Bonavinuta!
Bienvenue sur le blog Corse noir'soeur de vos nuits blanches
Blog non agressif et sans arrière-pensée. ..
Des articles après le Blog perso....
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RE NDEZ-VOUS:
- 5 décembre 2009, Salon Culture et écriture Institut Perrimond Roucas Blanc Marseille 7ème
- Les 20, 23 et 24 décembre 2009 Cultura La Valentine Marseille
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CHANTS CORSES: Pas de lien MP3 mais de l'écoute en ligne aux adresses ci-dessous...
Radio Alta Frequenza
ht tp://www.alta-f requenza.com/in dex.php/fr/webr adios
Radio Voce Nustrale
htt p://adecec.net/ radio/listen.as x
Sur Radioblog
ht tp://www.radiob logclub.fr/sear ch/
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Le 1er juin 2009 à 22H15 .... 200.000ème visiteur I
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Les dix droits imprescriptible s du lecteur ( édictés par Pennac dans son ouvrage "Comme un roman")
1°/ Le droit de ne pas lire.
2°/ Le droit de sauter les pages
3°/ Le droit de ne pas finir le livre
4°/ Le droit de relire.
5°/ Le droit de lire n’importe quoi.
6°/ Le droit au Bovarysme (maladie textuellement transmissible…)
7°/ Le droit de lire n’importe où.
8°/ Le droit de grappiller.
9°/ Le droit de lire à haute voie.
10°/ Le droit de nous taire.
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A dopu!
A plus tard!
Publié le 29 mars 2008 à 11:56
Par flicorse
"I culori d'Umani", une belle initiative de l'Association pour la Fondation de Corse et de son président Jean-François Bernardini du groupe I muvrini...

Des artistes pour une Fondation de Corse rassemblés par l’idée que l’on peut, dans la fraternité et l’échange, œuvrer au progrès commun, l’Association pour une Fondation de Corse présidée par Jean-François Bernardini, et l’artiste Guy-Paul Chauder ont résolu d’unir leurs forces dans une initiative d’envergure baptisée « I Culori d’Umani » Regroupant les contributions de plusieurs dizaines de plasticiens de renommée internationale et d’artistes du monde du spectacle, des lettres, du cinéma,… « I Culori d’Umani » se veut un événement dans le monde de l’art. Conduite au profit de l’Association pour une Fondation de Corse, «I Culori d’Umani » sera, en outre, une étape décisive dans l’émergence d’« Umani – Fondation de Corse », lui fournissant les ressources nécessaires à sa naissance et donnant une audience toujours plus large à l’ambitieux projet qu’elle constitue. Accès direct à la liste des articles avec, en bas de page, possibilité de consulter les biographies de artistes:http://www.culoridumani.org/peintres.htmlSur la page d’accueil du site, vous disposez en bas de page d'un accès diaporama des œuvres:http://www.culoridumani.org/accueil.html#
Les rendez-vous :
Du 31 mars au 11 avril 2008 Exposition I Culori d’UmaniVernissage le jeudi 3 Avril à 19 heuresau Lazaret-OllandiniQuartier Aspretto - 20090 Ajaccio Du 3 au 21 juin 2008 Exposition I Culori d’UmaniEspace Municipal d’Art Contemporain SextiusRue du 11 novembreAix-en-ProvenceVernissage le 4 Juin à 18 h 30 Du 15 au 19 octobre 2008 Vernissage et Exposition I Culori d’Umani à Artcurial - 7, rond-point des Champs-Élysées 75008 Paris et Dimanche 19 octobre 2008 toujours à Arcturial Vente aux enchères des oeuvres d'I Culori d'Umani par Maître François TAJANhttp://www.artcurial.com Ce qu’en dit Pierre-Paul Battesti, Président de l’association Isula Viva :Cette exposition ouverte au public, n´est pas organisée comme une exposition d´art contemporain, mais une exposition « événementielle » organisée par l´Association pour la création de la Fondation de Corse.Les artistes exposés ont donné une ou plusieurs oeuvres pour une vente qui aura lieu plus tard, aux enchères, et dont les bénéfices iront intégralement dans la trésorerie de l´association, moins les frais, comme la location de l´espace Ollandini et autres et nombreuses prestations qui vont avec ce genre d´organisation.C´est pour cela qu´il faut saluer le travail remarquable de GF Bernardini et de toute l´association de l´AFC, la direction de Guy-Paul CHAUDER, qui travaille activement sur ce projet artistique.Il faut aussi saluer le travail et l´investissement colossal de la création d´un double CD, réalisé par I Muvrini qui lui aussi va dans les caisses de l´association et qu´il convient de soutenir.L´AFC un projet à saluer et à promouvoir, par les Corses de Corse ou de l´extérieur...L’Association pour une fondation de Corse : Créée en septembre 2002 et présidée par Jean-François Bernardini, l’Associu pè una Fundazione di Corsica est une association régie par la loi de 1901.Elle a pour objet de réunir les ressources humaines, les conditions morales et matérielles nécessaires à la création d’« Umani – Fondation de Corse » :En rassemblant un grand nombre d'adhérents et de soutiens afin de conforter son assise populaire.En recueillant, par la collecte des dons manuels et des cotisations des particuliers, entreprises et institutions, les fonds nécessaires à la capitalisation initiale – 1 million d'euros.En élaborant – en vue de la présentation au Conseil d'Etat de la candidature au titre de Fondation – un véritable projet d’intérêt général offrant l’assurance de sa transparence et de sa pérennité.Son site à l’adresse : http://www.afcumani.org/ Contact de l’ A F C :
Associu pè una Fundazione di CorsicaAssociation pour une Fondation de CorseBP 5520416 Ville di Pietrabugnu CedexTél : 0892 701 797 (0,337€/min)Mail : ass.fond.corsica@wanadoo.fr
Publié le 13 mars 2008 à 18:13
Par flicorse
Des auteurs de l’association Corsicapolar au Salon du livre :

Arlette Shleiffer, Marie-Hélène Ferrari, Jean-Pierre Orsi et Jean-Paul Ceccaldi sont des auteurs corses de polars. Ils participeront au 28ème Salon du livre de Paris et seront présents au stand de la Collectivité Territroriale Corse où ils feront partie de la trentaine d’auteurs insulaires venus dédicacer leurs derniers ouvrages aux côtés de 14 éditeurs corses.
 Arlette Shleifer est peintre, photographe et écrivain. Elle partage sa vie entre le Marais à Paris, la Corse, les Etats Unis et Taïwan. Arlette Shleifer expose en France et aux Etats Unis. Elle écrit plusieurs romans d’abord aux Editions de la Marge et actuellement aux Editions Colonna. A nos yeux, ce qui caractérise Arlette Shleifer, c’est cette " pulsion d’errance " que l’on trouve chez d’autres auteurs comme Jack Kerouac, J.M.G Le Clesio, Kenneth White ou Ernest Sabato. J’ai choisi cette bande des quatre car on les retrouve dans un opus de l’universitaire de renom Michel Maffelosi : " Les jardins de l’errance ". Il écrit sur eux : " A la lumière de ce double héritage culturel et des nombreux espaces qu’il sous-tend, on comprend l’importance de l’errance dans la vie et dans les œuvres de ces auteurs. L’errance est envisagée comme une quête active qui renouvelle le regard du sujet sur le monde et qui enrichit sa connaissance. Dans ce cas, elle résonne comme une sorte d’éveil de l’homme contemporain au monde qui l’entoure, à sa simplicité, ses merveilles comme à ses sordides manifestations. ". Et il ajoute plus loin : " L’écriture se nourrit des mouvements du corps et des lieux traversés, élabore un espace porteur d’aventure errante. " Mais aussi : " … l’errance est un déplacement fécond permettant de tisser des liens solides entre le sujet, l’espace et l’altérité. " En littérature, Arlette Shleifer poursuit son chemin, creuse l’ouverture, déplace les frontières et revient publier un nouveau roman, peut-être par tropisme, en Corse. Elle a choisi le noir de l’élégance. Elle dédicacera trois de ses ouvrages : Molto Chic, Le bar rouge et Une jeunesse israélienne.
 Marie-Héléne Ferrari est née en Lorraine en 1960. Elle vit actuellement en Corse-du-Sud, à Bonifacio, cité de caractère qui abrite une partie de ses écrits. Des études de lettres modernes, et de droit, des cours aux beaux-arts et un goût prononcé pour la scalpélisation de l'âme, font d'elle une femme étonnante, touche à tout talentueux. Proposant des œuvres variées, elle s'illustre dans drame néoromantique, avec Mélusine, puis dans les nouvelles, centrée sur la vie contemporaine corse, Cruauté Ordinaire, une pièce encore, Pandora ! Puis elle intègre les éditions Clémentine où elle rencontre véritablement son public, avec Un Goût amer et sucré comme le silence, ensemble de nouvelles douces amères sur la vie et le couple. À peine un demi-siècle, l'histoire d'un homme de cinquante ans, qui refuse de vieillir, a particulièrement touché ses lecteurs. Cependant, le roman policier la passionne plus que tout et c'est avec son goût pour les mots, qu'elle met le commissaire Pierucci au monde, où une petite veuve va causer autour d'elle bien du tracas. Le deuxième tome des aventures de l'irascible commissaire confronte le lecteur avec le délicat problème des luttes d'influence. Quant au troisième, il nous plonge dans l'histoire douloureuse des montagnes de En deça des Monts, Sainte Lucie, Carbini, pour une enquête terrifiante. Ces deux suites ont ancré le commissaire Pierucci dans le paysage du policier insulaire. Après l'horreur, Pierucci revient, avec "l'Enfant" il poursuit son chaotique chemin de vie, dans une verdeur désespérée. Le 4eme tome précède "L'obscure patience de la cellule" qui parle encore de chemin de vie brisé, et d'un Pierucci qui se dresse contre les satanistes.
 Jean-Pierre Orsi : Des études supérieures à Nice et à la Sorbonne à Paris. Son premier métier : journaliste au Patriote à Nice de 1963 à 1967. Il a ensuite effectué un séjour de 2 ans dans les pays de l’Europe de l’Est en particulier à Budapest où il s’occupait du service information d’une organisation internationale de jeunesse. Retour en France en 1969. Il se reconvertit dans l’informatique en travaillant pour le compte de Citroën, quai de Javel à Paris. Boite qui le remerciera un an après pour raisons syndicales et politiques. Il rentrera dans le groupe pharmaceutique Synthelabo. Il y restera 6ans. Ce séjour dans ce groupe lui fournira l’occasion de produire un livre sulfureux : la Mafia du médicament qui connut en son temps un certain succès. Jean-Pierre Orsi travaillera ensuite vingt-cinq ans dans les Mutuelles de Provence, basées à Marseille, tout en militant activement à l’UGICT-CGT. A présent retraité, il vit depuis en Corse où il s’adonne aux joies du polar, trouvant son inspiration à Coti-Chiavari, magnifique balcon sur la Méditerranée. Depuis 2004, Il a déjà publié une trilogie ayant pour personnage récurrent le commissaire Baptiste Agostini : La chèvre du Coti chiavari, Sous le regard de Napoléon et la nuit de San Matteo. Jean-Pierre Orsi, connaisseur de l’Histoire de la Corse mais aussi des îles voisines, écrit des polars ancrés dans le contemporain insulaire. Lorsqu’il parle de choses sérieuses, c’est sans se prendre au sérieux, ce qui n’enlève rien au poids des mots sur les grands et petits maux de la société des îliens. Extrait recueilli sur le site de la Fédération des associations corses d’Ile de France à l’occasion du Salon du livre 2007. " Jean-Pierre Orsi est très heureux d’être là pour faire connaître cette littérature corse, particulièrement celle du polar peu mise en valeur chez les libraires où règne la suprématie des polars anglo-saxons. Il souhaite ainsi que ses confrères une reconnaissance des auteurs de polars méditerranéens. En Corse et ailleurs, il y a des écrivains remarquables peu connus. Ce qui les a amenés à organiser le Festival du Polar corse et Méditerranéen, les 6 et 7 juillet 2007, à Ajaccio, place Foch. 40 écrivains, du Languedoc-Roussillon, de Provence-Côte d’Azur, de Corse, de Sicile, de Sardaigne et de Toscane seront présents. La Corse compte une vingtaine d’auteurs de polars réunis sous l’Association Corsica Polar. Pour Jean-Pierre Orsi, " Le polar corse n’est pas seulement une énigme policière à résoudre, c’est une façon de parler de nos problèmes sérieux mais sans se prendre au sérieux, en pratiquant l’autodérision car en Corse comme dans les pays méditerranéens, on est très susceptible et on préfère pratiquer l’autodérision plutôt que les critiques des autres ".
 Jean-Paul Ceccaldi est né à Ajaccio (Corse du sud). Ses parents sont originaires d’Evisa et de Partinellu. En 1974, il est entré, comme inspecteur à la Police judiciaire de Paris. Depuis plusieurs années, il était en fonction à Marseille où il s’est occupé de proxénétisme et d’affaires financières. Après un long passage au SRPJ de la cité phocéenne, il vient de terminer sa carrière comme Commandant à la police des polices. Il fait partie d’une catégorie particulière de policiers : les flics corses. Cette différenciation, il en a fait le personnage du Flicorse, en écrivant des polars à la manière de vraies enquêtes judiciaires avec un héros qui veut avoir une démarche socratique : pour lui, le doute est le moteur de l’enquête. Par ailleurs, le Flicorse n’est pas un policier de laboratoire et il refuse la dictature de la raison. L’auteur a été publié en 2003 chez les Editions Le Publieur pour son premier polar « La plume et le poulet ». Il tient un blog " Corse noire " et s’est associé à Corsicapolar avec une rubrique " L’île noire ". Les Editions du Journal de la Corse ont publié son ouvrage " Tamo ! Samo ! Les arcanes du tueur " qui est sorti pour le festival du polar corse et méditerranéen en juillet 2007. Il s’agit d’un thriller où Tarots, philosophie, mythes et légendes corses créent l’atmosphère du récit, tout en constituant la trame. Le Flicorse perce le secret de l’invisibilité d’un serial killer lorsqu’il constate, grâce à la magie corse, la réalité de cette invisibilité qui n’a rien à voir avec une cape digne de Siegfried, l'héroïne tueur de dragon de la mythologie nordique, ou de Harry Potter. Il ne s’agit pas davantage de meta-matériaux inventés par des scientifiques et détournés à des fins criminelles. Joël Jégouzo du Noir come polar a écrit sur ce polar : « Le terrain de l’enquête, et c’est toujours la singularité de cette inspiration romanesque, est ici la procédure. D’interrogatoires en logique : l’inculpation des tueurs. C’est elle qui relance la narration, au gré de la stratégie d’enquête policière mise au point en fonction des résultats obtenus. Au passage, elle nous révèle combien elle est exigeante, fragile, combien l’élément humain la détermine : l’intelligence, la sensibilité, la culture (et pas seulement criminelle) de l’enquêteur » et Murielle Kasprzak, du Journal de ma Corse: « La philosophie crée une atmosphère, tout comme la cartomancie qui est ici dévoyée car utilisée par un esprit malsain. Là encore, une autre passerelle est jetée entre l´universalité du jeu de tarot et des thèses philosophiques et les croyances exclusivement corses. À ses origines insulaires se mêlent l´histoire de la Russie, de la révolution rouge à l´éclatement du bloc soviétique, en passant la guerre froide et ses conflits annexes, comme l´Afghanistan ». Le prochain roman de Jean-Paul Ceccaldi, Complices obscurs , doit paraître prochainement chez le même éditeur.
Le quatre auteurs seront aussi présents au 2ème Festival du polar corse et méditerranéen prévu du 4 au 6 Juillet 2008 à Ajaccio avec la parution d’un recueil collectif de nouvelles au profit d’une association corse qui œuvre pour les personnes handicapées.

Noirs de Corse : Ces quatre auteurs participent activement au projet Noirs de Corse qui est le titre d’un recueil de 30 nouvelles noires à paraître au profit exclusif de l’association HANDI 20. Vous pourrez les contacter à ce sujet. Tous les renseignements sont donnés sur le site de l’association Corsicapolar et celui de Handi 20 aux adresses ci-dessous :
Corsicapolar : http://www.corsicapolar.eu
Handi20 : http://handi20.free.fr/
Les autres auteurs corses présents au Salon du livre de Paris sont : Eliane AUBERT-COLOMBANI, BATTI, Hervé BATTINI et Marie-Laure QUATRINI CECCALDI, André-Jean BONELLI, Michèle CASTELLI, DELAMBRE, Louis DOMINICI, Odile GLINEL, Yves GOULM, Francis HULOT-POZZO DI BORGO, Jean–Pierre LARMINIER, Pierre-Jean LUCCIONI, Pascal MARCHETTI, Jean-François MARCHI, Jean-Pierre MATTEI, David MEZZACQUI, Angèle PAOLI, Pierre POGGIOLI, Jean-Pierre POLI, Marie-Thérèse RAHNEMA, Eric RUCKSTUHL, Pierre-Dominique SAMMARCELLI, Sampiero SANGUINETTI, Ghislaine SICARD-PICCHIOTTINO, Paul SILVANI, Edmond SIMEONI, Michel VERGE-FRANCESCHI, Marie-Jean VINCIGUERRA.
A ne pas rater : la nouvelle réédition de L’anthologie de la littérature corse, ouvrage de référence écrit par Mathieu Ceccaldi aux Editions Alain Piazzola et à l’initiative de l’Association Mémoria bisinca dont deux représentants seront présents. Mathieu Ceccaldi est aussi l’auteur d’un dictionnaire corse-français plusieurs fois réédité.
 Sur le stand Corse, orné aux couleurs de la Collectivité Territoriale et de l’Association des Editeurs de Corse, seront exposés des panneaux, affiches et enseignes illustrant la politique de la Collectivité Territoriale de Corse en matière d’édition. Le visuel marquant la présence de la Corse au salon du Livre 2008 « La Corse à livre ouvert», sera également décliné en affichettes et marque pages afin d’être distribués aux visiteurs sur la durée du salon.
Publié le 19 janvier 2008 à 15:09
Par flicorse
Sortie du N° 2 de la revue semestrielle Fora ! La Corse vers le monde :
Après la Corse au miroir du Japon, la revue met La Corse et le Maghreb côte à côte… effaçant la mer qui nous sépare et nous engloutit…
Communiqué de la revue :
La revue Fora! -La Corse vers le monde - est heureuse de vous annoncer la sortie de son nouveau numéro semestriel : Corse et Maghreb, côte à côte. Une fois encore, pour tenir le pari d'une comparaison stimulante et d'un rapprochement dynamique, notre équipe s'est entourée d'une pléïade d'anthropologues, historiens, écrivains, peintres et sportifs des deux rives de la Méditerranée. Retrouvez-là en kiosque dans toute la Corse dès la semaine prochaine et très vite à Paris, Nice, Marseille et Lyon dans de nombreux points de vente.
Salute à tutti, Associu Ubiquità

Publié le 31 décembre 2007 à 06:00
Par flicorse
Publié le 21 décembre 2007 à 16:58
Par flicorse
U babbu di Natale ( traduction le Père Noël) -
 Le père Noël serait un descendant de Saint Nicolas ou Saint Nicolas lui-même. La dépouille du saint des enfants a été volée au VIème siècle par des marchands italiens puis rapportée à Bari en Italie. Depuis, l’âme de Saint Nicolas prodigue ses bienfaits miraculeux jusqu’en Corse. Son nom était Nicolas de Myre et une erreur d’écriture pourrait être à l’origine de l’absence du " t " de la myrte très répandue en Corse. Saint Nicolas serait né vers 270 dans la ville de Patara au sud ouest de l’actuelle Turquie prés d’Antalya. Le scribe ayant enregistré le nom de la ville a été soigné pour dyslexie et légère surdité. Patara serait une déformation de Santa Reparata dans la région de Balagne en Corse. Antalya est la déformation de " anticaglia " signifiant bric-à-brac et décrivant le lieu de naissance qui explique la vocation de celui qui sera le Père Noël distribuant les cadeaux .
Le père Noël, si l’on croit les historiens chargés de sa biographie, est la réapparition de Saint Nicolas aux Etats Unis qui en ont fait un produit de marketing en le déguisant en lutin nordique. Il faut le révéler aujourd’hui, Saint Nicolas aurait donc cédé au rêve américain et signé un contrat commercial sous un nom d’artiste.

Le 16 décembre 2007, le commissaire bien bâti Jean-Baptiste Agostini, appelé Batti par les dames, et le commissaire Mathieu Difrade surnommé le Flicorse par ses collègues, ont rencontré la fille du père Noël au magasin Cultura, lieu-dit La Valentine près de Marseille. Ce fut une révélation : la jeune fille se prénomme Laetizia et reconnaît volontiers son identité corse. Le père Noël serait donc d’origine corse et une enquête s’imposait.
D’abord, force est de constater que San Niculau ( traduisez Saint Nicolas) est un saint très populaire en Corse où l’on dénombre de nombreuses paroisses et sanctuaires dont il est le patron. Il y en aurait pas moins de 33… 3 est le chiffre des enfants qu’il a sauvés. Saint Nicolas a réalisé plusieurs miracles, comme celui d'avoir ressuscité trois enfants. Une chanson populaire raconte l'histoire de trois petits enfants partis glaner dans les champs... A la nuit tombée, perdus, il frappent à la porte d'un boucher. A peine entrés, il les tue, les découpe et les met au saloir... Sept ans plus tard, saint Nicolas passant par là, leur redonne la vie... Saint Nicolas devient alors le protecteur des enfants. C'est le saint patron des jeunes hommes non mariés. Saint Nicolas est aux garçons ce que Saint Catherine est aux jeunes filles. C'est aussi le patron des navigateurs : il a contribué à sauver des équipages de la tempête. La Corse est une île de navigateurs. La plus grande place de Bastia est la place Saint Nicolas.
De source sûre, Saint Nicolas voyageait sur un âne. Et si cet âne était Manfarinu ? … L’âne corse de Noël dont l’histoire est racontée dans un ouvrage d’Angèle Paoli aux Edtions Fior di Carta et que vous pouvez retrouver sur le site Terres de femmes à l’adresse ci-dessous :
http://terresdefemmes.blogs.com/mon_weblog/2005/12/manfarinu_lne_d.html
 Il s’agit d’un conte corse de l’Avent. L'Avent est la période liturgique qui englobe les quatre dimanches qui précèdent Noël. Traditionnellement, les chrétiens allument une bougie le premier dimanche, puis une de plus chaque dimanche suivant, symboles de la lumière qui va renaître le soir de Noël. De cette période est née la tradition du calendrier de l'Avent : cela consiste, dans une grande planche en carton prédécoupée, à ouvrir des petites fenêtres, une par jour depuis le 1er décembre jusqu'à Noël (24 jours). Chaque fenêtre contient une phrase de l'Évangile (version chrétienne), ou une petite confiserie (version païenne). Extrait : " Bien des années plus tard, le soir de la veillée de Noël, au coin du fucone, la zia raconte à ses petits-fils l’histoire de Manfarinu et de sa descendance. Elle raconte à ses petits-fils l’histoire de ce pelage gris des ânes corses marqués une fois pour toutes, une nuit de Noël, par une croix noire et soyeuse tombée du ciel et des étoiles. Il était une fois, dans une île de Méditerranée, un âne gris. Un âne gris qui avait porté Saveria. Saveria et l’enfant gîtant dans son sein. L’âne de Santu et de Saveria. Manfarinu. L’âne de Noël. "
Revenons au Père Noël ! Des indices laissent donc penser que le visiteur de la première heure du 25 décembre pourrait être d’origine corse. Sa fille se prénomme donc Laetizia et ne fait pas mystère de ses origines insulaires. Nous savons qu’en Italie, on cite le passage de la Befana en lieu et place du père Noël. L’hypothèse d’une procréation, malgré le grand âge de ce patriarche, n’est donc pas à exclure. La proximité de la Corse avec l’Italie et l’omniprésence de Saint Nicolas en Corse sont des points qui soulèvent l’interrogation. Le père Noël aurait-il eu une liaison amoureuse avec La Befana à l’époque où la Corse était dirigée par l’Office St Georges ? Tout est possible un soir de Noël. L’affaire mérite des vérifications scientifiques. Dèjà, une comparaison d’ADN entre les rennes du Père Noël et les chèvres corses est en cours au laboratoire scientifiques de police natale. Une analyse déjà réalisée sur le bois du traîneau a révélé qu’il s’agissait de châtaignier corse…
Un appel est fait à tous les foyers ! Tous les cadeaux apportés par le Père Noël ne doivent pas être manipulés mais remis à la Police et à la gendarmerie pour procéder à des relevés biologiques. Il s’agit de déterminer le profil génétique du père Noël et son groupe sanguin. Tout laisse à penser qu’il ne serait pas surprenant d’y trouver le chromosome Corse et le groupe sanguin 2A ou 2B. La découverte serait alors historique car elle mettrait en évidence la supercherie de la maison Coca Cola qui en 1931 a caricaturé le père Noël dans la tenue que, depuis lors, des usurpateurs arborent devant les magasins. Lorsque l’on sait que le Coca-Cola a été créé à partir d’une boisson corse , le vin Mariani, le faisceau de présomptions se resserre. Les Ricains de Coca Cola auraient spolié la Corse en rebaptisant le vin Mariani " Coca-cola " et Saint Nicolas " Père Noël ". Ce n’est d’ailleurs pas une coïncidence si dans Coca Cola il y a le cola de Nicolas. En outre en Corse, le patronyme Natali est répandu et signifie Noël… Les mots disent les choses et leur rencontre n’est pas le fruit du hasard. On ne peut aussi ignorer que c’est le chanteur mythique corse Tino Rossi qui chante ad vitam aeternam l’incontournable chanson " La belle nuit de Noël ". Enfin, on prétend que le Père Noël résiderait à Rovaniemi ( ou Rovanemi) en Finlande. L’information est une déformation de Rovani sachant que le domaine de Rovani, est sur la commune de Coggia (près de Vico). Des investigations ont été menées sur place où l’omerta a été respectée par tous puisque nous n’avons obtenu aucune réponse aux questions que nous n’avons pas posées.
On peut toutefois estimer plus plausible la naissance de Saint Nicolas en Corse où l’on retrouve le Père Noël alors que la légende le fait naître en Turquie et le domicilie sous le pseudonyme de Père Noël en Finlande. Une enquête à rebondissements qui, faut-il encore le démontrer, fait de la Corse une île mystérieuse et méconnue. Cela explique que les mythes peuvent y devenir des réalités pour ceux qui n’aspirent qu’à les croire….
Avant la guerre 1914 - 1918, les enfants corses allaient se coucher sans avoir rangé leurs chaussures en prévision de sa visite nocturne. Ni leurs parents ni la maîtresse d’école ne leur parlait du Père Noël. Cette coutume est venue du Continent dans les années 1920, pour s’ancrer dans les années 1930 dans une Corse agro-pastorale avec ses croyances cosmiques. Vers 1930, le père Noël est apparu en Corse après les Etats-Unis, dans les pays anglo-saxons et le Continent.
En Corse, le jour de Noël est lié à des croyances agro-pastorales plus anciennes. C’est le seul jour où l’on ne tient pas compte de la lune pour semer, planter, couper ou tailler. On peut évoquer quelques dictons : "Prima di Natale ni freddu, nè fame " ( Avant Noël ni froid, ni faim), " Da Natale in dà, freddu ( ou fretu è fame) in quantità ( Au delà de Noël, froid (et faim) en quantité ), " Un c’è Natale senza gercale " ( Il n’y a pas de Noël sans grecale, qui est un vent froid sec et vif)… Et puis il y a une coutume qui malheureusement se perd : u piattu di u puverattu ( L’assiette du pauvre ). Le jour de Noël, on met une assiette de plus au cas où un pauvre hère frappe à la porte.
Autrefois - et encore de nos jours dans quelques villages - dès le matin du 24 décembre, les enfants se mettaient à prépare le "Rocchiu". Jean-Claude Rogliano dans Mal'Conccilio décrit le Rocchiu : " Selon la tradition, ce bûcher de la nuit de Noël doit être dressé avec du bois provenant uniquement des jardins ou de champs. Aussi, tous les enclos recevaient-ils la visite de bandes de gamins en quête de souches, de piquets, d'échalas ou de débris de clôtures. Ils les réunissaient en d'énormes fagots qu'ils charriaient à la traîne dans les ruelles, jusqu'à la place de l'église, avertissant les gens de leur passage en criant : "Au Rocchiu !". Et tout le villaage, en chœur, reprenait le même cri. "
Avez-vous déjà entendu parler des signadore ou signadora ? Ces personnes pourchassent les esprits malfaisants et guérissent parfois les hommes et les bêtes en égrénant leur prière magique. "L’incantesimu" est une séance de purification de l'âme. Un rite qui doit être précédé, pour celui ou celle qui veut le pratiquer, d'une incantation apprise exclusivement la nuit de Noël. Si on transmet cette incantation en dehors de Noël, le pouvoir est perdu. Ce sont les grands-parents qui apprennent ces prières à leurs petits-enfants.
Le repas de Noël : dans la tradition le repas de Noël, comme celui de Pâques, comprend du cabri ou de l'agneau, rôti ou en sauce (ou les deux), que l'on mange avec des lasagnes ou de la pulenta. Les lasagnes se retrouvent également au menu de l'Epiphanie et du Carnaval. Avec les œufs de mulet, cuits au soleil, la Corse a son caviar, mais prisuttu et coppa forment également une ouverture idéale pour un repas de fête. Une brouillade d'œufs aux oursins à l'huile d'olive, puis du cabri au four ou a l'istrettu par la réduction d'une sauce au vin rouge sont un repas de Noël traditionnel.
 Si vous voulez un peu mieux connaître les Noëls corses, il existe des ouvrages et notamment un ouvrage collectif de l’Association A Mimoria, sous la direction de Lucette Poncin :" Natali corsi, Noëls de Corse, traditions et saveurs " aux Editions Edisud. Rédigé à partir de témoignages sur le temps de Noël dans la première moitié du XXe siècle, et en faisant appel à des experts en musique, gastronomie, photographie, littérature corse.... cet ouvrage restitue les moments de ce cycle religieux qui revêt des tonalités différentes selon les micro-régions et selon la persistance d’usages anciens. Pour donner envie de réinventer la Fête Natale dans son essence, son raffinement. Grâce à de nombreux correspondants et à de nombreuses complicités, l’auteur a plongé dans la mémoire des Noëls au début du siècle jusqu’aux années 1960. Traditions et saveurs oubliées ou en voie de l’être, qui renvoient à des croyances millénaires, à une religion populaire, à une cuisine ingénieuse du terroir.
Cet article était un prétexte pour souhaiter à tous un Joyeux Noël et un heureux bout d’An…
Bon Natale et bon capu d’Annu !
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