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Publié le 08/09/2006 à 10:49
Par footmaroc
Décidément, les sélections nationales européennes flashent pour les joueurs marocains résidant en Europe. Des Boukhari, Chamakh, Hajji, Yaagoubi, Boussaboune, Boussoufa… seul Boulahrouz aurait succombé à la tentation. Les autres ont tous fait preuve de patriotisme.

Et ce n'est pas Adil Chihi qui sortira du lot. La Mannschaft veut faire de lui le nouveau Lukas Podolski, mais Adil préfère des noms qui sonnent marocain, un Timoumi, lui conviendrait mieux.

Né le 21 février 1988 à Düsseldorf en Allemagne et doublement nationalisé allemand et marocain, Adil s'est initié au football dans les catégories des poussins et benjamins du club de Düsseldorf avant de rejoindre les cadets, puis les juniors de FC Cologne, alors en deuxième division du Bundesliga. Il n'avait que 17 ans lorsque des équipes françaises, espagnoles et anglaises manifestaient leur souhait de le recruter. Mais les dirigeants du club allemand, aujourd'hui en deuxième division, se sont précipités pour lui faire signer un contrat de 4 ans et ce, à la veille du Mondial junior, où il allait atteindre le carré d'as avec les poulains de Fethi Jamal.

C'est tout de suite après que la Mannschaft allait exercer une forte pression sur Adil pour l'intégrer dans la sélection des moins de 21 ans. Une pression qui s'est propagée à son club de FC Cologne pour resserrer l'étau sur le jeune marocain. «En même temps que la Mannschaft, la direction de mon club, particulièrement l'entraîneur, essaie de me faire chanter.

Le prix de ma résignation serait de perdre ma titularisation au sein du club. Je ne cèderai pas quelles que soient les conséquences. En tant que joueur professionnel, je fais bien mon devoir. J'ai inscrit deux buts en trois matches, que veulent-ils de plus? Porter le maillot allemand ? Pas question».
Adil relève ainsi le défi contre la volonté des Allemands. Il veut devenir Lion après avoir confirmé son talent en tant que Lionceau, lors de la Coupe du monde junior de football de 2005 aux Pays-Bas.

«J'ai déjà porté le maillot des Lions de l'Atlas en compétition mondiale. Je remercie Fethi Jamal de m'avoir fait confiance. Pour moi, le rêve n'est qu'à son début », poursuit-il.

Adil est encore peu connu du grand public, mais fait beaucoup parler de lui au Maroc. Le joueur de la réserve de Cologne en Bundesliga a réalisé de grands matchs en sélection de jeune, et a semble-t-il tapé dans l'œil d'Arsène Wenger. L'Alsacien, passé maître dans l'art de dénicher de jeunes talents émergeants, souhaite faire de Chihi l'un des membres de la très jeune garde des Gunners, emmenée par les Fabregas, Diaby, Walcott et Djourou.

Selon plusieurs journaux anglais comme News Of The World et le Sunday People, l'attaquant pourrait effectuer un essai sous peu du côté de l'Emirates Stadium d'Ashburton Grove. Adil est également convoité par Tottenham, mais toute éventualité sera reportée à la deuxième étape des transferts.

Il faudrait rappeler que derrière Adil, le joueur professionnel, se cache Adil l'humaniste. Son action humanitaire en faveur d'une fille de 12 ans, Fatima-Zahra N'hihel, de la région de Témara, ville natale de son père, dénote cet aspect-là.

Surprenant pour un jeune de son âge de porter une attention particulière à une fille démembrée. Plus que cela, Adil compte prendre en charge l'implantation des mains et des pieds par des spécialistes allemands. Un joueur grand de talent et de cœur.

Hassan Manyani | LE MATIN
Publié le 07/09/2006 à 10:38
Par footmaroc
Encore une fois notre Football se trouve confronté à une situation délicate et non
moins préjudiciable aussi bien pour la réputation et la crédibilité de nos institutions à commencer par la Fédération Royale Marocaine de Football, le Comité national olympique marocain et l¹un des clubs les plus prestigieux du royaume, le Raja.
Le Raja de Casablanca a décidé pour des raisons qui lui sont propres de mettre à l¹écart le joueur ZEMMAMA qui n¹a pas figuré ni dans la liste des joueurs retenus, ni dans celle des joueurs à muter ou à transférer, cela s¹apparente à une mise en liberté de l¹intéressé.
Si les mutations ne concernent que le passage d¹un club à un autre au sein d¹une même fédération sont régies par les statuts et les règlements généraux locaux qui spécifient que le seul lien juridique entre un club et un joueur est la licence. Il en est
autrement des transferts qui répondent aux critères et aux exigences internationaux.
Dans ce dernier cas il faut bien rappeler la notion de prime.
Prime de formation pour les joueurs amateurs c¹est-à-dire qui n¹ont pas de contrat avec leur club.
Prime de promotion qui concerne les joueurs qui ont signé un contrat avec leur club.
L¹objet de cet article n¹est pas de s¹étaler sur les fondements de ces primes, à qui elles reviennent et dans quelles conditions, ou d¹en donner les définitions.
Ce qui nous intéresse et qu¹on ne doit pas taire c¹est l¹avenir de ce joueur de 23 ans éjecté de son club et qui, apparemment , on voudrait voir périr sans aucune reconnaissance.
Quelle que soit la faute de ZEMMAMA, il a pendant des années porté le maillot de
son club qu¹il a défendu crânement apportant beaucoup de bonheur aux dizaines de milliers de supporters des «Diables verts».
Je ne veux pas rentrer dans les méandres juridiques de cette affaire dont les ramifications ont dépassé nos frontières, car il est dans l¹intérêt de tous les intervenants de prendre en considération :
1- La crédibilité de notre football (club et Fédération).
2- L¹avenir d¹un joueur talentueux, mal conseillé peut-être mais sûrement abandonné.
3 L¹image de marque de notre sport qui garantit la sécurité de nos sportifs.
ZEMMAMA est un joueur amateur dans le sens juridique du terme. Le prétendu contrat qui le lie a son ancien club s¹il existe est vicié, donc il est nul et non avenu dans la réglementation internationale.
La fédération, au lieu de se pencher sur ce qu¹on appelle une falsification de documents pour faire le ménage n¹a rien trouvé d¹autre que de réunir sa commission de discipline pour suspendre le joueur. Je me demande est -ce que la FRMF peut suspendre un joueur ayant une licence avec un club étranger. Si oui on voudrait bien connaître les arguments.
Finalement et au vu de ce qui précède, l¹objectivité et le bon sens obligent les uns et les autres :
1- A ne pas compromettre l¹avenir de ce jeune joueur en le laissant poursuivre tranquillement son parcours professionnel.
2- A ne pas internationaliser nos avatars et nos insuffisances.
3- A assainir le château fédéral en le débarrassant de toutes les incompétences.
4- A faire valoir un peu de reconnaissance de la part du Raja de Casablanca
envers ce joueur.

par Me Abdellah Ben Hsaïn
Président-propriétaire du Stade Marocain, club prestigieux de Rabat, dans le cadre de la Société Sportive à But Lucratif
Source Al Bayane

Publié le 07/09/2006 à 10:35
Par footmaroc

Le géant portier des Lions, aujourd'hui 34 ans, 1m94, et 96 kg, est de retour de l'étranger, du club portugais Sportimonelsi où il a joué la saison dernière. Khalid Fouhami, l'ancien gardien du Onze national, vient de signer avec le club du Raja du Casablanca pour deux saisons.

Il se joint à ses collègues Ataba, El Had, Kouha et Aït Boulmane.
Khalid avait intégré l'équipe première du Widad en 1991 où il a joué pendant trois saisons. En 1994-1995, Fouhami a été prêté à l'Itihad de Tanger et au MAS pour deux saisons. Ce n'est qu'en 1998 que commence sa carrière footballistique à l'étranger, il a intégré le club Bucarest pour deux saisons (1998-1999/1999-2000).

L'ancien portier widadi vit des gloires avec son équipe roumaine, puisqu'ils ont remporté le championnat et la coupe de Roumanie. En 1999, Fouhami a intégré l'équipe nationale marocaine. Khalid avait signé pour une seule saison (2001-2002) avec un club belge Bévérel puis il a intégré un autre : le Standard de Liège. Ce potier avait été élu également meilleur gardien de but de la CAN-2002, en dépit de l'élimination précoce de la sélection nationale.

Il a été donc convoqué à un gala en Afrique du Sud pour recevoir les honneurs de sa nomination, au côté d'autres géants africains, tels que les grands Samuel Eto'o et Patrick M'Boma. Lors de la saison 2002-2003, il est parti pour 6 mois au Portugal pour jouer à Academica Coimbra. Après, il rejoint Spartak Alagna en Russie pour une autre période de 6 mois. Khalid Fouhami a vu sa carrière au sein de l'équipe nationale compromise alors qu'il était au summum de sa gloire.
La sélection nationale vivait bizarrement une crise dans ce poste très sensible, malgré la disponibilité de plusieurs candidats plus ou moins valables.

On essayait ainsi un certain nombre d'éléments, notamment Khalid Sinouh, Abdelilah Bagui, Tarek El Jarmouni, Mustapha Chadli et Nadir Lemiaghri.
En l'absence d'un gardien convainquant, les entraîneurs qui se succédaient, depuis Henri Michel, n'avaient jamais été à cent pour cent sûrs du bon gardien des Lions de l'Atlas.

Lorsque Baddou Zaki a confirmé Fouhami dans son poste, celui-ci avait acquis de l'expérience suffisante pour épargner sa cage au maximum, n'encaissant, en fin de compte, que 3 buts pendant toute la compétition jusqu'à sa finale perdue face à la Tunisie
(2-1). Après l'exploit de la CAN-2004, Fouhami sera aligné pour 3 autres matchs, notamment contre le Cameroun en France (0-0), le Mali à Bamako (0-0) et le Malawi (1-1), avant que Zaki ne s'en passe subitement, sans en préciser les raisons.

Fouhami n'avait alors que 31 ans et été au summum de son talent.
Mais le sélectionneur national, lui-même ancien portier des Lions de l'Atlas et le meilleur de l'histoire du football national, a dû voir en Nadir Lemiaghri, cet autre Widadi, le successeur idéal.

Un choix qui ne sera pourtant pas épargné de critiques, surtout après l'erreur fatale qui a avorté le rêve des Marocains de se qualifier au mondial.
La même qui a valu à son prédécesseur son poste, près de deux années auparavant et contre cette même équipe de Tunisie.

Badia Dref | LE MATIN
Publié le 07/09/2006 à 10:31
Par footmaroc
LENS Effectif. – Après une escapade avec leur équipe nationale, Daniel Cousin et Aruna Dindane ont réintégré le groupe lors de l’entraînement d’hier matin. Manquaient encore à l’appel les trois Maliens (Sidi Keita, Seydou Keita et Adama Coulibaly), ainsi que les deux Guinéens (Kamil Zayatte et Daouda Jabi) qui devaient rentrer plus tard dans la journée. Souffrant d’un point de contracture à une cuisse, Olivier Thomert se remet plus vite que prévu et pourrait s’entraîner dès jeudi. Enfin, après une semaine d’absence à cause d’une grosse angine, Éric Carrière s’est entraîné normalement mais est affaibli après avoir perdu 3 kilos.
Retour en grâce. – Alors qu’il était contraint de s’entraîner avec l’équipe réserve, l’international marocain Mounir Diane, qui n’a finalement pas été prêté ou transféré, s’entraîne à nouveau avec l’effectif pro. Tout comme Lesly Malouda, lui aussi resté au club, il fait désormais partie des joueurs susceptibles d’être utilisés par le coach.
Kovacevic. – Le staff du Racing espère toujours voir arriver son milieu Serbe Kovacevic dans la journée de demain, même si dans l’entourage du club l’information n’a pas été confirmée à cent pour cent.
Invité. – Francis Gillot avait invité à participer à l’entraînement un jeune joueur du club qui évolue cette saison avec l’équipe de CFA. Adel Taarabt, 17 ans, l’un des meilleurs joueurs du centre de formation ces dernières années, a effectué sa première séance avec les pros. Ce n’est peut-être pas la dernière...
Affluence. – Déjà 32 477 billets vendus pour le derby face à Valenciennes, samedi (20 h). À noter que la Trannin niveau 0 et que la Delacourt niveau 0 ainsi que la Lepagnot 1re sont complètes.
Nancy - Lens décalé. – La rencontre de la 8e journée de Ligue 1, Nancy - Lens, a été décalée au dimanche 1er octobre en raison du match de Coupe de l’UEFA disputé par le Racing, se jouera à 18 h et sera diffusée sur Canal+ Sport.

Source lavoixdessports.com
Publié le 07/09/2006 à 10:27
Par footmaroc
Le football marocain n'entend toujours pas se conformer à la législation de la FIFA qui a tracé, depuis déjà fort longtemps, la ligne de démarcation entre amateurs et non-amateurs afin de réglementer les statuts de chaque pratique dans tout pays et sous toute latitude.

Il a suspendu son envol pour une restructuration mille fois annoncée et à chaque fois retardée pour continuer dans sa collection des heurs et malheurs. L'affaire Bassir au début des années 90 n'a guère instruit nos dirigeants, pas plus que les «feuilletons» Sarsar, Aït Laârif, Bouab, Mouaâtaz et Kacemi ne les ont réveillés de leur profond sommeil. Rien n'a été fait pour éviter les désagréments d'une nouvelle mésaventure et aujourd'hui, c'est au tour du rajaoui Zemmama de signer librement un contrat de 5 ans avec les Hibees de Hibernian. On aurait tort de croire que seuls le club vert et le natif de Salé sont concernés dans cette affaire.
Oracle Content & Collaboration

C'est la crédibilité du football national, dans sa globalité, qui est en jeu. Les cas de ces transferts litigieux, qui sont devenus légion au Maroc, n'existent pas chez nos voisins du Maghreb et viennent d'une longue désinstitutionalisation de notre football. Heureusement que la FRMF a choisi cette fois d'ouvrir une enquête pour remonter à la source de la fraude et traquer les auteurs de cette complicité qui dénient à notre pays son statut d'Etat de droit.

L'impunité dans le football national, comme dans tout système, ne peut enfanter que les magouilleurs, les corrompus et les escrocs de tout acabit. C'est un mal à double tranchant qui encourage à la fois la dilapidation de l'argent public et met les bâtons dans les roues du développement du football marocain. A l'origine, il faut bien convenir que le département de tutelle garde toujours son silence coupable et assiste impuissant à cette saignée alors que nos footballeurs sont las de la vie précaire qu'ils mènent dans un système peu rémunérateur et sans identité. L'affaire Zemmama n'est qu'un aspect d'une crise globale qui n'a que trop duré.

Il est temps de procéder à l'extirpation du mal en amorçant une vraie réforme car notre sport-roi est dans un état de coma très avancé.

Ahmed Guedira
Source Libération
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