Bonavinuta!
Bienvenue sur le blog Corse noir'soeur de vos nuits blanches
Blog non agressif et sans arrière-pensée. ..
Des articles après le Blog perso....
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RE NDEZ-VOUS:
- 5 décembre 2009, Salon Culture et écriture Institut Perrimond Roucas Blanc Marseille 7ème
- Les 20, 23 et 24 décembre 2009 Cultura La Valentine Marseille
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CHANTS CORSES: Pas de lien MP3 mais de l'écoute en ligne aux adresses ci-dessous...
Radio Alta Frequenza
ht tp://www.alta-f requenza.com/in dex.php/fr/webr adios
Radio Voce Nustrale
htt p://adecec.net/ radio/listen.as x
Sur Radioblog
ht tp://www.radiob logclub.fr/sear ch/
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Le 1er juin 2009 à 22H15 .... 200.000ème visiteur I
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Les dix droits imprescriptible s du lecteur ( édictés par Pennac dans son ouvrage "Comme un roman")
1°/ Le droit de ne pas lire.
2°/ Le droit de sauter les pages
3°/ Le droit de ne pas finir le livre
4°/ Le droit de relire.
5°/ Le droit de lire n’importe quoi.
6°/ Le droit au Bovarysme (maladie textuellement transmissible…)
7°/ Le droit de lire n’importe où.
8°/ Le droit de grappiller.
9°/ Le droit de lire à haute voie.
10°/ Le droit de nous taire.
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A dopu!
A plus tard!
Publié le 14 septembre 2007 à 04:34
Par flicorse
Le champion de boxe américaine: Christian Battesti:

Pieds et poings déliés, un premier livre écrit par Séverine Pardini sur la carrière pugilistique de Christian Battesti, un grand champion devenu Capitaine de police en fonction à Marseille...
... et un insolite!
 Le film Charlot boxeur ( The Champion, 1915) ) montrait un vagabond devenu boxeur. Pour se faire un peu d'argent, Charlot entre dans une salle d'entraînement de boxe pour se proposer comme partenaire d'entraînement d'un champion. La séquence du match de boxe des Lumières de la ville (1931) s'inspire en grande partie de ce court-métrage. Avant le combat, dans le vestiaire, le vagabond prend conscience de la violence des affrontements en voyant revenir les perdants inanimés et, lorsqu’il monte sur le ring, il tire parti de tous les moyens qui sont mis à sa disposition (l'arbitre, les cordes ...) pour éviter les coups de son adversaire... Après Charlot, les milieux de la boxe ont beaucoup inspiré les polars américains et le grand écran : matches truqués, gros paris, boxeurs aux allures de nervis utilisés par la pègre, comme le Rocky de Silvester Stallone… En France, Jean-luc Godart a réalisé un film plus politique : " Détective ". Dans le film " Dahlia noir " , thriller de Jim Thomson récemment adapté par Brian de Palma, Josh Hartnett joue le role de l’officier de police Dwight "Bucky" Bleicher, qui est aussi un boxeur. L’acteur avait déclaré à un journaliste : " Pour le rôle de Bucky, j'ai passé quatre mois à m'entraîner à boxer car c'est ce qui définit mon personnage en premier lieu. Le milieu de la boxe est comme une communauté un peu fermée. Ca n'a pas beaucoup changé depuis les années 40. Découvrir cette ambiance, l'état d'esprit des boxeurs, c'était très intéressant pour travailler le rôle de Bucky. Avant le moment où le film commence, il a passé tout son temps à boxer. A cette époque, pour les hommes issus d'un milieu pauvre, la boxe représentait un moyen de s'en sortir. Bucky s'est construit dans ce milieu dur. A côté de ça, j'ai rencontré quelques policiers. J'aime également conserver une certaine fraîcheur, être proche de l'improvisation. J'aime quand certaines scènes bénéficient d'une spontanéité, d'un moment magique qui n'a pas été défini par le scénario. Et bien sûr j'ai lu et relu le roman. " Le courage que demande la boxe est illustré par le film de Ron Howard " De l’ombre à la lumière ". Dans les années 20, aux Etats-Unis, Jim Braddock (Russell Crowe) a un bel avenir de boxeur. Il gagne tous les combats ou presque. Mais, la chance tourne vite. Blessé, il est obligé de quitter le ring. La crise économique s’étend sur tout le pays. Pour nourrir sa femme (Renée Zellwegger) et leurs trois enfants, il travaille comme docker, fréquente la soupe populaire. Ce n’est pas suffisant. Alors, il remet ses gants de boxe. A force de courage, il tente un retour alors que personne ne veut plus parier sur lui... Et gagne.
Hors de la fiction, Chistian Battesti. comme " Bucky ", est boxeur et policier. Comme Jim Braddock, après une période d’arrêt, il est revenu à la boxe américaine (boxe pieds-poings ou tous les coups sont portés au-dessus de la ceinture) pour gagner. Dans le monde des sports de combat, le nom de Christian Battesti résonne encore comme un véritable mythe. Auréolé d’un palmarès extraordinaire : 4 titres de champion du Monde, professionnel, et 9 titres de champion d’Europe pro de boxe américaine entre 1980 et 1994. Rien pourtant ne prédestinait ce gamin de Marseille, originaire d’un petit village dans la montagne Corse, à pratiquer le full-contact et encore moins à devenir un des plus grands champions de cette discipline au jeu de jambes et à la souplesse uniques. Après avoir raccroché trois ans, il reconquiert immédiatement des titres, forçant le respect de tous. Aujourd’hui, directeur technique national de boxe américaine, ce policier de 46 ans a servi pendant sept ans au sein du GIPN de Marseille, puis du RAID, deux unités d’élite de la police nationale.
Séverine Pardini, 30 ans, journaliste au quotidien " La Provence ", à Marseille, retrace le parcours de cet itinéraire semé d’embûches et de doutes, mais dont chaque victoire n’en est que plus symbolique et unanimement saluée par les pairs de Christian Battesti. Celui que les amateurs surnomment encore le " Corse de Marseille " a accepté de retracer ici son parcours sur les rings. Il est maintenant capitaine de police à la tête de la brigade anti-criminalité de Marseille. L’occasion, à travers la vie peu ordinaire de ce champion devenu policier, de mieux connaître ce sport.
Pieds et poings déliés, écrit par Sèverine Pardini, ISBN 948-2-35568-005-2, Editions du polar, collection Polaris, septembre 2007. Prix indicatif : 21 €, Environ 280 pages - Christian Battesti. Au delà des idées fausses et des préjugés.
 Sèverine Pardini, avant d’être journaliste ( donc dans son cursus universitaire) a présenté un mémoire de thèse intitulé " La Corse et ses " passionaria " : des " bandites " du XIXe siècle au manifeste pour la Vie... : comment penser le lien entre les femmes et la violence en Corse ?. 2 vol., 192-128 p. - Mémoire . IEP - Grenoble 2, IEP, 2000. Rappelons que Marie-josé Cesarini-Dasso a écrit un ouvrage sur un sujet proche. Il s’agit de " L’univers criminel féminin en Corse " à la fin du XVIIIème siècle " paru aux Editions Albiana , 1996
Site de l'éditeur: http://www.editions-du-polar.com/piedsetpoings.html
INSOLITE...
 Le Webmaster du site Corsicapolar, Ugo Pandolfi ( auteur de la Vendetta de Sherlock Holmes ) aurait lui-même été champion le full-contact dans un autre temps et une autre vie…. Il pratique, paraît-il, toujours le grand écart !
Sans aucun doute, l’auteur de la « Vendetta de Sherlock Holmes » est-il, comme le grand détective: grand, mince, élégant mais négligent, vivant comme un bohème, fumeur invétéré, sportif accompli, mélomane averti qui pratique le violon… et parfois le pipeau pour Ugo qui, contrairement à Sherlock, n’est pas un médiocre mangeur, mais, comme Sherlock, il ne supporte pas l’oisiveté, qui l’épuise. Il ne vit que pour son travail, qui ne le fatigue jamais : aussi pendant les moments où il ne peut travailler, il est parfois amené à se droguer (cocaïne et morphine pour Sherlock, vin de Rogliano pour Ugo), mais il en profite aussi pour compléter la culture encyclopédique nécessaire à sa profession de journaliste et écrivain…. Comme Sherlock, Ugo pratiquerait le baritsu (art martial), la boxe anglaise, l'escrime, la canne, la pêche à la ligne, le golf, la nage en mer… Tous ses sens sont très développés et il possède une extrême finesse de toucher sur le clavier de l’ordinateur. De son propre aveu, il peut passer des journées entières au lit quand il n'a pas de travail. Il n'a rien d'un lève-tôt quand rien ne l'y oblige. Mais il peut passer une nuit blanche sur son ordinateur quand cela est nécessaire. Dès qu'une affaire se présente, il se lève à l'aube, et devient infatigable, passant des jours, voire une semaine sans repos...
Nous précisons qu'Ugo Pandolfi n'est pas un personnage imaginaire puisqu'il n'a jamais prétendu l'être…
 Rappelons toutefois une phrase de Sherlock : « Lorsque vous avez éliminé l’impossible, ce qui reste, aussi improbable que cela paraisse, doit être la vérité.» (Le Signe des quatre).
Publié le 10 septembre 2007 à 04:34
Par flicorse
Le Polar sous le soleil marseillais pendant une quinzaine : Du 16 au 30 septembre 2007, le Noir sort au balcon et sur les terrasses de Marseille à l’occasion d’une série d’événements sous le soleil…
Mais, auparavant, vous pouvez aller faire un tour à Bouc Bel air, un beau village près de la cité phocéenne, où deux jours de festivités sont prévus avec pour générique : La Provence, Quelle Histoire : terre de création… Le 14 septembre à partir de 19h30 aux Terres Blanches : groupe Jazz, conférence sur l'écriture d'un roman policier, projection d'un polar des années 30/40. Programme. Le 15 septembre, toute la journée : Au centre ville : Groupes marseillais funky aïoli , marché artisanal, salon littéraire, animation enfants ; Au château : exposition d'instruments de musique et conférences ; A partir de 21 h : Concert aux Terres Blanches de groupes marseillais.
Site de la mairie de Bouc Bel Air : http://www.boucbelair.com/loisirs.php
LE BALCON MARSEILLAIS DU POLAR et du livre méditerranéen, 2ème édition..
 Dimanche 16 septembre 2007 de 10h00 à 18h00 Place Saint Victor, rue Sainte (en face de l'abbaye) 13007 MARSEILLE (Un balcon à la dimension de la ville : sur la place Saint Victor, magnifique Belvédère d'où le panorama sur Marseille est unique.)
10 heures : arrivée des participants. 11 heures : inauguration officielle, vin d'honneur offert aux participants et au public.
Programme de la journée : - Une quarantaine d'auteurs en dédicace rencontrent leurs lecteurs. Liste provisoire : Bruno Aubry, Gilles Ascaride, Henri Frédéric Blanc, Eve Carmignani, Jean Paul Ceccaldi, Caroline Capossela, Omar Charif, Sylvie Cohen, Jean Contrucci, Olivier Descosse, Jean Paul Delfino, Jean Marc Desmeropian, Jean Christophe Duchon Doris, Hélène Echinard, Pierre Echinard, Franck Fernandel, André Fortin, René Frégni, Médéric Gasquet Cyrus, Franz Olivier Giesbert, Maurice Gouiran, Eric Hossan, Michel Jacquet, Jean Jacque, Yasmina Khadra, Marc Leras, Jean Luc Luciani, Franck Membribe, François Missen, Maureen O'Brien, Jean Pierre Orsi, Anny C. Paul, Jean Louis Pietri, André de Rocca, Pierre Roumel, Sanz et Nico, Serge Scotto, Jean Claude Romera, Maryse Rossi, Marc Spaccesi, Anne Laure Thieblemont, François Thomazeau, Georges Van Loc, Robert Vigouroux, Zolma - Débat littéraire avec Franz Olivier Giesbert animé par Laurence MAURO, Médéric Gasquet Cyrus. - Débat littéraire avec Olivier Descosse, Eric Hossan, Thierry Vieille animé par Laurence MAURO. Les débats seront en interaction avec les autres auteurs. Organisé par Le Pôle Art Marseillais http://www.lepoleartmarseillais.com/
LA SEMAINE NOIRE de Marseille Du 16 au 30 septembre 2007 à la Friche Belle de Mai, à la BMVR Alcazar, sur le cours Julien, à Septèmes, au cinéma Les Variétés, à la Librairie L'Ecailler.
 La SEMAINE NOIRE 2007 est une manifestation littéraire organisée par l’association L’écrit du sud en partenariat avec La Friche Belle de Mai, la bibliothèque municipale à vocation régionale (BMVR Alcazar), la librairie L’écailler, les éditions L’écailler, les Terrasses du Polar, l’Espace Ecureuil, les villes de Marseille et de Septèmes-les-Vallons, ainsi que l’Instituto de México et le Secrétariat des Relations Extérieures Mexicaines, avec également la participation des Films du Tambour de Soie, du cinéma Les Variétés, du Quai du Rire.
La " Semaine Noire " a été créée en 2006, elle se déroule durant la deuxième quinzaine du mois de septembre. Elle se compose de trois axes directeurs : une résidence d’auteur de roman noir, un " jumelage noir " avec une ville étrangère et une grande fête du polar réunissant plusieurs dizaines d’auteurs, incluant les " Terrasses du Polar " ainsi que plusieurs rencontres et projections publiques.
La résidence d’auteur:
Le participant est un auteur de roman noir ou policier de renommée nationale ou internationale. En 2006 Didier Daeninckx a ouvert cette opération, pour 2007, c’est Noël Simsolo (*) qui est l’invité de L’écrit du Sud et de la Friche Belle de Mai. La résidence d’auteur de L’écrit du Sud souhaite donner à l’ensemble de la " filière noire " marseillaise et régionale (auteurs de romans policiers, éditeurs, décideurs culturels, etc) l’occasion et le temps de rencontrer un auteur de renommée, extérieur à notre région. Il s’agit aussi de permettre à cet auteur une immersion dans notre ville, en l’aidant s’il le souhaite à produire un texte issu de cette résidence. Des rencontres, qu’elles soient formalisées ou informelles, des cafés littéraires, des tables rondes, des repas pris en commun, seront les moyens de cette rencontre entre un auteur et le tissu littéraire marseillais concerné par le roman noir.
L’auteur en résidence est logé à la " Villa " de la Friche Belle de Mai.
Noël Simsolo est né le 31 août 1944. Comédien (" Alice ou la dernière fugue ", de Chabrol, " Les héroïnes du mal ", de Borowczyk, " Rosa la rose, fille publique ", de Vecchiali, " Autour de minuit ", de Tavernier, " Je suis né d’une cigogne ", de Gatlif, etc) il a multiplié les petits rôles tout en s’intéressant de près au cinéma comme auteur. Spécialiste du film noir, il a écrit sur Sergio Leone, sur Clint Eastwood, sur Alfred Hitchcock, sur Fritz Lang. Mais c’est comme auteur de polars pour ados et préados (la série des Edgar Flanders) et comme auteur de romans policiers qu’il trouve le mieux sa définition. Noël Simsolo, profitant de sa résidence marseillaise, a invité pour une soirée son camarade Jean-Pierre Mocky.
 Un entretien avec Noël Simsolo à l’adresse : http://www.dvdclassik.com/Critiques/interview_simsolo.htm
Bibliographie succinte: * Alfred Hitchcock, Seghers, 1969 * Conversation avec Sergio Leone, Stock, 1987 * Femmes du cinéma français, Calmann-Lévy, 1989 * M le Maudit, un film de Fritz Lang, éditions Plume, 1990 (co-écrit avec Bernard Eisenschitz et Gérard Legrand) * Un travelo nommé désir, Baleine, 1996 * Couleur sang, Baleine, 1996 * Apocalypse Nord, Baleine, 1997 * Les enfants de l'Enfer, Baleine, 1999 * Tête-à-queue, Baleine, 2000 (avec Didier Daeninckx) * Retour d'amour à Lille, Baleine, 2000 * Les Piétons du siècle Vol. 1 : Images de chair, Seuil, 2000 Vol. 2 : Prédateurs, Seuil, 2000 Vol. 3 : Exterminateurs, Seuil, 2001 *Les Derniers Mystères de Paris, Baleine, 2002 *La Chair des femmes, Hors-commerce, 2003 * Les Sept Poules de Christelle, Baleine, 2003 *Clint Eastwood : un passeur à Hollywood, Cahiers du cinéma, 2003 *Disparu en mai 1968, Le Passage, 2004 *Edgar Flanders détective de l'étrange. Les Vampires de Gand, Seuil, 2004 *Edgar Flanders détective de l'étrange. Les crimes de la momie, Seuil, 2004 *Edgar Flanders détective de l'étrange. La princesse venue d'ailleurs, Seuil, 2005 *Edgar Flanders, détective de l’étrange. La guerre des sorciers, Seuil, 2005 *Le café des méchants, Magnard jeunesse, 2005 *Le Film Noir - Vrais et faux cauchemars, Les Cahiers du cinéma, 2005 *Wazemmes, L'écailler, 2005
En tant qu'acteur, il a joué dans : * La Maman et la Putain, 1973 * Alice ou la Dernière Fugue, 1977 * Simone Barbès ou la vertu, 1980 * La Comédie du travail, 1987 * L'enfer, 1994 * Au cœur du mensonge, 1999 * Saltimbank, 2003 * Le Deal, 2007 En tant que réalisateur, on lui doit : * Cauchemar, 1980 * Jean Cocteau, mensonges et vérités, 1996 (documentaire)
Le " jumelage noir "
Inauguré par la venue à Marseille de deux auteurs de Glasgow en 2006 (Suhayl Saadi et Jonathan Charley) le " jumelage noir " organisé par L’écrit du Sud sera cette année l’occasion pour les lecteurs marseillais de rencontrer deux auteurs de Mexico, Juan Hernandez Luna et Eduardo Monteverde (*) Comme pour la résidence, le lieu privilégié de ce " jumelage " est la Friche Belle-de-Mai, à la fois pour l’hébergement et une partie des interventions publiques. La volonté est de tisser des liens internationaux dans le domaine du " noir ". De faire de Marseille une des capitales mondialement reconnues de cet univers littéraire extrêmement représentatif de nos sociétés contemporaines.
Entre autres manifestations, une rencontre publique avec Edouardo Monteverde, Juan Hernandez Luna et Sebastien Rutes (liste susceptible de modifications) est proposée à la Friche, animée par Jacques Aubergy de la Librairie l’Ecailler (rue Barbaroux dans le 1er arr.). Jacques Aubergy a passé de longues années à Mexico où il a créé le prix Antonin Artaud, et vient de lancer aux Editions L’Ecailler la collection L’atinoir consacrée aux littératures d’Amérique Latine et de l’Europe du Sud . Eduardo Monteverde et Juan Hernandez Luna sont les deux premiers auteurs publiés dans cette collection dont l’écrivain Paco Ignacio Taibo II est le conseiller littéraire. Renseignements : 04 95 04 95 04 ou 08 79 00 61 19
Juan Hernandez Luna est né en 1962. " Filleul " de Paco Ignacio Taïbo II, a obtenu avec Du tabac pour le puma (L’Atalante) le prix Hammet 1997 décerné au festival international de Gijón, puis à nouveau en 2007 pour " Cadaver de ciudad ". Parfois drôle, voire truculent, toujours extrêmement mélancolique, si ce n’est désespéré, Luna donne de " l’âme mexicaine " une vision à la fois joyeuse et terrible. Il a publié deux romans chez l’éditeur marseillais L’écailler (" Naufrage " et " Fausse lumière " dans la collection L’Atinoir) et un autre, " Le corbeau, la blonde et les méchants " est sorti chez L’Atalante. Homme de lettres, d’une manière ou d’une autre, Luna vit à Mexico mais il est le meilleur guide de la ville de Puebla.
Eduardo Monteverde a plusieurs vies à son actif : chroniqueur de faits divers, navigateur, médecin. Il a publié plusieurs romans et essais au Mexique ; en France on trouvera " Almagro dans ses brumes ", une (en)quête initiatique publiée à L’écailler (traduction Jacques Aubergy) écrite par Eduardo monteverde –
 Article sur blog " Ile noire" : à l’adresse : http://flicorse.oldiblog.com/?page=lastarticle&id=1553132
Les " terrasses du polar "
Pour sa 7e édition, ce rendez-vous, qui réunit auteurs et amateurs de polars de tous horizons, s’enrichit encore. Outre le rendez-vous septémois du samedi 29 (à partir de 17h), voici le déroulement de la manifestation du dimanche 30 septembre sur le cours Julien :
- 11h à " La Baleine qui dit Vagues ", assistez au débat du " Prix Marseillais du Polar ", animé par le critique Hubert Artus(LCI, Virgin Mag, Rue 89, etc.). Ce sera l’occasion de voir un auteur récompensé par le jury de lecteurs 2007. - 14h sur la scène du Cours-Julien : remise officielle du " Prix Marseillais du Polar " à son lauréat, prix doté d’une somme de 1500 euros par la MGM (Mutuelle Générale Méditerranéenne). Prix marseillais du polar 2006 : Jean-christophe Duchon-Doris est le lauréat du prix marseillais du polar 2006 pour son livre "Le cuisinier de Talleyrand" ed. Julliard - Sous le parrainage de Jean-Christophe Duchon-Doris, lauréat 2006, ouverture du salon, avec 50 auteurs présents, Français et étrangers, en rencontre-dédicaces. - 15h à " La Baleine qui dit Vagues ", projection du film " Mon colonel " (de Laurent Herbier, coscénarisé par Costa-Gavras d’après le roman homonyme de Fred Zamponi), suivie d'un débat en présence de l’auteur.
Les auteurs présents Gilles Ascaride / Henri-Frédéric Blanc / Alain Bron / Jean-Paul Ceccaldi / Alexandre Clément / Jean Contrucci / Patrick Coulomb / Thierry Criffo / Jean D’Aillon / Jean-Paul Delfino / Gilles Del Pappas / Olivier Descosse /Michel de Roy / Jean-Christophe Duchon-Doris / Roger Facon /Franz-Olivier Fogiel (sous réserve) /André Fortin /Georges Foveau / René Frégni / Karine Giebel / Maurice Gouiran / Eric Hossan / Michel Jacquet / Bruno Leydet / Jean-Luc Luciani / Juan Hernandez Luna / Michel Martin-Roland / Franck Membribe / Eduardo Monteverde / Maureen O’Brien / Jean-Pierre Orsi / Gilda Piersanti / Xavier Pivano / Alain Pucciarelli / Serge Quadruppani / Serge Yves Ruquet / Sanz & Nico / Jean-Claude Schineizer/ Serge Scotto / Noël Simsolo / Romain Slocombe / Marc Spaccesi / Eric Stoffel / Anne-Laure Thieblemont / François Thomazeau / Joachim Sebastiano Valdez / Jacques Vallet / Thierry Vieille / Lalie Walker / Fred Zamponi / Zolma...
Le plateau des auteurs présents est complété par une table ouverte aux fanzines et à la presse alternative régionale (Marseille La Cité, Le Ravi, etc.)
Les " Terrasses du Polar " sont réalisées en collaboration avec " L’écrit du sud " et le " Centre Culturel Méditerranéen "".
Le site de " l’association du cours julien " (qui organise, de façon concomitante, la 10ème édition de la " fête du plateau et parraîne les Terrasses du Polar) à l’adresse ci-dessous : http://coursjulien.marsnet.org/
La semaine noire et la Friche la Belle de Mai:
…de Didier Daeninckx à Noel Simsolo, avant bien d’autres, certainement, en passant par Jean-Pierre Mocky et, sans doute, quelques autres aussi… Après Didier Daeninckx l’an dernier, la Friche, l’Ecrit du Sud et " les Ecaillers " s’associent à nouveau pour une résidence d’auteur de " roman noir " en invitant à Marseille Noël Simsolo. Ainsi, la "Maison des projets d’auteurs " de la Friche s’invente peu à peu et voit se succéder en ses espaces des auteurs poursuivant des projets, invités par des partenaires résidents ou pas, comme autant de situations où s’explorent des formes de l’écriture dans diverses propositions littéraires, dramatiques, musicales ou multimédia. Quant à Noël Simsolo, qui croisera dans sa résidence des auteurs Mexicains Eduardo Monteverde et Juan Hernandez Luna, il est peut-être plus connu comme critique et historien du cinéma que comme auteur de romans policiers bien qu’il ait déjà publié douze volumes chez des éditeurs célèbres. Il est vrai aussi que les parentés entre le Roman noir et le Cinéma sont nombreuses, thématiques (la ville, le bien et le mal) ou stylistiques (flash back, montage " en cut "). Cette double passion est en tout cas revendiquée par Noël Simsolo puisqu’il nous a demandé d’organiser une soirée de cinéma en invitant un de ses amis, Jean-Pierre Mocky, à venir à la Friche présenter avec lui un de ses films qui l’a particulièrement intéressé. Il s’agit d’un film long métrage, moins connu et auquel Noël Simsolo souhaite rendre un hommage qu’il juge mérité. La joie d’inviter Jean-Pierre Mocky à la Friche, ce qui, évidemment, ne nous a pas fait hésiter une seconde, ne peut se retrouver que dans cette jubilation éprouvée quand le cinéaste et ses films nous vengent de toutes ces bêtises du Monde. Dans ses petits mondes où les méchants et les gentils se ressemblent beaucoup, la bêtise triomphe souvent, mais le plus souvent aux dépens de ceux qui ont cru qu’ils pourraient jouer aux grands, sans même comprendre leur mécanique. Ce sont ces petits escrocs qui nous ressemblent beaucoup, aussi stupides et trouillards, mesquins, bêtes et conformistes, à peine moins que leurs victimes, et magistralement interprétés par tous ces acteurs formidables qui ont croisé la route de Mocky, parmi lesquels, bien sûr, Michel Serrault, mais aussi Jeanne Moreau, Michel Galabru, Eddy Mitchell et bien d’autres. Il n’est pas facile de voir un film de Mocky dans un cinéma à Marseille. Mocky en est peut-être un peu responsable, lui qui prétend qu’il n’a pas de public à Marseille. Je suis sûr que nous allons lui offrir la preuve du contraire, ce 27 septembre 2007, pour cette soirée qui est déjà pour moi comme un véritable cadeau. Philippe Foulquié Directeur de la Friche La Belle de Mai
Rendez-vous publics de la " semaine noire " à la Friche :
Jeudi 27/09 à 20h30: Carte blanche cinéma de Nöel Simsolo avec la projection à la Friche de "La Bête de Miséricorde" (2001) de Jean-Pierre Mocky, Avec Jackie Berroyer, Bernard Menez, Jean-Pierre Mocky, Patricia Barzyk Projection suivie d’une rencontre avec le public en présence du réalisateur. Tarif : 5 euros.
Vendredi 28/09 à 18h30 : rencontre publique/débat avec les auteurs mexicains au restaurant " Les grandes Tables de la Friche ", animée par Jacques Aubergy (de la librairie L’Ecailler à Marseille et créateur du prix Antonin Artaud à Mexico). Entrée libre.
La " Semaine Noire ", une présentation aléatoire: Pendant la dernière partie du mois de septembre, plus qu’à tout autre moment de l’année, Marseille va cette année à nouveau s’adonner au roman noir. Un septembre noir voulu par L’écrit du Sud, la Friche Belle de Mai, et soutenu par L’écailler, la BMVR Alcazar, et tous ceux qui voudront bien participer à l’avenir à ce moment rock’n’roll. note sur une résidence La volonté d'organiser une résidence d'auteur date de plusieurs années. Mise en place en 2006 par la Friche et l'association L'écrit du Sud, cette résidence répond pour l'association au désir de conserver au polar et au roman noir leur caractère populaire. Aussi n'est-il pas demandé à l'auteur en résidence de rester dans une tour d'ivoire (en la circonstance la " Villa " de la Friche Belle de Mai, volontiers surnommée " Villa Izzo " par les uns ou " Maison Sébastien Japrisot " par les autres) mais au contraire de participer à diverses activités publiques, ou semi-publiques. Pour Didier Daeninckx, en 2006, venir à Marseille correspondait à un travail de recherche à effectuer dans les archives de la ville, pour Noël Simsolo, en résidence cette année, il s'agit davantage de creuser un sillon, celui des rapports qui se sont petit à petit tissés entre le nord de la France (la région lilloise) et le sud (la région marseillaise). Auteur de nombreux ouvrages (cf. biographie jointe), Noël Simsolo a publié chez l'éditeur marseillais L'écailler deux polars lillois dans la collection " L'écailler du Nord ", tellement lillois qu'ils portent chacun pour titre un nom de quartier ou de rue de la capitale du Nord: " Wazemmes " pour le premier, " Rue de la clef " pour le second; en attendant que se boucle cette trilogie ou que se poursuive cette série, selon ce qu'il en sera de la poursuite du travail de l'auteur. Cette résidence qu'ils ont voulu presque informelle, ses organisateurs veulent la placer sous le signe avant tout de la convivialité. Aussi sera-t-elle prétexte à plusieurs repas pris ensemble, un auteur " étranger " mêlant sa gouaille à la faconde des auteurs locaux qui viendront à sa rencontre. La résidence s’achèvera d'ailleurs par une soirée qui doit permettre à l'invité de faire goûter des spécialités de sa région aux hommes et femmes de lettres méridionaux. On s'éloigne bien, penseront certains, d'un travail sérieux de résidence. Pourtant, qu'est ce que la lecture sinon un échange entre un écrivain (un écrivant serait-on même tenté de spécifier) et des lecteurs (ou des lisant). De la même manière qu'une alchimie se crée entre un cuisinier et ses convives, la magie des mots est une métaphysique qui nourrit l'esprit lorsqu'un auteur et des lecteurs se trouvent en harmonie. Au demeurant, la cuisine est très présente dans le roman noir, méditerranéen et récent en particulier (Montalban, Izzo, évidemment) mais chez bien d'autres auteurs, connus ou moins connus, sudistes ou non-sudistes, dont les héros expriment leur quintessence à travers les ambiances qu'ils traversent : bistrot parigot ou pizzeria marseillaise, l'équation littéraire n'est pas si différente. Et Noël Simsolo (les lecteurs de "Rue de la clef" le découvriront bien vite) n'échappe pas à ce tropisme du verre et de l'assiette. Mais, que Dieu me court-bouillonne, la table n'est pas le seul prétexte à cette résidence. Puisqu'il est question d'échange, le public bien entendu sera convié à rencontrer Noël Simsolo à plusieurs reprises : au cours d'une conférence à la BMVR Alcazar le samedi 29 septembre à 17h, au cours des " Terrasses du Polar " le même samedi (mais le soir) à Septèmes, puis le dimanche après-midi sur le cours Julien à Marseille. Enfin, Noël Simsolo, puisque c'est d'échanges multiples qu'il s'agit, a aussi invité son ami Jean-Pierre Mocky à venir présenter un film à la Friche et converser avec lui et tous ceux que cela intéresse, le jeudi soir, 26 septembre, à la salle de la Cartonnerie. Mais s'il n'y avait que cela. Echange encore et toujours. Comme dans tout port qui se respecte. Et Marseille, le répètera-t-on jamais assez, inlassablement, est le plus vieux port de France, le plus important, un des plus vieux de la Méditerranée, et toujours le plus important, un lieu où " de toute éternité " se croisent les hommes, certains s'y enracinant, d'autres n'utilisant le port que pour ce qu'il est aussi : un point de transit, une étape vers un autre ailleurs, une ramification sur un chemin d'espoir ou de déroute. L'auteur en résidence fera donc des rencontres dignes d'un port. Il n'y croisera pas que des Marseillais, il y croisera le monde. En la circonstance, ce sont des écrivains mexicains qui seront au rendez-vous du monde, de Noël Simsolo, et des lecteurs marseillais. Et c'est la suite de cette histoire. note sur un " jumelage noir " En 2006 est née aussi une autre manifestation initiée par L'écrit du Sud. A celle-ci aussi la Friche Belle-de-Mai a largement contribué, ainsi que le British Council, et beaucoup de bonnes volontés locales et extérieures. Cette manifestation-là a pris le nom de " Jumelage Noir ", car il s'agissait de faire venir deux ou trois auteurs d'une ville étrangère à Marseille, et en contrepartie, d'envoyer deux ou trois auteurs marseillais dans cette ville-là. La première ville fut la cité écossaise de Glasgow, dignement représentée par Suhayl Saadi, Jonathan Charley, accompagnés d'un universitaire écossais vivant en France, Keith Dixon. Le modèle 2007 est bâti sur le même principe : deux auteurs " chilangos ", de Mexico, Juan Hernandez Luna et Eduardo Monteverde, et un universitaire " mexicaniste " vivant en France, Sébastien Rutes. La réciprocité étant une chose toujours délicate à équilibrer, aucun auteur marseillais ne s'est encore rendu à Glasgow, alors que plusieurs, à d'autres occasions similaires, sont déjà allés à Mexico. Le " Jumelage Noir " ne se veut pas formel, il se veut occasion là encore de donner à se connaître les uns les autres, et de donner à connaître notre ville un peu mieux ici et là, parmi les citoyens de la planète des lettres à travers le monde. Informel encore, dira-t-on, mais c'est cette absence de formalisme qui a permis à Paco Ignacio Taïbo II d'être à Marseille le soir de la Coupe de France de football et de dédicacer ses livres en mai dernier à la librairie L'écailler, c'est cette absence de formalisme qui permet de tisser des liens, d'approfondir des amitiés, de créer un tissu d'auteurs pour qui Marseille deviendra un point de chute nécessaire, un port où les marchandises échangées ne sont pas que du pétrole et du vrac, mais aussi des paroles, des réflexions, des engagements humains. Le souhait, l'idée, la volonté, est de faire entendre, aux Marseillais peut-être encore plus qu'aux autres, l'évidence que cette ville est une ville-monde qui n'a rien à envier à aucune autre, rien à renier, rien de plus non plus à espérer, car elle est déjà riche de sa substance humaine, forte de ses convictions millénaires. Il est juste utile sans doute de mettre l'accent sur cette évidence, que Marseille est une ville " noire ", un de ces " ports de l'angoisse " comme l'aurait dit Howard Hawks, où des Bogart et des Bacall aussi vrais que les vrais tissent chaque jour le maillage d'un territoire formidable où l'amour et la mort se mêlent avec défi. Il n'est souvent pas besoin de l'expliquer longtemps aux étrangers, c'est bien plus souvent nous-mêmes que nous devons convaincre de notre propre authenticité, de notre propre valeur. Si ce " Jumelage Noir " permet, année après année, de faire entrer un peu plus Marseille dans la République mondiale des lettres, non pas celle du 6ème arrondissement parisien, mais celle des entrelacs mexicains de Taïbo, celle des ravages jamaïcains de Russel Banks, celles des magouilles australiennes de Shane Maloney, celle des faux-semblants meurtriers de la Floride de Hiaasen et Willeford, celle de la noire profondeur anglaise de David Peace ou de la lumineuse dureté sicilienne de Leonardo Sciascia ou Andrea Camilleri, alors L'écrit du Sud aura gagné son pari. Quant au lecteur marseillais, le Mexique vient ainsi à lui, à travers deux rencontres débats qui seront organisées durant cette " Semaine Noire ", l'une à la Friche le vendredi 28 septembre, l'autre hors la Friche le jeudi 27. Sauf erreur de l'auteur de ces lignes ou modification de dernière minute. Mais il y a autre chose encore. A quoi cela servirait-il de vous parler d'échange et de commerce d'idées si l'on se cantonnait à quelques individus que l'on pourrait penser triés sur le volet. Les rencontres se doivent aussi d'être le fruit du hasard. C'est bien pour cela qu'il faut les multiplier. Et c'est ainsi que se termine cette histoire. note sur les "Terrasses du Polar" et deux projections en avant-première. Cette fois l'affaire est plus ancienne. Elle a six, sept ans, selon comment on compte. Initialement L'écrit du Sud n'y est pour rien, la Friche pour l'instant ne contemple cela que de loin. Les " Terrasses du Polar " sont l'invention d'un auteur, Serge Scotto, qui a voulu réunir dans un territoire qu'il connaît bien, durant le moment privilégié d'une fête, autant d'auteurs de polar que possible, invités à dédicacer leurs livres. Invités même à concourir pour un " Prix ". Ainsi chaque année (et pour la deuxième fois avec la participation active de L'écrit du sud) c'est sur le cours Julien, durant la " Fête du Plateau ", que Serge Scotto réunit le ban et l'arrière-ban des auteurs marseillais, français et régionaux. Ils sont quarante, ils sont cinquante, alignés, bouquins rangés en ordre de bataille, prêts à en découdre avec la curiosité des lecteurs. Commercialement, c'est une dédicace, une dédicace géante, avec non pas deux non pas trois, mais des dizaines d'auteurs. Mais le moment et l'esprit du lieu en font quelque chose en plus : un instant, évidemment, de rencontre. Personne n'est plus facile à amadouer qu'un auteur lorsqu'il a décidé de sortir de derrière sa machine ou son écran d'ordinateur. Et ce ne sont pas quelques tables de guinguois qui vont les empêcher de s'emporter, de s'exposer, et sûrement aussi, de croiser le fer des mots avec l'un ou avec l'une, jusqu'au bistrot du coin s'il le faut, pour parler de littérature, d'humour, de bonne ou de mauvaise fortune. Cette année, c'est le dimanche après-midi, le 30 septembre, que Serge Scotto a réuni ses ouailles, mais attention, il y a un bis en forme de prémisses, le samedi soir à Septèmes-les-Vallons. Alors voilà, une résidence, un jumelage, des dédicaces et des rencontres, c'est déjà pas si mal. La " Semaine Noire " cette année profite pourtant des circonstances pour en faire un petit peu plus et aller voir avec vous jusqu'où les mots peuvent-ils se transformer en images. Jean-Pierre Mocky sera là avec Noël Simsolo et l'un de ses films, vous le savez déjà, mais l'image encore se présentera par deux fois, à propos de deux livres publiés par L'écailler et dont la sortie coïncide avec cette période. Le premier a une longue histoire, celle d'un auteur mystérieux, Franck Burns, qui après avoir envoyé un manuscrit à une maison d'édition voisine de chez lui sembla s'être évanoui dans la nature. Les éditeurs le cherchèrent un temps, puis abandonnèrent l'idée de publier son roman; entre-temps l'histoire était arrivée aux oreilles d'une réalisatrice, Cathie Lévy, qui décida de creuser et de peut-être en faire un film. Franck Burns parlait de meurtres dans le milieu de la cloche, à Marseille, du côté de la gare Saint-Charles. Cathie Lévy décida de parler de Franck Burns, et de le chercher lui alors que dans les livres on cherche souvent les meurtriers. Mais un auteur n'en est-il pas un lorsqu'il tue ses personnages? Mois après mois, Cathie Lévy organisa son scénario, filma le quartier, des Franck Burns possibles, des clochards, des habitants. Elle trouva un producteur (les Films du Tambour de Soie) et le producteur trouva un diffuseur. Six ans plus tard, le film, " A la recherche de Franck Burns ", existe, il est superbe, Arte le diffuse le 16 septembre au soir durant un " Thema " sur Marseille. Avec trois heures d'avance, les Variétés le projettent, ce dimanche 16 septembre à 19h30, en présence de Cathie Lévy, des éditeurs, du livre (" Social Killer ") et peut-être de l'auteur Mystère. Qui sait qui il est ni même s'il existe? Dans un registre bien différent, deux autres réalisateurs, marseillais, Thierry Aguila et Philippe Carrese (dont on ne présente plus la richesse en tant qu'auteur de polars) se sont penchés sur un autre mystère : celui des " grands voyous ", ces " parrains " qui hantent l'imaginaire des " caves " et qui illustrent les colonnes des journaux. Du livre documentaire de Bruno Aubry " Les parrains de la Côte " (éd. L'écailler également), Aguila et Carrese, produits par Comic Strip et diffusés sur France 3 (à compter du 20 octobre), ont tiré un documentaire de 6 fois 26 minutes, qui éclaire autant que faire se peut les vies mouvementées de Carbone et Spirito, des frères Guérini, de Francis le Belge, Gaétan Zampa, Jacky le Mat et Jean-Louis Fargette. Marseille la sombre, à la vision de ces films, contées par voix d'Olivier Marchal, devient bien à l'évidence cette ville du polar où la réalité et la fiction ne font qu'un, où les bandits inventent des scénarios que les auteurs n'auraient pas imaginés, tandis que les auteurs donnent vie à des truands, vrais ou faux, qui sont autant de flèches traversant notre société de part en part et nous permettant ainsi de la découvrir de l'intérieur, par ses malaises et ses craintes, par sa chair et son âme. La " Semaine Noire " se donnera une rallonge à une date et en un lieu à dévoiler plus tard pour vous proposer ces Parrains en avant-première, avant la diffusion télévisée. Pour finir, la résidence et le jumelage, les dédicaces, les rencontres, rien de tout cela n'est précisément au " centre " de Marseille, mais tous ces moments, toutes ces personnes, avec vous, feront encore une fois le voyage vers le coeur d'un genre qui est le seul aujourd'hui à prendre en considération la société sans préjugés, et même sans jugement; les bons et les méchants, on sait qui ils sont à un instant donné, mais on ne sait jamais ce qu'ils deviennent l'instant d'après, murés dans le silence de l'inconnu. La " Semaine Noire " n'a d'autre ambition que de forger cette relation à l'aléatoire, pas d'autre désir que de tisser une trame de mots autour de l'esprit de vie, pas d'autre certitude enfin, que de la rencontre naissent la joie, la compassion et la force. Patrick Coulomb, pour L'écrit du Sud
Les dates de la semaine noire 2007
- dimanche 16 septembre – 19h30 aux Variétés projection publique en avant-première de "A la recherche de Franck Burns" de Cathie Levy, d'après "Social Killer" (éd. L’écailler). (Les Variétés, 48, rue Vincent Scotto, 1er, tel. 08 92 68 05 97.
- dimanche 16 septembre – 22h30 diffusion sur Arte de "A la recherche de Franck Burns".
- jeudi 27 septembre – 19h30 – rencontre publique – débat avec Juan Hernandez Luna, Eduardo Monteverde et Sébastien Rutes, à La Meson, 52, rue Consolat – (1er) – tel. 06 62 88 40 23.
20h30 - soirée Simsolo-Mocky à la Friche Belle-de-Mai (41, rue Jobin, 3e, tel. 04 95 05 95 04 - salle Cartonnerie). Projection et débat.
- vendredi 28 septembre – 18h30 - Rencontre publique débat sur "Le roman noir au Mexique" avec les auteurs mexicains, au restaurant de la Friche Belle-de-Mai.
- samedi 29 septembre – 17h - conférence Noël Simsolo à la BMVR Alcazar : " roman noir et film noir ". (BMVR Alcazar, 58, cours Belsunce, 1er, tel. 04 91 55 90 00.
- samedi 29 septembre – en soirée - "Terrasses du Polar" - à Septèmes.
- dimanche 30 septembre – après-midi - "Terrasses du Polar" à Marseille, cours Julien. 18h30 – one man show de Roger Facon, au Quai du Rire, 16-19, quai de Rive-Neuve (7e) tel. 04 91 54 95 00.
---------------------------------------------------------------------------------- L’ECRIT DU SUD - 41 rue Paradis - 13001 Marseille - contact - semainenoire@club-internet.fr ou ecritdusud@club-internet.fr
Publié le 08 septembre 2007 à 09:48
Par flicorse
La rentrée des " libraires indépendants "...

... Quel avenir?
" Il est certain, par exemple, que le prix unique du livre a été essentiel pour l'édition et a sauvé nombre de libraires, ce qui est crucial à mes yeux. Bien sûr, il faut des enseignes puissantes, qui sont des acteurs culturels majeurs. Bien sûr, il est normal et souhaitable que des livres soient vendus dans les grandes surfaces. Mais ne rêvons pas. La littérature de fond, la littérature à risque, celle par exemple des premiers romans, a besoin de ce réseau des passionnés que sont les libraires, qu'il faut soutenir, avec les collectivités locales, notamment contre la spéculation immobilière. Il faut les aider au développement d’une offre numérique, c’est à dire à mettre en ligne leur catalogue, leurs disponibilités, afin que les acheteurs, sûrs de ce qu’ils vont trouver, se rendent dans ces lieux de convivialité. De même qu'il faut aider les éditeurs à prendre le tournant des nouvelles technologies. Dans cet esprit, je souhaite que le Centre National du Livre voie ses missions et ses moyens renforcés. " déclaration d’intention du Président Sazkozy.
Sophie Barluet, ancienne secrétaire générale des Editions du Seuils (décédée le 13 juillet 2007 à l’âge de 48 ans), a consulté le monde du livre dans le cadre d’une mission appelée "Livre 2010". Quel sera l’avenir du livre à une époque où le numérique et les nouveaux modes de distribution (la vente en ligne) mettent en péril les libraires indépendants. In fine, un rapport du Centre Nationnal du Livre (CNL) a été adressé à la Ministre de la Culture Christine Albanel. On lit dans ce rapport : "Parce qu’ils défendent des livres plus novateurs et difficiles à vendre que les best-sellers, ils méritent une compensation à la fois comme prescripteurs et entrepreneurs".
Le Syndicat de la librairie française qui représente les intérêts de 550 libraires indépendants accuse Amazon et Alapage de vente à perte en raison des frais de ports gratuits proposés sans montant d'achat minimum.
Les libraires indépendants n’ont pas attendu pour agir sur le Net et nous pourrions illustrer leurs efforts collectifs par le " Tous pour un ! Un pour tous ! " des quatre mousquetaires de la littérature de cape et d’épée. Ils préparent leur portail de vente en ligne. Piloté par le SLF et doté d'un budget de 1 million d'euros, le projet doit aboutir au lancement, début 2008, d'un portail marchand fédérant les catalogues de 500 librairies indépendantes.
Pour Renny Aupetit, secrétaire général du syndicat et responsable du projet, il s'agit surtout d'apporter plus de services aux lecteurs. "Notre objectif est surtout de faire venir des lecteurs dans nos magasins", explique-t-il. Internet prend de plus en plus de place dans notre relation avec nos clients. Par exemple, de plus en plus de commandes et de réservations sont faites par e-mail", explique-t-il.
Le SLF, qui initie le projet, a prévu de créer une société anonyme qui sera pilotée par des associations professionnelles de libraires. Le portail, dont le budget de développement est compris entre 500.000 et un million d'euros, sera financé, pour une partie, par des subventions, et pour l'autre, par des prêts consentis par la filière du livre, dont le Centre national du livre et l'Association pour le développement de la librairie de création. Si le calendrier est respecté, le portail devrait voir le jour au début de l'année prochaine. "Notre projet est basé sur un modèle économique plus viable que celui des autres acteurs Internet puisque nous n'avons pas besoin d'entrepôts, chacun de nous gèrera sa propre logistique", explique Renny Aupetit, en mettant en avant la singularité du projet. "Pourtant, si vous cherchez un livre, même rare, vous serez presque sûr qu'une de nos librairies l'aura à disposition. Et alors, contrairement aux sites marchands qui doivent le commander à l'éditeur, nous pourrons l'envoyer rapidement." "J'ai déjà prévu de donner des marques pages à mes clients indiquant l'adresse exacte de mon site", explique Renny Aupetit, qui est aussi le patron de la librairie parisienne Le comptoir des mots.
Des associations se sont constituées et sont présentes sur le Net…
 Sur le site de l’association " INITIALES ", nous avons relevé l’Edito comme suit : Chacun sa rentrée littéraire ! C’est peut-être encore l’été mais que cela ne vous empêche surtout pas de pousser la porte de votre librairie, autant vous préparer avant les autres : arrive une nouvelle rentrée littéraire aux allures de déferlante... Mais dans ce dédale infernal, pas moins de 727 romans dont 493 en littérature française et 234 en littérature étrangère, votre libraire saura dénicher avec vous les livres écrits pour vous, les livres de VOTRE rentrée littéraire ! Une nouvelle librairie est née et rejoint notre groupement de librairies indépendantes : Au Poivre d’âne à La Ciotat. Au cœur de la vieille ville, un choix d’ouvrages de littérature et d’essais, de bandes dessinées et de Mangas, de livre jeunesse et d’albums, de fonds spécialisés. Et toujours dans vos librairies Initiales
 - Sacs : Dans le but de supprimer progressivement la distribution des sacs en plastique, un sac rouge vif et réutilisable vous est proposé pour une somme modique dans les librairies du Groupement. N’hésitez pas à le demander !
- Le dernier dossier "Initiales" spécial Roman Noir * *Le dossier spécial de 88 pages intitulé : LE ROMAN NOIR , en .pdf à l’adresse ci-dessous: http://www.initiales.org/dossier.php3?id_article=1384
Comment définir le roman noir ? Quelles formes peut-il prendre ? Quels en sont les thèmes principaux ? Quels sont les auteurs à découvrir ? Retrouvez une vingtaine d’intervenants - auteurs bien sûr mais aussi éditeurs, traducteurs, journalistes, dessinateurs, etc. - sous forme d’articles ou d’entretiens dont : Dominique Manotti, Pascal Garnier, Ken Bruen, Elwood Reid, Iain Levison, Jean-Hugues Oppel, Jake Lamar, Franz Bartelt et bien d’autres... Si aucune librairie Initiales ne se trouve près de chez vous et que vous souhaitez la version papier, nous vous l’enverrons sur simple demande : info@initiales.org Lettre d'information adressée le 3 septembre 2007 aux Internautes:
La rentrée, c'est pas triste ! Mais non, la rentrée c'est pas triste... C'est le temps des vraies découvertes, celles de l'imaginaire, c'est l'époque des joies les plus pures, celles des nouvelles écritures, c'est la saison des émotions fortes, celles que seule procure la littérature ! Et les derniers ouvrages présentés… - On s'y fera / éd. Zulma 19.50 euros. Ce portrait attachant d'une femme moderne en plein cœur de Téhéran est (...) Lire la suite (http://www.initiales.org/./noslectures3.php3?id_article=1535&id_rubrique=5) - Cochon d'Allemand de Knud Romer/ éd. Les Allusifs, 16 euros : Knud Romer paiera salement le fait d'être né de mère allemande en 1960 dans (...) Lire la suite: http://www.initiales.org/./noslectures3.php3?id_article=1533&id_rubrique=5) - Requiem de Terezin de Josef Bor/Éd. Du Sonneur15 euros : Voici un court texte écrit en 1963, publié en France en 1965 et depuis (...) Lire la suite: http://www.initiales.org/./noslectures3.php3?id_article=1532&id_rubrique=5)
" LIBRAIRES ENSEMBLE " est une autre association de libraires indépendants dont nous vous reproduisons le texte d’accueil : Voici un groupement qui porte vraiment bien son nom : être vraiment libraire et ne pas rester isolé dans son magasin. Cela sous-entend ne pas perdre son indépendance, continuer à suivre son cap mais en connaissant la position des autres libraires, en découvrant les pistes d'un confrère défriche. Libraires Ensemble se veut d'être le ciment entre libraires afin d'additionner nos forces, réaliser ce que chacun d'entre nous souhaite sans pouvoir le faire seul. Chacun doit y exprimer ses compétences pour les faire partager et s'enrichir de celles des autres. Je vous invite à nous rejoindre sur ce passionnant et sympathique chemin ensemble. Pierre RICHER Président de l'Association Libraires Ensemble http://www.libraires-ensemble.com/
Et les libraires corses? Aucun n'apparaît dans les associations nationales!
Il serait intéressant de connaître les témoignages et les avis des libraires insulaires sur leur présent et leur avenir. En matière de distribution et d’Internet, est-il impossible aux professionnels corses du livre d’effacer la mer, pour reprendre les termes du philosophe Jean-Toussaint Desanti ? Les exemples comme " Initiatives " ou " libraires ensemble " sont-ils inaccessibles ou inapplicables aux Corses ? Quelles sont les spécificités corses en matière d’édition, de diffusion et de vente des livres ? La vente par Internet pourrait-elle être un atout pour eux et leur est-elle préjudiciable ? Quelles sont les difficultés rencontrées et les améliorations souhaitées par les libraires et les éditeurs corses ? Sont-ils concernés par le rapport du Centre National du Livre (CNL) et les intentions du Président Sarkozy ?
A suivre...
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