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Mon bloc perso.
Bonavinuta!
Bienvenue sur le blog Corse noir'soeur de vos nuits blanches
Blog non agressif et sans arrière-pensée. ..
Des articles après le Blog perso....
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RE NDEZ-VOUS:

- 5 décembre 2009, Salon Culture et écriture Institut Perrimond Roucas Blanc Marseille 7ème
- Les 20, 23 et 24 décembre 2009 Cultura La Valentine Marseille

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CHANTS CORSES: Pas de lien MP3 mais de l'écoute en ligne aux adresses ci-dessous...

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Le 1er juin 2009 à 22H15 .... 200.000ème visiteur I
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Les dix droits imprescriptible s du lecteur ( édictés par Pennac dans son ouvrage "Comme un roman")
1°/ Le droit de ne pas lire.
2°/ Le droit de sauter les pages
3°/ Le droit de ne pas finir le livre
4°/ Le droit de relire.
5°/ Le droit de lire n’importe quoi.
6°/ Le droit au Bovarysme (maladie textuellement transmissible…)
7°/ Le droit de lire n’importe où.
8°/ Le droit de grappiller.
9°/ Le droit de lire à haute voie.
10°/ Le droit de nous taire.

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A dopu!
A plus tard!
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Corse noire
Publié le 22 juillet 2007
Par flicorse
La peau des mots, à fleur de peau et de papier...




Un premier roman dans une nouvelle édition corse: La vallée de soummam, écrit par Marie-Catherine Deville et paru en juin 2007 aux Editions A fior di Carta .










Marie-catherine Deville a écrit ce premier roman qui revient sur une période douloureuse : la guerre d’Algérie. Mais c’est à Lyon que son héroïne, étudiante porteuse de valise, découvre l’amour fusionnel avant d’être victime de la barbarie. Une histoire passionnée relatée dans une langue directe, incisive, transperçante qui incite à lire d’un seul trait 90 pages d’une écriture qui apparaît souvent comme un jaillissement, un flot ininterrompu de mots sortis de la souffrance, après un long silence, et déversés comme la coulée lente de la lave d’un volcan lors d’une irruption.

L’écriture de ce roman nous ramène à Martin Melkonian, auteur du Petit héros de papier, lorsqu’il écrit : " L ‘un après l’autre, les mots irritent la gorge, s’aggrippent à la glotte, puis – passage préparé- roulent sur la langue, patinent, virevoltent, expirent. " C’est ce besoin retenu de parler , de tout dire, qui donne ensuite du souffle au récit. Les mots viennent de l’intérieur, de " toute la surface à l’intérieur " , là où, sous pression et dans la douleur, ils s’étaient accumulés.

Alors que l’entrée en scène de Luis et Anna puis leur rencontre sont narrées à l’imparfait, le malheur surgit au présent et les douleurs sont actuelles parce que les raconter c’est les revivre. Anna est arrêtée et torturée. On souffre, on rage, on se révolte avec elle…

Face au plaisir sadique des bourreaux, on se dit, avec Musset, que " l’homme est un apprenti, la douleur est son maître "… La réflexion reste le seul acte possible à celui qui souffre. Il faut éviter de se concentrer sur soi pour éviter que la douleur vous débilite. Anna puise sa force de résistance dans ses pensées pour Luis et les souvenirs de leur amour passionné. Elle sera sauvée de ce passé cauchemardesque par un nouvel amour puis l’affection d’une femme beaucoup plus jeune qu’elle.

Le roman se termine par des échanges de courriers entre l’auteure et l’héroïne… C’est de la complicité entre ces deux femmes qu’est né le récit de cette histoire vécue. Sans aucun doute, la mémoire a sa part d’imaginaire mais Marie-Catherine Deville restitue, dans l’esprit et dans la lettre, les amours et la souffrance d’Agnès, disparue aujourd’hui. " Il n’y a pas de récupération possible de dignité, " pensait-elle, victime des pires sévices. C’était là l’insoutenable de cette affaire, commente l’auteure.


On doit à Jean-Toussaint Desanti un ouvrage intitulé " Sous la peau des mots ". Son épouse Dominique Desanti déclarait : " Dès qu’il s’attaquait à une question, Desanti voulait voir ce qu’il y avait au fond, " sous la peau des mots " précisément. Ce livre est le témoignage de sa volonté de se livrer à une étude de l’éthique, qui pourrait se résumer grossièrement ainsi : " Quels droits sont donnés à quels hommes ? "

Sous la peau des mots d’Agnès et d’Anna, son miroir romanesque, il y a la torture c’est-à-dire la barbarie, la négation des droits les plus élémentaires de l’être humain. La vallée de Soummam est un roman tragique écrit avec talent et justesse. Il fait mouche au cœur et aux tripes. L’auteure , dans son style efficace, a le mérite, en nous faisant vivre la douleur de la victime, de démystifier les bourreaux et de faire apparaître la torture comme un acte barbare injustifiable.

On ne le répétera jamais assez…. " Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. " (Article 5 des droits de l’homme du 10 décembre 1948 )



Après cette lecture, nous avons ressorti de notre bibliothèque le n°143 de la Petite collection Maspéro " La torture dans la république " de Pierre Vidal-Naquet ( édition 1972). En première page, on trouve cette interrogation : " Un pays de tradition libérale peut-il voir en quelques années ses institutions, son armée, sa justice, sa presse, corrodées par la pratique de la torture, par le silence et par le mensonge? Peut-il, une fois la page tournée, reprendre le chemin comme si de rien n’était ? "




Marie-Catherine Deville sera présente le 11 août 2007 à Barrettali, lors de la journée des livres ouverts, aux côtés de tous les autres auteurs de la nouvelle maison d'édition corse "A fior di carta".




Trés bientôt, les éditions Fior di Carta mettront en ligne un site sur lequel seront présentées toutes les parutions...

A SUIVRE...






Les commentaires
Publié le 07 août 2007
Par Angèle Paoli
Marie-Catherine Deville n'apparaît pas sur l'affiche des auteurs présents. Aurait-elle changé d'avis ? J'aimerais bien, pourtant, la rencontrer...

@ dopu è amicizia

Anghjula Paoli (une des auteures des éditions A Fior di Carta)
Publié le 07 août 2007
Par flicorse
Marie-Catherine Deville devrait être présente à Barrettali...

Dans l'article Corse noire, je ne reprends pas tous les auteurs par manque d'informations sur les nouveaux auteurs que j'ai cependant mentionnés dans l'annonce du Blog perso... et en début d'aticle avec l'adresse du site en construction "A fior di Carta"...

J'ai consacré un article à La vallée de Soummam, après l'avoir lu et pour en dire le bien que j'en pense...

Je précise que Corse noire ne participe pas à l'organisation de la journée à Barrettali mais s'y associe en faisant passer l'information. La personne à contacter pour toute précision ou changement du programme est Jean-Pierre Santini.

En ce qui me concerne, je me réjouis de rencontrer le 11 août prochain Aghjula Paoli...

A prestu,
Jean-Paul Ceccaldi
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