Bonavinuta!
Bienvenue sur le blog Corse noir'soeur de vos nuits blanches
Blog non agressif et sans arrière-pensée. ..
Des articles après le Blog perso....
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RE NDEZ-VOUS:
- 5 décembre 2009, Salon Culture et écriture Institut Perrimond Roucas Blanc Marseille 7ème
- Les 20, 23 et 24 décembre 2009 Cultura La Valentine Marseille
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CHANTS CORSES: Pas de lien MP3 mais de l'écoute en ligne aux adresses ci-dessous...
Radio Alta Frequenza
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Le 1er juin 2009 à 22H15 .... 200.000ème visiteur I
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Les dix droits imprescriptible s du lecteur ( édictés par Pennac dans son ouvrage "Comme un roman")
1°/ Le droit de ne pas lire.
2°/ Le droit de sauter les pages
3°/ Le droit de ne pas finir le livre
4°/ Le droit de relire.
5°/ Le droit de lire n’importe quoi.
6°/ Le droit au Bovarysme (maladie textuellement transmissible…)
7°/ Le droit de lire n’importe où.
8°/ Le droit de grappiller.
9°/ Le droit de lire à haute voie.
10°/ Le droit de nous taire.
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A dopu!
A plus tard!
Publié le 07 décembre 2006 à 23:14
Par flicorse
Comment choisit-on un livre ? Il y a plusieurs façons, me direz-vous. Alors, je vais vous raconter comment j’ai choisi « C’est quoi la Philo ? » de René Merle aux Editions L’écailler du Sud. D’abord, je regarde toujours les parutions de cet éditeur, comme celles de quelques autres. Et puis le titre m’a interpellé. Ensuite, j’ai pris le livre dans les mains et j’ai lu la quatrième page de couverture : « Ses ennemis le surnomme le « PPE », le présumé Philosophe et Ecrivain. Et des ennemis, Abailard en a… Le héros était donc Abailard ! La référence au Pierre Abailard ( ou Abélard ) , né en 1079 et mort en 1142, philosophe et théologien, fondateur de la méthode scolastique avec Alexandre de Hales ne pouvait être fortuite, sachant que René Merle est historien. S’agissant d’un polar, quel allait être le destin d’un Abailard des temps modernes ? Allait-il rencontrer une belle Héloïse ? Qu’adviendra-t-il de sa virilité ? J’ai donc payé le prix de ma curiosité : 7 euros. Je n’ai pas été déçu par ce petit polar dense avec une intrigue bien construite et le discours savamment dosé.  Abailard est le nom du narrateur et avant lui , c’était le pseudonyme de son père communiste dans la résistance, pendant l’Occupation. Notre Abailard se raconte en commençant par son « sale rêve » : dans le midi, devant la porte d’une usine voisinant la mer, à 13h30, la sirène appelle à la reprise du travail…. « Le bruit de la barre de fer sur le crâne du type. Et puis le silence ». Il se réveille. De la fenêtre de sa chambre d’hôtel, il voit la Croisette. Dans son lit, Ornella Muti… non pas l’actrice, une inconnue qui lui ressemble. Mais lui ressemble-t-elle vraiment ou est-ce l’aveu d’un fantasme érotique? Abailard aime trouver des ressemblances avec des personnalités. Quand il ne dort pas, Abailard écrit et fait la promo de son dernier roman « Le Mal court », titre déjà utilisé par Audiberti, précise-t-il. Notre écrivain revendique le sobriquet dont on l’a affublé : PPE (Présumé Philosophe et Ecrivain). Philosophe autoproclamée et médiatique, il s’enorgueillit de dispenser le blâme et l’éloge sur le monde comme il va, assumant d’être un donneur de leçons. Il anime une émission télévisée « C’est quoi la philo ? » Pour faire comme tout le monde, il a commis quelques polars et il « s’honore (sans fausse modestie) d’être de ceux qui ont sorti le polar du ghetto de la sous - culture pour le hisser, comme on dit, au niveau de la littérature. En tout cas, à défaut des journalistes spécialisés, c’est ce qu’on dit les pages « Livres » de nos deux quotidiens, et les chroniques de tous les magazines. Et je me garde, ajoute-il, de participer au cirque itinérant et dominical, qui parcourt l’hexagone. Cirque cruellement baptisé la grande famille des polareux, ou je ne tiens pas à avoir une place. On ne semble pas d’ailleurs me la proposer. » On comprends que Abailard n’a pas peur de se faire des ennemis, même chez les « polareux ». Car si le titre du dernier polar d’Abailard contemporain niçois est « Le Mal court », c’est son « Historia calamitatum » qu’il raconte pour reprendre le titre de l’œuvre monastique de son illustre homonyme médiéval et breton. Il ne s’agit pas de reprendre la querelle des universaux, ni de nominalisme ou de conceptualisme. René Merle a écrit un roman noir avec un personnage central original. Notre Abailard des temps modernes… «Internationaliste à vingt ans, jet society humanitariste à cinquante… l’âge de son prédécesseur lorsqu’il écrit, vers l’An 1129, «l’ Histoire de mes malheurs ». Et ses malheurs, notre Abailard contemporain les rencontre en revenant dans la région de Nice pour un festival littéraire. D’abord apparaît Eloïsa qui ressemble à Ornella Mutti, et ensuite deux membres de ce qu’il appelle son ancien « Groupe » (révolutionnaire d’extrême – gauche s’entend) : la pulpeuse Reparata, fille de notable encanaillée, et l’énigmatique Tchoco, plébéien auréolé d’un passé de guérillero révolutionnaire et aigri dans un présent de journaliste local… C’est ce dernier, auteur d’un livre de cuisine, qui va entraîner Abailard dans une salade niçoise avec une aubergine. Mais qui est ce Légume niçois auquel Tchoco fait allusion dans un poème ; « Ode à celui que nous avons massacré » ? … Qui sera le mort, puisque, dans un polar, il y a toujours au moins un cadavre et souvent davantage ? Est-ce que notre philosophe donneur de leçon n’aurait pas quelque mauvaise action dans un passé qui le rattrape ? Quel va être le destin de Abailard le niçois et Eloïsa, la Piémontaise ? Vont-ils nous fabriquer un petit Astrolabe… De quoi réveiller un mort, lorsque l’on sait que Gaston Leroux est enterré à Nice.
Au fait , Abailard, c’est quoi la philo ? – « Mais au réveil , j’avais senti dans mon caleçon une présence bienvenue. La vie était belle. C’est quoi la philo ? Des choses assez simples en définitive… » et pourquoi philosopher ? pour atteindre une vérité sur moi-même ,… « le point d’équilibre à partir duquel on peut considérer le monde, les autres, et soi-même, je ne dirais pas en toute sérénité, mais en toute justesse. Bref, ce que les philosophes ont cherché depuis que la philo existe. Et qu’ils n’ont probablement jamais trouvé. » Abailard Pierre, philosophe et théologien de l’époque médiévale : l’orthographe de son nom est variable Abailard, Abeilard ou Abélard., mais son vrai nom est Beranger. Il est né en 1079 à la seigneurie du Pallet, près de Nantes. Son père était un noble guerrier qui voulait que ses enfants soient instruits et façonnés au métier des armes. Pierre était l’aîné d’une nombreuse fratrie. Il renonça à son droit d’aînesse et à son héritage en refusant les armes au profit de la culture des sciences, en premier lieu la dialectique. Il s’opposa à l’un de ses maîtres, Guillaume de Champeaux, archidiacre de Notre Dame et premier dialecticien de son temps, notamment dans ce que l’on a appelé la querelle des universaux. Il enseigna dans une école créée sur la Montagne Sainte Geneviève, aux portes de Paris. Et il y a sa liaison avec son élève Héloïse, belle et intelligente! Abélard se met en pension chez l’oncle de la belle, le chanoine Fulbert, la met enceinte puis l’enlève. En Bretagne, ils ont un fils, Astrolabius et se marient. Mais l’oncle envoie à Abélard des hommes de mains qui le castrent. Les hommes de mains le paieront de leurs propres virilités plus les yeux en prime. Le chanoine Fulbert est suspendu de ses fonctions. Le mal est fait. Héloïse entre au couvent et échangera avec son mari une correspondance publiée sous le titre « Lettres d’Abélard et d’Héloïse » vers 1130. René Merle s’est inspiré de ces trois personnages, car si vous trouvez dans « C’est quoi la Philo ? », Abailard et Eloïsa… cette dernière a aussi un oncle Fulberto. En marge, nous avons relevé dans le roman de René Merle , deux intrusions allusives, presque subliminales aux Corses. La première lorsqu’ Abailard se souvient que, dans sa jeunesse, il avait enlevé la piémontaise Reparata à " un étudiant corse assez remuant " et la deuxième lorsqu’il se trouve face à deux individus " assez jeunes, lunettes de soleil, cheveux très courts, vestes d’été manches retroussées, jeans. Le F.L.N.C ou les flics. J’avais souvent dit du mal des nationalistes corses dans mes chroniques, mais j’ai opté pour les flics et j’avais raison…" L’auteur : René MERLE est né en 1936 . Il est agrégé d’Histoire, Docteur es Lettres. Il a enseigne toute sa vie. Il dit de lui-même : « J’ai toujours eu une sensibilité patrimoniale, occitaniste… J’ai été embarqué dans ce monde occitaniste très varié qui va des nationalistes persuadés qu’il existe une nation occitane jusqu’au félibre avec sa cigale. Il écrit des textes poétiques en occitan et traduits en Français par lui-même. Après une rencontre avec Patrick Raynal, il s’est mis au polar en 2001 avec « Treize reste raide » édité par Galimard , Série noire. Pour mieux le connaître, vous pouvez aller sur son site : http://www.rene-merle.com
Vous y trouverez un entretien à l’occasion de la sortie de son premier polar dont nous vous donnons un accès direct : http://www.rene-merle.com/article.php3?id_article=293 
Publié le 01 décembre 2006 à 09:59
Par flicorse
Collection Nera des Editions Albiana : Alexandre Dominati, auteur. Alexandre Dominati est formateur dans l’aéronautique. Lorsqu’il a les pieds sur terre, il invente des histoires entre l’île et le continent, entre passion et raison, entre croyances irrationnelles et lucidité… Aussi dans le jeu des passions, nous offre-t-il de beaux passages qui enchantent et des intrigues qui ensorcellent, sans donner la part trop belle à la raison, car les grands mystères de la nature humaine sont plus insondables que les petits mystères des affaires criminelles. Cet auteur de la collection Nera a déjà commis deux romans noirs : Le cerisier et Le loup.
Le cerisier (2004)
Alexandre DOMINATI allume la mèche de son premier roman « Le cerisier » par un incendie comme la Corse en connaît trop souvent. C’est le baptême du feu pour le pompier Simon qui échappe au brasier mais va brûler d’une autre flamme. Hélène a été élevée par sa grand-mère Zia Catalina, surnommée « Les yeux » (Cucchi), parce que, dit-elle, elle regarde le soleil dans les yeux, comme dans une boule de cristal. Malheureusement, son père est un vaurien, qui, entre deux séjours en prison, leur pourrit la vie, jusqu’à vendre sa fille au rejeton d’un bandit proxénète et violent. Et puis, heureusement, il y a Schwartz, le bon adjudant alsacien… Voilà les principaux éléments d’un drame qui serait resté familial et villageois si la belle Hélène n’avait pas disparu et si Zia Catalina n’avait par convaincu Simon qu’il était l’Archange Gabriel. Il s’envole pour Paris avec une mission: y sauver sa belle Hélène. Mais, pourquoi le titre « Le cerisier » ? A vous de le découvrir… Extrait : « Simon possède une force qui n’a nul besoin ni de preuve ni de raisonnement d’aucune sorte. Une force extraordinaire ; elle absout ou condamne sans appel, pour un mot, un geste, trois fois rien. Cette force chasse, et la logique, et le droit. Intime, elle côtoie le divin, elle est donc irréfutable. Elle s’affranchit de tous et de tout, elle « est ! »
Le loup (2005)
L’entame du roman « Le loup » est l’arbre généalogique de la famille Doménica, qui, sur quatre générations, n’a donné qu’une fillette née de André Doménica et Odile Garonne. Quels lourds péchés leur grand – tante, Anna, a-t-elle confessés le jour de sa mort? Retour à l'enfance du père: André a un petit frère Pierre qui, à 7 ans, aimait Lisette, âgée de 10 ans. Tous les trois jouaient aux indiens du Canada et Lisette leur lisait les aventures du « Dernier des Mohicans »… C’est le premier commencement car il y en a un deuxième… André, comme fou, s’est enfermé chez lui avec sa fillette morte et refuse l’enterrement. C’est ce que l’on appelle un fort chabrol… Le maire du village est là, Lisette devenue Lise accourt pour raisonner le grand frère de Pierre… Mais où est ce dernier ? Au Canada. Il revient au village dans une belle auto et, à son retour, des horribles assassinats sont commis par un être mystérieux et habile surnommé « Le loup ». Les gendarmes perdent à chaque fois sa trace. La peur ancestrale du loup s’installe dans le village et les soupçons pèsent sur Pierre. Serait-il venu régler quelques comptes non soldés d’une vieille vendetta ? Dans une Corse en proie à des démons, le loup serait-il un justicier ? Ses victimes, des coupables ? Est-ce la même main qui tue ou absout ? Plutôt qu’au devoir de vengeance, faut-il s’en remettre à une justice immanente ? Quel mal ronge ce petit village corse ? Dans cette atmosphère lourde de crimes mystérieux, de croyances irrationnelles et de « divins secrets » gardés par le curé du village, quel dénouement peut avoir les retrouvailles entre Pierre et Lisette qui en a épousé un autre, Jacques, un brave gars resté au village ? Y aura-t-il un troisième commencement ou une fin tragique ? Extraits : « Anna Domenica veut, pour se présenter à son créateur, une âme neuve… Elle se libère à grands coups de mots. Elle ouvre le bubon de son âme, libérant le pus qu’elle contient. Elle charcute jusqu’au sang pour assainir la plaie. El elle en crachote des saloperies et elle en crache de la merde. Du fond de ses entrailles remontent les égouts du village, de la famille et de toute sa vie. » « Pourquoi cet homme, devenu bête sauvage, bête féroce, s’en est-il pris aux Domenica, aux Marchesi et à Baptiste Bartolomi ? Je vous fais confiance, vous trouverez mille raisons, mille explications à tout ça. Quant à moi je pense que ce qui a fait sortir ce « loup » de la forêt, ce sont vos mensonges, vos calomnies, vos trahisons, et tout le sang que l’on fait couler pour un peu plus d’argent, de gloire, ou d’orgueil… »
ADDITIF DU 4 DECEMBRE 2006: Noël chez Albiana.
Pour ceux qui veulent profiter de l’offre exceptionnelle faite par les éditions Albiana, nous reproduisons cette offre in extenso: [Marché de Noël] « Un livre corse au pied du sapin ! » Choisissez sur le site www.albiana.fr parmi trois cent références dont plus de quarante nouveautés (5% de remise*) Frais de port gratuit** Papier « cadeau » individuels (offert) [Indiquez-nous simplement l’adresse d’expédition et la dédicace à porter (carte de vœux offerte)] * Déduite à la facturation. ** envoi en colissimo recommandé, national et international, emballage cartonné ou enveloppe à bulle. Offre valable jusqu’au 31 décembre 2006 minuit (mais attention aux délais NOTA : Nous précisons que nous n’avons aucun intérêt financier chez cet éditeur corse et que nous ne faisons que porter cette offre à la connaissance des lecteurs intéressés par les livres que nous avons présentés et par la production de cet éditeur. Il s’agit d’une initiative « désintéressée » de notre part et non pas d’une demande faite par l’éditeur.
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