AU TRAVAIL
Jeudi 3/11
J’ai eu un mal de chien à me lever ce matin. Et oui, j’ai écris ma petite vie pour vous jusqu’à minuit passée. J’ai ouvert mes yeux vers 8h30 et je n’ai réussi à me sortir du lit que vers10h ! Bref, après avoir pris ma douche j’ai voulu m’épiler les jambes avec le Babyliss d’une amie à la maman de Gilles qui s’appelle Brigitte. D’ailleurs cette femme je l’ai déjà vue et elle est super sympa : elle a l’énergie de mon ancienne voisine (Pour celles et ceux qui la connaissent il s’agit de Sabrina) et la vivacité de mon ancien professeur de BTS pour les cours de communication et d’informatique, Brigitte de son nom aussi me semble-t-il (Je ne donne aucun nom : sait-on jamais si mon ouvrage se fait un peu trop connaître, avec notre pauvre époque je risquerais de payer des droits de nom ! Je blague bien sûr !). En bref, une femme bien sympathique que cette Brigitte amie de Sylvie, la maman de Gilles… Surtout ne vous perdez pas en route… Il faut dire que mon expression écrite n’est pas des plus élaborées, mais s’il fallait que je passe du temps à me relire à chaque instant pour trouver les mots qu’il faut, dans un an vous auriez peut-être le chapitre 2 ! Revenons à ma séance d’auto-épilation. Sans rire, la cire était si efficace que le simple fait de l’appliquer sur ma peau mes poils décollaient ! J’ai mis un temps fou pour me faire mes deux jambes et j’ai eu trop mal ! Bref, au final une bonne partie de chacune de mes jambes sont nickel, mais de petites touffes ont persisté (Du moins, je les ai un peu oubliées car cela me faisait trop mal). Bref, ce que je retire de cette expérience : vive la cire au sucre faite maison !
Après manger Gilles et moi sommes partis à la librairie. On a pris des cartes postales, des enveloppes, deux jolis stylos de couleurs brillantes et un puzzle. Je me suis prise en plus un livret de mots fléchés car Monsieur Gilles ralle après moi à cause du fait que je lui pique un peu trop souvent le sien, ce qui est un peu normal.
Vendredi 04/11
Une toute petite journée s’annonce. Jusqu’à 15h15, rien d’important à vous raconter. Après manger j’ai fait la vaisselle et j’ai coupé des carottes. Intéressant non ? Vers 14h Gilles et moi sommes partis chez son assureur pour récupérer les papiers nécessaires pour aller chercher sa voiture dans les normes. Ah oui ! Je ne vous ai pas dit ! Gilles peut récupérer sa voiture auprès du transporteur dès lundi, du moins normalement. Pour ceux qui ne savent pas, Gilles a fait appel à une société de transport pour faire venir sa voiture à la Réunion. C’est d’ailleurs mon petit papa et moi qui sommes allés la conduire jusqu’à Marseille pour qu’elle puisse être embarquée sur bateau en début septembre.
Après avoir été chez l’assureur, Gilles m’a emmenée à St Pierre, tout au Sud de l’île, au Sud du Tampon. On a marché le long de la plage avec la petite chienne de la famille. Que de bonheur, vous me connaissez maintenant, il ne faut pas grand-chose pour me faire plaisir… (En supposant que ceci ne soit pas grand-chose pour vous…). Après la plage, il nous reste un peu de temps pour aller au port avant qu’il ne fasse nuit. On a marché jusqu’à la pointe de la digue qui sépare la plage du port. Tiens ? J’y ai retrouvé mes drôles de bestioles ! Vous savez ? Celles qui ressemblent au croisement d’un poisson avec un lézard ! C’est marrant ! J’ai voulu m’approcher pour les voir de plus près vu que cette fois-ci j’en avais la possibilité (Je me voyais mal tenter de les voir près au niveau du souffleur : j’aurais risqué de tomber dedans !). Et bien elles ont bel et bien eu peur de moi ! En m’approchant elles se sont toutes éclipsées d’un coup. Mais, je les ai vues… Elles se sont cachées sous le petit rocher là… Ah ! Je vous vois petites bébêtes ! Elles sont terrorisées, toutes amassées les unes contre les autres en espérant que je ne les vois pas ! Les pauvrettes ! Mais, voyez, je ne les ai pas approchées plus. Tout ce que je voulais moi, c’était les voir mieux, pour visualiser correctement leurs formes et leurs têtes !
Samedi 05/11
Une bonne petite journée… Gilles, moi et la petite chienne (Louny) sommes partis en vadrouille. A l’origine on partait pour se balader au Bassin Bleu, un peu plus dans les terre, plus vers l’Est par rapport au Tampon, mais après avoir demandé plusieurs fois notre chemin sans s’y retrouvé, on a fini par suivre une petite route au hasard. Et bien on a atterri à l’Horloge de Bois Court ! Vous savez ? Là où on aperçoit le fond de Grand Bassin ? Cette fois-ci Gilles et moi étions décidés à descendre le petit chemin qui mène jusqu’en bas. Oui, vous avez bien compris. Cela signifie beaucoup de marche, et pas des plus facile ! L’aller en pente abrupte, et idem le retour mais en sens inverse… donc une rude montée. Nous voilà partis avec la petite toutoune de la maison. Il était déjà 15h30 environ. Ce petit chemin est bien sympathique. De la roche, de la poussière, de la verdure, une vue prenante sur la vallée par moments… A vous d’imaginer le spectacle… C’est magnifique. Il nous a fallu environ 1h30 seulement pour descendre ! En sachant qu’à un moment on s’est arrêté à une espèce de bâtiment qu’on a supposé être une pompe à eau (Pour ravitailler en eau potable et peut-être aussi pour évacuer les eaux usées d’en bas). Ce bâtiment fait beaucoup de bruit. Il est rectangulaire en gros et on peut monter sur le toit au moyen d’une petite passerelle en métal de 50 cm de large. Gilles y est passé sans souci avec Louny. Et moi, pauvre pintade, j’ai eu la trouille ! Et oui la passerelle était suspendue à 5 mètres du sol à peu près, peut-être plus, peut-être un peu moins, enfin peu importe, j’ai eu le vertige. Il m’a fallu 10 bonnes minutes pour passer. Et encore, heureusement que Gilles s’est acharné à m’encourager ! Car sinon, j’aurais continuer ma route moi ! Il a bien fait, car après pas mal d’hésitations, j’ai inspiré un bon coup, puis pendant que je passais presque accroupie en me tenant aux rampes, j’inspirais et expirais très rapidement comme pour m’aider à oublier ce que j’étais en train de faire. Et bien ça a marché ! J’ai réussi ! Trop fort ! Je me suis assise une minute pour me remettre de mes émotions et j’ai admiré le paysage. En fait, nous sommes sur une espèce de plateforme dont le revêtement est fait comme un terrain de tennis, il est rouge. Cette espèce de plateforme est celle que nous pouvions voir quand nous regardions dans le fond de Grand Bassin. Car avant de descendre le sentier, on s’est penché pour voir la distance, et on y avait vu des gens qui faisaient comme nous maintenant : admirer.
Et c’est reparti pour la descente. Le retour sur la passerelle a été bien moins effrayant que pour l’aller. On continue notre chemin. C’est drôle, beaucoup de monde remonte pendant que nous nous descendons. On est très peu à descendre… Il faut dire qu’il est un peu tard pour une balade de ce genre…
Ca y est ! Nous sommes arrivés ! Et là je ne contrôle plus mon sourire ! C’est génial ! Comment vous dire ? On est envahis de végétation, les rues ne sont pas des rues ici, ni même des ruelles ! Ce sont de minuscules chemins ombragés ! Pas de voiture en bas. Pas de bruits de civilisation moderne… Nous arrivons à un gîte fait de bois. Ca sent bon ici. Des bananiers, des fougères, de l’herbe et des fleurs partout. Le seul bruit que nous entendons est celui de la cascade et de la rivière qui alimente le bassin. On continue à marcher, mais il est 17h déjà. On tente de trouver le bassin mais tout ce que nous avons pu voir vu le temps qu’il nous reste, c’est la rivière. Et quelle rivière ? Vous voyez les cours de montagne où l’eau est si claire qu’on en voit le fond ? Et bien c’est cela. C’est vraiment très beau. Elle coule comme un furieux torrent, elle en est blanche par endroit tellement ça mousse ! On n’a pas réussi à voir la cascade de près, mais franchement j’en ai vu assez pour rêver toute la nuit ! En plus, avec Gilles on s’est dit qu’on reviendrait passer une nuit ici. D’ailleurs, on s’arrête vite fait au gîte pour acheter à boire et en même temps on en profite pour se renseigner sur les prix. Pas cher ! Une nuit avec le repas du soir et le petit déjeuner du lendemain, 26 € ou quelque chose comme ça par personne. Franchement, vu le spectacle, ça vaut vraiment le coup de le faire. Au moins, on pourra profiter pleinement de ce merveilleux paysage. Je pense même que je tenterai de glisser une petite canne à pêche dans mon sac…
Oh non ! Il est temps de faire rebrousse chemin… Mais cette fois-ci c’est des kilomètres à monter pas à descendre ! Et je me sens pourtant usée d’avoir tant marché pour arriver là ! Je suis désespérée. Heureusement que Gilles m’encourage ! On a estimé notre temps de montée à 2h environ vu que l’on risque d’être plus lent qu’à l’aller. Il est 17h15 à peu près. Et la nuit tombe vers 19h : on a vraiment intérêt à se dépêcher si on ne veut pas passer un bout de chemin dans le noir complet ! Surtout en sachant qu’à des endroits c’est le vide ! Pas de barrières pour nous guider ! Rien ! Si le noir nous gagne, il ne nous reste qu’à patienter le lever du jour. Et passer toute une nuit dans le froid dans la nature nocturne, non merci !!! Je commence même à avoir peur en ce moment.
Cela fait bien une heure qu’on marche. On est à mi-chemin environ. Que c’est long, je n’en peux plus ! C’est au moins la cinquième fois que je m’arrête pour reprendre mon souffle tellement c’est éprouvant ! Même Louny est fatiguée ! A tel point que Gilles et moi la portons chacun notre tour comme un saucisson sur nos épaules. On sue et on est sale de poussière ! Je ne regarde même plus où je m’assois tellement je suis fatiguée. Mon pantalon blanc est marron. Nos jambes sont marrons. Nos narines sont marrons. On est tout marron quoi. On est beau comme ça, et on s’en fout. Je crois que s’il y avait eu des milliers de gens qui nous regardaient, je n’aurais pas chercher à effacer mes grimaces de souffrance pour autant tellement je me sens en transe, comme dans un état de délire total. Gilles ne dit rien. Il ne bronche pas, ne ralle pas. Moi je n’arrête pas. Et j’ai chaud ! Et j’ai mal aux jambes ! Et j’en peux plus ! Même seule je parle, quand Gilles est loin devant. On s’arrête de temps en temps pour boire et pour donner de l’eau à la chienne. On est trois. Trois zombis dans la nature. Et vous savez, tous les gens qui descendaient en même temps que nous tout à l’heure, et bien ils sont restés en bas eux ! Ils avaient prévu le coup ! En gros, nous sommes les derniers à remonter !
Le soir tombe, on s’approche de plus en plus des hauteurs. Mais l’arrivée ne vient jamais. Je ne sais même pas combien de temps on va marcher encore. Je n’ai aucun repère tellement de haut en bas c’est le même chemin. Après des minutes et des minutes d’épuisement.... Enfin !!! Je reconnais les débuts de ce chemin ! Ca y est ! Il fait sombre, mais on y voit juste assez pour voir où nous mettons les pieds. C’est drôle, je reprends confiance, mais je prends aussi conscience que le monde de la nuit se réveille et des bruits bizarres se font entendre… Il me tarde d’arriver à la voiture !!! Ca y est ! On aperçoit enfin l’horloge ! Puis la voiture ! Je suis heureuse ! Nous sommes heureux ! Fatigués, mais contents de nous. Gilles me dit même qu’il avait eu des doutes à des moments. Il a même eu un peu peur de ne pas arriver à temps. Il est mignon ce petit homme. Il a vu que j’avais peur, alors il a fait le fort tout le long. Franchement, il a bien eu raison. Quant à moi, je n’aurais jamais dû flipper comme ça. Bref, on rentre dans la voiture. On est tout sale ! Vite on rentre !!!
Arrivés à la maison, la douche s’impose ! Manger et se coucher s’imposent aussi. Les courbatures sont à prévoir demain, mais je n’ai même pas la force de m’étirer pour éliminer les toxines. Bonne nuit !
Dimanche 6 novembre
Avant toute chose, j’avais oublié de vous dire qu’hier le facteur a laissé un avis de passage dans la boîte aux lettres. Dès lundi je peux venir à la Poste du Tampon pour récupérer deux colis. Ce sont mes cours ! Mes cours de chinois et mes cours de gestion ! Génial !
Lundi 7 novembre
J’aurais dû me lever plus tôt ! A midi je dois pour récupérer Gilles quelque part avant de partir à Ste Clotilde, au nord de l’île, pour sa voiture ! Et là il est 11h45 et ça fait déjà presque une demi heure que j’attends à la Poste ! Et oui, c’est le début du mois et beaucoup de gens viennent chercher leur RMI par mandat cash ! C’est pas de chance ! J’attends encore 5 minutes, mais tempi, c’est trop tard, je vais chercher Gilles.
A midi on a mangé une barquette de chop suey pour nous (Le chop suey est un repas chinois avec des carottes, des champignon, de la sauce chop suey, des oignons, des crevettes ou autre chose, des brèdes choux de Chine, c'est-à-dire des feuilles de choux de chine, et d’autre ingrédients). Je goûterai ça en temps voulu.
Nous voilà parti pour Ste Clotilde au nord, direction la société Demeco Cheung. On passe par la route qui traverse l’île jusqu’à St Benoît, au Nord Est. Ca tourne dans tous les sens. Cols sur cols on enchaîne les kilomètres. Et curieusement la nature change. La végétation est de plus en plus verte ! C’est de plus en plus beaux ! Oh ! On voit l’océan d’ici déjà !
Après des kilomètres de virages on arrive enfin à St Benoît. Cette partie de l’île est bien plus humide que là d’où nous venons. Il y a beaucoup d’arbres hauts ici. La végétation n’est pas aussi rase que de l’autre côté. C’est tout simplement splendide au point d’émerveiller notre regard.
Cela fait un petit moment que l’on roule sur une voie rapide, et enfin la sortie que nous devons prendre apparaît. On n’a eu aucune peine pour trouver l’entreprise. Une fois à l’intérieur, on se dirige dans les locaux où on a été reçu avec sourire et simplicité. Cela fait bien plaisir. La personne qui nous a reçus remet les clés à Gilles pour qu’il puisse faire l’état des lieux. Alors on se lance dans l’examen de la voiture… Bilan : un petit pet sur l’aile arrière droite (Deux millimètres sur deux millimètres la peinture a sauté) et des rayures sur le toit comme si on avait posé et tiré un carton. Tout le reste est en ordre ! Rien ne manque ! Gilles va remplir un document stipulant les dégâts constatés. Ce document est établi en deux exemplaires, un pour la société, un pour Gilles. La personne précise que dans le cas où Gilles demande réparation, il faut écrire un courrier recommandé avec accusé de réception à leur retourner dans les trois jours pour l’assurance puisse marcher. Gilles n’a plus qu’à signer un document précisant qu’il a bien récupérer son véhicule aujourd’hui. On lui remet un papier qui lui permet de justifier que sa plaque d’immatriculation ne soit pas conforme. D’ailleurs, étant donné que pour un déménagement le changement de carte grise est gratuit, il faut qu’il attende entre 1 et 4 mois avant de pouvoir changer sa plaque. Bref. Nous voilà repartis pour le retour, mais cette fois-ci en passant par la route du littoral.On est arrivé vers 18h à la maison.
Je suis KO, et la mère de Gilles l’a bien remarqué à ma tête. Encore une fois, bonne nuit les petits car mon lit m’appelle avec force…
Mardi 08/11
Je suis allée aux Assedic. Je vous explique. Je n’ai appelé les Assedic d’ici que le 21 octobre. En effet je pensais recevoir un courrier notificatif de mon changement d’adresse avant de devoir faire quoi que ce soit. A force d’attendre j’ai fini par appeler. Du coup, ils ne me comptent que du 21 au 31 octobre d’allocations ! Ainsi il m’a été conseiller de faire une demande de réinscription rétroactive auprès de l’ANPE, car ce sont eux qui décident. J’ai donc dû remplir un papier en expliquant la situation, le remettre aux Assedic, qui eux-mêmes l’envoient à l’ANPE.
Après ça, sachant que cela ne m’a pris que 10 minutes et encore…, je me décide à aller à pieds à la Poste qui se situe à quelques centaines de mètres plutôt que d’attendre Gilles à ne rien faire. Souvenez-vous, je dois aller récupérer mes cours du CNED. Après avoir prévenu Gilles qu’il devait venir me chercher à la Poste, j’arrive au bureau et là, une queue pas possible. J’ai attendu un quart d’heure avant de voir mon tour arriver. J’ai récupéré mes deux cartons, un concernant mes cours de gestion, un concernant mes cours de chinois, puis, en attendant que Gilles vienne me chercher, je mange des fraises que je viens d’acheter à un commerçant de rue (Je ne sais comment appeler ces gens qui travaillent où les gens affluent, peu importe l’endroit).
Au final, Gilles et moi sommes arrivés pile à l’heure pour manger. Enfin la pause !
L’après-midi, j’ai fait la vaisselle, un peu de ménage, et j’ai nettoyé le frigo… Que de boulot ! Pauvre maman qui me lit en ce moment ! Je sais que tu dois être dégoûtée ! Tu dois te dire « Ben ça alors ? C’est ma fille ? Et ben si elle avait pu être comme ça à la maison… » Bref, pendant que je terminais de m’occuper du frigo, Gilles et sa sœur son partis faire les courses, mais celles de la maison cette fois. Ils ont mis beaucoup de temps. Bizarre… Ah ! A leur retour j’ai compris pourquoi ! Gilles est passé chez le coiffeur ! Car il faut dire qu’il en avait besoin. Qu’il est beau mon mec !
On ne s’est pas couché trop tard car demain on part pour l’Hermitage, vous savez, la plage où les poissons sont de toutes les couleurs ?
Mercredi 9 novembre
Le réveil sonne. Il est 7h. Que c’est dur de se lever… Aujourd’hui on va à l’Hermitage comme je viens de vous le dire plus haut. Mais avant, on doit aller à l’ANPE pour que je puisse prendre rendez-vous pour l’entretien d’aide à l’embauche, et à la Poste pour envoyer le courrier de demande de réparation du véhicule en recommandé avec accusé réception pour Gillou.
Seuls hic : pendant que Gilles se rase (Et il met du temps…) je fais des sandwichs (Ce que j’aurais pu faire la veille…). Et Gilles n’a pas trouvé mieux que je vérifier la lettre à envoyer que maintenant. Je rêve… Comme s’il n’avait pas pu le faire hier ! Bref, on voulait partir à 8h et bien on n’est parti qu’à 9h.
Direction l’ANPE. Gilles me pose et repart aussitôt pour la Poste pour gagner du temps. Surprise à l’ANPE : ils ne font pas les entretiens sur rendez-vous ! Du coup, la femme qui m’a accueillie m’a conseillé de venir en début de semaine 10 minutes avant l’ouverture, soit vers 7h50. J’en profit pour lui demander si elle pense que ma demande d’inscription rétroactive allait être acceptée. Elle me répond qu’en principe oui. J’espère qu’elle a raison…
En attendant que Gilles arrive, je regarde les annonces qu’il y a affichées dans le local. Rien de bien intéressant pour moi. Le seul truc qui aurait pu être compatible, il faut impérativement un véhicule personnel. Au moins, c’est clair. Gilles est là. Ca y est, on est parti pour la plage !
Sur la route on s’est arrêté dans un petit magasin d’articles de plage pour voir les prix des tubas. On s’en ait pris un chacun, comme ça on pourra admirer les fonds marins plus aisément.
Une fois arrivés à la plage, on s’installe, vous savez comment c’est… on déplie la serviette, on fait notre petit trou pour ne pas avoir mal au dos, on se déshabille, se passe de la crème, on met les lunettes de soleil, le chapeau qui va bien… de vrais touristes ! Maintenant qu’on a bien chaud, on se décide d’aller se baigner avec tout notre équipement de « professionnels ». Hi !
Et nous partons retrouver nos amis les poissons… C’est génial de pouvoir admirer les fonds sans aller à la surface toutes les 10 secondes ! J’ai revu les petits poissons noirs, les blancs et noirs, les jaunes, les noirs à poids, … J’en ai même vu des tous bizarres : ils sont tous longs avec une toute petite bouche et un long museau, ils sont blancs. Ils ont vraiment une tête à faire rire ! Ah ? Gilles m’appelle pour voir quelque chose. Un tout petit poisson comme ceux que l’on voit dans les aquarium. Il est bleu foncé bien luisant avec du noir. Il est petit mais super joli. Et je repars dans mes explorations… Un moment je me lève pour rincer mon masque plein de buée. Et tout à coup, je sens un truc me piquer au niveau de la cuisse gauche ! De surprise je fais un bon en arrière et ma fesse droite atterrit sur du corail qui sous le choc se brise en milles poussières ! Aïe ! Mon pauvre cul ! Quand je remets la tête sous l’eau pour voir l’auteur du massacre de Madame Ma Fesse Droite, ce n’est autre que Poisson noir grisâtre qui s’était hérissé la nageoire dorsale pour me virer illico de son poste. Et ben il m’a pas loupé le salopard ! Puisque c’est ça, j’approche ma main de lui, et d’un grand geste je lui fous la trouille au point qu’il part se cacher dans les coraux ! Bien fait ! Cela dit cela ne l’empêche de revenir aussitôt. Ils ont pas froids aux yeux ces poissons ! Hi !
Après avoir revisité tous ces merveilleux endroits sous-marins aux habitants aux mille couleurs, je me dirige enfin vers ma serviette pour me réchauffer un peu. Une fois sèche, je me fais un peu de mots fléchés. Gilles ne tarde pas à me rejoindre. Vers 11h30 par là, je craque : je mange mes sandwichs. J’avais trop faim… Après que Gilles ait mangé sa part, il me demande si ça me dit d’aller à Boucan Canot, une plage où je n’ai jamais été. Il est 14h environ, et nous voilà repartis.
Arrivés à Boucan Canot, Gilles me raconte qu’ici il n’y a quasiment que des étrangers et des gens aisés, que si des stars viennent à la Réunion, c’est là qu’elles viennent se détendre. Il y a même un hôtel juste à côté, il est très joli, qui sert de résidence à Monsieur Jacques Chirac quand il se ramène par ici. Et ben ! Moi en attendant, je zyeute pour voir s’il n’y a pas quelques célébrités par-ci par-là… Je ne vois rien. Bref, on s’installe et on va direct à l’eau. Je dis à Gilles que vu qu’il y a de la roche dans l’eau que la mer est plus profonde, on a des chances pour voir des poissons différents…
Et bien j’avais bien raison… A peine met-on le nez sous l’eau que déjà on remarque que les poissons ici sont nettement plus gros ! Même énormes certains ! Plus j’avance, plus je vois des couleurs. Pour vous donner une idée, la taille moyenne des poissons que j’ai pu voir c’est environ 20 bons centimètres ! Et pensez qu’ils sont hauts ! Ils font souvent 20cm sur 20cm ! En voilà un noir avec une rayure jaune sur le dessus, un autre, puis un autre… il y en a partout. En voilà un noir et jaune aussi mais il est fichu comme un Scaler d’aquarium, vous savez avec des tiges en haut et en bas en continuité de ses nageoires ! Il y a des Balistes Picasso plus grosses qu’à l’Hermitage ! Une baliste c’est un poisson avec un grand museau et une petite bouche, il est trapu, blanc, jaune, bleu et marron. Il a une tête de boing 747 ! Ils ont de ces têtes certains je vous jure que c’est aussi beau que parfois c’est marrant ! Il y en presque qui font pitiés tellement ils ont une tronche à coucher dehors ! Tiens ? En voilà un qui passe là, il a une tête de cheval ! Et il bouffe sur les rochers comme un cheval bouffe de l’herbe ! Mort de rire !!! Ah ! Si vous voyez ça… Oh ! Là je ne ris plus. Plus du tout même… Qu’il est beau ce gros poisson ! Il est bleu vert turquoise, pleins de tons de ces couleurs mélangés… merveilleux ! Je le suis, il mange, il part entre les rochers, il réapparaît… Dommage il va trop profond. Et puis zut ! Je quitte mon tuba et je fonce dans les profondeurs magnifiques de l’océan. On y voit si bien dans cette eau ! Je remonte et remets mon attirail de plongeuse du dimanche, et c’est reparti pour un tour. Oh ! En voilà un gros violet comme les néons de boîtes de nuit ! J’en reviens pas comment il est beau ! Non de non ! Ah ? Gilles m’appelle je le rejoint. Ouah ! Deux ou trois poissons énormes prennent la fuite ! Ils s’enfoncent dans l’océan. Ils sont aussi gros, même plus gros encore que des casques de moto (Désolée pour la comparaison foudroyante…). Qu’est-ce que je peux être bien là. Ah ! Gilles et moi avons d’un coup l’œil attiré par un poisson différent des autres : c’est une raie ! Attention, ne nous approchons pas trop près car je sais qu’il existe des raies qui piquent. On appelle ça des raies torpilles d’ailleurs, et vu que je ne sais pas exactement à quoi elles ressemblent, mieux vaut s’en méfier… Elle est grosse comme un plat de cuisine pour 10 ! D’ailleurs, je la verrais bien à l’intérieur… mmmh ! Je continue ma route dans ce paradis sous-marin. Je me prends pour une sirène dans ses profondeurs exquises, je nage telle un dauphin, tournoie sur moi-même, prends plaisir à faire partie de ce monde aquatique. Je joue un rôle qui me fait rêver, je suis en harmonie parfaite avec ces poissons et … Oh ! Je m’enflamme un peu là ! Ahouah ! Par moment j’ai des élans de crainte qui me font penser à la présence des requins ! Et s’il y en avait un là ? Ah ! Vite je nage, je retourne vers la plage !!! Une fois en sécurité, je ne résiste pas à l’envie d’aller là où c’est profond. C’est tellement beau, on peut faire tellement ce que l’on veut ! Et je repars nageant comme un poisson, femme grenouille d’un moment. Quel plaisir ! Et vous savez, je suis vraiment très heureuse de pouvoir partager ça avec Gilles. Euh… Enfin, il me trouve un peu bizarre quand même quand je me prends pour une baleine, mais bon… Chacun ses moments de délires n’est-ce pas ?
Après un bon moment passé dans cette eau paradisiaque, Gilles et moi sortons pour nous sécher. Il est 16h à peu près quand je me réveille après un petit somme. Quoi ? J’ai un coup de soleil ? Oh non ! Quelle andouille j’ai oublié de remettre de la crème ! Et ben je ne ressemble plus à une sirène mais à une tomate pelée maintenant ! Psss ! Zut alors ! A force de me prendre pour un poisson, j’ai fini par devenir une « poissonne » rôtie ! Ah bravo ! On se décide à lever le camp entre 16h30 et 17h. Mais après avoir ramener les affaires à la voiture, on repart vers la plage. Gilles m’invite à boire un coup, trop bien… On a choisi un petit snak-bar plutôt sympa avec vu sur la mer. Gilles m’offre une glace au citron et un cot citron (Il existe les Cots orange et ananas aussi, ce sont des boissons de la Réunion et elles ne sont pas mauvaises du tout). Gilles s’est pris un ice-tea et deux boules de sorbet : une à la banane, et une à la pitaya (Ou un truc dans le genre). Ca a un goût bizarre. Après cette pause romantique en amoureux, on se dirige vers la voiture pour rentrer à la maison. C’est l’heure des bouchons et on n’est pas prêts d’arriver !
Il me semble qu’on est parvenu à la maison entre 18h30 et 19h. Presque pile poil pour manger ! J’ai direct pris une bonne douche, tant bien que mal avec mes coups de soleil, j’ai mangé un bout et j’ai filé au lit. Il était déjà 22h30 et le lendemain je comptais bien me lever car au programme j’avais prévu d’appeler les 5 agences d’intérim dont j’avais fait la liste quelques temps avant.
Jeudi 10/11
Réveillée vers 9h30, prête vers 10h, j’appelle les agences d’intérim, toutes sur St Pierre, afin de savoir leurs jours, leurs horaires d’ouverture, et les documents qu’elles ont besoin, hormis le CV, pour faire mon inscription. Sur 5 j’ai réussi à en joindre 4 : Addeco, Axion, Idil et Manpower. Seule Idil me demande une grande quantité de choses : photo d’identité, carte d’identité, certificat de travail, diplômes et un RIB. Quasiment toutes m’ont dit qu’il serait préférable de venir en début de semaine. Donc je pense que c’est ce que je ferai. Gilles me prose de m’amener à St Pierre pour repérer les agences. Après ça, on est rentré à la maison vers midi. J’irai faire mes inscriptions mardi quand Gilles est de repos. Ah oui ! J’ai oublié de vous dire que Gilles reprend le boulot dès ce dimanche. Il travaillera à partir de la semaine prochaine du samedi au lundi. Par contre je pense que j’irai à l’ANPE lundi matin si la maman de Gilles veut bien me prêter sa voiture. On verra bien. A moins que Gilles me prête la sienne ?
