Bonavinuta!
Bienvenue sur le blog Corse noir'soeur de vos nuits blanches
Blog non agressif et sans arrière-pensée. ..
Des articles après le Blog perso....
---- --------------- --------------- --------------- --------------- ---------
---- --------------- --------------- --------------- --------------- ---------
RE NDEZ-VOUS:
- 5 décembre 2009, Salon Culture et écriture Institut Perrimond Roucas Blanc Marseille 7ème
- Les 20, 23 et 24 décembre 2009 Cultura La Valentine Marseille
-- --------------- --------------- --------------- --------------- -----------
CHANTS CORSES: Pas de lien MP3 mais de l'écoute en ligne aux adresses ci-dessous...
Radio Alta Frequenza
ht tp://www.alta-f requenza.com/in dex.php/fr/webr adios
Radio Voce Nustrale
htt p://adecec.net/ radio/listen.as x
Sur Radioblog
ht tp://www.radiob logclub.fr/sear ch/
------ --------------- --------------- --------------- --------------- ----
Le 1er juin 2009 à 22H15 .... 200.000ème visiteur I
------------ --------------- --------------- --------------- --------------
Les dix droits imprescriptible s du lecteur ( édictés par Pennac dans son ouvrage "Comme un roman")
1°/ Le droit de ne pas lire.
2°/ Le droit de sauter les pages
3°/ Le droit de ne pas finir le livre
4°/ Le droit de relire.
5°/ Le droit de lire n’importe quoi.
6°/ Le droit au Bovarysme (maladie textuellement transmissible…)
7°/ Le droit de lire n’importe où.
8°/ Le droit de grappiller.
9°/ Le droit de lire à haute voie.
10°/ Le droit de nous taire.
----------- --------------- --------------- --------------- --------------- --
A dopu!
A plus tard!
Publié le 27 août 2008 à 16:27
Par flicorse
Du vendredi 22 au dimanche 24 août 2008, la quatrième édition du festival « Un livre à la mer » s’est déroulée sous un ciel bleu et un soleil généreux, avec la présence de Corsicapolar qui présentait le recueil « Piccule Fictions»
 Cette année les organisateurs du Festival de Collioure « Un livre à la Mer » rendaient hommage à Antoine de Saint Exupéry , auteur célèbre du Petit Prince, ouvrage édité, après sa disparition, en 1953 et vendu à plusieurs dizaines de millions d’exemplaires et qui serait la deuxième plus forte vente après la Bible. C’est un des écrivains les plus lus du 20ème siècle en France et à l’Etranger. Qui ne se souvient pas de la dernière phrase de ce chef d’œuvre sur la solitude : Ne me laissez pas tellement triste ! - ou bien de celle qui est devenue une citation : On ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux. Il a écrit aussi: « Il faut exiger de chacun ce que chacun peut donner.» Alors, chacun a eu la possibilité non pas de donner mais d’acheter le recueil « Piccule Fictions » pour permettre l’achat de fauteuils Hippocampe dont la Mairie de Collioure possédait déjà un exemplaire mis à la disposition des handicapés.
 Le polar méditerranéen était présent. Lors d’une soirée au Café Sola, sur le petit port catalan, des extraits étaient lus par des comédiens de la compagnie des mille et une vies, dans une mise en scène de crime. Gilles Del Pappas, qui, auparavant, avait animé un débat sur le thème « Polar et Méditerranée » y eut la surprise d’entendre l’un de ses textes en parler marseillais dit par une comédienne avec la gouaille parisienne. Elle le fit avec talent, ce qui ajouta un effet comique qui ne pouvait que séduire l’auditoire. Pendant le festival, des comédiens déambulaient dans le centre-ville et sur le port, en déclamant des textes d’Antoine de Saint Exupery, pendant que se succédaient les débats et les conférences.
 Marie-Christine Barrault, invitée d’honneur, prêtait également son talent et sa voix dans des lectures musicales avant de venir faire un tour parmi les stands de livres pour enrichir sa bibliothèque. Elle repartait avec le recueil « Piccule Fictions ».
 Parmi les Editeurs présents, nous avons relevé la présence d’un éditeur montpelliérain « Six pieds sous terre » qui proposait, entr’autres parutions, des adaptations en B.D de la série Le Poulpe, en commençant par le premier écrit par Jean-Bernard Pouy.
 Le polar catalan était représenté par les auteurs des Editions Cap Béarn dont notre ami Gildas Girodeau, natif de Collioure où, au milieu des oliviers et face à l’horizon marin, il propose des chambres d’hôte. Il vous reçoit avec son épouse. Le couple passionné d’oléiculture y propose aussi des produits de grande qualité. Sur la Corniche de Collioure, à 2Kms du port, les chambres d’hôte du Mas de Boutet offrent un havre de paix avec une vue panoramique sur la mer et les montagnes coiffées de petits châteaux médiévaux.
Le festival avec son exposition Antoine Saint Exupery, est une manifestation culturelle réussie dans un site qui fait, à juste titre, la fierté de nos amis catalans. Jean-Pierre Gayraud, éditeur et organisateur, pouvait être satisfait de son déroulement avec le concours de la Fondation Antoine Marchado et du centre méditerranéen de littérature.
Le Mas de Boutet:
Publié le 18 août 2008 à 16:00
Par flicorse
Collioure et la Corse côte à côte : U libru a l’acqua en Corse et un livre à la mer à Collioure.

Du Vendredi 22 au Dimanche 24 août 2008, la quatrième édition du festival « Un livre à la mer» avec la présence de Corsicapolar qui présente le recueil « Piccule Fictions » de 30 nouvelles écrites par 26 auteurs au profit de l’association Handi 20 pour l’achat de fauteuils destinés aux handicapés.
 A Ajaccio, U libru a l’acqua, c’est 200 documents consultables tous les jours de l’été, de 10h à 19h, et ce à partir du 10 juillet, sur chaque plage corse où le dispositif est installé. Pour le confort de la lecture, des transats, des parasols et des chaises pour enfants seront également mis à disposition. Ce nouveau dispositif est dû au partenariat du service environnement, en charge de la gestion des plages et du réseau des bibliothèques et médiathèques de la Ville d’Ajaccio. U libru a l’acqua a été lancé cette année sur les plages de Trottelo et du Ricanto.
A Collioure « Un livre à la mer » est un festival qui, dans le même esprit de donner le goût de la lecture, en est à sa quatrième édition. Cette année, l’association Corsicapolar y est invitée. Cela permettra de proposer le recueil « Piccule fictions » de l’operata NOIRS de CORSE qui a été réalisée pour rendre accessibles les plages corses aux handicapés pour qu’ils profitent aussi de l’opération « U libru a l’acqua ».
Programme: cliquer sur l'image.
Cette année les organisateurs du Festival de Collioure « Un livre à la Mer » rendent hommage à Antoine de Saint Exupéry (les puristes vous diront qu’il ne faut pas de tiret à Saint Exupéry), auteur célèbre du Petit Prince, ouvrage édité, après sa disparition, en 1953 et vendu à plusieurs dizaines de millions d’exemplaires et qui serait la deuxième plus forte vente après la Bible. C’est un des écrivains les plus lus du 20ème siècle en France et à l’Etranger. Qui ne se souvient pas de la dernière phrase de ce chef d’œuvre sur la solitude : « Ne me laissez pas tellement triste ! »
Il était aviateur et s’est dans la mer, comme Mermoz et d’autres, qu’il a disparu en 1944. Dans l’ouvgare « Vol de nuit », il fait souvent référence à la mer pour transmettre des sensations, lui qui avait échoué au concours d’entrée à l’Ecole navale. C’est en faisant son service militaire dans l’armée de l’air qu’il découvre sa passion pour l’aviation. Chez cet auteur, on trouve le thème de l’universalité, ceux de l’amitié, de l’amour et de la mort. Etait-il un humaniste ou un idéaliste ? La question se pose encore chez les gens qui n’ont pas lu l’ensemble de son œuvre et qui se sont arrêtés sur quelques phrases de lui. Il a affirmé «la primauté de l’homme sur l’individu » en ajoutant «ma civilisation repose sur le culte de l’homme à travers les individus ». Chaque individu serait donc le dépositaire de ce que Saint Exupery appelle la dignité. Antoine de Saint Exupery avait son côté solaire avec notamment le Petit Prince : « On ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux ». C’est à partir du Petit Prince que le dimanche 24 août, square Caloni à Collioure, Jean-Philippe Ravoux fera une conférence-débat sur le thème «donner un sens à la vie – Le Petit Prince – plus grand traité de métaphysique du 20ème siècle. »
Tout le festival sera l’occasion d’assister à des lectures d’extraits de plusieurs œuvres d’Antoine de Saint Exupery et sans doute de dissiper (chez ceux qui le connaissent mal) les ambiguïtés notamment de «Terres des hommes » et de « Vol de nuit ». Je pense notamment à cette morale du sacrifice, de l’exemple, de la punition et de l’obéissance au chef notamment chez un personnage comme Rivière dans Vol de nuit. L’auteur lui fait dire en parlant de ses subalternes : « Ces hommes-là sont heureux parce qu’ils aiment ce qu’ils font et ils l’aiment parce que je suis dur. »
Saint Exupéry fait appel surtout à la ferveur que provoque l’héroïsme. Face au Petit Prince, qui, avec ses boucles d’or, représente le côté solaire de Saint Ex, «se dresse le caïd de « Citadelle » dont se dégage –du granit noir- un profil inquiétant »
De ce conte philosophique inachevé, on relève des phrases comme : Je vis non des choses, mais du sens des choses… L’ homme disait mon père, c’est d’abord celui qui crée… Dans Terres des hommes, il écrit : « Seul l’esprit, s’il souffle sur la glaise, peut créer l’homme. »
 En tant que Corse, enlevé le côté aristo d’Antoine de Saint Exupery , ce qui me touche chez lui c’est le côté Petit Prince, le coté poète… cet humanisme qui n’a rien à voir avec le cartésianisme : « On ne voit bien qu’avec le cœur ». Et peut-être aussi une partie de sa morale si je l’ai bien comprise. Peut-on parler de morale Nietzschéenne chez Saint Exupery ? Sans doute, si on fait référence à l’élan vital.
Pour moi, la morale de Saint Exupéry tire sa conception de l’action à laquelle il a voulu donner une traduction littéraire. Elle subordonne chaque démarche au respect de la dignité humaine qui doit s’imposer à la conscience. L’aviation a été pour lui l’occasion de découvrir le sens des responsabilités ainsi que ses propres limites. Il a voulu enseigner aux hommes la vanité de leurs désirs, l’inutilité de leurs richesses matérielles en les orientant vers ce qui, pour lui, s’est avéré essentiel. Il ne parle pas d’être le surhomme d’une morale simpliste de l’héroïsme mais il a cru à l’action et à l’amitié soudée dans le danger. Pour lui, l’épreuve et le courage n ‘ont pas de valeur en eux-mêmes s’ils ne s’affranchissent pas du culte de l’individu pour s’intéresser à la communauté des hommes. Il a porté un jugement désabusé sur la guerre et contre ce qu’ils désignaient comme des «idoles carnivores »… « On peut déterrer les idoles de bois et ressusciter les vieux mythes qui ont, tant bien que mal, fait leur preuve, on peut ressusciter les mystiques du Pangermanisme, ou d’empire romain. On peut enivrer les Allemands de l’ivresse d’être Allemands et compatriotes de Beethoven. On peut en saouler jusqu’au soutier. C’est, certes, plus facile que de tirer du soutier Beethoven. Mais de telles idoles sont des idoles carnivores… Celui qui meurt pour le progrès des connaissances ou la guérison des malades, celui-là sert à la vie en même temps qu’il meurt. Il est peut-être beau de mourir pour l’expansion d’un territoire, mais la guerre aujourd’hui détruit ce qu’elle prétend favoriser. » Et il ajoutait : « Pourquoi nous haïr ? Nous sommes solidaires, emportés par la même planète, équipage d’un même navire. Et s’il est bon que des civilisations s’opposent pour favoriser des synthèses nouvelles, il est monstrueux qu’elles s’entre-dévorent. »
Après cette modeste et très partielle présentation, si vous voulez découvrir ou redécouvrir Antoine de Saint Exupery, rendez-vous du 22 au 24 août à Collioure où trois jours lui seront consacrés..
On peut trouver dans l’œuvre de Saint-exupery, des personnages de polar. Lui-même avait une face noire et désabusée qui apparaît dans certaines de ses écrits, notamment, lorsqu’après un atterrissage forcé dans le désert, il nous parle de sa mort : « Je ne découvre plus rien en moi, sinon une grande sécheresse de cœur. Je vais tomber et ne connais point le désespoir. Je n’ai même pas de peine. Je le regrette : le chagrin me semblerait doux comme l’eau. On a pitié de soi et l’on se plaint comme un ami. Mais je n’ai plus d’ami au monde. Quand on me trouvera, les yeux brûlés, on imaginera que j’ai beaucoup appelé et beaucoup souffert. Mais les élans, mais les regrets, mais les tendres souffrances, ce sont encore des richesses. Et moi je n’ai plus de richesses. ».
Le polar sera présent avec des dédicaces d’auteurs mais aussi avec un café littéraire sur le thème « La Méditerranée et le polar », le samedi à 19 heures square Caloni, avec Gilles Del Pappas et Gildas Girodeau qui ont honoré de leur présence les deux premières éditions du fastival corse et méditerranéen à Ajaccio.
Publié le 14 août 2008 à 22:17
Par flicorse
"Bois de l'enfance", écrit par Sophie Bureau qui a répondu à nos questions sans langue de bois:
 Nous avons rencontré Sophie Bureau, en juillet dernier, à la journée « Libri Aperti » organisée dans le beau village de Canari (Cap corse). C’est une auteure sympathique et en apparence plutôt calme. Elle vit dans la région parisienne et se trouvait en Corse pour ses premières dédicaces. Son ouvrage, « Bois d’enfance » édité par A Fior di Carta, mêle trois textes. Le premier "Bois d’enfance" est proustien et peut-être nostalgique. Il commence par « De l’enfance parfois restent une madeleine, un mistral gagnant, le parfum d’une tarte, une barbe à papa et autres choses. Moi, c’est le bois. » Au début était le bois ! Ne dit-on pas pour désigner les enfants qu’ils sont de la graine de bois de lit. Si la porte de la mémoire de la narratrice est de bois, la femme est de chair et donc sensible. Le second texte « La toile du temps » est court et poétique. Il commence ainsi : « Le moment est intense et fragile. Toute chose et tout être semblent si pleins du noir de la nuit qu’ils le sont tout autant d’une attente en suspens du bruit et de la vie» Une invitation à un voyage au bout de la nuit. Enfin le troisième «La fourmi et les cigales » est une adaptation fantastique de la fable. La narratrice, genre fourmi, s’offre des vacances en octobre dans un club au pays des cigales. Fatalement, elle se révolte! Vos gueules les cigales !… L’insecticide comme arme chimique d’extermination de masse ? Son plaisir à user de la bombe insecticide serait-il dû à des pulsions de meurtres qui n’épargneraient dans notre cosmos que les fourmis? …
Un recueil de trois textes intéressants. Trois bons moments de lectures. Décidément, les Editions A Fior di Carta découvrent des femmes talentueuses qui écrivent des textes courts mais denses. Nous avions déjà annoncé les sorties de « Mystères d’âmes » recueil de nouvelles écrites par Martine Rousset et « La Vallée de Soummam », roman-témoignage écrit par Marie-Catherine Deville. Jamais deux sans trois ! Voilà Sophie Bureau avec « Bois d’enfance »dont la quatrième page de couverture nous dit : « Textes à priori sans relation les uns avec les autres… Du bois qui résonne à la mémoire d’une enfance, au temps sui hésite sur la marche à suivre, à la catastrophe du chef des hannetons, peut se poser la question de l’unité. Est-ce elle, celle qui raconte, l’unité ? Elle, comme tous les autres, prise dans les reliefs des rires et des pleurs et parfois particulièrement appelée par le besoin d’écrire ? Ou alors est-ce simplement lui : l’écrit ? Cet écrit qui souvent nous dépasse ferait ici l’unicité, tout rassemblé qu’il est lui-même dans ce petit recueil. »
 Interview de Sophie Bureau par Jean-Paul :
Jean-Paul : Pourquoi, Parisienne, es-tu éditée chez un éditeur corse “A fior di carta” ?
Sophie Bureau : D’abord, je voudrais préciser que je ne suis pas parisienne mais banlieusarde. Ca a une certaine importance dans la perception que les uns et les autres ont de l’espace en Ile de France. Un banlieusard ira facilement à Paris alors qu’un Parisien aura parfois du mal à venir en Banlieue. La banlieue pour lui représente une sorte de bout du monde, un lieu hors de ses frontières. En Ile de France, il y a aussi une différence entre le centre et la périphérie qui parle d’elle-même et qu’en tant que banlieusarde, j’ai intégré. Comme quoi la proximité géographique est parfois trompeuse. Tout ça nous conduit directement à ta question finalement, qui est aussi une question sur l’espace. Pourquoi un éditeur corse, pourquoi Jean-Pierre Santini ? Au début je pensais que c’était le fruit du hasard, le hasard des rencontres. Et puis finalement, si cela reste en partie vrai, j’ai un peu révisé mon jugement. Pour y avoir passé quelques moments, je me suis rendue compte que la Corse était très vivante au niveau culturel. Et je n’ai pas ressenti que cette culture appartenait à une “élite” comme cela peut se produire parfois en certain lieu, mais bien au contraire que les gens se l’appropriait et n’en étaient pas seulement les consommateurs. Peut-être cette dynamique culturelle favorise-t-elle la création de maison d’édition artisanale comme celle de Jean-Pierre Santini “A fior di carta” et des regards comme celui qu’il pose sur des écrits tels que les miens. Jean-Pierre Santini a cru en mon écriture et ça m’a fait y croire. Il a fait un vrai travail d’artisan, d’autant plus appréciable que je ne suis pas une Corse et que mes textes ne racontent pas la région. Si ce petit recueil existe, c’est grâce à tout ça, grâce à cette dynamique de taille humaine qui paraît exister en Corse et aussi grâce au regard que Jean-Pierre porte autour de lui et à sa façon d’agir sur cet alentour. Et puis, Internet change la donne, Internet rapproche. La Corse devient très proche avec cet outil, d’autant plus proche qu’à peu près tout passe par l’écrit et qu’il s’est bien de l’écrit dont il s’agit.
Jean-Paul - Vous êtes trois auteures à avoir publié des textes courts chez cet éditeur en premier ouvrage. En ce qui te concerne, le texte court est-il révélateur de ta façon d’écrire ou plus généralement d’une façon toute féminine d’écrire, c’est à dire dans l’urgence de l’inspiration?
Sophie Bureau : Oui, c’est vrai, pour l’instant je n’ai fait que quelques textes courts. A une période, j’ai écrit des poèmes, et à travers leurs brièvetés, j’ai vraiment ressenti l’urgence dont tu parles. Les textes courts, est-ce ma façon d’écrire ? Pour l’heure, il semblerait qu’oui. Ils me permettent de travailler différents styles et la construction d’une histoire, sa progression. Les textes courts sont vraiment bien pour ça. Et puis il y a une certaine jubilation à faire des pirouettes, à avoir des traits d’humour que le texte long admettrait peut-être plus difficilement. A y réfléchir, l’écriture de textes courts me donne une certaine assurance, une assurance sur laquelle je pourrais peut-être poser des histoires plus longues par la suite. En ce qui concerne l’inspiration, j’ai souvent remarqué qu’il y avait une sorte de construction silencieuse et interne qui se faisait avant l’écriture, comme si un ensemble de sensations se regroupait pour former “quelque chose”. Et puis au bout de ce travail interne, à un moment, il faut que je l’écrive et il faut que je le partage. La question du choix d’écrire ou non ne se pose pas, ça s’écrit, c’est tout. Après, “ça” se retravaille. Alors est-ce la particularité d’une écriture de femme ou s’agit-il de l’écriture en général, je ne sais pas. J’ai des idées de textes plus longs. On verra bien.
Jean-Paul -A la question posée sur l’unité dans la quatrième de couverture, que réponds-tu avec le recul ? Est-ce celle qui raconte, l’unité ?
Sophie Bureau : A cette question que j’ai posée en 4ème de couverture comme pour m’excuser auprès des lecteurs de la diversité des genres, je réponds avec le recul qu’à moi seule je suis plusieurs et que l’unité est peut-être un songe. D’autant plus un songe que j’aimerais bien explorer plusieurs voies, plusieurs types d’écritures, sans doute pour faire vivre les “plusieurs voix” qui sont en moi. Je dois sans doute avoir plus qu’une seule obsession. Mais c’est joli, quand même, un songe, non ?
Jean-Paul - Dans le premier récit "Bois d'enfance", l'enfant imaginait des crimes. " La fourmi et les cigales" m'est apparue très révolté avec des envies de meurtres. As-tu songé à écrire de la Noire?
Sophie Bureau : Pas pour l’instant, mais qui sait. J'aime bien les romans noirs, le côté râpeux des personnages. Peut-être qu'un jour je m'y lancerai, pourquoi pas après tout...? C'est vrai qu'avec tous les insectes que j'ai fait mourir dans "La fourmi et les cigales", ça pourrait faire un bon début. Mais il faut quand même remarquer que, s'il ne lui ait rien arrivé de grave, la fourmi est encore sûrement vivante.
Jean-Paul - Quelle est ta dernière lecture ?
Sophie Bureau : “La petite fille de Monsieur Linh” de Philippe Claudel. Et même si j’ai préféré “Les âmes grises” de lui, j’ai trouvé que ce livre était un modèle de simplicité, de cette simplicité qui mène sans détour à l’émotion.
Jean-Paul - Quels ont tes projets littéraires ou plus généralement culturels?
Sophie Bureau : Je viens de terminer deux nouvelles avec le même personnage principal que dans “La fourmi et les cigales”. Dans l’une des histoires, elle s’est inscrite à un site Internet de rencontres, “Rien d’impossible”, c’est le titre. Dans l’autre, elle est au travail. Celle-ci, je suis En train de peaufiner et je cherche encore le titre. Ce personnage a toujours ses gros sabots et cet humour assez particulier. Je l’aime bien. Elle me fait rire. C'est étrange, non ? Et puis, je suis aussi sur un autre projet. Il s’agit là de faire des “portraits de métro”. Ce peut être un personnage ou une situation, réels ou fictifs mais l’impératif est le suivant : écrire un portrait dans l’espace d’une seule feuille. En fait j’aimerais réussir à faire que ces portraits ressemblent à des photos, avec le ressenti qui va avec, bien sûr. J’ai d’autres idées, mais tant qu’elles ne sont pas en route ou réalisées...
Dans son blog, Martine Rousset écrit : « Toute prête à penser que Sophie est une fille sérieuse, voire austère… Que nenni ! Mais alors que nenni de chez que nenni ! Une fois la carapace fissurée, une autre Sophie sort de la fêlure… La vraie Sophie. Une nana qui n’a peur de rien et surtout pas du regard des autres. J’aime les personnes qui se laissent aller à être eux-mêmes. Sans restriction. »
Sophie et Martine nous invitent…
Cons courrez ! Le con...cours de l'été a désormais une adresse et son blog. Initié par Sophie Bureau, le concours à la con consiste à trouver une belle carte postale et à écrire (derrière) le texte le plus abruti possible. Il suffit de l'adresser ensuite en Corse d'où Martine Rousset assure le relais avant mise en ligne : Le concours à la con : Le Concours de l’été Chez Martine ROUSSET 20230 PERO CASAVECCHIE. C'est une carte de Bavella signée Norbert qui a ouvert le bal. Vous avez jusqu'au dimanche 31 août à 23 h 33 pour participer et envoyer votre carte à Sophie.
Blog de Sophie Bureau : http://riendimpocible.blogvie.com/ Blog de Martine Rousset : http://blog.ifrance.com/martine.rousset/80 Blog de Marie-Catherine Deville : http://blog.ifrance.com/marie-catherine2b
Les éditions A Fior di Carta sont installées à Barrettali dans le Cap corse (Haute Corse). Les bulletins de commande peuvent être enoyés à l'adresse suivante: A Fior di Carta Editions Hameau Casanova 20228 Barrettali Téléphone: 0495 351 117 Courriel: jean-pierre.santini2@wanadoo.fr
 |
ANCRE LATINE
ILE NOIRE, miroir de Corse noire
CinéCorseNoire
CORSICAPOLAR, blog d'auteurs corses
TASSUAD
A Teghja
Coup d'chapeau
Gilles DEL PAPPAS
Latinoir
Jean-Claude CLAEYS
Michel JACQUET, auteur
Martine ROUSSET
Pierre GIVODAN, peintre, poète, écrivain
Passions d'auteurs
Editions Plume d'écume
Journal d'un traducteur
Isula viva
Corsicanostra
Sta a sente, polyphonies
Art Point France
Fr3 Corse
Corsica, journal en ligne
René MERLE, chroniqueur,romancier, poète
Biblio d'Ajaccio
A Vuciata - Fiume
A PIAZZETTA
Corsica nostra
Pierre Gambini, chanteur
Collectivité Territoriale de Corse
Cinémathèque de Corse
Bibliothèque insulaire
KaZeoZa
Terres de femmes
|
<
|
Aoû. 2008 |
>
|
| L |
M |
M |
J |
V |
S |
D |
| | | | | 1 | 2 | 3 | | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | 31 |
Noter ce blog :
10878 connectés
229381 visiteurs
|