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Mon bloc perso.
Bonavinuta!
Bienvenue sur le blog Corse noir'soeur de vos nuits blanches
Blog non agressif et sans arrière-pensée. ..
Des articles après le Blog perso....
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RE NDEZ-VOUS:

- 5 décembre 2009, Salon Culture et écriture Institut Perrimond Roucas Blanc Marseille 7ème
- Les 20, 23 et 24 décembre 2009 Cultura La Valentine Marseille

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CHANTS CORSES: Pas de lien MP3 mais de l'écoute en ligne aux adresses ci-dessous...

Radio Alta Frequenza

ht tp://www.alta-f requenza.com/in dex.php/fr/webr adios

Radio Voce Nustrale

htt p://adecec.net/ radio/listen.as x

Sur Radioblog

ht tp://www.radiob logclub.fr/sear ch/


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Le 1er juin 2009 à 22H15 .... 200.000ème visiteur I
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Les dix droits imprescriptible s du lecteur ( édictés par Pennac dans son ouvrage "Comme un roman")
1°/ Le droit de ne pas lire.
2°/ Le droit de sauter les pages
3°/ Le droit de ne pas finir le livre
4°/ Le droit de relire.
5°/ Le droit de lire n’importe quoi.
6°/ Le droit au Bovarysme (maladie textuellement transmissible…)
7°/ Le droit de lire n’importe où.
8°/ Le droit de grappiller.
9°/ Le droit de lire à haute voie.
10°/ Le droit de nous taire.

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A dopu!
A plus tard!
Ma photo
Corse noire
Publié le 13 juin 2008 à 09:25
Par flicorse
Thomas Labat, un auteur marseillais Rock'n roll sera présent au festival du polar corse et méditerranéen d'Ajaccio:







Thomas Labat
vit à Marseille, « Rey » est le titre de  son premier roman, cruel et acéré. Après Rey (une histoire d’un tueur en série particulièrement cruel), il a écrit  « Un chat dans un chenil » (une journée bien agitée pour un jeune marseillais poursuivi par des truands). Son dernier est intulé « L’étang ». Les trois ont été édités chez L’écailler du sud.


Rey (2002)



A sa sortie, son éditeur écrivait : « En quasiment deux ans d’existence, L’écailler du suD mesure le chemin parcouru à l’aune des cercles concentriques qui l’éloignent peu à peu de sa base marseillaise. Editeur au départ -- que cela soit ou non un fait exprès -- de “polars marseillais” nous sommes devenus éditeurs marseillais de polars. La différence n’est pas une simple nuance. Elle signifie que notre vocation n’est pas seulement de trouver un espace d’édition aux auteurs de notre région, et de les faire connaître au-delà de nos “frontières”, mais qu’elle est aussi de publier des polars, de quelque origine, française ou étrangère, qu’ils soient, et de faire à Marseille notre métier d’éditeur. Comme Trente loups gris ou Un roman pour les midinettes avant lui, Rey repose sur ce principe. »

Résumé : Eric Rey est un ogre. Il tue des enfants et les dévore. Il laisse ses premières traces à Marseille, près des docks; une piste sanglante qui monte vers le nord, vers Paris. Rey a deux chiens courants pendus à ses basques: Pascal Di Maio, de la brigade des mineurs marseillaise, et Marceau, le flic parisien. Ces deux hommes, que tout oppose, ne lâchent rien. Dans les limites de la loi, ou au-delà, ils iront, chacun à leur manière, jusqu’au bout..


Extrait : Le père de Rey - « C’est mal de ne pas aimer son fils. J’adore le petit, mais Eric est bizarre. Il n’a toujours écouté sue sa mère. Il faisait comme si je n’existais pas. Depuis deux ans, il vit seul, dans un appartement que nous lui payons. C’est un soulagement, pour moi, de payer pour qu’il ne soit plus chez nous. Il n’a jamais travaillé. Aucune école ne l’a renvoyé, mais tout le monde nous disait toujours qu’il avait l’air de tellement s’ennuyer. Il a eu son bac, facilement… C’est un garçon pas très intelligent. Je dirais, plutôt rusé. Les gens ont souvent confondu. Il a vingt-neuf ans, maintenant, et depuis son bac il ne fait rien… »

Un chat dans un chenil ( 2003)



C’est le second ouvrage de Thomas Labat, un garçon qui laisse ici sa plume nous dévoiler sa vision des quartiers nord de Marseille. Des voyous en tous genres, des plus traditionnels aux plus actuels, des amitiés dévastées et meurtrières et des amours impossibles habitent cette quête littéraire qui serait presque classique si Labat n'y jetait sa pincée de piment personnelle.
Sans être aussi sombre et même franchement "glauque" que l'était parfois Rey, ce deuxième polar de Thomas Labat n'en est pas moins passablement désespéré. C'est l'histoire d'un jeune beur des quartiers nord de Marseille, Walid, qui met par hasard la main sur un sac de diamants. Poursuivi par une équipe de truands qui veut remettre la main sur son bien, Walid va compter ses vrais amis, qui ne pourront le rester qu'au péril de leur vie. Une traque menée à un rythme rapide et maîtrisé, dans un style toujours aussi précis et sensible que l'était celui de son premier roman. Situant son action dans des quartiers qu'il connaît sur le bout des doigts, Thomas Labat gagne ici en crédibilité, en efficacité, mais aussi en humanité car ses personnages ressemblent aussi à la vie telle qu'on la connaît.

Entre désillusion et suspense, Labat fait de “Un chat dans un chenil” une manière efficace de peinture sociale. Doublée d'un rien d’ambiguïté.

Avis du libraire sur le site « Entre2noirs » : "Remarqué par son premier roman ("Rey", chez le même éditeur), on attendait la confirmation du talent de l'auteur… C'est chose faite avec ce très bon "Un chat dans un chenil". La première partie est la belle et triste histoire de Walid et sa famille, parfaitement ancrée dans Marseille, au style chaleureux, avec de bonnes descriptions de la ville et posant bien les personnages . La seconde est une grosse course-poursuite, dans un style économe et épuré rappelant celui du premier polar de Thomas Labat, qui est, à mon avis, un jeune auteur à suivre."

Extrait : «  Walid lève le nez. Il n’avait pas senti le jour. Autour, tout est gris, et la fatigue s’abat sur lui en douceur, comme une balle de coton. Il s’étire. Ses os craquent. Il remue les bras à l’attache des épaules, mime un battement d’ailes.
- Viens, fait-il à Pétrel.
- Tu veux le chien sur ta photo ?
- Bah non ! J’en veux pas de cette carne !
- Décale-toi, alors.
Walid rigole : dans le viseur, il a toujours le chien, qui a tiré sur sa chaîne comme pour entrer dans le cadre…
»


L’Etang (2006)



Toujours un policier (toujours chez l’ Ecailler du Sud). Celui-ci, plus calme en apparence, nous emmène sur les traces d’un fantôme. On commence par suivre plusieurs trajectoires qui vont inévitablement se croiser de façon subtile.

L’éditeur écrit à propos de l’Etang : Dans la bibliographie de Thomas Labat ce roman mystérieux fait suite à un polar relativement classique mais clinique et dévastateur ("Rey") puis un roman policier beaucoup plus humaniste se déroulant dans les quartiers nord de Marseille ("Un chat dans un chenil"), S'il change à nouveau d'univers Thomas Labat conserve ce qui fait sa force: une écriture limpide et précise, au service d'un récit raconté avec sobriété, quelle qu'en soit la teneur.

Résumé : Dix ans. Cela fait dix ans que Julien n’a pas vu Olivia, qui devait être son amie, son amante, sa mère et sa soeur. Voilà qu’elle réapparaît soudain et, avec elle, la masse opaque des regrets et des nondits. La vie de Julien était entre parenthèses. Elle va basculer... L’écriture de Thomas Labat est semblable à l’eau de son étang : noire, profonde, immobile. Elle nous envoûte et nous guide tout au fond, là ou vase et terre se mêlent dans le ferment des promesses. Bien après l’avoir refermé, ce petit roman fantomatique laisse une trace insidieuse et têtue, comme le souvenir d’Olivia. L’ouvrage se lit vite et avec pas mal de suspens…

Avis du libraire « Entre2noirs » : « Thomas Labat a cette facilité de poser des ambiances en si peu de mots, de donner de l'épaisseur à ses personnages en si peu de temps, de boucler ses livres en si peu de pages, vous laissant l'impression d'en avoir lu bien plus. Dans celui-ci, l'ambiance est sourde, tendue, l'histoire possède de multiples rebondissements, on ne sait plus qui a raison, qui est lucide… mais on regrette juste que la fin soit si ouverte. »

Sur le site Nouvelle vague, Pirlouiiiit donne son avis : "Celui-ci, plus calme en apparence, nous emmène sur les traces d’un fantôme. On commence par suivre plusieurs trajectoires qui vont inévitablement se croiser de façon subtile. Une fois de plus ça se lit vite (dur de s’arrêter lorsqu’on a franchi la moitié) et avec pas mal de suspens… Sur certains passages (le poil hérissé) j’avais tellement envie de savoir ce qui allait se passer que j’en sautais presque des paragraphes entiers avant de revenir en arrière. Son écriture est tellement précise et expressive que j’avais par moment l’impression de voir un film (du genre de ceux qu’on n’aime pas regarder tout seul avant de se coucher). La chute m’a un peu laissé perplexe, mais encore une fois Thomas Labat montre qu’en plus d’être un très bon chanteur (du groupe LO), il est aussi un très bon écrivain !"




Thomas Labat  est aussi le chanteur du groupe LO. En 2005, le premier album de Lo en a surpris plus d’un sur la bouillonnante scène rock marseillaise et a reçu de bonnes critiques. A l’origine, ce groupe est composé de Thomas Foubet (alias Thomas Labat, romancier) et Isabelle Servant au chant, Yann Servant a la guitare, Thierry Cureaudeau a la basse et Eric Dessaint a la batterie. Lo vient a propose 11 morceaux tous très identifiables avec un cote rock (par opposition a pop) qui n’est pas synonyme d’absence de mélodies.

Pour Thomas Labat, musique et écriture sont liées au Rock’n roll. Les mots n'ont-ils pas aussi  leur propre musique? On les écoute et les  savoure. Vous pouvez dès à présent et en un clic  prêter l’oreille  sur le site du groupe LO.










Thomas Labat embarquera sur le car-ferry Danielle Casanova le Jeudi 3 juillet prochain pour rejoindre le Festival du polar corse et méditerranéen à Ajaccio qui se déroulera du 4 au 6 juillet. En partenaariat avec la SNCM, des dédicaces auront lieu à bord.



Publié le 11 juin 2008 à 14:25
Par flicorse
Jean-Pierre Petit, retour à Ajaccio pour le Festival corse et méditerranéen du 4 au 6 juillet à Ajaccio:





Jean-Pierre Petit, est né en 1949 à Avignon. Après des études de langue et littérature espagnoles à l’université de Montpellier, il a enseigné l’espagnol une paire d’années puis bifurque vers des activités commerciales avant de revenir à l’enseignement. Depuis 1990, il est journaliste de la presse quotidienne régionale, localier d’abord puis secrétaire de rédaction. . Pour échapper aux rigueurs et aux pesanteurs de l'information quotidienne, il écrit des fictions (nouvelles, contes, récits) qui ne sont pas toujours dénuées de connivence avec l'actualité. Il a publié son premier polar, " Serial Couleurs ", en 2005 aux éditions La Cardère. En 2006, il a participé à l’ouvrage " Mémoires du quotidien " publié par le club de la presse Marseille Paca et, en mars 2007, au recueil collectif de nouvelles noires, " Noirs venins ", éditions Reflets Noirs. Il traduit des articles d’auteurs espagnols sur le site Europolar.



Serial couleurs, Editions La Cardere (2005)

Un premier roman au sujet duquel l’auteur n’annonce pas la couleur : "Si on me demandait de définir la couleur de mon bouquin, j'hésiterais entre : roman noir, gris de gris ou chauffé à blanc. Du polar, il en a les traits reconnaissables entre mille, mais il s'en échappe par toutes les issues possibles. Wagner, le tueur misanthrope, n'est pas si inhumain que ça dans le fond. Je suis persuadé que c'est un timide, un mec coincé quelque part, ça vient sans doute de loin, de son enfance peut-être. Il y a chez lui une fêlure intime dont j'aimerais bien connaître la cause mais il m'échappe un peu. On ne maîtrise pas tout quand on écrit. Il y a des choses qui se créent malgré soi. Wagner, je le sens parfois étrangement proche de Laforet, comme un frère qui aurait mal tourné. Laforet, c'est le journaliste. Il mène l'enquête pour son canard, mais elle lui échappe un peu, à lui aussi. Il y a des jours où il s'en fout presque. Hélas pour lui, il y a d'autres journalistes, qui s'acharnent sur l'affaire. En plus, ils ont les moyens, à la téloche. Et puis, il y a les victimes, des jeunes femmes peinturlurées à la bombe. On se demande bien pourquoi. C'est justement la question que se posent Laforet et les autres. Une question de couleurs dans un roman noir... "

Présentation : Que l'on découvre une jeune coiffeuse assassinée dans son garage, quartier Champfleury à Avignon, c'est en soi une terrible nouvelle mais pour José Laforet, " fait-diversier " dans un des canards locaux, c'est presque la routine. Des morts tragiques, il y en a plein les colonnes du journal. Que l'on apprenne que le cadavre de la jeune fille était recouvert de peinture rouge, voilà qui est plus troublant. Que deux meurtres à peu près identiques aient été commis au cours des mois précédents dans le sud de la France, voilà enfin de quoi ameuter tous les médias de l'Hexagone. Et susciter l'intérêt de José Laforet, plutôt blasé et revenu de tout, pour une enquête journalistique qui va prendre des allures de course médiatique et révéler quelques surprises de taille.


Morceau choisi : Un goût de terre dans la bouche. Autour le silence. Laforet se souleva lentement sur les coudes et pivota sur lui-même. Le ciel était étoilé. Il mit quelques secondes avant de se rappeler où il était. Sa nuque était douloureuse. Il se redressa lentement et se frotta le visage. De la terre fraîche était collée sur ses joues. Combien de temps était-il resté inconscient ? Une minute ? Une heure ? Impossible à dire. Il écouta attentivement. Aucun bruit ne lui parvenait. Tout était calme, comme figé.
chapitre : Où celui qui vous frappe par derrière vous laisse rarement sa carte de visite par devant - page : 87 - éditeur : La Cardère –

Autre extrait : "On était dans la soirée du 2 au 3 mai et les étoiles se comptaient sur les doigts d'une main, des deux peut-être en cherchant bien. Il y a des signes qui ne trompent pas, c'était une nuit de mauvaise lune : le temps était maussade et Wagner d'humeur massacrante. Il avait lutté un moment avant de se résoudre à franchir le seuil du Toutankhamon. Rien ne l'y obligeait - il avait même toutes les raisons pour ne pas y mettre les pieds - mais il veillait régulièrement à s'imposer un petit bain de foule. Un acte d'hygiène mentale pour ainsi dire, juste pour s'assurer que l'humanité méritait encore l'aversion qu'il éprouvait à son égard. Il appelait ça une immersion en eaux profondes..."

Lors d’un entretien sur le site Littera 05, il répondait à la question : Que dénoncez-vous dans ce roman ?

Jean-Pierre Petit : L’importance prise dans le monde de l’édition de ce qu’on peut appeler « les romans des people ». Il n’y a qu’à voir le nombre impressionnant de ces romans que l’on trouve dans les librairies et le succès qu’ils ont depuis plusieurs années. Un tel raconte ses amours, un autre ses ruptures, un autre les malheurs de sa fille… Les gens se jettent sur ces bouquins et cette situation m’a interpellé et m’a fait comprendre que le sensationnel, le fait divers fait vendre. Ce que je veux dénoncer, c’est la culture marchandise. Et j’ai eu l’idée de créer un personnage suffisamment pervers qui, au lieu de simplement profiter d’un crime, allait le créer pour pouvoir l’exploiter ensuite.

De plus, journaliste, je me rendais bien compte que la presse participait aussi à ce phénomène de médiatisation, savait créer une sorte de psychose dont elle rend compte elle-même dans ses colonnes, véritable serpent qui se mord la queue. La presse peut ainsi nourrir l’inquiétude des gens, la psychose générale. Étant moi-même journaliste, il m’était plus facile de créer le personnage journaliste de mon roman, un journaliste qui en fait ne mène pas une enquête. Son travail c’est de couvrir les événements et de trouver chaque jour une nouvelle info à donner à ses lecteurs
.


Participation à des ouvrages collectifs










- Noirs de Corse, Piccule Fictions, juin 2008, auteur de la nouvelle « A titre posthume »

Il s'agit d'un recueil de 30 nouvelles écrites par 26 auteurs au profit de l'association Handi 20 et qui sera présenté au festival du Polar corse et méditerranéen.










- Noirs Venins, nouvelles, éditions Reflets Noirs, 2007.

Il s’agit un recueil de nouvelles écrites par Véronique Aumaître , Liza Lo Bartolo Bardin , Sylvain Pettinotti, et Jean-Pierre Petit. Ce serait réducteur de définir ces textes comme étant de la catégorie "policier", car chacun des écrivains a manié différemment l'art de l'intrigue, selon sa personnalité et son univers propre. Il s'agit d'un ouvrage permettant de s'évader, de s'offrir un moment d'émotions fortes en tout genre.
Les récits de Jean-Pierre Petit s'avèrent tour à tour déroutants et surprenants. Qu'il s'agisse de "Toute la vérité, "Comme un chien", "C'est pas grave Monsieur Martin", "Sur le bord de la route", "Le piège" ou "La dernière course", l’auteur distille suspens et malaise, impossible pour les lecteurs de deviner où il va.
Pour plus, cliquer ici.

4ème page de couverture : Je suis resté un long moment immobile sur le trottoir. J’ai failli me pincer pour être sûr que je ne venais pas de rêver. Mais non, c’était bien Lucas, pas de doute possible. Ou alors, la recherche génétique avait avancé à pas de géant au cours de ces dernières quarante-huit heures et je venais de tomber sur son clone. En vérité, j’ai pensé qu’il m’avait bien mené en bateau. La vérité, c’est que je m’étais fait avoir comme un bleu. Un détective piégé, un artiste déjanté, un auteur visité par ses créatures, un vendeur d’aspirateur qui tombe en enfer… Autant de personnages incongrus ou étonnants, de situations déroutantes ou cocasses que l’on découvre à travers quatre auteurs et quinze nouvelles.



- Mémoires du Quotidien, écrits et images du sud, EncragEdition - club de la presse Marseille Provence Alpes du Sud, Marseille 2006.

Edité par le Club de la presse Marseille Provence Alpes du Sud et l’Union des Photographes Créateurs, l’ouvrage « Mémoires du quotidien, écrits et images du Sud » regroupe les impressions et souvenirs ayant marqué une cinquantaine de journalistes et quatre-vingt photographes de la région PACA. On voyage, on apprend l’Histoire, la petite et la grande, on touche de l’œil le quotidien de dizaines, de centaines, de milliers de personnes, « petites » et « grandes » gens là encore, à travers ces « souvenirs à emmener sur une île déserte ».Tous les auteurs, « nés » pour être journalistes, ou tombés dedans un peu par hasard, ont en commun une passion immodérée de l’information et de cette région PACA –

A paraître juin 2008 :

« Délit de fuite », nouvelle, in « La trame des jours » (revue de l’association Littera 05)

A paraître juillet 2008 :

Imbroglio sur la route de Maguelone, roman, Baie Noire, juillet 2008.


Sur cet ouvrage en cours d’édition, l’auteur nous dit :

« Max est tueur professionnel comme d’autres sont comptables ou plombiers. Il vit chez sa mère, a une sainte horreur des bagnoles, et ne se prend pas trop la tête. Jusqu’au jour où il découvre une photo de la Facel Vega dans laquelle son père s’est tué quelque trente ans plus tôt. A deux pas de l’amas de ferraille, sur le bas-côté de la route, on distingue nettement un escarpin à talon aiguille. La présence insolite de cette chaussure va le pousser à tenter d’en savoir davantage sur ce père trop tôt disparu… et sur cette foutue godasse.
Les (mauvaises) intentions de l’auteur : « Plus parodie que polar, ce court roman (113 pages) est une sorte de conte allégorique. Un peu désenchanté, un peu déjanté, et, j’espère aussi, parfois un peu rigolo. Allégorique de quoi ? De la quête vaine du passé, de la recherche illusoire de la vérité… bref, de quelques trucs dans ce goût-là, chacun se fera son idée. En tout cas, rien de très social ni de politique, c’est complètement nombriliste et dérisoire. A moins qu’il ne s’agisse, tout simplement, que d’un divertissement de potache. Une mauvaise blague à l’usage de ceux qui ne sont jamais effleurés par le doute.
»






Jean-Pierre Petit
embarquera sur le Danielle Casanova le 3 Juillet prochain à destination d'Ajaccio avec une quinzaine d'auteurs et dédicacera ses ouvrages sur le grand car ferry de la SNCM partenaire de Corsicapolar.




Publié le 09 juin 2008 à 14:08
Par flicorse
Un Languedocien au Festival du Polar corse et méditerranéen d’Ajaccio du 4 au 6 juillet 2008 :






Lilian Bathelot se présente: « Faisons vite. Je suis né en 1959 dans le bassin minier et industriel de Decazeville, dans le sud de la France. Côté gènes, c'est l'Espagne profonde, l'Italie napolitaine, un peu de slave ; côté culture familiale, la mine, l'Internationale, le bistrot et les copains, le jeu de boules... Un temps saltimbanque et cracheur de feu, un autre professeur de philosophie puis conseil en communication, les contre-pieds de mon parcours — qui sont aussi passés par l'usine et le bâtiment — débouchent en 1997 sur l'écriture, le projet de toujours, toujours repoussé par l'urgence de vivre.
Mon premier roman paraît en 1998, aux éditions Climats. Après un détour par les éditions Métailié et Albin Michel, notamment, C'est l'Inuit qui Gardera le Souvenir du Blanc, mon dixième titre, paraît en 2006 aux éditions du Navire en Pleine Ville. Je me consacre aussi à l'écriture de romans jeunesse, de pièces de théâtre, de nouvelles...
»

Il a dit à Pascale Doré sur Bibliosurf.com: «L’important, c’est de raconter des histoires ou d’en lire, de partager un peu d’humanité, se retrouver dans l’autre, dans son regard, dans ses espoirs, ses colères, ses doutes. L’important c’est de se sentir moins seul, que le livre soit un lien, que soit partagé ce qui loge au profond et qu’on ne sait pas communiquer autrement qu’en inventant ou en lisant des histoires. »

Originaire du Gua, il a donc fait mille choses avant d'écrire à plein temps. Aujourd'hui, il se partage entre l'écriture, le conseil littéraire et l'animation d'ateliers d'écriture dont celui de Mescladis. Spécialiste du roman noir à l'accent sétois, il a écrit «Avec les loups», « Special dédicace » et «La Théorie du K.O ».



La Théorie du K.O. est le troisième volet de la trilogie sétoise de Lilian Bathelot, commencée par « Avec les Loups » et qui s’est poursuivie avec « Spécial Dédicace ». Parus à la fin des années quatre-vingt-dix chez Sombres Climats et regroupés sous le titre Chichois Baraquette, Spécial dédicace et La théorie du K.O sont aujourd'hui réédités chez Jigal Polar.

« Attendez-vous au pire ! Noir et envoûtant jusqu’à l’extrême, humour sombre, casting de chair et de larmes. Lilian Bathelot a l’incroyable talent de rendre son récit palpable et ses personnages à fleur de peau ! Ses héros sont d’emblée vos amis, les femmes des ports d’attache et les salauds d’ignobles individus que vous rêvez immédiatement « d’effacer ». L’intrigue pourrait se passer près de chez vous, dans vos bistrots, dans vos villes… Tout est si vraisemblable et si machiavélique dans ce récit qu’il vous colle à la peau avec la peur au ventre. Du grand art ! » nous a-t-on dit et d’autres ajoutent :
- Bathelot, qui sait fort bien ficeler ses intrigues, tient son lecteur en haleine durant tout le récit.... (Claude Mesplède)
- Bathelot est le Soulages du polar : il tresse des griffures et des stries dans le noir jusqu'aux confins des drames. On vous aura prévenu : ça secoue sévèrement l'échine.... (Frédéric Poilbout)
- Dans ce second volet de sa trilogie sétoise, Lilian Bathelot nous assène un coup de poing à couper le souffle. C’est noir, brutal, haletant et terriblement efficace ! Un polar mené tambour battant. 194 pages bourrées de dynamite. Le genre de roman pour lequel l’expression un peu trop galvaudée “se lit d’une traite” prend ici toute sa valeur.... (René Barone)
- Lilian Bathelot articule son polar de main de maître, les scènes d'action, la description du dessous des cartes de la politique locale, tout s'imbrique judicieusement comme la manipulation qu'il décrit. On en a le souffle coupé tout du long et on réfléchit en même temps à l'enchaînement des faits et des causes, au rapport entre les médias et le pouvoir, entre l'histoire secrète et l'histoire officielle. (Raymond Alcovère)
- Au fond, La Théorie du K.O., c'est une histoire de morale, vivante, avec une mise en scène et des personnages chaleureux ... (Patrick Galmel – Pol’art noir )
- Lilian Bathelot, peinture sociale… C'est un raccourci, j'en conviens, mais si j'en crois ce que j'ai lu, pas trop loin de la réalité. Ajoutez à cela une bonne dose d'humour, de vivacité d'esprit, un regard aiguisé posé sur une société que l'auteur a appréhendé sous divers angles (il dit d'ailleurs que pour ce qui précède les années quatre-vingts, il y a prescription…) et vous aurez sous les yeux une des plumes qui font le bonheur du polar francophone. Noir, social, humain… (Patrick Galmel le 24 novembre 2007)
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Quatrième de couverture de Théorie du K.O ( Editeur Jigal)

Quand le commissaire Lopez décide de balancer à la presse ce qu’il a découvert des magouilles politiques locales, il n’imagine pas encore le séisme qu’il va provoquer. Ses compagnons d’infortune, Manu, Nène et les autres, ne savent pas non plus que la poisse est au bout du chemin. Le président, le préfet et le ministre, eux, ne pensent qu’à une chose, ne pas faire de vagues et éviter les rumeurs. Dans les « services spéciaux » la devise est définitive : il faut éliminer… et vite ! Mais dans la vie, la vraie, Lopez et ses amis croient toujours que la victoire est possible…
Le début : « Préfecture, Montpellier
— Oui, monsieur le ministre, ce matin même…
Le préfet arpente le vaste bureau. Les jambes un peu raides, le buste penché en avant, la main gauche plaque le combiné contre son oreille. L'autre poing est serré au fond de la poche du pantalon. En bras de chemise, il transpire dans le bureau climatisé.

Toute la journée il a étudié le dossier. Avant de verrouiller son opinion, il s'est même fendu d'une visite au commissariat de Sète, où il a longuement écouté le divisionnaire Lopez.
— Certainement, monsieur le ministre… je l'ai rencontré personnellement
(…)



Quatrième de couverture de Special Dédicace ( Editeur Jigal) nomminé au prix « Sang d’encre ».

Sète, ses quais, ses ruelles et ses bistrots où l’on picole beaucoup en refaisant le monde. Pour Marcel et Fernand, deux piliers de comptoir, c’est clair. Il y a des jours « avec » et des années « sans ». Et cette année, c’est plutôt « sans ». Pour Rachid et les Ratons, y’a d’abord ce concert qui déraille, puis ce cadavre abandonné… Alors pour eux, l’avenir, c’est pas gagné ! Pour le « Président », un grain de sable dans les rouages, et c’est la machine feutrée du pouvoir qui se grippe en hoquetant.Quand les destins s’emmêlent, mieux vaut être riche et puissant… qu’empégué au fond du gouffre ! L’engrenage fatal est en marche, et même si les dieux de la Méditerranée y mettent leur grain de sel, le bonheur n’est pas forcément au bout du chemin…

Quelques couvertures:








Lilian Bathelot sera à bord du car-ferry de la SNCM "Danielle Casanova" qui part du Port autonome de Marseille le 3 juillet 2008 à 21 Heures pour rejoindre Ajaccio le lendemain à 6H45. Des dédicaces sont organisées à bord avec une quinzaine d'auteurs méditerranéens, après l'embarquement.

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Publié le 02 juin 2008 à 08:36
Par flicorse
Demain, 13 ans déjà!  Jean Patrick Manchette est mort d’un cancer du poumon le 3 juin 1995.



A l'occasion de la sortie de son Journal en mai dernier, ses amis et ses lecteurs ont déjà eu une pensée pour lui. Le 11 Juin prochain, la librairie L'Ecailler du sud lui rendra hommage à la boîte à sardine de Marseille.

Né le 19 décembre 1942 à Marseille, il a grandi à Malakoff (Hauts-de-Seine). Il a fait ses études supérieures d’anglais et histoire et géographie à Paris. Il n’a obtenu aucun diplôme. Il a mené une vie d’errance : auto-stoppeur longue distance, pompiste, instituteur, assistant de français dans un collège pour aveugles en Angleterre (Worcester), militant néo-bolcheviste, contrebassiste et saxophoniste (alto), cinéphile. Il a fait de l’écriture son activité professionnelle à partir de 1965. Il était marié et père d’un garçon. Il a vécu à Clamart  jusqu’à 1979. De 1965 à 1970, il a effectué des travaux d’écriture très divers : films libidineux, synopsis, retapage de scénarios, négrifications, adaptation «littéraire » de films, télévision scolaire, T.V. de diffusion normale (série Les Globe-trotters), romans d’aventures pour adolescents, romans pornographiques, films pour la prévention des accidents du travail, et nombreuses traductions de l’anglais, seul ou en collaboration avec sa femme traductrice.




Après 1970, il a publié des romans de la Série Noire (Gallimard), et collabore aux films suivants : Nada, de Claude Chabrol ; Folle à tuer, d’Yves Boisset ; L’Agression, de Gérard Pirès ; L’Ordinateur des Pompes funèbres, de Gérard Pirès. Il est considéré comme «gauchiste » et représentatif de la nouvelle tendance du roman noir français. Il pensait que le Roman avait depuis un bout de temps fini de donner tout ce qu’il pouvait donner, et cherchait seulement à distraire ses amis. Inventeur et représentant le plus marquant du « néo-polar », il est mort prématurément à l’âge de 52 ans. Pour Michel Lebrun* «il fut l’aiguillon permettant le galop d’essai de bon nombre de jeunes auteurs du début des années quatre-vingt ». Imprégné de la littérature noire américaine, il est entré dans la « Série noire » avec « Laisse bronzer les cadavres », écrit sous le nom de Jean-Pierre Bastid. Ses trois mailleurs ouvrages sont, selon la critique, Nada, Le petit bleu de la côte Ouest et La position du tireur couché.

« Manchette, a souligné André Vanoncini*, a non seulement abordé des thèmes ignorés par le roman policier avant lui, mais qu’il a su exprimer à travers une écriture de type inédit ».

Toujours selon Vanoncini :
- «  Les protagonistes de Manchette, privés désabusés, tueurs professionnels, cadres déshumanisés ou terroristes, ont pour destin commun de perdre la maîtrise dans des situations aliénantes, en entrevoyant vaguement des manipulations dont ils font l’objet. Ils sombrent le plus souvent dans un imbroglio de violence frénétique et futile que l’auteur se plaît à narrer dans un style haletant et constamment ironique. A travers ce saisissant mélange de précision référentielle et d’exubérance parodique, Manchette dénonce avec rage les multiples régressions politiques et morales dont il croit reconnaître les effets dans la période post-soixante-huitarde. Aussi l’échec lui apparaît-il comme une clé de cette époque, que ce soit celui d’une société abrutie ou celui des révoltés qui voudraient la contester. Le roman policier noir sort transfiguré de ce bain d’acide ».
- « Jean-Patrick Manchette inverse la démarche des radiologues de la société. Son ambition n’est pas de fournir, outre une histoire policière, une documentation sur les modes d’existence d’une communauté humaine spécifique. Il cherche avant tout à pratiquer une écriture en prise directe sur les dérives idéologiques et comportementales d’individus foncièrement aliénés ; (il suffit de lire « Que d’os ! » pour s’en rendre compte). Ses protagonistes sont en grande partie des adeptes de la violence monstrueuse et sournoisement jouissive : Henri Butron dans L’affaire N’Gustro (1971), Thomson dans O dingos, ô châteaux ! (1972), le commissaire Goémond dans L’affaire N’Gustro d’abord, dans Nada (1972) ensuite. Manchette n’inscrit pas leur destin entre les termes du crime et de sa résolution. Il en fait les auteurs d’atrocités sans nombre dans un contexte d’enlèvements et de chasses à l’homme. Ces orgies destructrices sont narrées dans un style haletant, constamment cynique, qui pourfend les certitudes morales de la génération de 68. Dans l’univers de Manchette, l’individu, même s’il croit s’engager librement, est conditionné par le système englobant qui le pousse sur cette voie. Le terroriste Diaz, dans Nada, formule ainsi ce qu’il ressent comme la grande tricherie de son époque : « le desperado est une marchandise, une valeur d’échange, un modèle de comportement comme le flic ou la sainte. » Quant au jeune cadre dynamique Gerfaut (Le petit bleu de la côte ouest, 1976), mari d’ « une femme jument superbe et horrible, les yeux grands et verts, de longs cheveux noirs épais et sains, de gros seins durs et blancs, de larges épaules blanches et rondes, un grand ventre dur et blanc, de longues cuisses musclées », il ne s’élève plus jusqu’au niveau de l’analyse idéologique. Il se borne à survivre, fuyant d’abord, puis exécutant efficacement un groupe de tueurs que le hasard a mis à ses trousses. Après quoi il reprend son existence normale, roulant pour se détendre à 145 km/h sur le périphérique en écoutant de la musique West Coast. Cette fin renoue avec la scène initiale, comme pour mieux montrer que le monde tourne à vide, de même que le roman jadis s’était cru appelé à en certifier la cohérence. Le travail de déconstruction tous azimuts auquel se livre Manchette lui a valu une renommée importante qui parvient à son apogée au moment où paraît La position du tireur couché (1981). L’auteur a lui-même désigné sa production par le terme «néo-polar », non pas pour inaugurer une école inédite du récit policier français, comme on a pu le soutenir, mais pour souligner sa position parodique par rapport aux moules classiques du genre. Et, en ce sens, il a indéniablement insufflé une nervosité nouvelle à la fiction policière de langue française.
»
( André Vanoncini, dans Le Roman Policier dans la collection universitaire Que sais-je ? N°1623)

Il aimait les jeux (l’exclusion des jeux d’argent), le cinéma hollywoodien, le jazz, la littérature, la pensée allemande et  l’entrecôte.

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Treize ans qu’il est parti et 13 est l’immatriculation des Bouches du Rhöne. Dans la cité phocéenne où il est né, Jacques Aubergy de la librairie L’Ecailler  (0491475056) vous invite le mercredi 11 juin à 19 heures 30, dans  La Boîte à Sardine 7, Bd de la Libération (à deux pas de la librairie) Marseille 1er arrondissement, pour un hommage a l’occasion de la sortie de son  JOURNAL qui vient de paraître aux Editions Gallimard.



A l'âge de 23 ans, en 1966, Jean-Patrick Manchette se met à écrire son journal, qu'il tiendra de façon régulière jusqu'à sa disparition en 1995. Le passage à un tout autre espace d'écriture dépourvu de limites marquera le début d'une démarche personnelle qui s'étendra sur trente ans.

Le journal compte 20 cahiers et 5.000 pages manuscrites, augmentées de photos découpées dans divers journaux et d'articles de presse, collecte ironique et minutieuse qui dresse le tableau d'une époque qui ne tarde pas à basculer vers le triomphe du négatif et la guerre sociale.

Le 2 mai 2008, est sorti le journal de Manchette, années 1966-1974, chez Gallimard hors collection, en grand format. Le thème se résume à une question : "comment devient-on écrivain ?"

"Ce volume regroupe les quatre cahiers couvrant la période déterminante du 28 décembre 1966 au 27 mars 1974 où Manchette décide de vivre de sa plume et y parvient au prix d’efforts sans cesse renouvelés et d’une quantité phénoménale de travaux sur le texte, tour à tour insignifiants, laborieux ou brillants. S’y dessine le parcours d’un homme qui trouve sa véritable voie, apprend son art et devient écrivain" (Doug Headline)

Articles sur Le journal de Jean-Patrick Manchette :

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Personnes citées :



Michel Lebrun, de son vrai nom Michel Cade, est né en 1930 pour disparaître en 1996, on l'a surnommé le pape du polar ( titre dont l’actuel porteur est Claude Mesplède). Scénariste, romancier, il devient historien du genre. D'abord en publiant pendant plusieurs années un almanach truculent qui recense toute l’actualité du polar de 1980 à 1988. Ensuite il prend la rédaction en chef de la revue Polar et a publié  «deux ouvrages de référence» : Le roman criminel (L'Atalante) et Le polar français (Syros) écrits en collaboration. Cofondateur de 813, on lui doit de nombreux  romans dont Autoroute, Le géant, L’Auvergnat, Hollywood confidentiel, Loubard et Pécuchet, Pleins feux sur Sylvie, Plus mort que vif, reproduction interdites, la corde raide et portrait robot. Certains ont été adaptés au cinéma. Depuis 1978, la ville du Mans organise un salon du livre, « Les 24 heures du livre ». Dès 1986 est attribué à cette occasion le Prix du roman policier francophone, qui devient en 1997 le Prix Michel-Lebrun dont les deux derniers lauréats sont en 2006 Maurice Attia pour Alger la noire (Actes Sud/Babel noir) et, en 2007,  2007 : Martin Winckler pour Le Numéro 7 (Le Cherche-Midi, 2007).



André Vanoncini est universitaire et écrivain. Il travaille sur le roman français de Balzac à Modiano et sur le roman policier . Ses domaines de Recherche sont Balzac, Simenon, Modiano, le roman policier, littératures et frontières , Cendrars…




Publié le 29 mai 2008 à 16:02
Par flicorse
Gildas Girodeau revient avec « Nuclear parano » au Festival du Polar corse et méditerranéen d'Ajaccio en juillet 2008 :




Le 3 juillet 2008, à Marseille, des auteurs de polars embarqueront sur le car ferry Danielle Casanova pour la traversée vers Ajaccio où se déroulera le festival du polar corse et méditerranéen du 4 au 6 juillet. A bord se trouveront une quinzaine d’auteurs parmi lesquels le Catalan Gildas Girodeau.

Gildas Girodeau, passionné de mer et de voile, a participé à de nombreuses compétitions et traversées de l'Atlantique en voilier. Dirigeant d'entreprise, il mènera avec une bande de copains la franchise " Subchandlers ", spécialisée dans la plongée sous-marine, à la notoriété internationale. Mais c'est au lycée Arago, de Perpignan, que sa passion pour l'écriture prend ses sources, ainsi que dans le bouillonnement politique et culturel des années 70. Aujourd’hui oléiculteur, Il continue à aimer la mer au travers du patrimoine maritime catalan, dont il est l’un des spécialistes. Il a été édité pour la première fois en 2005, par Cap Béar Editions, à Perpignan.



La Retirada, le vin, la peinture, les magouilles politiques, les révoltes des vignerons, la tauromachie, les serial killer, la prostitution, les barbouzes... autant de thèmes du polar catalan avec ses auteurs qui se sont réunis pour la première fois lors d'une conférence au festival Polar et BD à Port-Vendres 2 (le retour), le 14 mai 2006 : René Grando (Tapas bulgares pour Germinal Poco), Gildas Girodeau (Rouge tragique à Collioure), Claude Delmas (La vie va vite en août) et Gil Graff (Chronodrome), le Flamand Dirk de Vos (la trilogie Would-be dont Le lézard espagnol) et le Gascon-Catalan François Darnaudet (la trilogie noire dont Le dernier Talgo à Port-Bou), sans oublier Ward le Basque (Meurtre à Aimé Giral)…

Polar catalan en librairie ( Cliquer)

En juillet 2007, Gildas Girodeau était venu au premier festival de polar corse et méditerranéen avec un personnage récurrent apparaissant dans deux ouvrages. Il revient en 2008 avec le troisième volet de ce qui est maintenant une trilogie où, en marin, il sait laisser sa part à l’imaginaire du lecteur. Son héros, Paul Feder, prend chair en même temps qu’il garde son mystère. Nous l’avions laissé charpentier de marine sous une fausse identité dans une île grecque, nous le retrouvons marin solitaire amarré à un quai de Port Vendres dans «Nuclear parano ». En quittant Paris, pour revenir sur la côte catalane, il est passé par une île lointaine. Son chemin de retour devait passer par la mer, cette mer où l’on peut tout jeter, ses péchés, ses chagrins, ses angoisses ; cette mer-dépotoir qui nous renvoie l’infiniment bleu, ce bleu infini qui referme le sillage du passé englouti ; cette mer qui nous offre un nouvel horizon… après chaque escale, un nouveau port…

Il vient à l’esprit cette anaphore du poète irlandais William Butler Yeatz…

Vents désespérés qui se lamentent sur les flots mouvants
Vents désespérés qui planent au couchant
Vents désespérés qui heurtent aux portes du ciel et frappent aux portes de l’enfer où ils précipitent vingt spectres frémissants


Paul Feder l’a peut-être déclamée sur la route maritime de l’île de Kyros après l’épisode de "Rouge tragique à Collioures". Dans le premier volet "Malaguanyat", on l’apprend qu’il un idéaliste révolutionnaire et qu’il a laissé les armes sans renier ses convictions. D’origine catalane et donc Méditerranéen, c’est aussi un marin dans l’âme. Ayant quitté Paris où il travaillait dans un laboratoire d’analyse, il s’est installé, à la fin de Rouge tragique à Collioures, sur une île grecque pour revenir, avec Nuclear parano, à ses racines : la côte catalane. Il organise des charters sur sa goélette pour les estivants et, pour passer l’hiver, il s’amarre aux quais de Port Vendres. Sans qu’il les cherche, les emmerdements viennent à sa rencontre par le biais de son entourage ou de vieilles connaissances. Dans Nuclear parano, c’est un marin comme lui, Loïc Lebozec, qui, de nuit, vient gratter sur son panneau de descente aux cabines et le tirer de sa carrée. Paul ouvre et se retrouve mêlé à une affaire d’Etat liée à l’énergie nucléaire et des suicides bizarres chez des scientifiques. Bizarre ! Vous avez dit bizarre ! Mon dieu que c’est bizarre. Et les bizarreries ne manquent pas dans ce polar documenté. L’ouvrage est dédié aux militants antinucléaires et aux nageurs de combat utilisés pour de mauvaises raisons. La fiction vous laisse à la fin un goût amer de réalisme. L’Etat français n’a-t-il pas caché les dégâts de Tchernobil pour préserver les intérêts économiques et militaires du Nucléaire ? On se souvient de l’épisode de Rainbow Warrior. Qu’arriverait-il en cas de catastrophe nucléaire en France ? Dans le roman de Gildas Girodeau, des sentinelles d’un réseau dit Nuclear Watch traquent les pollutions nucléaires sur le Globe et sont les cibles des services secrets. L’une d’elle, Laure Blanchet est retrouvée au pied de la falaise du Cap Bearn. Le commissaire Costes est chargé de l'enquête avec une équipe dont les deux principaux éléments sont un flic vindicatif et sa collègue douée d’un instinct redoutable lorsqu’il s’agit de dégainer. Que fait Paul Feder au milieu de tout cela, sachant qu’il est sollicité de toutes parts, y compris par un scientifique américain qui lui met dans les pattes sa fille, une beauté farouche mais pas indomptable ? …

Comme les deux volets précédents, Gildas Girodeau sait captiver le lecteur tout en traitant d’un sujet sérieux et sans tomber dans le documentaire ou le discours politique. En bon marin et comme Ulysse, il sait naviguer entre Charybde et Scylla. Son roman tient la route par les temps qui courent. Comme un livre s’écrit à deux (l’auteur et le lecteur), il sait habilement laisser sa part au lecteur qui peut imaginer, entre deux volets de cette trilogie, le cours de la vie d’un personnage dont le courage est de ne pas fuir son destin en essayant de maintenir le cap par tous les vents et même dans la tempête.



Rouge tragique à Collioure (2007):

Extrait :
" Il faisait un vrai temps d’hiver dans le midi. Le vent du nord soufflait en tempête, dans un ciel cristallin ou aucun nuage ne parvenait plus à s’accrocher. Le petit cimetière était noir de monde. Paul frissonna, il avait oublié les morsures du vent. Le cercueil descendit au bout de ses cordages. Les fossoyeurs avaient du mal car son ami était lourd, lourd comme cette peine qui l’écrasait. C’était cette nuit. Dans l'appartement du 14 éme arrondissement de Paris, où Paul vivait depuis dix ans, un téléphone avait sonné. Au bout du fil, il ne reconnut pas la voix, tant elle était cassée, rompue. Cette voix venait d’ailleurs, d’un monde de tristesse lointain et monotone qu’il ignorait. "

L’auteur est un enfant de Collioure, amateur d'art, de vin du terroir et passionné de la Méditerranée. Il a signé un polar dont l'histoire aux accents du sud se déroule sur la Côte Vermeille : Rouge tragique à Collioure. Ce qui semble l’œuvre du destin cache souvent les machinations les plus terribles. Rouge tragique à Collioure annonce la couleur de l'intrigue... Rouge comme le vin qui, selon la Bible, est le sang du Christ. Un vigneron, François lègue, après sa mort accidentelle, une bouteille de vin à son vieil ami Paul Feder. Cette bouteille apparaît comme jetée à la mer et donc porteuse d’un message. Paul Feder travaille dans un laboratoire d’analyse. Le vin rouge Collioure est un vin de caractère, équilibré et puissant. Il accompagne avantageusement les viandes rouges, gibiers et fromages de caractères. Dans la bouteille de François, que contient ce breuvage ? … In vino, véritas ! … Et cette vérité se révèle pleine d’emmerdements pour Paul mais aussi pour Deby la gamine de François et Janne, l'épouse californienne. Jane et le passé resurgit avec des amours adolescents de Paul...

Autre extrait :
« … mais ce qu’il aimait le plus, en fait, c’était d’être intégré dans ce groupe d’humanité. Oui, ici jean avait sa place, il était l’un des leurs. De ce respect mutuel, de cette générosité des gens qui n’ont presque rien mais qui sont toujours prêts à partager, il avait tiré un équilibre, une force de vivre qu’il croyait bien avoir perdue. Ici sa vie avait un sens. »



Malaguanyat Terminus Béar Aux éditions Cap Béarn Editions :

La quatrième de couverture :
" Paul Feder était confortablement installé dans ses emmerdements, quand Nathalie remit les pieds dans sa vie. Un jour, il y a bien longtemps, Nath avait planté Paul sans dire autre chose que " perds pas ton temps à me suivre, tout est fini " et voilà qu'elle l'alertait de son retour en France à bord d'un cargo brésilien. Pourquoi revenait-elle et pourquoi l'en informait-elle ? Parce qu'elle était en fuite et avait un service à lui demander, " un vrai gros service. Est-ce par curiosité ou pas fidélité au passé que Paul honore le rendez-vous que lui a fixé Nath à Brest ? Qui sait et qu'importe… Gildas Girodeau signe un polar sous lequel semble se cacher l'ébauche d'un autre roman, celui d'une génération. Il fut un temps, il y a bien longtemps, où des hommes et des femmes, en Espagne, en Grèce, au Nicaragua et ailleurs, combattaient les dictatures au nom de la liberté et du socialisme, peut-être inspirés par la lecture de " Matérialisme dialectique, matérialisme historique et psychanalyse ". Mais aujourd'hui, beaucoup ont déposé les armes. Certaines de ces reconversions ont été synonymes de passage à l'ennemi … Paul Feder n’est pas passé à l’ennemi. Voilà qui pourraient rebuter les amateurs de pur polar, qu'ils se rassurent, rien ne manque à " Malaguanyat terminus Béar " ni les cadavres, ni les tueurs, ni les femmes… ni le plaisir de lire une intrigue fort bien ficelée… ni celui de visiter le Pays catalan…

Extrait :
" Le taxi avançait péniblement sous une pluie battante. La chaussée qui serpentait dans ce coin perdu était inondée, de grandes gerbes d'eau jaillissaient sous les roues impatientes. Enfin, il ralentit puis s'arrêta devant une auberge plantée au milieu de la lande. Le chauffeur se retourna :
- Ça fait seize €
L’homme tendit un billet de vingt et laissa la monnaie.
- Merci Monsieur, attendez ! Je vais prendre un parapluie et vous accompagner à l'auberge, la pluie va vous…
Mais déjà la portière claquait, l'homme était parti. Le chauffeur incrédule suivit du regard la silhouette qui s’éloignait sur le chemin menant à la Pointe Saint Matthieu.
- Bin çui là, il n’a pas peur de l'eau au moins ! Bon Dieu ! Moi qui croyais qu'il allait à l'auberge, mais qu'est ce qu'il va foutre par là-bas?"



Gildas Girodeau a ecrit une nouvelle fantastique « La dernière fanfare» Editeur : Mare nostrum (2007)

Extrait :
" Le cri s’éleva pendant que la mère s’écroulait, évanouie. Il se propagea dans les rues de Céret tel un météore. Boulevard Jaurès il réveilla la plupart des clients de l’hôtel Vidal. Boulevard Joffre, il fit sursauter le garde municipal en faction devant la mairie. Jean-Luc, le libraire du " Cheval dans l’Arbre ", tressaillit à son passage, laissant tomber la pile de livres qu’il dépoussiérait. Marx, Engels et Sartre s’étalèrent sur la moquette. Plus personne ne lisait ce genre de littérature et Jean-Luc les contempla avec désespoir. Finalement, le cri finit sa course rue de la République chez José, le toiletteur pour chien. Bouleversé par la violence de ce cri venu agoniser dans son échoppe, il en oublia le caniche nain qu’il tondait et se fit mordre jusqu’au sang. "




Gildas Girodeau embarquera le 3 Juillet prochain en soirée à Marseille sur le Car ferry Danielle Casanova pour se rendre au 2ème festival de polar corse et méditerranéen qui se déroulera du 4 au 6 juillet inclus à Ajaccio sur la place Foch, face à la mairie. Des dédicaces auront lieu à bord du bateau de la SNCM, partenaire du festival.





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