archives pour un cinéma de montage. En 1967, avec " Début " ( le titre annonce donc une suite), il va inventer le " montage à distance ". Il fragmente et joue sur la répétition des mouvements. Il montre une vision d’un monde symphonique, parfois concertant, parfois cacophonique Il va fabriquer de la communauté mais, entre les plans forts, il intercale des unités mineures, retardant ainsi l’écho pour lui donner plus de résonance, plus de réflexion. Ses documentaires sont des méditations poétiques d’une extrême puissance., tout en étant de courte durée ( souvent pas plus de 10 minutes ). Ils ont une forme inspirée du modèle musical avec deux thèmes : l’histoire et le " vivre ensemble " ( communauté entre individus, communauté avec la nature ). Les films de ce cinéaste sont aussi profondément liés au thème de l’exil intérieur: celui de l’Arménien en Russie et celui de la révolution russe.

1ère séance: à voir et à revoir.

1967 : Au Début - comme l’ouverture d’un opéra sur le parc humain, avec des ballets de foules mues par l’instinct grégaire et pour musique, la cacophonie symphonique de sons perturbants : machines infernales, explosions, sifflements de balles… Les images et les sons agissent instantanément sur votre imaginaire, vous hypnotisent pour atteindre les coins cachés de votre conscience, ceux de la lâcheté et de la peur, ceux qui font basculer une communauté dans le désordre d’une fuite éperdue ou l’ordre de l’asservissement .



Le film est dédié au 50ème anniversaire de la Révolution d'Octobre (1917). Pelechian expérimente avec ce film ce qu'il ne cessera de développer dans les films ultérieurs, à savoir un montage d'images préexistantes, alternant passé, présent et futur, dont la trame forme une représentation symbolique qui dépasse la seule histoire de la Russie. On y voit des mouvements de révolte populaire, des défilés, des figures emblématiques, côtoyer des images d'explosions, de cadavres ou de machines en mouvement, avec ce flux rythmique si particulier à l'esthétique du cinéaste. " Le premier élément conducteur du montage consiste en une série de plans : les mains de Lénine en mouvement, l'apparition du titre "Au début" et des gens en train de courir à l'époque de la révolution d'Octobre. Le second élément conducteur - c'est le dernier épisode durant lequel le titre "Au début" apparaît de nouveau et l'on voit une multitude de gens en train de courir, mais cette fois le plan est tiré de la chronique contemporaine de la lutte sociale dans les différents pays du monde (...). De ces deux 'éléments' principaux, il résulte que tous les thèmes, même éloignés les uns des autres, se trouvent dans diverses positions d'interdépendance et dans un même temps ils forment un tout fini. "
Peléchian : " L'une des principales difficultés de mon travail fut le montage de l'image et du son. Je me suis efforcé de trouver un équilibre organique permettant l'expression unifiée simultanément de la forme, de l'idée, et de la charge émotionnelle par le son et par l'image. Il fallait que le son soit indissociable de l'image, et l'image indissociable du son. Je me fondais, et me fonde encore sur le fait que, dans mes films, le son se justifie uniquement par son rôle au niveau de l'idée et de l'image. Même les bruits les plus élémentaires doivent être porteurs d'une expressivité maximale et, dans ce but, il est nécessaire de transformer leur registre. C'est pour cette raison que, pour l'instant, il n'y a pas de son synchrone ni de commentaire dans mes films. "

1969 : Nous ( notre préféré )


Un montage alternant images préexistantes et fabriquées, qui composent une lyrique inquiète, d'un humanisme vibrant, où les regards succèdent aux visages, où le peuple arménien semble résister à toutes les blessures, à toutes les épreuves dont le quotidien rappelle symboliquement la teneur : dramatique avec un enterrement, comique et tragique à la fois, lorsque le conducteur d'un triporteur disparaît dans les gaz d'échappement du véhicule qui le précède, bouleversante lors de la séquence des retrouvailles, où hommes et femmes s'embrassent, s'enlacent, jusqu'au vertige. Sous le regard d'un visage d'enfant, visage primitif, visage douloureux dont la répétition souligne une volonté farouche de partage, de reconnaissance, et de paix universelle.
" Comment oublier. ce peuple arménien en larmes dans les images d'archives des rapatriements successifs (de 1946 à 1950) : retour au pays, étreintes, retrouvailles, corps déportés par l'émotion et le montage qui, au sein de ces images, vrille comme un tourbillon, un vertige, une défaillance ? " (Serge Daney, Libération, 11 août 1983).

1970 : Les Habitants ( écho animalier de " Début ")


Le film semble s'organiser autour d'une grande menace aux allures de la rumeur ; une représentation du chaos au travers des fugues apocalyptiques de troupeaux d'animaux, terrorisés, dont les regards caméra semblent quelquefois des appels désespérés, mais dont l'inertie dans la fuite trouve le contrepoint avec l'envol apaisé de nuées d'oiseaux échappant à la terre et aux hommes, qui la colonisent au bruit des fusils.
" Le film est construit sur l'idée d'une relation pleine d'humanité avec la nature et le monde animal. Il est question bien sûr des agressions perpétrées par l'homme contre la nature, et de la menace que constitue la destruction de l'harmonie naturelle ".

1972 : Les saisons , (le chef d’œuvre du cinéaste)



C'est en tout cas celui qui lui assure aujourd'hui une reconnaissance internationale. Les Saisons, est un très beau poème où sont évoqués, en une vaste parabole, les moments déterminants de l'histoire arménienne, depuis les origines volcaniques, jusqu'à la période industrielle. Mais au-delà de cette symbolique où l'on peut lire aussi l'histoire des migrations du peuple arménien, demeurent des séquences étonnantes et inoubliables : l'inertie lente et aventureuse d'une transhumance, des corps en apesanteur, comme passant, infiniment, par-dessus les terres, ou par-dessus les flots, méprisant tous les ancrages, une vision ludique, apaisée, de la moisson et de la fenaison, et ce rythme, surtout, ce rythme qui nourrit l'émotion, sans discours et sans commentaire, et qui fait de toute épreuve le témoignage d'un humanisme salutaire et sublime. L'auteur définit Les Saisons comme une ode dédiée aux montagnes de son enfance...

2ème séance : soporifique sauf, peut-être, pour les inconditionnels et les spécialistes du montage, mais….

1982 : Notre Siècle



Toujours des processions, à la gloire de " notre siècle ", toujours cette impression d'une menace qui ne se dit pas, d'une rumeur qui se manifeste, mais ne s'incarne pas ; notre siècle, on ne l'oubliera pas, c'est le siècle des conquêtes et des génocides, le siècle de toutes les vanités aussi : les hommes vont y faire l'épreuve de toutes leurs prétentions. Ils lutteront contre les déterminismes de la nature, fabriqueront leur légende à coup de travestissements, de protocoles intimidants, d'audaces et d'entêtements, pour ne laisser en guise de témoignage que quelques images qui redisent, inlassablement, l'absurdité de cette vocation instinctive et totalitaire à la colonisation et à l'occupation des mondes.
" Longue méditation sur la conquête de l'espace, les mises à feu qui ne vont nulle part, le rêve d'Icare encapsulé par les Russes et les Américains, le visage défait par l'apesanteur des cosmonautes accélérés, la catastrophe qui n'en finit pas de venir. "
(Serge Daney, Libération, 11 août 1983).

1992 : Fin – (année de consécration internationale et de découverte en France).



Dans le train de Moscou à Erevan, Pelechian filme, caméra à l'épaule, des hommes et des femmes, d'âges et d'ethnies différentes. Tous pris dans le défilement du voyage, un voyage sans horizon, dans ce lieu communautaire, ensemble malgré eux, où toute figure se dilue dans sa contemplation et tourne à l'abstraction. Jusqu'à ce qu'un tunnel assène une " fin " au film, fin provisoire puisque le film suivant Vie (Kiank) semble prolonger le questionnement. Pelechian les propose ainsi comme un diptyque

1993 : Vie , (dernière création connue).



" Le profil d'une femme, tendu, défiguré - comme dans la jouissance - ainsi qu'en amorce, des gestes ancestraux. Le port de l'enfant qui vient de naître, magnifié par un ralenti, une contre plongée et l'abstraction de l'espace qui l'entoure, évoque une iconographie religieuse tout comme le portrait de la mère et l'enfant. " (Jacques Kermabon).

in fine : Si la deuxième séance nous est apparue soporifique, elle reste nécessaire pour aller jusqu’au bout de l’œuvre qui se termine par l’accouchement dans la douleur, porteur d’espoir. Après " Fin ", " vie " peut se prolonger par l’éveil ou le réveil de notre propre questionnement sur notre communauté humaine, sur l’action de l’homme sur lui-même et sur l’espèce, sur les moyens techniques et scientifiques qu’il s’est donné pour prendre en charge son évolution, mais aussi les techniques de gouvernement, du pouvoir et de la violence, le contrôle de la démographie… A chacun de s’approprier l’œuvre et de lui donner un prolongement qu’il soit politique, poétique, artistique, littéraire ou philosophique. Pelechian , par ses montages originaux d’images et de sons, a réalisé une œuvre intellectuelle à la fois personnelle et universelle. Elle s’adresse à chacun et à tous.





Brève biographie :

Artavazd (équivalent arménien du prénom Arthur) Pelechian est né en 1938, à Léninakan, ville d'Arménie soviétique, en partie détruite lors du tremblement de terre de 1988, et rebaptisée Gumri, depuis l'indépendance de septembre 1991.
Pelechian a grandi à Kirovakan. Il a d'abord suivi une formation technique qui l'amène à exercer le métier d'ouvrier dans un atelier de fabrication d'outils, de 1959 à 1963, puis celui de dessinateur industriel, avant de devenir constructeur technique.
La relation de Pelechian avec le cinéma commence, comme souvent, par une expérience de spectateur. Très vite, des parti pris affirmés lors de discussions avec ses camarades de projection laisse présager un engagement singulier dans la création cinématographique : c'est en 1963 qu'il entre au VGIK, l'école de cinéma de Moscou, dans la section Mise en scène, dirigée par L. Kristi, afin de vérifier, en un sens, des hypothèses qu'il était le seul à défendre : Ca venait de mon être profond, de mon regard sur le monde. Ce n'est que plus tard que j'ai pu écrire ces textes sur le montage à distance qui exposent ma manière de voir le cinéma. Je savais que ce que je sentais, je n'arriverais à l'exprimer avec des mots mais qu'un des moyens serait le cinéma ". Il y aura notamment, pour camarade de promotion, Andréï Tarkowski. Durant ses études, il réalise entre autre La Patrouille de montagne, en 1964, et La Terre des hommes, en 1966. En 1967, soit un an avant l'obtention de son diplôme de fin d'études, il réalise Au début, qu'il dédie précisément au 50ème anniversaire de la Révolution d'Octobre.
" Son travail porte avant tout sur le montage, explorant ainsi des voies nouvelles pour le cinéma, essayant de le faire avancer hors " des rails de chemin de fer ". Chez Péléchian, " tout le film est dans chacun de ses fragments ", selon sa propre définition. Péléchian est considéré, avec Paradjanov aujourd’hui disparu, comme le maître du cinéma arménien... Mais ses compatriotes lui ont quelque peu reproché de travailler à Moscou plutôt qu’à Erevan " Bruno Vincens., Journal de l’Humanité, article paru dans l'édition du 28 août 1993.
C'est surtout avec Les Saisons, réalisé en 1972, qu'il accèdera bien plus tard à une certaine notoriété hors des frontières de l'URSS. Car jusqu'en 1985, date de la Perestroïka de Mikhaïl Gorbatchev, les films de Pelechian n'ont que très rarement accédé aux rencontres ou festivals internationaux organisés à l'étranger. Quelques spectateurs convaincus, parmi lesquels on trouve Jean-Luc Godard et Serge Daney, ont permis au cinéma de Pelechian d'être peu à peu découvert, diffusé et apprécié en Occident : " Un cinéaste, un vrai. Inclassable, sauf dans la catégorie à tout faire du " documentaire ". Pauvre catégorie ! Il s'agit en fait d'un travail sur le montage comme j'avais fini par croire qu'il ne s'en faisait plus en URSS depuis Dziga Vertov. Sur, avec, et contre le montage. J'ai soudain le sentiment (agréable) de me trouver face à un chaînon manquant de la véritable histoire du cinéma. " (Serge Daney, Libération, 11 août 1983).
C'est en mars 1992, que la Galerie Nationale du Jeu de Paume, à Paris, consacre à Pelechian une première rétrospective, comportant 5 films : Au début, Nous, Les Habitants, Les Saisons, et Notre Siècle. Et c'est aussi à cette occasion que paraissent, dans les principales revues françaises de cinéma, l'essentiel des écrits en Français consacré à l'ouvre du cinéaste et à ses parti pris esthétiques


Les commentaires en italique sont extraits de la documentation fournie avant les séances et de sites dédiés au cinéaste.
Pour plus, aller à :
http://www.artavazd-pelechian.net/
page sur " le lien humaniste " :
http://www.artavazd-pelechian.net/articles/article_cinema_part9.htm
liens du site :
http://www.artavazd-pelechian.net/liens/liens.htm

autres sites :
http://www.cineastes.net/filmo/pelechian.html
http://documentaires.ouvaton.org/doc06/spip.php?article324






visiteur_Ugo (le 17/03/2007 à 19h03)
En 1929, avec L'homme à la camera, Dziga Vertov a tout inventé du langage cinématographique. Tout ? Exagération ? Il suffit de voir ce film muet de 90 minutes dans lequel Vertov donne La leçon de montage en filmant une journée à Moscou du lever au coucher du soleil. Tout est montré. Tout est dit: la caméra est un oeil et si elle filme une bataille, elle doit être tout à la fois l'homme qui tire, le fusil qui crache la balle, la balle qui va tuer, l'homme qui va trépasser...1929 avec une camera en bois, une manivelle et une optique Zeiss.





Publié le 14 mars 2007 à 10:28
Par flicorse
Une nouvelle adresse pour le creuset des arts « arbre de lune »:

L'adresse www.arbre-de-lune.fr n'existe plus. Pour retrouver, les porfolio et les vitrines d'artistes, les catalogues des éditeurs, les dossiers et les annuaires que vous consultiez, il faut désormais vous rendre à l'adresse :

www.artpointfrance.org

L'architecture et la présentation graphique du site ont été en partie renouvelées. Le déménagement n'est pas tout à fait achevé. Vous rencontrerez des liens rompus. Nous vous demandons un peu de patience.

Art Point France Info : www.artpointfrance.info

Nous avons relevé :




L'insularité du noir (propos d'artiste) : Fabien Claude.

        

"Cela fait vingt ans que je me consacre exclusivement à la peinture. Pendant plus de quinze ans, je n'ai pas voulu montrer mon travail, car je ne voulais surtout pas être tenté de donner des réponsesà une demande du public. Je voulais absolument aller jusqu'à un point extrème, jusqu'à un point de non retour, où l'avis des autres n'a plus d'incidence. Mais ce n'est que grâce à mon amie Anne-Marie que j'ai pu travailler pendant ces quinze années sans montrer. En fait je voulais savoir ce que j'attendais vraiment de la peinture...."

Fabien Claude, a reçu le Grand Prix AZART à l'automne 2006. Les propos de l'artiste sont extrait du numéro spécial de la revue parue en mars 2007. Fin 2006, il était présent au Salon de Lyon et Sud-Est 2006, Arts plastiques et visuels en région Rhône-Alpes.

Parole d’artiste messin:

" Fatigue, vivre dans un perpétuel orage assourdi par des coulées de sable noir "
" Ce n'est pas négatif d'être désespéré. Il faut faire quelque chose de cette perte, de ce creux. J'ai toujours été fasciné par la notion de deuil. Elle permet une transition entre le très noir, le très sombre et l'espérance. De cette convalescence naissent beaucoup de possibilités. "
" J’ai l’impression parfois d’habiter des visages, une goutte d’eau dans le brouillard. Fatigue ou indifférence, tout me semble un peu flou, se condenser ailleurs. La sagesse (je n’aime pas le mot) est d’être présent dans son lieu, présent dans son présent, de rebondir sur un sol ferme dans la tension d’un réel désir. Mon travail est une sorte d’absence qui paradoxalement ne me permet pas de m’absenter, un ancrage sans autre lien que toutes mes facultés. La réalité n’est peut-être qu’une présence d’esprit et de corps, une endurance à tout voir, tout penser, tout saisir aux extrémités, un secret dont le mot ne permet plus de se construire au-delà de ses outils. Nul besoin d’illusion, de rêverie, lorsqu’on connaît précisément ces possibilités, les mouvements conduits par le contact d’une simple pointe sur des surfaces sensibles. Le monde est tendrement féminin à la décision du corps, lorsque la violence n’excède pas le désir de sens. Il n’y a écriture que s’il y a perception d’un consentement, d’un désir en creux. Rendre visible suppose le lieu d’un regard. "
"  La peinture est un mur, un seuil de profondeur, un signe intérieurement habité par une histoire, un passé, une mémoire, des choses exprimées, d’autres, présentes dans une sorte de non dit. La peinture d’Anne-marie Cutolo, ses corps ouverts sont dans cette proximité organique d’un sens, d’une évasion, d’une lointaine intériorité. ma propre peinture est un peu l’envers de cet espace, une page d’écriture portant trace du dehors, d’un inconscient en sa rigueur rattaché à aucune signification personnelle : Les lèvres gercées d’une parole exprimant la terrible patience d’un monde agissant dans une folie d’absence. Présenter conjointement ces deux peintures est un fait d’oppositions, de différences, de désirs, une question par laquelle quelque chose bat sur son envers. "

Et pour plus…
http://www.artpointfrance.info/article-5835686.html
http://www.lagalerie.be/claude/TRAVAUX%202003.htm



  
Short Storie : Le train de nuit - Pierre Givodan.



" Le train roulait depuis des heures. La contrebasse de Mingus épelait ses notes graves dans la nuit sans étoile. Je songeai au silence infini des espaces, à Pascal, à sa statue quelque part en France dans une salle du musée de Clermont-Ferrand. A la France, si loin de moi à cet instant et si près de mon cœur. Car il me semblait que j'étais à l'autre bout du monde. Enfermé dans ce wagon, victime des secousses, dans le bruit de ferraille des rails. Ce train qui roulait dans la nuit espagnole..."

une nouvelle originale de Pierre Givodan. Plus…
http://www.artpointfrance.info/article-5998074.html

Pierre Givodan, qui a une origine maternelle corse,  peint et écrit depuis 20 ans. Collaborateur de Art Point France, il tient "ses chroniques intempestives" sur www.artpointfrance.info

      

Expositions personnelles :

Galerie Rancilio Sanary-sur-mer 2006
Cabinet d'avocats Contet Toulon nov - .dec. 2004
Galerie Tintamarre L'Isle sur la Sorgue 2002
Château de Portes (Gard) 2002
Galerie l'Arbre de Lune Uzès 1999
Galerie 9 Paimpol 1995
Galerie Le Bois d'Amour Pont Aven 1993
Site consacré à  l’artiste – écrivain
  à l’adresse ci-dessous:
http://www.pierregivodan.com/
    
 

Publié le 13 mars 2007 à 00:47
Par flicorse
Le Salon de l’art de Marseille :

Lundi 11 mars , le salon de l’art de Marseille a fermé ses portes au parc Chanot, où 153 artistes de 16 nationalités différentes exposaient une petite partie de leurs œuvres. Amateurs et professionnels observaient et chuchotaient dans un circuit en forme de carrousel, n’hésitant pas à faire plusieurs tours pour revoir et mieux apprécier celles qui les avaient touchées, avant de voter, comme chaque année, pour l’attribution du prix spécial du public. Nous nous sommes arrêtés, cette année, sur deux artistes corses : Gabriel Diana et François Casanova., mais aussi sur Seb M, de Palavas.



François Casanova :

Le peintre François Casanova est un contemporain et ne revendique aucun lien généalogique avec le François Casanova , peintre de batailles, né à Londres en 1727 , frère de Giacomo Girolamo Casanova (en français Jacques Casanova), aventurier célèbre né le 2 avril 1725 à Venise, décédé le 4 juin 1798 à Dux en Bohême (aujourd'hui Duchcov), et qui usa de pseudonymes dont le plus célèbre est celui de Chevalier de Seingalt.



Notre François Casanova est un peintre expressionniste autodidacte installé en Provence. Il est né en 1944 en Corse où il a passé sa jeunesse. Après une première expérience picturale à Marseille dans la mouvance de 68, son activité professionnelle le pousse vers le monde du tapis et des textiles orientaux dont il va faire le commerce. Il se passionne alors pour les œuvres des différentes tribus nomades et collectionne les pièces anciennes (tapis de prière, kilims, selles et autres objets textiles), témoins de la vie et de la créativité de ces ethnies aujourd'hui sédentarisées. Retourné à la peinture textile dans les années 90, il trouve son inspiration dans la connaissance de ces civilisations ; il crée à partir de ces "documents" une œuvre tout à fait personnelle. On retrouve dans certaines de ses créations abstraites les couleurs de l’Anatolie, chères au peuple arménien. Il s’agit d’une œuvre singulière exprimant un vécu et une grande sensibilité à la manière d’aucun maître vivant ou mort.

Il a exposé notamment à la Galerie Cardinal à Ajaccio, voir à l’adresse ci-dessous :
http://perso.orange.fr/galerieducardinal/sources/casanova.htm**
 


Gabriel Diana :



biographie sur son site - http://perso.orange.fr/gabriel.diana/_private/1-Page%201.htm

" De mère française et de père italien, Gabriel Diana naît en Toscane en 1942. Très jeune il fréquentera l’académie de peinture de Bastia, dirigée par le Grand Prix de Rome Hector Filippi. A seulement 15 ans, sa première exposition personnelle à Corte, en Corse. Inscrit aux Beaux Arts de Brest, il passera trois ans dans la Marine Nationale et dessinera régulièrement sur la revue "Cols Bleus". Une successive formation d'ingénieur, lui permettra d’exercer la profession, à Milan, durant de nombreuses années. Dans la capitale lombarde, il lui fut facile de cultiver sa passion pour l’art et fréquenter différents ateliers d’artistes. Peinture, sculpture, arts plastiques, Gabriel Diana aime affirmer que : "Si chaque technique est un langage, l'homme est polyglotte!..." L'artiste est aujourd'hui, pour la Corse, un personnage de valeur culturelle certaine, reconnu en France et même à l'étranger. Ses œuvres, particulièrement les bronzes fondus à la cire perdue, ont été définis par les médias insulaires: "...Oeuvres qui revêtent une dimension symbolique forte dans le contexte socio politique actuel. Toutes sont porteuses d'une image valorisante qui traduit la capacité de l'île à produire et à exporter de la valeur ajoutée dans les domaines artistiques et culturels." En décembre 2004, la chaîne télévisée France3 a réalisé un reportage de 52 minutes sur le parcours artistique du peintre et du sculpteur, également bronzier. Images riches d’intérêt, tournées dans son atelier en Corse, à Bastia, au Musée d’Anthropologie de Corte, mais également en Italie, à Milan où il vécut, et dans sa fonderie où il opère régulièrement. Sensible à la philosophie de l’artiste, le réalisateur Jean-Charles Marsily a su en cueillir l’essence, par cette phrase qu’il superposa en ouverture : "Ce que révèlent les oeuvres de Gabriel Diana est subjectif. Ce qu'elles cachent est essentiel..." Depuis sa formation d'ingénieur, le didactisme est devenu un propre de l'artiste : Avec ses deux éditions " Bronze " et "L'art du bronze par le feu ", le sculpteur emmènent le lecteur à la découverte de la technique de la fusion du bronze à la cire perdue. Un parcours complexe, rendu facile par de nombreux dessins, ainsi que d'étonnantes photographies prises en fonderie durant le tournage par Norman Douglas Pensa. Maintes fois primé dans différents pays, (en France ses principales reconnaissances sont à Montmartre, au Louvre, au Palais de Chaillot, Trocadéro, Musée de la marine...) le sculpteur corse a été honoré par la République Italienne, le Président Carlo Azelio Ciampi lui ayant décerné les insignes de "Cavalliere dell'Ordine della Stella e della Solidarietà Italiana" pour ses mérites artistiques.Les travaux de Gabriel Diana enrichissent dans le monde entier de prestigieuses collections privées, lieux publics, musées et fondations.

Article et photos sur reportage FR3, à l’adresse ci-dessous:
http://perso.orange.fr/gabriel.diana/_private/E.1.01.%20PRESSE.htm

La préface de son dernier catalogue, intitulée " Gabriel Diana, ou letravail sur soi… " a été écrite , avec talent, par *Marie-jean Vinciguerra . On peut lire , après une description des bronzes dans le paysage corse de l’artiste : " … Ces bronzes témoignent de l’itinéraire spirituel de l’artiste, d’un voyage à l’intérieur de soi. Diana tient la bride aux émotions. Il imprime ses œuvres d’un sceau d’authenticité en leur communiquant le frémissement de sa sensibilité. " L’arte e cosa intellettuale ". Diana, ingénieur, le sait lui qui saisit d’un trait net la sculpture du vivant. La précision de la ligne n’est pas de détail ni de pure géométrie, mais d’allure. Le mécanisme du monde est irrigué de sang. C’est la main du démurge qui donne l’étincelle de vie. Après le dessin, vient le façonnage du modèle ( la main accoucheuse pétrit, caresse) à partir duquel est tiré le moule. La technique de la " cire perdue ", celle qu’affectionne Diana, permet d’atteindre la plus grande perfection. Dans sa fonderie, l’artiste veille, participe au déroulement de toutes les opérations que nécessite cet " art du feu " ( remplissage et évacuation de la cire, mise en place d’un réseau de canaux, remplissage et débourrage du noyau de terre réfractaire…) "

Gabriel Diana a réalisé une série d’œuvres érotiques, un érotisme fait de provocation et de pudeur, un travail d’esthète. Marie-Jean Vinciguerra décrit de parfaite façon certaines des sculptures et vous pouvez aller les voir sur le site de l’artiste ; On y trouve aussi des bandeaux et des têtes de maure saisissantes sur fond marin. Nous avons remarqué un buste de Pascal Paoli , « babbu di a patria » , la première constitution insulaire dans sa main droite posée sur son coeur.

      

Les œuvres de cet artiste " revêtent une dimension symbolique forte dans le contexte insulaire. Toutes sont porteuses d’une image valorisante qui traduit la capacité de l’île à produire et à exporter de la valeur ajoutée dans les domaines artistiques et culturels ". Elles témoignent de cette culture corse à la fois immémoriale et contemporaine.  Il poursuit  ce «  travail sur soi " en  passeur de culture.

Site de Gabriel Diana : http://www.gabrieldiana.com

A Borgo, cordon lagunaire, Route de Marana, Gabriel Diana vous prpose une exposition permanente, la visite de son jardin ( " Le jardin de rocs agencés et de palmes ouvre l’arche volière des fables " M.J Vinciguerra – exposition de cultures momumentales ) sa salle d’exposition et son atelier d’artiste, sans le moindre engagement et sur simple rendez-vous Tél.04 95 58.18.05

*Marie-Jean Vinciguera
, homme politique et écrivain qui vient de publier un ouvrage intitulé "  Höderlin et Paoli ". L’auteur a travaillé dans les années 1980 à 84 avec Pierre Bertaux, grand germaniste, qui lui a fait connaître l’œuvre d’Höderlin , à qui il avait consacré un article dans le N° 151 de Kyrn "  Höserlin ou le mythe de la Corse héroïque ". Il a traduit de cet auteur germanique un poème de 600 vers titré "  Emilie à la veille des Noces ", " une sorte de roman épistolaire, dit-il. ". Il s’est ensuite intéressé à l’historiographie de Pascal Paoli " à travers le prisme allemand ". Son livre (aux Editions Materia Scritta, 2006) raconte le voyage initiatique du héros Edouard qui passe par la Corse. Dans l’article de Jean-Marie Arrighi ( Corsica), l’auteur dit : " … Il (Höderlin ) distingue le patriotisme du nationalisme. On peut être " apatride " sur son propre sol lorsqu’on ne ressent plus son appartenance à une terre de liberté et de démocratie. Le " pays-patrie " ( Heimat) s’inscrit dans une mémoire, celle d’un " Vaterland ". Mais, sans la liberté, il n’y a plus de patrie. Napoléon, " esprit universel " au sens hégélien, en trahissant Bonaparte républicain, à la différence de Paoli, cesse d’être un " père de la patrie ". Quatrième page de couverture : " Le général Paoli, figure emblématique de la résistance et de l’indépendance corses et " père de la patrie " (" U babbu di a patria "), a été célébré par l’intelligentsia de l’Europe des Lumières (Rousseau, Voltaire, Burnaby, Boswell, Symonds, Vittorio Alfieri…). Comme l’écrit Voltaire à sa nièce Marie-Louise Denis : " Toute l’Europe est corse. … la réputation et le rayonnement de Paoli était tel dans l’Europe entière que le poète allemand Hölderlin, pour écrire une œuvre destinée à l’éducation morale et politique des jeunes femmes Emilie à la veille de ses noces, a fait appel au personnage de Paoli comme exemple édifiant de la lutte pour la libération de son peuple…. Le mythe de Paoli à la fin du XVIIIe siècle résulte de la fusion de deux mythes : à l’image de défenseur de la liberté s’ajoute celle du héros qui a partagé les idéaux de la Révolution française avant qu’elle ne tombe dans les excès de la Terreur. " Avec son ouvrage " La veuve de l’écrivain ", il a obtenu, en 2006, le Prix du Livre insulaire - Distinction Regards poétiques. Il sera présent au Salon du Livre 2007 de Paris – stand de la Collectivité locale de Corse

        Article Corsica : http://info.club-corsica.com/iden_90_001.html#



Seb M de Palavas ( Hérault)

Nous avons remarquer bien sûr d’autres artistes " pinsutti " et, pour en citer un, nous avons choisi Sébastien Masse "  Seb M ".

    

Né en 1970 à Marseille, Sébastien Masse vit et travaille près de Montpellier. Il expose à Béziers, Saint-Tropez, Montpellier et Marseille. Après avoir fini ses études d'histoire de l'art, la pratique de la peinture est devenue chez lui une nécessité. Il se sert de sa vision du monde comme point de départ d'une figuration. Son univers pictural décline des thèmes de la vie quotidienne contemporaine : scènes de rue, de bar, portraits d'anonymes ou de personnages célèbres. Les femmes, aux yeux allongés, aux lèvres fortement marquées, aux regards directs, interpellent l'imaginaire du spectateur. Seb. M utilise une technique mixte alliant l'acrylique, le pastel et des encres diverses. Ses compositions sont caractérisées par la finesse de ses harmonies colorées, à la fois légères et contrastées.
Il explique : " Historien d'art de formation, des artistes comme Bacon, Picasso, Giacometti, Modigliani, Barceló ont alimenté mon désir de devenir peintre. De manière empirique, ils ont développé un langage pictural afin de retranscrire leur propre vision de la réalité et de leur monde imaginaire. Avec la même approche, j'ai choisi de travailler à l'instinct, au-delà du réfléchi laissant dialoguer la forme et la couleur avec la sensation. Portraits, scènes de la vie quotidienne, variations érotiques ou thèmes mythologiques, peuplent mon univers pictural où prédomine l'individu. Peindre est à mon sens un acte qui mélange l'expérience du vivant en général et sa vie propre. Le modèle (personnage réel ou imaginaire) permet de plonger dans l'âme humaine, de découvrir l'autre et de dévoiler ce qui se cache au fond de soi. Les visages de mes personnages restent graves, en attente, et seraient comme une mémoire vivante où s'entrechoquent des champs d'expériences, des sensations, des forces vitales. Ils se composent comme un vivant poème où les correspondances formelles riment avec les harmonies de couleurs. Les yeux et la bouche caractérisent l'expression, la relation avec le spectateur. Le nez, espace polymorphe ou non, donne l'impulsion majeure au "visage masque". La simplification des formes accentuent la force du sujet. Les fonds amènent l'unité au tableau et synthétisent la composition dans une dominante de couleur. Ils accentuent l'isolement de la figure et intensifie sa présence. L'homme se voit confronter à lui-même, à sa propre réalité physique. C'est une sorte de mise en abîme comme les ombres ou les flaques aux abords des figures agissant tels des miroirs où se refléterait la substance humaine. La forme et la couleur sont donc étroitement liées à la sensation. Elles répondent à une logique de création où interviennent tour à tour : le rêve avant la réalité, la pensée avant la raison, l'indicible avant le visible ".

Information vue sur le site : http://membres.lycos.fr/baroo/spip/

 
 
 

 
 
 

Publié le 09 mars 2007 à 20:13
Par flicorse
Le mas des alouettes, film des frères Taviani , sortie dans les salles le 1er Mai 2007 :

Lors du 57e festival de Berlin, du 8 au 18 février 2007 était présenté, hors compétition, le film des frères Paolo et Vittorio Taviani consacré au génocide arménien. "La Masseria delle Allodole" (titre français: "Le mas des alouettes") est tiré du roman d'Antonia Arslan: elle y a raconté l'histoire de sa famille arménienne.

La famille arménienne Avakian est riche et nombreuse. Les deux frères Aram et Assadour ont décidé de se revoir. L'un, médecin, émigré à Venise, a bien réussi, est marié avec une comtesse italienne, et l'autre possède des terres près d'une petite ville d'Anatolie qui abrite une importante communauté arménienne et où il est respecté même par les autorités turques.
Tandis qu'à Venise on organise le long voyage en Anatolie, Aram, sa femme Armineh, sa tante Hasmig et sa soeur Nunik se préparent à les accueillir. On fait restaurer le Mas des alouettes, l'antique demeure qui les a vus naître. Dans la période qui précède ces retrouvailles, émergent des sentiments, des projets ambitieux... et même une histoire d'amour, dangereuse et impossible, entre Nunik, arménienne, et un jeune officier turc.



Note des frères Taviani : " Nous aimons ce film et nous sommes convaincus que le public l’aimera aussi, parce que les points forts de ce récit sont ancrés dans deux grands moments de l’histoire humaine. Le premier est lié au sens ancien, mais toujours nouveau, de la famille. Une famille, arménienne, dans laquelle s’accomplit le destin de ses membres: la force, la passion d’un couple d’époux, la mort, chargée de présages, d’un vieux patriarche charismatique, l’ardeur et l’impatience d’une jeune fille en quête d’amour, l’innocence mystérieuse de l’enfance. Des destins individuels qui se croisent et s’affrontent dans la belle demeure de la petite ville arménienne, en Turquie, et dans leur " mas des alouettes " que l’on restaure dans toute sa splendeur à l’occasion du retour tant attendu d’un frère qui a émigré depuis des années en Italie. Dans cette atmosphère d’attente joyeuse et de confiance naturelle dans la vie, les membres de la famille ne remarquent pas les nuages noirs et menaçants qui s’amoncellent au-dessus de leurs têtes. Après des années de co-existence pacifique, les " jeunes de la Grande Turquie ", fanatiques et racistes, préparent en secret leur plan de génocide: éliminer l’ethnie arménienne, afin que la Turquie appartienne uniquement aux Turcs ".

Article complet à l’adresse ci-dessous :
http://www.flachfilm.com/article.php?lang=fr&id_film=&id_article=462&rub=int



Brève biographie des Taviani
: Vittorio Taviani, né le 20-9-1929, et Paolo, né le 8-11-1931 à San Miniato, en Italie. Vittorio étudie le droit à Pise et son frère poursuit des études artistiques. Les deux frères commencent à s’intéresser au cinéma et réalisent en 1954 un premier court métrage en commun sur leur village natal, " San miniatio*, Luglio ’44 ". Avec PADRE PADRONE, lauréats du festival de Cannes en 1977, ils deviennent célèbres au-delà des frontières de leur pays.

Eglise San Miniatio al monte

* San Miniatio est une ville de la province de Pise et c’est aussi le saint de l’église San Miniato al monte à Florence . Ce monument religieux de Florence en Toscane (Italie) rend hommage au premier martyr de la ville, Saint Minias, enseveli ici au IIIe siècle. Selon la légende, Minias était un prince arménien qui servait dans l’armée romaine sous les ordres de l’empereur Decius. Accusé d’être chrétien, il l’avoua. Les lions refusèrent de le dévorer. Il fut finalement décapité et monta sur la colline en portant sa tête. Donc " être né à San Minatio en Toscane " représente un lien historique ancien avec l’arménité.

Les acteurs sont excellents. André Dussolier, Tchéky Karyo et Arsinée Khandjian (compagne du célèbre cinéaste canadien A. Egoyan) font partie du casting.

Arsinée Khandjian

Les images poursuivront les spectateurs encore longtemps. Tout est insupportable. Il y a des dépositions de témoins, selon lesquels les soldats ont demandé à des mères arméniennes de tuer elle-même leur nouveau né mâle , des scènes regardées avec les yeux plein d’incrédulités et qui vous laissent hébétés. Et cependant, elles reflètent la vérité historique. Les frères Taviani soulignent que la représentation du génocide des Arméniens est prouvée historiquement.

Dans le Journal italien " La Stampa "
" Les frères Taviani n’avaient jamais fait un film fort, sanglant et déchirant comme " la masseria de l’allodole ". Un jet de sang écarlate sur une porte blanche : c’est une prémonition. La tête du propriétaire, tranchée par un coup de sabre, tombe sur les genoux de sa femme. Un médecin châtré par une épée hurle de douleur. Un enfant caché sous une table est tirée dehors par un pied puis enfilé. Un amour impossible entre un officier turc et une fille arménienne. Femmes qui sont prises avec violence ou qui s’offrent pour de la nourriture. Une maman accouche d’un mâle, ils lui est accordé le droit de le tuer... " La ferme aux alouettes " est très intéressante, riche d’images merveilleuses. Le film est marqué par le style grandiose unique des Taviani, aggravé par la persécution des Arméniens et vers les assassinats de masse de nos jours "
Le journal allemand " Frankfurter Allgemeine Zeitung " explique que "dans les scènes des massacres le film reste austère et ne montre pas la soif de sang des Turcs comme un excès de sadisme mais comme un carnage rigide et presque solennel ".

Vidéos sur le site " Nouvelles d’Arménie " :
http://www.armenews.com/article.php3?id_article=29368



Le livre " Il était une fois l’Arménie " écrit par Antonia Arslan
, Italienne d’origine arménienne , professeur de littérature :



Aux éditions Robert Laffont, paraît la traduction de " Il était une fois en Arménie",poignant récit d'Antonia Arslan sur les traces de sa famille italo-arménienne. Dans leur film, les frères Taviani ont repris le titre original de " Mas des alouettes ".

" Emigré très jeune en Italie, Yervant (le futur grand-père d'Antonia) projette un retour au pays, à l'invitation de son frère Sempad. Pour un séjour, ou peut-être plus. Le premier est médecin, père de deux enfants, le second pharmacien, à la tête d'une progéniture assez touffue. D'un côté, on aménage la maison qui accueillera les retrouvailles (le mas des alouettes), de l'autre, dans un même tourbillon, on prépare la voiture (rouge Ferrari : une six places avec glacière) qui y conduira ; de l'un comme de l'autre, on appréhende le moment, on se réjouit par avance, on ne songe guère plus qu'à ce voyage. On est en 1914, puis au printemps 1915. L'Italie entre en guerre contre l'Empire ottoman, interdisant le départ de Yervant. Enchâssées dans le conflit mondial, les dérives purificatrices du panturquisme emporteront Sempad - à l'exacte moitié du livre - et avec ou après lui la plupart des siens.
La mort s'introduit au mas des alouettes avec la violence de la folie furieuse, à laquelle quelques instants, une lame forcenée, suffisent pour trancher la gorge d'un homme, ou massacrer tous les hommes réunis là, sans que la moindre issue leur soit laissée. L'épreuve infligée ensuite, des semaines et des semaines durant, à ceux (celles) qui n'ont pas été les victimes directes de la tuerie inaugurale apparaît d'autant plus cruelle qu'elle fait d'une certaine manière peser sur chacune des "personnes déplacées" la responsabilité de sa survie (la sienne, celle de ses êtres chers, d'un peuple dans son entier) : sur une capacité de résistance surhumaine, idéalement accompagnée d'un don pour l'astuce digne des plus valeureux héros des contes traditionnels
"

Article complet sur le bolg " Topolivres " :
http://blog.topolivres.com/blogtopolivres/213/Armnie+mon+amie,+Anne+de+l'Armnie+en+
France+::+Antonia+Arslan,+IL+ETAIT+UNE+FOIS+EN+ARMENIE.html

Antonia Arslan

Extrait d’une interview de l’auteur : " Ce livre est né de tous les récits oraux que j'ai entendus au cours de mon enfance. Des histoires de survivants, des narrations faites par des cousins, des personnes âgées qui venaient voir mon père ou mon grand-père et leur racontaient leur expérience. C'est ainsi que les marques de la survie des Arméniens et de la tragédie du génocide se sont gravées dans mon esprit et dans mon cœur. Toute ma vie j'ai porté ces traces en moi, sans avoir le courage de les laisser affleurer, d'en parler. Jusqu'au jour où j'ai entrepris de traduire un grand poète arménien, Daniel Varoujan [Le Chant du pain, trad. en français par Vahé Godel, Parenthèses 1992], exécuté lors du génocide de 1915. Il s'agit de l'un des plus grands auteurs symbolistes, assez peu connu hélas, sa langue étant elle-même peu répandue "
Pour plus aller aux adresses ci-dessous :
http://blog.topolivres.com/blogtopolivres/212/
http://www.yevrobatsi.org/st/item.php?r=2&id=2054

Daniel Varoujan

En ce qui concerne Daniel Varoujan, il serait, selon Antonia Asrlan, mal connu en Italie. Toutefois, il est très célèbre dans la communauté arménienne de France. Les Editions Parenthèses qui l’ont édité, ont leur siège à Marseille. De son vrai nom de famille, Tcheboukkiarian, Daniel Varoujan est né au village de Perkenig près de Sébaste. Fuyant les massacres hamidiens, sa famille va s’installer à Istanbul où il devient l’élève des frères Mekhitaristes. Ces derniers l’envoient au Collège Moorad-Rafaélian de Venise et de là en 1905, à l’Université de Gand en Belgique où il suit des cours de littérature. En 1909 , il retourne à son village comme instituteur où il enseigne 3 ans. Après son mariage en 1912, il devient le directeur de l’Ecole Saint Grégoire l’Illuminateur d’Istanbul. En 1914, il fondera avec d’autres écrivains arméniens un cercle littéraire voulant se réclamer de l’ére préchrétienne et païenne.
Poète de génie, Daniel Varoujan demeure le symbole de cette époque. Il sait couler la violence de sa passion dans une langue raffinée. Poète d'Éros, son poème présenté ci-dessous "Chant Païen" est d'une réalisation érotique et sensuelle digne des Mille et Une Nuits. Varoujan est aussi le chantre du peuple, dont il veut que la douleur soit sans désespoir. Les Frissons, Le Cœur de la race et la Chanson du pain sont ses chefs-d'œuvre.
"Varoujan mourut attaché à un arbre, mutilé de part en part, et ses restes furent jetés aux chiens errants. Depuis Euripide, jamais à notre connaissance, poète n'avait connu une fin aussi effrayante, sinon celui dont la religion de son peuple se réclamait. Il est difficile de ne pas y penser. Le poète avait trente et un ans." (Luc-André Marcel).
Site NetArménie :
http://www.netarmenie.com/culture/poesie/varouj.php




Publié le 08 mars 2007 à 00:25
Par flicorse


Au Port autonome de Marseille, Le Girolata avait appareillé à 19 Heures le 1er mars 2007. Le lendemain, au petit matin, les îles sanguinaires se découpaient enfin sur le fond incertain des bleus sombres. A sept heures, lorsque nous débarquions , Ajaccio était à peine réveillé. Le vendredi n’est pas un jour de grand marché et quelques commerçants avaient déjà installé leurs étals derrière la mairie, où nous prenions place à la terrasse d’un bistrot pour nous offrir un café, boisson qui, de façon presque rituelle, ponctue chacun de nos vrais plaisirs. Le temps de lire le journal qui m’a été gentiment proposé et d’une visite dans une boulangerie voisine pour acheter quelques gourmandises corses ( fiadone, canistrons, canistrelli…), nous voilà en route vers Coti-chiavari. En longeant la mer vers le sud, à 38 kilomètres d’Ajaccio, le petit village de Coti-Chiavari vous offre son belvédère avec vue panoramique sur le golfe d’Ajaccio avant d’effectuer des balades dans des forêts d’eucalyptus et de chênes verts. Vous découvrirez un magnifique territoire composé en grande partie de collines couvertes de maquis, légèrement élevé à l'est (pointe de Carapono, 625 m), une petite vallée centrale, une région littorale sud assez désertique, et une belle côte découpée..



Le rendez-vous a été fixé pour le 4 mars à 11 Heures chez Mico, un bel établissement situé à Portigliolo et qui domine une plage de sable paysagée par la nature qui y a disposé quelques roches arrondies par l’érosion.



La veille, Samedi 3 mars, j’ai acheté le seul quotidien local "Corse-Matin " avec son supplément " Fémina " qui , coïncidence ou pas, contient un article sur la forêt de Coti-Chiavari. Roland Chabot, auteur du livre " Sentiers de Corse " y propose plusieurs circuits de randonnées, dont certains vous feront passer par les ruines du Pénitencier de Coti-Chiavari, lieu choisi par Jean-Pierre Orsi dans le premier volet des enquêtes du commissaire Batti Agostini ( aux éditions du Journal de la Corse). Dans ce roman , l’auteur vous fournit déjà un bon nombre de renseignements sur ce lieu historique, sans nuire à la fluidité du récit. Pour ceux qui ont le souhait d’en savoir plus, nous avons retrouvé dans une bibliothèque, un livre publié par les Editions La Marge en 1989 et écrit par Dominique Bourdon avec le titre évident " Le pénitencier de Coti-Chiavari ". On y apprend que, avant la domination génoise, la commune portait le nom de Cotese, vaste étendue dans la région de Costa. Le village principal appelé " Coti " fut détruit en 1573 et le lieu conserva le nom de Cotese ou domaine de Coti. Une colonie venue de Chiavari, une ville de la république de Gênes, s’y serait établie. Après de multiples péripéties, les deux noms de Coti et de Chiavari ont fusionné. La commune recèle des vestiges préhistoriques et antiques : le site préhistorique de Capo di Muro., l’emplacement de camp romain à l'est du village., les tours génoises du Capo Nero, du Capo di Muro, della Castagna (fortifications modernes), et bien sûr, l'ancien pénitencier de Chiavari.

Le village est allongé en terrasses sur une colline, et la commune compte de nombreux hameaux . L’architecture a gardé une belle unité de façades en pierre, autour d'une jolie place ombragée. L’ église paroissiale Saint-Jean-Baptiste a été reconstruite sur l'emplacement d'une ancienne piévanie romane : église en 2 corps de bâtiments décalés, clocher au chevet en bel appareil avec flèche de pierre – à voir aussi : la Chapelle à Acqua Doria.

Dans la nuit du 3 au 4 Mars , une éclipse de lune a précédé le rassemblement des " corsicapolardeux ". La Corse n'est pas restée dans les ténèbres. Le soleil était à notre rendez-vous de 11 Heures sur le Golfe d’Ajaccio. C’est donc par un temps radieux, sur cette belle commune de la côte sud du Golfe d’Ajaccio, que les membres de Corsicapolar se sont réunis autour d’une bonne table corse. Nous y avons rencontré des personnalités attachantes, des militants culturels avec des projets rapidement partagés par tous. " Corsicapolar est passé du virtuel au réel " sous la présidence de Mme Lucienne Gaspari, avec la programmation d’un premier événement :
Les 5, 6, 7, 8 Juillet 2007, un Festival du polar corse et méditerranéen se tiendra à Ajaccio. Il rassemblera, sur la place Foch, une quarantaine d’auteurs en provenance de Provence, du Languedoc-Roussillon, de Toscane, de Sardaigne et de Corse. Un programme détaillé de cette manifestation sera disponible dans les prochaines semaines.

Sur le site de Corsicapolar, un fichier des auteurs pourra bientôt être consulté. Treize auteurs sont déjà répertoriés. Nous les citons par ordre alphabétique : Olivier Collard, François Cannicioni, Jean-Paul Ceccaldi, Marie-Hélène Ferrari, Okuba Kentaro, Ange-Mathieu Mezzadri, Elisabeth Milleliri, Paul Milleliri, Jacques Mondoloni, Jean-Pierre Orsi, Ugo Pandolfi, Daniele Piani et Jean-Pierre Santini.













Si le polar est à l’origine de l’équipe constituée, d’autres perspectives s’ouvraient avec la volonté de ne pas s’enfermer et de s’intéresser à d’autres pans de la littérature corse et méditerranéenne. A cet égard, la présence, aux côtés de Jean-Pïerre Santini, de ses complices engagés dans l’aventure éditoriale "A fior' di Carta " et celle de Pierre-Paul Battesti et de sa compagne étaient révélatrices de l’intérêt porté à ceux qui mettent de la passion dans leurs projets culturels.

Et des projets, chacun en avait ! Mais nous n’évoquerons pour l’heure que les événements programmés. Avec Corsicapolar, nous soutenons deux initiatives à ne pas manquer:

1°/ Les 1,2 et 3 Juin 2007, "Îles. Expressions de l’imaginaire" à Porticcio , au Coralia.

Premières lignes de la présentation par Isula Viva (Pierre-Paul Battesti) : " Voilà un sujet de conversation insubmersible ! Et pitch d'un " colloque " qui réunira tout ce que la Corse et l'outremer comptent de femmes et d'hommes capables de parler de l'insularité et de leurs incessants " allers-retours ". Vous avez dit " mythe de l'éternel retour " ? Nous parlerons aussi de cette " ubiquité symbolique ", détectée puis expliquée par le philosophe Jean-Toussaint Desanti dans son texte bouleversant " Effacer la mer ". Éditrices, écrivains, historiennes, universitaires, essayistes, psychologues, militants ou femmes politiques : ils seront à l’hôtel CORALIA, où s'organisera une fête savante " Iles. Expressions de l’imaginaire ". Sont aussi prévus des repas et un confessionnal pour évoquer en particulier le " tourment de l'ailleurs ", cette fatalité de tant d'îliennes et d'îliens dans le vaste monde.
Être né en Corse, serait donc porter en soi, dans son extrême singularité, le tourment de l’ailleurs ".Cette phrase de Jean Toussaint Desanti (Effacer la mer) est-elle un sujet de philosophie ? Une enquête de journaliste ? Le pitch d'un film ou la trame d’un roman ? Ce colloque " Iles. Expressions de l’imaginaire " va réunir à Ajaccio, des femmes et des hommes venus de tous les horizons de la création, de l’écriture et de la vie quotidienne en Corse et outremer. Éditrices, écrivains, historiens, universitaires, essayistes, psychologues, militants ou politiques : ils vont réfléchir avec nous, à cette " ubiquité ". L’insularité a-t-elle produit des destinées extraordinaires comme la vie de Pascal Paoli ou celle de Brigida, une des toutes premières femmes médecins occidentales au XVII° siècle ? Fatalité ? Souffrance? Passion ou redoutable aiguillon ? L’ubiquité domine et guide la vie des îliennes et des îliens. Du fait de leur " double origine ", de leurs nationalités changeantes, de leurs résidences multiples, de leurs incessants " allers-retours " : comment vivent-ils ce " partir revenir " et ce mythe de " l’éternel retour "…

Les thèmes traités : Insularité et origines ; le mythe de l’éternel retour – L’ubiquité symbolique ; partir - revenir – L’île d’elles : qui fait la connexion? – Insularité et destinées extraordinaires.
Avec 23 Intervenant(e)s de qualité dont : Dominique Desanti écrivain et épouse du philosophe, et notre amie Danièle Piani Eleveur Ecrivain, présente à Portigliolo et membre de Corsicapolar, qui avait laissé son troupeau en transhumance sur les terres d’Evisa.
Et 23 artistes ( peintres, musiciens, photographes, sculpteurs, artisans)
Parmi les modérateurs, notre ami et webmaster de Corsicapolar, Ugo Pandolfi, journaliste et écrivain, grand connaisseur de Jean-Toussaint Desanti à qui il rendra hommage dans son prochain roman à paraître.
Pour plus, nous vous recommandons d’aller sur les sites ci-dessous (et d’y consacrer un moment) :
http://iles.over-blog.com
http://www.isulaviva.net



2°/ La deuxième initiative aura lieu dans le Cap corse à Barrettali le 11 août 2007 dans le cadre de la Ghjurnata Libri Aperti au cours de laquelle aura lieu un lâcher de livres et des rencontres originales avec les auteurs.
C’est à Barrettali que Jean-Pierre Santini a situé certains de ses polars et notamment Nimu. C’est à Barrettali qu’il dirige la nouvelle maison d’édition " A FIOR' DI CARTA " qui, créée en juin 2006, a déjà publié 6 ouvrages. Cette naissance a été annoncée par FR3-Corse qui a diffusé sur son site une vidéo que vous pouvez aller consulter à l’adresse ci-dessous :
http://corse.france3.fr/info/28542001-fr.php

A Portigliolo, Jean-Pierre Santini a présenté à Corsicapolar deux jeunes cadres de la nouvelle maison d’Edition du Cap corse. Tous ont fait montre d’une passion " à fleur de papier " et jusqu’au bout des doigts, en s’engageant dans cette aventure éditoriale avec une grande détermination. Nous saluons leur initiative et leur engagement culturel. Nous soutenons leurs actions et serons présent à Barrettali le 11 août 2007.







Corsicapolar, association d'auteurs corses de polars qui sortent de la pénombre
:

Une éclipse marque une disparition, une occultation de la lumière et elle est à peu près universellement considérée comme un événement dramatique. Toutefois, dans la nuit du 3 au 4 mars , la lune n’a pas été mangée par un crapaud. Nous n’avons pas eu besoin de sortir le lupara pour tirer quelques salves vers le ciel afin de  tuer un monstre dévorateur imaginaire. En écoutant Radio Nostalgie le 3 mars 2007 vers 20 Heures, nous avons capté un message étrange qui devait  prendre toute sa signification dans la nuit. Nous  vous en donnons connaissance :

 "Le soleil a rendez-vous avec la lune Mais la lune n'est pas là et le soleil l'attend STOP  Ici-bas souvent chacun pour sa chacune. Chacun doit en faire autant  STOP La lune est là, la lune est là  La lune est là, mais le soleil ne la voit pas STOP  Pour la trouver il faut la nuit Il faut la nuit mais le soleil ne le sait pas et toujours luit  STOP Le soleil a rendez-vous avec la lune Mais la lune n'est pas là et le soleil l'attend  STOP Papa dit qu'il a vu ça lui... "

De source sûre, nous avons ainsi appris que le soleil avait bien rendez-vous avec la lune…  de l’autre côté de la terre.  Notre lune est restée « cônement »  dans l’ombre au milieu de la nuit.  En revanche, les membres de Corsicapolar n’avaient pas oublié de se munir d’un Théodolite pour localiser le soleil le 4 mars  2007 à 11 Heures. L’ Alilade a mesuré les angles sans aucun besoin de les arrondir et le cercle azimutale s’est ouvert sur  de nouveaux   horizons. Au sein de Corsicapolar, le débat s’est élevé et personne n’a tourné en rond.  La  Noire corse est sortie de la pénombre et, n’en doutons pas,   ne ratera pas ses nouveaux rendez-vous avec le soleil , le premier étant prévu pour début juillet 2007 (voie ci-dessus)
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