Revue insulaire: Fora ! La Corse vers le monde
- Corses et Juifs -
- Corses et Juifs -
Nous avions annoncé la création de la revue « Fora ! La Corse vers le monde » avec la parution de son premier numéro « La Corse au miroir du Japon ». C’était en 2007. Depuis lors, sont parus le N° 2 « La Corse et le Maghreb, côte à côte » et le N° 3 « Corse et Mexique. A Latins, Latins et demi ». Cette revue semestrielle, très riche par la teneur de ses articles et les personnalités qui y contribuent, va sortir son 4ème numéro dont le lancement sera effectué le 17 février prochain à Ajaccio. L’association Ubiquita a tenu ses promesses. Tous les six mois, la revue paraît et gagne de nouveaux lecteurs.
Fora ! La Corse vers le monde : un titre pour une identité ouverte aux autres…
Omi, donne, neri è bianchi, di tutte e mamme è paesi,
Arabi, Spagnoli è Corsi, Francesi, Curtinesi
Campemu à buleghju, lampendu i chjerchji di e nazioni
Curs’mupulitani.’
Hommes, noirs et blancs, de toutes les mères et de tous les pays
Arabes, Espagnols et Corses, Français, Cortenais
Vivons ensemble et laissons tomber cercles et nations…
Curs’mupulitani... semble être un jeu de mots entre corse ( corsu ), corsaire ( cursale) et cosmopolites ( cosmupulitani ).
Groupe I Cantelli et Pierre Gambini !
Sans abdiquer leur affection, beaucoup de Corses vivent ailleurs que dans l’île. La Corse cosmopolite a besoin de toutes ses forces positives pour préserver ses richesses culturelles et en créer de nouvelles. L’enjeu serait de créer les conditions nouvelles d’un avenir culturel, tout en restant «une communauté d’idées, d’intérêts, d’affections, de souvenirs et d’espérances » pour reprendre la formule de Fustel de Coulanges.
Des artistes et des écrivains corses se sont déjà engagés dans cette ouverture qui n’est pas l’abandon d’une identité mais la conviction que, en allant vers les autres et en apprenant à mieux les connaître, on apprend à mieux se connaître. « Fora ! » évoque des tags qui poussent au rejet mais, par une sorte de déminage linguistique, l’association Ubiquité fait du titre de sa revue une ouverture en prenant le mot dans son sens littéral «au dehors ! » et en y ajoutant, pour enlever toute ambiguïté, « La Corse vers le monde ! ». Il s'agit donc bien d'aller vers les autres et non pas de les rejeter. Si cette revue affiche comme premier champ de réflexion celui des sciences sociales, elle s’aventure dans tous les domaines susceptibles de renseigner la pertinence des rapprochements qui mettent la Corse au miroir des autres.
Après le Japon, le Maghreb et le Mexique, le N° 4 de Fora met les Corses au miroir des Juifs avec qui ils partagent en premier lieu l’existence de diasporas.
Soirée de lancement Fora ! n°4 - "Tutti Fora !"
Type d'événement : Cocktail Party
Nom de l'hôte : Revue Fora ! – La Corse vers le monde –
Date et heure de début : mardi 17 février à 21:00
Date et heure de fin : mercredi 18 février à 00:00
Où : l'Aghja à Ajaccio.
Présentation du numéro 4 de Fora ! Corses et Juifs, peuples et diasporas ? suivie de la projection du documentaire inédit de Jackie Poggioli l'Abrei Corsi et pour finir, un apéro musical animé par Andria Andriuzzi.
Une fois encore, ont contribué des intervenants de grande qualité. Aux côtés des Corses, nous avons noté l’écrivain Amos Oz, jouissant d'une renommée internationale, très apprécié par la critique, lauréat de plusieurs prix dont celui de la Paix en 2002, cofondateurs du mouvement “La Paix maintenant »
Le prochain numéro ( donc le 5 ) serait consacré aux U.S.A. Nous avons un auteur de polars à conseiller: Mathieu Croizet qui a ércit Polka aux Editions de l'Ecailler. Son héros Paul Casanova, alias Polka, est un flic new-yorkais d'origine corse. Son inventeur, d'origine corse par sa mère, a vécu aux Etats Unis pendant plusieurs années.
En marge de la revue Fora et pour continuer à faire le lien avec le polar, nous ajoutons à cette annonce quelques mots sur une auteure israélienne disparue en 2005. Elle a écrit plusieurs romans policiers traduits en français …
GOUR, Batya
- Biographie
Batya Gour (janvier 1947 - mai 2005) est une écrivaine israélienne, spécialisée dans le roman policier. Née Batya Mann à Tel Aviv en 1947, Batya Gour enseignait la littérature à l'Université hébraïque de Jérusalem. Elle collaborait également en tant que critique littéraire au quotidien israélien Haaretz. Gour se met à l'écriture sur le tard, à l'âge de 41 ans. En 1988, son premier ouvrage est publié, qui met en scène son héros principal, le commissaire Michael Ohayon. Il sera suivi de 5 autres romans. Nombre de ses personnages sont inspirés d'individus réels, issus des milieux académiques israéliens.
- Quelques romans dont vous pouvez consulter des résumés en cliquant sur les titres.
1.Le meurtre du samedi matin (Fayard - 1993)
2.Meurtre à l'université (Fayard - 1994)
3.Meurtre au kibboutz (Fayard - 1995)
4.Meurtre au Philharmonique (Fayard - 1997)
5.Meurtre en direct (Gallimard - 2006)
6.Meurtre sur la route de Bethléem (Fayard - 2003)
Autres romans
- Là où nous avons raison
- L'espion dans la maison
- Jérusalem, une leçon d'humilité
- La bonne distance
Le polar juif :
A retenir que, à Paris (Mairie du 3e arrondissemen), en janvier dernier, une table ronde a été réunie sur le «polar juif » suivie de rencontres et de dédicaces avec les auteurs avant le vernissage de l’exposition « Du rififi au Yiddishland » sur les personnages juifs du polar, toujours visible jusqu’au 15 mars dans la bibliothèque Marguerite Audoux.
« Le genre policier, tant décrié, est devenu protéiforme, c’est-à-dire d’une grande richesse. L’histoire du monde juif transparaît clairement et toutes ses facettes actuelles sont représentées, non plus seulement par des stéréotypes, mais par des êtres complexes, faits de chair et de sang.»
Autour de la table ronde animée par Henri Sztanke sur le thème : « Les Juifs dans les polars. », se sont retrouvés Joseph Bialot, Jérôme Charyn, Thierry Jonquet, Guy Konopnicki, Maud Tabachnik.....
Autres actualités :
1°/ Un polar écossais avec un policier juif : Scapel.
Scalpel est le dernier roman paru en France du prolifique auteur écossais qu'est Campbell Armstrong. Il s'agit de la quatrième enquête de Lou Perlman un policier juif opérant à Glasgow.
Il a fait partie de la sélection automnale du Prix SNCF du Polar dans la catégorie « Polars européens ».
Résumé : En congé maladie prolongé, Lou Perlman se morfond et attend les lettres de Miriam, son inaccessible belle-sœur. Une main sectionnée (à la scie, travail propre) est découverte chez lui dans un sachet en plastique, sous une pile de journaux. Qui en veut à Lou ? Latta, le flic cinglé, sa pire Nemesis ? Désœuvré, Lou enquête sur un trafic d’organes en ayant recours à ses vieux indics, et à son inimitable méthode. Cela le mènera chez Dorcas, un ex-chirurgien cinglé, et sur les traces d’un travesti qui a besoin de fric pour parachever sa transformation… Des scènes terrifiantes dans une maison victorienne délabrée digne de “Psychose” ; d’autres montrant une bande de gamins intrépides, sans valeurs ni ligne de conduite, qui n’ont de pitié que pour leur mascotte, un furet nommé Issy : Glasgow devient un territoire lunaire de violence pure et gratuitement désespérée, où tout peut arriver.
2°/ Après « No country for Old man » sorti en janvier 2008, les cinéastes américains Joel et Ethan Coen ( Cohen ) adaptent au cinéma le roman The Yiddish Policemen's Union de l'écrivain Michael Chabon ( droits achetés en février 2008) , en transposant sur grand écran ce polar situé dans une réalité alternative où la communauté juive s'est installée en Alaska.
L’ouvrage de Michael Chabon « The Yiddish Policemen's Union » ( Le syndicat des policiers yiddish ) est paru en 2007 et la version française en janvier 2009 aux Editions Robert Laffond.
C’est un récit basé sur la réécriture de l'Histoire à partir de la modification d'un événement passé. Dans le roman de Michael Chabon, seuls 2 millions de Juifs ont péri durant la Seconde Guerre mondiale grâce à l'accueil de réfugiés en Alaska dès 1939. L'auteur a également imaginé que le conflit s'était soldé par la défaite de l'Union soviétique face à l'Allemagne avec ensuite sa capitulation après l'explosion d'une bombe nucléaire sur Berlin en 1946. Le roman s'intéresse plus précisément à la ville de Sitka en Alaska, refuge des Juifs après la fin de l'échec de la pérennisation de l'Etat d'Israël en 1948. L'intrigue du roman débute dans ce contexte au moment où un détective alcoolique enquête sur la mort d'un jeune prodige des échecs censé être le messie.
Archives en un clic :
Emmanuel Loi, auteur de polars et musicien Klezmorim ( Ile noire, 30/11/2007)
Sortie du premier numéro de Fora ( Ile noire 7/ 05/2007 )







