biohabitat
économies d'énergie et énergies renouvelables
Isolation
Alors Monomur ou ossature bois ?
Le crédit d'impôt pour les logements à performance énergétique globale élevée,
Le crédit d'impôt pour les dépenses d'équipements de production d'énergie utilisant une source d'énergie renouvelable,
Les crédits d'impôts pour les équipements de chauffage,
Le crédit d'impôt pour les systèmes de récupération des eaux pluviales,
Le crédit d'impôt pour les dépenses de matériaux d'isolation thermique et d'appareils de régulation de chauffage,
Le crédit d'impôt pour l'installation de systèmes de fourniture d'électricité,
La réduction d'impôt pour l'investissement dans les résidences de tourisme à rénover.
Rénovation et efficacité énergetique :
trop de rendez-vous manqués
Par Amoès le mardi 30 décembre 2008, 13:09 - Rénovation Bâtiment - Lien permanent
L'observatoire permanent de l'amélioration énergétique du logement (OPEN) vient de rendre publique son étude sur l'année 2006. Résultats détaillés.
En 2006, 9 110 000 logements ont fait l'objet de travaux d'entretien et de rénovation et plus de la moitié ont été concernés par des travaux porteurs potentiels d'une amélioration. Une amélioration de la qualité énergétique des bâtiments était donc possible sur quasiment 5 millions de logements. Malheureusement, en répertoriant, selon la nature des travaux, le niveau de performance énergétique des solutions choisies, l'OPEN est contraint de constater que dans une large majorité des cas, ce fut une occasion manquée.
75% de rénovations « à compléter »
L'isolation, premier pas vers la réduction de la consommation énergétique, peut être mise en œuvre lors de travaux de rénovation d'ouvertures, d'intérieurs et de toiture.
Pour les ouvertures, qui concernaient 1 400 000 logements susceptibles d'être améliorés énergétiquement en 2006, l'OPEN constate que 48% sont restés en dessous d'un coefficient thermique jugé "basic" (Th 8), contre 8% ayant dépassé un coefficient jugé "optimum" (Th 11).
Pour les travaux d'intérieurs, 69% ont abouti à l'isolation d'une seule façade, 22% à deux et 9% à trois. Plus grave, seulement 28% des travaux d'entretien ou de rénovation de toiture ont été l'occasion d'isoler.
Deuxième étape de l'amélioration énergétique, le remplacement des équipements de chauffage a donné lieu, pour 56% des 863 000 ménages ayant changé de chauffage en 2006, à la mise en place de systèmes jugés "défavorables" (chaudière à gaz ou fioul, convecteurs électriques, radiateurs à inerties…), et seulement dans 13% des cas à l'installation de chaudières à condensation et de pompes à chaleur.
Principes de l'Architecture Bioclimatique
L’architecture bioclimatique revisite les standards des constructions paysannes, dont un exemple connu est le mas provençal : de petites ouvertures au Nord l’abritent du mistral, tandis qu’un platane ou une treille protègent la façade Sud des excès du soleil en été ; il est souvent construit en pierre ou en pisé.
Depuis les années 70, certains cherchent à tirer le meilleur parti du soleil et du climat, pour limiter les dépenses de chauffage (c’est l’architecture solaire passive). Aujourd’hui, il s’agit d’allier les performances thermiques aux niveaux élevés de confort en toute saison et dans tous les climats.
Comment concevoir un habitat selon les principes de l’architecture bioclimatique, en climat tempéré ?
1 – l’emplacement sur le terrain : rechercher un endroit abrité des vents froids, sinon protéger la façade nord par des arbres à feuilles persistantes ; ceci pour éviter les déperditions dues au vent.
2 – l’orientation du bâtiment :
Ces prescriptions aboutissent à établir les points forts du plan masse.
3 – l’organisation et la forme des volumes : des espaces tampons au Nord servent à limiter les déperditions ; la disposition des pièces permet aussi de répartir la chaleur (ou la fraicheur selon la saison) ; une forme générale plutôt compacte diminue les échanges thermiques (intérieur/ extérieur) ; les ouvertures sont positionnées et dimensionnées pour apporter l’éclairage naturel, les vues les plus intéressantes tout en assurant le maximum de captage de calories en hiver.
Organigramme de fonctionnement
| Orientation | Ratio surface de fenêtre / surface de plancher |
| Sud | 20 à 35% |
| Est et Ouest | 10 à 25 % |
| Nord | 0 à 10% |
4 – le choix des matériaux : afin de stocker la chaleur (en hiver) ou de la ralentir (en été), rechercher des matériaux qui sont non seulement isolants, mais surtout qui présentent une forte inertie thermique ; ceci est obtenu par la densité : fibres de bois comprimées, ouate de cellulose à haute densité, terre crue pleine, certains bétons ou le terre plein ventilé à inertie thermique (recommandé comme support d’une ossature bois).
5 – la ventilation maîtrisée et l’étanchéité à l’air : la VMC (Ventilation Mécanique Contrôlée) à simple ou double flux, avec éventuellement la récupération des calories et associée à un puits provençal, permet d’assurer le confort en toute saison, dans les meilleures conditions de santé. Pour fonctionner correctement, la VMC nécessite d’éviter les entrées d’air parasites.
La construction bioclimatique est conçue en fonction de l'apport et de la protection solaire de l'habitat, afin qu'il s'adapte au climat et s'autorégule aussi bien en été qu'en hiver.
L’architecture bioclimatique nous apprend à vivre avec le climat et un lieu : ils comportent des atouts et des caractéristiques. Elle vise à utiliser les ressources du climat pour réduire les dépenses d'énergie consacrées au chauffage, au refroidissement et à l'éclairage des bâtiments, en vue de réaliser le confort des ambiances : confort thermique d'hiver et d'été, confort lumineux, santé.
Il s’agit alors de trouver l’adéquation entre
la conception et la réalisation de l'habitat
le climat et l'environnement dans lequel il s'implante et
les habitants avec leurs rythmes de vie.
Il est possible de raisonner selon ces principes pour concevoir un quartier, améliorer l’existant ou pour habiter sous différents climats.
Pour aider le maître d’ouvrage à prendre les bonnes décisions dès les premières réflexions sur le projet, écooSpace rédige une Analyse de site ; il s’agit d’un tableau qui recense les différents aspects historiques, géographiques (sol, sous-sol), climatiques (températures, pluviométrie, vents), diagnostic du bâti (en cas d’aménagement de l’existant), risques naturels et technologiques, disponibilités énergétiques, qualité de l’eau, gestion des déchets et biodiversité. Ces informations sur le site sont accompagnées de recommandations pour orienter la faisabilité du projet.
(écooSpace - Septembre 2007)
Lorsqu’on parle de capteur thermique solaire, on pense généralement eau chaude sanitaire pour salle de bains et cuisine.
C’est oublier un poste important de consommation énergétique.
En effet les lavages représentent plus du tiers de votre consommation annuelle d’électricité : 14% pour le lave-vaisselle, 7% pour le lave-linge, 14% pour le sèche-linge.
Or 80% de l’énergie utilisée par nos machines à laver est consommée par la résistance servant à chauffer l’eau et seulement 20% par le moteur entraînant la rotation du tambour et la pompe.
Solution verte : alimentez vos machines en eau chaude solaire et programmez les cycles en lavage à froid. Un simple thermostat mixera votre mélange eau chaude/eau froide à la bonne température.
Remarques :
Pensez-y au moment de calculer le volume de votre ballon
Même si l'achat de votre chauffe-eau solaire est futur, pensez également lors du remplacement de votre électro-ménager (lave-linge et lave-vaisselle) à privilègier les machines à programmation manuelle. En plus, elles sont moins chères et plus fiables et vous ne vous encombrez pas d'une foultitude de programmes inutiles.
Les capteurs solaires
- photovoltaïques (production d’électricité)
- thermiques (production d’eau chaude) :
implantation très différente
(écooSpace - Août 2007)
écooSpace a visité pour vous un certain nombre d’installations déjà anciennes de façon à avoir un bon retour d’expérience.
En ce qui concerne le photovoltaïque, on privilégie bien évidemment la production maximum annuelle d’électricité. Ainsi et bien qu’entraînant une légère perte due à la chaleur en plein été, l’implantation idéale dans notre région sera orientation plein sud et inclinaison à 45°. Par exemple, une installation de 100 m2 de capteurs près de Cavaillon produit en moyenne depuis 7 ans 14 000 kWh annuels.

Pour le thermique (chauffe-eau solaire avec ballon intégré ou non, plancher ou mur chauffants), la philosophie est sensiblement différente dans la mesure où on optera pour une production d’eau chaude l’hiver lorsque les journées sont plus courtes et le soleil plus oblique. Dans notre région, il y aura toujours assez d’ensoleillement l’été et surtout une surchauffe n’entraînerait pas seulement une diminution de production mais des dommages importants sur les circuits de fluides (soudures). L’orientation préférée sera toujours plein Sud, mais l’inclinaison sera plus forte voire verticale pour offrir un maximum de surface au soleil d’hiver et au contraire diminuer l’incidence d’été. Ainsi 4 m2 de capteurs sous vide inclinés à 80° et un ballon de 300 litres suffisent à approvisionner une famille de 4 personnes en eau chaude sanitaire pendant la majeure partie de l’année.
Bien sûr dans la réalité ces implantations optimisées sont rarement possibles. Nos toitures à 30° ne sont pas idéales, des masques d’été ou d’hiver sont bien souvent présents. Il faudra donc faire des compromis ou avoir recours à certaines astuces. Compte-tenu du coût et de la durée d’amortissement de telles installations, raison de plus pour réaliser une étude la plus fine possible. écooSpace vous y aidera volontiers.
Possibilité de dépassement du COS :
(écooSpace Août 2007 - JO du 15 mai 2007)
Le respect de la très haute performance énergétique (THPE) et l'installation d'équipements utilisant des énergies renouvelables vont désormais pouvoir ouvrir droit à un dépassement du COS, aussi bien dans les constructions neuves que dans le cadre d'une rénovation. Rappelons que selon le premier alinéa de l'article R 123-9 du Code de l’Urbanisme, le coefficient d'occupation du sol qui détermine la densité de construction admise est le rapport exprimant le nombre de mètres carrés de plancher hors oeuvre nette ou le nombre de mètres cubes susceptibles d'être construits par mètre carré de sol.
Ces deux arrêtés vont donc permettre aux communes, par simple décision du conseil municipal, d'autoriser un dépassement du COS dans la limite de 20 %, c'est-à-dire d'autoriser à construire 20 % de surface supplémentaire que ce que prévoit le Plan Local d'Urbanisme (PLU).
Ils précisent que pourront être éligibles à la bonification du COS, les constructions à très haute performance énergétique et/ou comportant des équipements de production d'énergies renouvelables tels que solaire thermique ou photovoltaïque, pompes à chaleur, biomasse...
Cette incitation concerne les constructions neuves, quel qu'en soit l'usage, mais également les rénovations dans l'habitat. Ainsi, par exemple, dans les communes qui utiliseront cet outil, une famille limitée par le COS et désireuse d'agrandir son habitation, le pourra en isolant les combles de sa maison et en installant 3 m2 de panneaux solaires thermiques (chauffe-eau solaire) ou une surface de panneaux photovoltaïques égale à 10 % de la surface hors oeuvre net (SHON) de la maison.
Les directives nouvelles ne sont pas toujours intégrées rapidement et facilement. écooSpace se chargera de préparer votre dossier et de le présenter auprès de votre Municipalité et du CAUE local.
La Démarche négaWatt :
(écooSpace Juillet 2007 - www.negawatt.org)
Changer notre regard sur l'énergie revient à nous interroger sur
avant de décider
"comment en produire plus".
Le seul fait de concevoir une habitation en tenant compte de l'ensoleillement diminue de 15 à 30 % les besoins de chauffage.
Remplacer une ampoule classique de 100 W par une lampe basse consommation de 20 W permet d'utiliser 5 fois moins d'énergie pour le même niveau d'éclairage et d'économiser 80 W/h sur notre facture d'électricité.
En d'autres termes, le remplacement de cette lampe génère "80 Watts en moins" :
On parle alors de "production de 80 négaWatts".
Généraliser la démarche négaWatt à tous vos équipements
revient à diminuer de façon simple votre facture d’électricité.
cliquez sur 11
A bientôt …..
