Bonavinuta!
Bienvenue sur le blog Corse noir'soeur de vos nuits blanches
Blog non agressif et sans arrière-pensée. ..
Des articles après le Blog perso....
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RE NDEZ-VOUS:
- le jeudi 22 octobre 2009, aux Docks du Sud pour la Fiesta Stand de la librairie L'écailler, Marseille ( à partir de 20 Heures).
- le 24 octobre et le 7 novembre 2009 devant les Caves provençales, Cours Louis-Blanc à la Seyne sur Mer de 10 heures à midi..
- 5 décembre 2009, Salon Culture et écriture Institut Perrimond Roucas Blanc Marseille 7ème
- Les 20, 23 et 24 décembre 2009 Cultura La Valentine Marseille
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Le 1er juin 2009 à 22H15 .... 200.000ème visiteur I
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Les dix droits imprescriptible s du lecteur ( édictés par Pennac dans son ouvrage "Comme un roman")
1°/ Le droit de ne pas lire.
2°/ Le droit de sauter les pages
3°/ Le droit de ne pas finir le livre
4°/ Le droit de relire.
5°/ Le droit de lire n’importe quoi.
6°/ Le droit au Bovarysme (maladie textuellement transmissible…)
7°/ Le droit de lire n’importe où.
8°/ Le droit de grappiller.
9°/ Le droit de lire à haute voie.
10°/ Le droit de nous taire.
Sous la chaleur de l’été 2008 et devant la caméra du réalisateur Frédéric Vignale, le romancier devenu comédien Serge Scotto a incarné Frédo Le Fada, «séducteur improbable et néanmoins patenté » qui a pour devise « Tant que je bande bien, je ne me soucie de rien; quand je banderai mou, je me foutrai de tout ». Le film est toujours en montage mais on trouve une bande annonce et des teasers sur le Web.
Blanc - Scotto-Vignale! Nous parions sans grand risque que ce trio ne décevra pas les connaisseurs. La seule inconnue: quand pourrons nous voir leur oeuvre dans une salle de cinéma?
On connaît Henri-Frédéric Blanc, auteur talentueux de romans et de pièces de théâtre dont « La Révolte des fous » jouée cette année par Richard Martin au Théâtre Toursky de Marseille. L’un de ses monologues « L’art d’aimer à Marseille » avait déjà été adapté au théâtre cette même année par la troupe des ….
L’adaptation au cinéma est en cours de réalisation et le tournage de plusieurs scènes vient de se dérouler dans les collines du Rove avec le troupeau de chèvres d’André, frère de Maurice Gouiran , auteur marseillais célèbre de polars.
L’art d’aimer est-il marseillais ? Le samedi 7 juin 2008, nous avions vu la représentation théâtrale dont le titre est « Le dragueur de pointe » dans le cadre du festival du théâtre forain organisé par la troupe « Les Carboni ». L’humour truculent et la poésie de l’auteur servi par l’acteur Cyril Lecomte avaient réussi à nous convaincre en même temps que nous recevions une leçon de drague qui ne restait plus qu’à expérimenter à nos risques et périls. « Un spectacle où l’humour cru bouillonne, les mots claquent, sonnent et percutant en rafale comme les vagues un jour de Mistral. Les mix très chauds du DJ Bobzilla, joués en « live », donnent le tempo pour entrer dans la danse du Rire… » Tout y était, même le mistral. C’est donc drôle et lyrique à la fois. C’est osé, on en rougit d’avance.
Henri-Frédéric Blanc, Serge Scotto et Frédéric Vignale se sont retrouvés pour donner corps à un projet cinématographique et novateur : un long métrage expérimental et versifié, en noir et blanc et en couleurs, tout en s’inscrivant dans la tradition marseillaise de la farce. C'est Serge Scotto qui a scénarisé le texte. On annonce les participations ponctuelles de quelques guest stars inattendues, dont notre ami Dédé de Rocca, cariatide du journalisme olympien. Tout cela se fera en chansons, drôles et émouvantes dans un conte philosophique créatif et surréaliste, à en croire les larcins littéraires, théâtraux ou cinématographiques déjà commis par ces trois artistes !
Henri-Frédéric Blanc connaît de longue date un succès littéraire et théâtral ; déjà adapté au cinéma, il avait eu, pour son Combat de fauves, le plaisir de voir sa prose interprétée par Richard Bohringer et Ute Lamper. Richard Martin a fait une interprétation magistrale de sa pièce « La Révolte des fous » au Toursky et au festival d'Avignon.
Comme Henri-Frédéric Blanc, Serge Scotto a la plume alerte et ses écrits ne peuvent laisser indifférent.
Frédéric Vignale est un jeune réalisateur et ses courts-métrages ont été plusieurs fois primés. On peut aller les visionner sur le site de Dailymotion ou à partir de son site. J’en ai vu deux : Les ronces et Françoise Lavatère . Des moments de pures déjantes non dénués de poésie.
Frédéric Vignale est aussi essayiste et fondateur du site « Le Mague ». Il a écrit un ouvrage « Les censurés de la télé » sur lequel il s’est expliqué notamment sur les chaînes Direct 8 et France 3.
Teaser du long métrage "L’Art d’aimer à Marseille" sur le site Le Mague, livre de Henri-Frédéric BLANC adapté à l’écran par Serge Scotto, avec Serge Scotto, Sanz, Sophie Garagnon...28 autres comédiens et 300 chèvres !!! CLIQUER ICI.
Le bateau fantoche passe par Aleria en juillet prochain…
Laréplique d'une birème (construite au 6e siècle avant Jésus-Christ par des archéologues navals turcs)a quitté en mai le port de Foça (ex-Phocée) pour mettre le cap sur Marseille. Le navire et ses 20 rameurs vont tenter derefaire la traversée mythique qui avait permis au marin Massaliote Protis et à son équipagedefonder la ville de Marseille(Massalia), il y a 2600 ans, en épousant Gyptis, la fille du souverain local.Le navire est attendu en juilletdans le Vieux Port.Avant d’y arriver,il va faire escale à Aléria en Corse.
Marseille, la " Massalia " des Grecs, fondée par les phocéens en 600 avant J.-C., est née de la volonté des grecs de promouvoir des comptoirs commerciaux afin de rivaliser avec les Carthaginois et les Etrusques pour la domination de la Méditerranée occidentale.
La fondation de la cité est-elle même mythologique. Au moment où le jeune Phocéen, Protis, chef d’une expédition abordait dans une calanque, il fut reçu par Nannos, roi des Ségobriges et épousa sa fille Gyptis. Le Grec reçut comme dot une calanque autour du Lacydon, port naturel situé à l’emplacement du Vieux Port actuel. Marseille n’est absolument pas une création celtique ou gauloise et appartient au monde grec.
Grâce à sa métropole, la colonie se développa et au début des guerres médiques (494-479 avant J.-C.) reçut un appoint de population venant de sa métropole avec des gens qui fuyaient le danger perse. Les Grecs qui maîtrisaient parfaitement les règles de navigation maritime et le goût du commerce implantèrent des comptoirs ou colonies sur les côtes occidentales de la Méditerranée d’Emporium (Aumpurias) à Nikaia (Nice) en passant par Agathè (Agde), Olbia (Hyères) et Antipolis (Antibes), sans oublier celui d’Alailia (Aléria, Corse), fondé en 565 avant J.-C Ils venaient du golfe de Smyrne sur la côté égéenne de l’actuelle Turquie.
En janvier 1676, une petite colonie de 600 Grecs issus du village de Vitylo (actuellement Oytilo) situé au sud du Péloponnèse dans la presqu'île du Magne, fuyant l'occupation turque, s'établirent dans l'arrière-pays de Sagone, à Paomia, situé à 2 kilomètres à l'est de l'actuel Cargèse
Le clone turc du bateau phocéen est parti de l’Ancienne Phocée en Turquie et suivra le même trajet que jadis le bateau grec, jusqu’à Marseille, tout en battant pavillon turc. Il devrait accoster Quai de la Fraternité où se trouve la plaque commémorative de la fondation de Massalia par les Grecs en juillet prochain, 2 600 ans après, la rencontre entre Gyptis et Protis!
Quai de la fraternité ? Quel symbole pour un bateau qui représente un déni historique et, après l’occupation des territoires depeuples massacrés, l’appropriation de leur histoire revue et corrigée.
L’année 2009 est l’année de la « saison de la Turquie en France », pays qui n’accepte pas l’adhésion de la Turquie dans l’Union Européenne.
Les Turcsutilisent la civilisation hellénique afin d’obtenir leur passeport pour adhérer à l’Union Européenne, sans se démocratiser, sans reconnaître le génocide arménien et en conflit avec les Grecs à Chypre.
Après leur escale à Marseille, leur navire sera acheminé vers Paris où ils fêteront les 320 ans de la Révolution française, pour faire oublier que la Turquie n’est pas une démocratie et qu’elle cache des cadavres dans les placards de son histoire.
Ironie ou cynisme ? Les Turcs vont représenter les Grecs de Phocée qu’ils ont massacrés et chassés de chez eux, comme ils l’ont fait pour les Arméniens en Anatolie et pour d'autres Grecs d’Asie Mineure et du Pont-Euxin.
A Cargese, des Corses sont d’origine grecque. Aléria a été choisi comme dernière résidence par le philosophe Marcel Conche, élu à l’Académie d’Athènes et surnommé « Le Grec »qui s’y est installé à 86 ans pour penser avec le pré-socratique Héraclite ( 540-480 avant Jésus-Christ) « l’absolu de la Nature infinie »...
Le nouveau Phocée, symbole de la nature infinie de l'absolutisme turc, fera 18 escales en commençant par le port du Pirée.Il passera par l’Italie, sera reçu en France à Aléria , à Nice, Antibes, Cannes, Saint-Tropez, Toulon et Cassis. La Turquie a transformé le bateau historique grec de Phocée en bateau turc. Quel accueil devra-t-on faire à cette croisière qui apparaît comme un vol culturel ? La "Saison de la Turquie en France" est déjà obscurcie par sle négationnisme d'Etat et ses sombres ombres dans l’histoire de l’humanité !...
Voilà comment le centre culturel Izmir présente le projet sans référence à l’identité grecque des Phocéens et au nom grec du navire : « La birème Kybele, réplique d'un navire antique, quittera Foça le 2 mai pour rallier Marseille le 1er juillet, date de l'ouverture de " la Saison de la Turquie en France (juillet 2009-mars 2010) ". Ce projet à l'initiative de l'Association 360 degrés, a reçu le soutien du Centre Culturel Français d'Izmir. L'Association 360 degrés, basée à Urla, assure la conception et la réalisation du bateau Kybele. Véritable reconstitution d'un bateau antique, la birème Kybele a été façonnée d'après les connaissances actuelles en archéologie maritime. Elle empruntera l'itinéraire des colons phocéens en l'an 600 avant Jésus-Christ, se référer à la carte maritime jointe. Le bateau poursuivra son périple en remontant le Rhône, la Saône et la Seine pour aller jusqu'à Paris, seconde grande étape du voyage. Après les manifestations de la Saison de la Turquie en France, il prendra la route du retour jusqu'à Istanbul en naviguant sur le Danube. Kybele devrait participer aux activités prévues dans le cadre de l'évènement " Istanbul, capitale européenne de la culture " en 2010. Ce projet qui devrait toucher un large public sera l'occasion d'attirer l'attention sur les enjeux de sauvegarde de ce patrimoine commun : la Méditerranée. Il permettra aussi de présenter en France les différentes facettes de la culture turque, tout en contribuant aux relations amicales établies entre les deux nations depuis des siècles. »
Quelques élements historiques:
Au cours du 6e siècle avant notre ère, les Perses attaquèrent Phocée. A leur tête Arpagos, général de l'armée Perse. Mais il n'attaqua pas Phocée directement. Il en fit le siège. Phocée résista longtemps puis, voyant leur fin approcher, les Phocéens chargèrent leurs bateaux avec hommes, femmes, enfants et biens personnels en une nuit pour fuir Phocée. Au matin Arpagos découvrit donc une ville fantôme offerte a lui. Cependant, les Phocéens n'allèrent pas bien loin. Ils demandèrent refuge a leurs cités voisines telles que Chios et autres. Ils furent héberges mais pas acceptes par leurs hôtes, jaloux de la puissances passées de Phocée et trop heureux de pouvoir maintenant dicter leur lois a ces Phocéens. Apres quelques années, vivant dans ces conditions, les Phocéens décidèrent de revenir dans leur cite natale, ne pouvant vivre loin d'elle. Ayant reçu l'autorisation d'Arpagos, ils revinrent donc à Phocée, mais étaient considérés comme une sous-classe. N'étant pas traités comme citoyens à part entière et vivant difficilement dans leur propre cité, ils demandèrent une dernière fois l'autorisation à Arpagos de quitter Phocée. Cependant, alors qu'ils quittaient Phocée par bateau, ils jetèrent un morceau de fer à l'eau dans la baie de Phocée, prédisant que lorsque ce fer ressortira des eaux, tous les Phocéens reviendront vivre à Phocée. Ils quittèrent ainsi Phocée et allèrent s'installer dans leur colonies-comptoirs, la plupart décidant de s'installer à Marseille.
Le Massacre de Chios fut perpétré par les Ottomans contre la population grecque de l’île de Chios en avril 1822. Il constitue un des épisodes les plus célèbres de la guerre d'indépendance grecque. L'île était une des plus riches de la mer Égée et les insurgés grecs tentèrent de la rallier à leur cause. L'Empire ottoman ne pouvait l'accepter. Il désirait faire un exemple qui impressionnerait ses sujets insoumis, voire aussi venger le massacre de Turcs par les Grecs lors du siège de Tripolizza. Après un débarquement d'un millier de partisans grecs, la Sublime Porte envoya près de 45 000 hommes avec ordre de reconquérir puis raser l'île et d'y tuer tous les hommes de plus de douze ans, toutes les femmes de plus de quarante ans et tous les enfants de moins de deux ans, les autres pouvant être réduits en esclavage. Le bilan est estimé à 25 000 morts tandis que 45 000 Grecs auraient été vendus comme esclaves. Seulement 10 000 à 15 000 personnes auraient pu s'enfuir et se réfugier principalement dans les autres îles de l'Égée. Ce massacre de civils par les troupes ottomanes marqua l'opinion publique internationale et participa au développement du philhellénisme. Ensuite lemassacre de Psara fut perpétré par les Ottomanscontre la population grecque de l’île de Psara en juillet 1824 .(source : Wikipédia)
Plus près de nous, au moment du génocide arménien, les Grecs ont été martyrisés par l’Etat turc. Quelques dates...
1911 : octobre, assassinat de l'évêque de Grevena Emilianos par des agents turcs
1914 : expulsion de 250 000 Grecs de Thrace Orientale
1914 : mai, rapide expulsion de la population chrétienne de Pergame, qui se réfugie à Lesbos
1914 : juin: massacre de Grecs par les Turcs à Foça ( Phocée) et Cesme.
1914 : juillet: création des bataillons de travaux forcés pour les mobilisables orthodoxes et arméniens, qui permettent leur élimination progressive.
1914 : novembre: déclaration de jihad par les Ottomans proclamée à Constantinople, et reprise par tous les imams de l'empire.
1915 : début de déportation et du génocide des Arméniens d'Anatolie.
Ce site rend hommageà Félix Sartiaux (1876-1944), ingénieur et archéologue, qui fut chargé par le gouvernement français de plusieurs missions de fouilles sur le site de l’Ancienne Phocée (Asie Mineure). Il y dirigea trois campagnes, en 1913, 1914 et 1920. En juin 1914, il fut non seulement témoin des événements tragiques qui conduisirent à l’expulsion des Phocéens grecs de leur patrie mais il y prit une part active : avec ses compagnons, il hissa les couleurs de la France sur quatre maisons, plaçant sous la protection française un grand nombre de Phocéens qu’il réussit ainsi à sauver. Par la suite, il chercha à faire rendre justice à cette population et, pour cela, publia des textes sur les événements et donna des conférences. En 1919, les Phocéens regagnent leur ville, Félix Sartiaux les accompagne. Il poursuivit ses travaux tout en immortalisant leurs moments de joie et de peine. Mr Sartiaux ne se départit jamais du soutien qu’il avait accordé à ce peuple et consacra l’essentiel de ses œuvres à l’Asie Mineure, et en particulier, à Phocée.
Pour revenir sur le massacre de Chios (ou Chio), Victor Hugo a écrit un magnifique poème dans Les Orientales…
Les turcs ont passé là. Tout est ruine et deuil.
Chio, l'île des vins, n'est plus qu'un sombre écueil,
Chio, qu'ombrageaient les charmilles,
Chio, qui dans les flots reflétait ses grands bois,
Ses coteaux, ses palais, et le soir quelquefois
Un chœur dansant de jeunes filles.
Tout est désert. Mais non ; seul près des murs noircis,
Un enfant aux yeux bleus, un enfant grec, assis,
Courbait sa tête humiliée ;
Il avait pour asile, il avait pour appui
Une blanche aubépine, une fleur, comme lui
Dans le grand ravage oubliée.
Ah ! Pauvre enfant, pieds nus sur les rocs anguleux !
Hélas ! Pour essuyer les pleurs de tes yeux bleus
Comme le ciel et comme l'onde,
Pour que dans leur azur, de larmes orageux,
Passe le vif éclair de la joie et des jeux,
Pour relever ta tête blonde,
Que veux-tu ? Bel enfant, que te faut-il donner
Pour rattacher gaîment et gaîment ramener
En boucles sur ta blanche épaule
Ces cheveux, qui du fer n'ont pas subi l'affront,
Et qui pleurent épars autour de ton beau front,
Comme les feuilles sur le saule ?
Qui pourrait dissiper tes chagrins nébuleux ?
Est-ce d'avoir ce lys, bleu comme tes yeux bleus,
Qui d'Iran borde le puits sombre ?
Ou le fruit du tuba, de cet arbre si grand,
Qu'un cheval au galop met, toujours en courant,
Cent ans à sortir de son ombre ?
Veux-tu, pour me sourire, un bel oiseau des bois,
Qui chante avec un chant plus doux que le hautbois,
Plus éclatant que les cymbales ?
Que veux-tu ? Fleur, beau fruit, ou l'oiseau merveilleux ?
- Ami, dit l'enfant grec, dit l'enfant aux yeux bleus,
Je veux de la poudre et des balles.
8-10 juillet 1828, Les Orientales
N.B : Cet article n'est pas dirigé contre le peuple turc mais dénonce une fois encore le négationnisme de l'Etat turc et le cynisme avec lequel il traite les histoires des peuples qui ont souffert sous l'empire ottoman.
Intempestif et subjectif !...Deux qualificatifs bien accueillis par le Pol’art !... et compris par un insulaire qui ne fait pas la part belle à la raison, ne conceptualise pas toute chose et,pour qui, chaque homme est une île.
Le 21ème siècle sera artistique ou ne sera pas !
Intempestif et subjectif !… N’est-ce pas ce à quoi tend chaque œuvre artistique ?
Depuis des années, Pierre Givodan visite les expositions et prend des notes.
L’auteurtient un discours humaniste en nous faisant déambuler dans l’univers de la création contemporaine. Il nous offre ainsi son regard croisé avec les œuvres d’autres créateurs et dévoile ses émotions lors de ses rencontres artistiques. Les émotions passent d’abord par le premier regard de l’artiste dont la main n’est qu’un outil de transmission et entrent dans celui du spectateur… mais Pierre Givodan n’est pas un simple amateur d’art ni un simple spectateur, il estacteur, passeur de l’expression subjective du vrai. Il met dans ses descriptions et ses commentaires ses mots et son regard d’artiste-peintre passionné d’arts, lettré et féru de musique. Il se définit comme un « observateur troublé par certaines orientations de l’art actuel qui oublie parfois de jouer avec le lyrisme et n’offre guère alors de surprise vivifiante »… Sans doute fait-il allusion à ce qu’il appelle plus loin « la secte du Nouveau et ses initiés ». Il entretient une réflexion sur l’évolution de l’art, avec ses convictions, ses références artistiques, littéraires et philosophiques, dans un recueil jamais ennuyeux. Comme devant une toile, il écrit par touches successives mais, sur le fond, le discours reste cohérent.
En dédicace, Pierre Givodan a choisi une citation d’Empédocle d’Agrigente : Mon discours dira le double aspect des choses. Il ajoute dans son avant-propos : Je soutiens qu’il existe une « morale d’artiste » comme l’affirmait Camus, dans la lignée de Nietzsche, et c’est aussi pourquoi mes écrits distinguent ce qui, dans la production artistique, fait sens et ce qui relève selon moi de son absence .
La quatrième de couverture précise que sa démarche est affranchie de jugements de valeurs et qu’il s’agit d’un dialogue sensible avec le lecteur. Toutefois il dit son refus de l’art académique et mondain, de l’art servile. Il aime la nouveauté lorsqu’elle ne s’arrête pas à la forme ou l’antiforme et au style…. « L’artiste est un relais du sens, du divinde la raison, de la joie, du plaisir, appelez cela comme vous voulez.. » nous dit-il dans un chapitre sur Klee.
Nous avons suivi le parcours initiatique de Pierre Givodan, artiste sensible et sincère, sous l’éclairage de sa réflexion ou de ses lectures de maîtres penseurs d’hier et d’aujourd’hui. Pierre Givodan évoque l’éternel problème du sens de l’art et de l’iconoclasme. Il écrit :L’art n’a que faire du discours de l’autorité établie et il a éternellement fleuri sur les ruines des forteresses. A quand la fin de l’Histoire ? Que l’on puisse respirer loin des cuistres, des serviteurs de l’Etat et des maîtres ès « vérité de l’art » ou de la peinture.
Les arts seraient-ils les derniers espaces de liberté ? L’art est ce qu’il est ou ce qu’il n’est pas mais il est avant tout liberté : toute détermination est négation,pour reprendre la formule de Spinoza…" D'ailleurs, écrit Pierre Givodan, il n'y a pas de vérité dans l'art. L'art n'est que métaphore, connotation, mystère, image et non coïncidence de l'objet à sa représentation. Car comme tout symbole, l'homme compris, l'art manifeste un sens qui le dépasse..."et il ajoute : « … Défendre l'universalité dans l'art, c'est donc remettre l'homme sur ses pieds, lui redonner la station debout, lui permettre d'avancer..."
«Il existe un tableau de Klee qui s’intitule 'Angélus Novus'. Il représente un ange qui semble être sur le point de s’éloigner de ce sur quoi son regard est fixé. Ses yeux sont écarquillés, sa bouche ouverte, ses ailes déployées. C’est ainsi qu’on se représente l’ange de l’histoire. Il a le visage tourné vers le passé. Là où nous voyons une succession d’événements, il ne voit qu’une seule et unique catastrophe, qui ne cesse d’amonceler ruines sur ruines et les jette à ses pieds. Il voudrait bien s’attarder, réveiller les morts et réunifier ce qui a été brisé. Mais une tempête souffle, parvenant du paradis ; elle se prend dans ses ailes, si violemment que l’ange ne peut plus les replier. Cette tempête le pousse irrésistiblement vers le futur auquel il tourne le dos, cependant que, devant lui, s’amassent les débris montant jusqu’aux cieux. Cette tempête est ce que nous appelons le progrès. » (Walter Benjamin)
Si vous cherchez un lien entre Paul Klee, Spinoza,Matisse, Lucky Peterson, Nietzsche, J.L Hooker,Taal Coat, Malraux, Tapies, Picasso, Deleuze, Pat André, Lewis Caroll, Albérola, Richter, Cy Tombly, Roy Lichtentstein, Franta,Bazelitz, Rothko… Je ne vais pas tous les citer !
Des 10 au 12 avril prochains, au théâtre Toursky de Marseille, est programmé un grand spectacle « ARARAT MON AMOUR »…
Anahide Anouchian de la JAF a écrit dans une newsletter :
« Duduk, kanon, dehol, chevi sont les instruments de base de l’ensemble traditionnel Sassoun. Si l’on ajoute à cette formation attendue un saxo, un cor, une clarinette, une batterie, une trompette, une basse, on atteint les 25 musiciens pour une sonorité qui nous rappelle étrangement l’Armenian Navy Band. Un mariage qui sublime tous les standards grâce à un subtil dosage entre tradition et modernité. Ajoutons-y une création surprise made by Franck II Louise, compositeur pour danse hip-hop et musiques de films. Ouvrez grand vos oreilles, ça mérite le détour ! Mais ne manquerait-il pas un soupçon de quelque chose ? De la voix ! Alors slamons !Des mots forts et touchants qui de-ci de-là passent d’une note à un corps. Un Fred Nevchehirlian vibrant d’émotion vient poser tout son talent dans l’aventure Ararat Mon Amour. Enfin, que dire de l’intervention de Simon Abkarian, à un moment-clé du spectacle ? Rien. Simplement fermer les yeux, écouter, méditer, rêver, se laisser transporter par ce casting indiscutable... »
Le Mexique est à l’honneur cette année au Salon du livre de Paris alors que la littérature latino-américaine fera son féstival à Marseille du 19 au 21 mars prochains...
Pascal Jourdana, directeur du Festival CoLibriS communique :
Un contexte propice
Marseille est depuis onze ans un lieu privilégié de découvertes et de présentation des cultures latino-américaine, grâce au travail accompli par l’association Solidarité Provence / Amérique du Sud (ASPAS), qui organise ses Rencontres du cinéma sud-américain, reconnues et appréciées. Elle est également un relais important pour la manifestation Belles Latinas, proposée par Espaces Latinos (Lyon), qui, chaque mois d’octobre depuis sept ans, invite des écrivains latino-américains à circuler en région PACA. Le festival CoLibriS met donc fortement en avant son partenariat avec l’ASPAS, qui se matérialise par la proximité de dates entre ses journées du livre et les rencontres de cinéma, mais aussi par la présence active des membres de l’ASPAS qui animent ou coaniment rencontres et ateliers. Mais nos deux événements se renforcent aussi mutuellement par un objectif similaire : ne pas “seulement” présenter des auteurs, mais tenter d’apporter une aide concrète à la reconnaissance et à la diffusion de leurs œuvres, tant en France qu’en Amérique latine.
CoLibriS : un printemps du livre latino-américain
Pour la deuxième année, les littératures d’Amérique latine s’installent à Marseille au printemps. Initiées en
2008, dans le cadre des Rencontres du cinéma sud-américain, ces journées littéraires se dissocient dorénavant de la partie cinéma pour donner encore plus de place aux écrivains, sans perdre son intérêt pour l’ensemble des cultures latinoaméricaines. C’est donc l’association Des auteurs aux lecteurs qui porte désormais l’organisation de cette manifestation. En prenant de l’ampleur, elle change aussi de nom pour devenir le Festival CoLibriS. Chaque année en mars, juste avant les Rencontres du cinéma, CoLibriS proposera donc à travers le livre une découverte dynamique des cultures d’un continent en pleine ébullition, afin de renforcer la connaissance et la compréhension de ce monde éloigné…mais si proche du nôtre. En collaboration avec les libraires Prado-Paradis, L’Écailler et l’association Libraires à Marseille, soutenu par la Ville de Marseille et le Centre National du Livre, CoLibriS est chaleureusement accueilli par des lieux prestigieux comme la Bibliothèque de l’Alcazar et le Théâtre de La Criée. Mais son point central reste au cœur de la ville, grâce au chapiteau installé en haut de La Canebière, au Théâtre des 3 ACT et à l’Academia del Tango Argentino, tout proches. Le public, passant par hasard ou venu en connaisseur, pourra y assister à des rencontres, des débats et des lectures, flâner devant les stands de livres présentant les publications des éditeurs français et étrangers, ou demander une dédicace à un auteur.
Découvertes, écrivains de renom et “coups de pouce” professionnels
CoLibriS, c’est rencontrer des écrivains latino-américains de grande notoriété (Alfredo Arias, Paco Ignacio Taibo II, Luis Sepúlveda), en découvrir d’autres (Mario Bellatin, Sergio González Rodríguez, Alberto Ruy-Sánchez, David Toscana), ou encore partager la passion d’auteurs français pour ce continent (Patrick Deville, Sébastien Rutés). C’est de plus une occasion unique de connaître des auteurs essentiels, mais inconnus ici, parfois même non traduits (Luisa Valenzuela, Godô). Démarche peu usitée, mais essentielle : en les conviant à rencontrer le public, mais également des professionnels (éditeurs, libraires, journalistes), c’est offrir à ces écrivains la chance d’une meilleure circulation de leurs livres. Un “coup de pouce” pour favoriser les échanges, de la zone latinoaméricaine vers la France et la Provence, et vice-versa, dans une perspective à la fois économique, culturelle et solidaire.