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Publié le Samedi 29 septembre 2007 à 12:12
Par Frédéric Lefèvre





LE DERNIER HOMME A MOURIR était passé par Sanary sur mer,
notre HOMME A L'ENVERS passera par Pujols

Publié le Vendredi 28 septembre 2007 à 09:00
Par Frédéric Lefèvre



Je ne suis pas
croyant

même que
Je ne suis plus
vivant


Je ne suis pas
divin

même que
Je ne suis plus
humain


Je ne suis pas sur
terre

même que
Je suis un homme à
l'envers

L'HOMME A L'ENVERS

(lire tous les épisodes)
Publié le Mardi 25 septembre 2007 à 22:49
Par Frédéric Lefèvre
L'ENVERS D'UN HOMME

Alors tu crois être...
tu crois à ton enfer
la vie n'est que paraître
la vie pourquoi faire

Alors tu crois être
étoile filante en hiver
fleur fanée à la fenêtre
c'est la vie en retraite

c'est la lueur des destins croisés
comme si un jour tu pouvais croire
au génie caché dans ton identité
à la violence de tous tes espoirs

Alors tu crois être
un enfant le coeur riant
les jouets, la terre et les planètes
l'amour, un père tout en pleurant

Alors tu crois être
meurtrier au soleil levant
une âme, une ardeur une mitraillette
un futur et puis rien finalement

c'est la lueur des destins croisés
comme si un jour tu pouvais croire
au génie caché dans ton identité
à la violence de tous tes espoirs

Alors tu crois être
tu crois à ton enfer
prêt à tout commettre
pouvoir d'un homme et ses revers
espoir d'un homme à l'envers

Des mots, des pensées, signé L'HOMME A L'ENVERS (lire tous les épisodes)
Publié le Jeudi 20 septembre 2007 à 23:56
Par Frédéric Lefèvre
Combien de jours y a-t-il dans une année ? Combien d'amour y a-t-il dans l'éternité ? Combien de mots le jour j'ai dû égrener pour que mes nuits deviennent supportables ? Et je partage mes larmes et mes angoisses de la perdre. Je suis juste un « écriveur » rien d'autre qu'un « aimeur ». Et seul sur cette plage je vois venir vers moi cette vague monumentale. Je sais qu'elle va m'engloutir, je connais tout les verbes en « ir » à quoi bon m'appesantir pourtant l'espoir est là.

Il y des étoiles derrière les nuages et le Petit Prince des Riens se souvient de sa Princesse qui l'a fait devenir si noble. Petit Prince des Riens te souviens-tu d'avoir voulu mourir... d'avoir voulu ainsi la suivre...

Samedi 23 septembre 2006 à 22h une âme va s'en aller. Tu vois ce chemin, eh bien c'est le tien... va ! Reste, me dit-elle, les larmes couvrant mes yeux et un de ces malaises écoeurant qui m'envahit. Je ne peux plus, maman, je n'y arrive plus. Je n'ai plus assez de forces. Si tu veux mourir, je ne peux plus te retenir. Pardon. Pardon maman...

En octobre 2006, un blog devient le moteur de ma vie et de mes écrits et ils sont tous là pour m'envahir de leur amour de vivre.

Je me croyais moche, vieux et con. Non, non et non. Comment une mère aurait-elle pu laissé penser de telles inepties? Comment une mère mourante a-t-elle fait pour que cela change... Tu le vois ce chemin, dis, tu le vois ? Le Petit Prince va devenir un écrivain, il va sortir tous ces mots de sa bouche, il va paraître différent dans sa peau de scénariste. Il fera les magasins, s'habillera en laissant briller le soleil en lui. Et une princesse arrivera, tout un univers de princesse pour moi...

Pourtant je change, pourtant je commence à comprendre, pourtant je vis... Jade est un bébé qui n'existe pas dans le ventre d'une mère qui ne l'est pas... tel est mon univers d'homme qui va prendre dans la figure la réalité... la plus belle et la plus violente réalité dans la figure. Et une fille dans ses lectures se prépare à ouvrir sa vie, ses pensées vers moi et son envie de me connaître. Au même moment, un garçon a envie de son image « d'elle » et inconsciemment il construit une envie « d'elle ».

Et bien avant que tout cela n'arrive, le samedi 23 septembre 2006 j'ai quitté ma maman avec ce goût amer des dernières fois...

Qu'elle heure est-il ? 21h35, la télévision est allumée, je la regarde, elle me regarde et je ne sais pas que le dernier souffle d'une mère arrive. Je ne sais pas que ma vie se prépare à exploser. Je vais bousculer tant et tant d'amour, pardon mes trois petits à coeur à moi.

Et d'autres blogs vont bientôt transpercer ma vie, mes amours et mes amis.

22h00 et quelques minuscules secondes, mon téléphone sonne et mon coeur s'arrête... Lui qui a partagé ses dernières années avec elle aura partagé les dernières heures de sa vie. Je suis si heureux pour eux de les avoir réunis pour cette ultime preuve d'amour. 22H00 elle s'éteint dans ses bras d'amour. Et le téléphone m'annonce « c'est fini... » Dans un calme olympien, avec cette vague d'émotion qui m'envahis je prends ma voiture et me dirige vers l'hôpital. Les couloirs sont longs, sombres et vides et je me sens si seul. Neuf mois d'hôpital, 9 mois de souffrances, 9 mois d'elle et moi.

J'ouvre la porte de sa chambre, elle est là sans vie, il lui tient la main et il vient pleurer dans mes bras. Puis je caresse le visage de ma maman déjà si froid, si ailleurs et une autre vague d'un soulagement m'engourdis. Les dessins de mes enfants sur le mur de sa chambre et tout cet univers qui me paraît si glauque, je retiens mes larmes, les larmes d'un homme qui vient de perdre cet être si chère à sa vie... Merci mes amis, mes amours, mes enfants...

le coeur d'un ange...
Maman Jeannine
Preuve divine
Princesse des ailes,
mangue et elle,
L'an d'après
la vie vraie
Publié le Mardi 11 septembre 2007 à 14:33
Par Frédéric Lefèvre
Comme le souvenir d'une naissance
Ravager les heures d'avant
Ravager les peurs d'après

j'ai cru que j'allais mourir
j'ai vu ton éternité s'évanouir
et pourtant l'avenir...

Comme le souvenir d'une présence
rêve de toi juste un instant
rêve de toi, les ailes d'une fée

j'ai voulu tout, même souffrir
j'ai voulu le verbe devenir
et pourtant l'avenir...

Comme le souvenir de ton absence
s'envoler une année durant
s'envoler après un seul été

j'ai accepter de grandir
j'ai accepter de revenir
et pourtant l'avenir...

Comme le souvenir de mon enfance
dans les bras de sa maman
dans les tiens pour t'aimer

je me souviens de toi maman
je me souviens de ta voix
je me souviens de l'enfant
je me souviens d'être roi
je me souviens de l'amour
je me souviens de tous tes dons
je m'en souviens tous les jours
je m'en souviens pour de bon

je t'aime pour te rendre l'amour
je t'aime du ciel jusqu'à l'amour

Publié le Dimanche 09 septembre 2007 à 08:30
Par Frédéric Lefèvre
Publié le Vendredi 24 août 2007 à 07:44
Par Frédéric Lefèvre
Interview de l'homme

Comment est née l'histoire du DERNIER HOMME ?
Quelques semaines après le décès de ma maman j'ai écrit un petit article racontant l'histoire d'un homme qui voit le monde s'éteindre autour de lui pour rester l'unique survivant ! Ce que j'ai vécu avec ma maman est éblouissant et fantastique, j'ai voulu imaginer une aventure qui me permettrait de retracer des moments étonnants avec elle en les noyant dans une histoire différente.
Dés le début vous saviez qu'il s'agissait d'une série ?
Pas du tout je n'avais pas eu l'idée de continuer à développer ce petit article. C'est deux jours plus tard à force de recevoir des questions sur cet homme et son avenir, et après une discussion avec Solveig, une personne qui m'est très chère, que j'ai commencé à prendre conscience d'un filon intéressant. Puis elle m'a conseillé d'en faire un rendez-vous hebdomadaire. J'ai dit oui tout de suite.
Le challenge était-il facile ?
Non, pas vraiment facile mais enivrant, j'aime cette obligation et cette urgence à devoir écrire un épisode chaque semaine.
Vous avez écrit 32 épisodes c'est assez prolifique pour une série qui n'était pas prévue, non ?
Incroyable même !!! j'ai plongé corps et âme dans cette aventure, une part de moi est devenue ce dernier homme à mourir, il était en moi et je pensais à lui d'une manière très inconsciente. J'ai écrit deux séries de 16 épisodes et chaque mardi je n'ai manqué aucun rendez-vous durant effectivement 32 semaines.
Entre ce DERNIER HOMME et votre blog SCENAR YO s'est créé un lien fort n'est-ce-pas ?
Très vite j'ai reçu des commentaires qui m'ont porté et qui ont nourri mon envie de surprendre tout le monde. Je voulais faire quelque chose de différent de cette histoire. Je souhaitais  ouvrir une porte en chacun d'entre nous. Une fois que cette porte est ouverte, vous êtes face à l'un des fondements de votre vie. Chacun y trouvera quelque chose de différent.
Comment écrivez-vous chaque épisode? Avec un plan bien construit ou toujours dans ce phénomène du début ?
Il n'y avait pas vraiment de plan, non. Je suis de ces auteurs qui laissent faire leur imagination, qui vivent en osmose avec, et qui font confiance à cette source qu'est l'inspiration. Néanmoins, il m'arrive dans la journée d'avoir des idées mais le plus gros de l'écriture se fait en direct devant l'ordinateur.
Et vous n'avez jamais eu de doute, de page blanche ou de retard pour mettre en ligne les épisodes ?
Si bien sûr des doutes, des peurs de ne pas y arriver ou pire de n'avoir aucun épisode à servir... Pourtant ce n'est jamais arrivé, chaque mardi à 8h30 le rendez-vous a été honoré.
Votre meilleur souvenir d'écrire du DERNIER HOMME ?
Un épisode où Nathan fait l'amour avec Alice car ce n'est pas facile à écrire et puis il a provoqué des choses étonnantes qui dans ma vie privée ont transformé mon avenir...
Vous pouvez nous en dire plus ?
Le dernier homme, comme bien d'autres articles sur ce blog, m'a permis de devenir quelqu'un de « vrai »
Le pire souvenir du DERNIER HOMME ?
L'écriture des épisodes où Nathan voit mourir impuissant ses deux enfants et sa femme. J'ai tant pleuré que je ne voyais plus ce que j'écrivais. Le dernier homme est vraiment une aventure humaine unique.
Que va devenir cette série ?
C'est une question de temps et de rencontre... la première chose quand on écrit c'est de protéger ses histoires puis de les faire lire par des producteurs. C'est une phase longue et difficile mais elle est aussi très formatrice sur les projets d'écritures futurs. Le format semble être fait pour une série télévisée mais un long métrage n'est pas impossible.
Que peut-on souhaiter à Nathan qui est le dernier homme à mourir ?
De savoir ouvrir la dernière porte de sa vie avant de mourir pour pouvoir VIVRE...  J'ai une philosophie de la vie très proche de cet auteur Bernard Werber. D'ailleurs inconsciemment ce type m'a donné confiance en moi dans l'écriture et j'en profite pour lui dire merci d'avoir su me faire écouter cette petite voix intérieure qui vous donne l'imagination.
Que peut-on souhaiter à l'auteur du dernier homme à mourir ?
De s'asseoir dans une salle de ciné pour regarder le film qu'il aura écrit. D'être amoureux de la femme qui porte cette si belle robe en montant les marches de Cannes avec lui. De voir vivre tous ses enfants en leur donnant un morceau de la magie de la vie... D'être un homme sincère et plein de passion...

NDLR Depuis quelques jours une nouvelle série a vu le jour : « L'HOMME A L'ENVERS », à suivre chaque mercredi à 7h00 sur Scénar YO!
Publié le Dimanche 19 août 2007 à 12:00
Par Frédéric Lefèvre
(extrait) "...J’ai malgré tout descendu au fond de ton océan comme un plongeur irait explorer dans le fond de ton cœur, j’irais y pêcher dans ton bonheur."
loupdeville
visiter son blog
Publié le Samedi 18 août 2007 à 09:25
Par Frédéric Lefèvre

photographie Frédéric Lefèvre ©
La Garonne août 2007
Publié le Lundi 06 août 2007 à 14:04
Par Frédéric Lefèvre
C'est comme un parfum pêche mangue
comme un chemin dans les Landes
j'ai le vide du plein de mon coeur
le plein d'un livre de bonheur

C'est comme écouter des mots doux
comme prendre et recevoir tout
j'ai ce désir de crever l'écran
vouloir pour toi tout autant

C'est comme tout ces « pareils »
vies et préférences qui se mêlent
j'ai envie d'être moi pour toi
regarder ensemble le même choix

c'est comme le son des anges
cris et délivrances en mélange
j'ai la clé d'une belle destinée
libérer, accepter, imaginer, aimer
Publié le Dimanche 29 juillet 2007 à 13:39
Par Frédéric Lefèvre
moi c'est vrai je suis un rêveur
le neurone toujours baladeur

moi c'est vrai je suis un «aimeur»
ta vie la mienne tous les bonheurs

moi c'est vrai je suis un donneur
aux elles à toi si protecteur

moi c'est vrai j'suis un sauveteur
d'une trêve j'en suis demandeur

moi je suis un révélateur
deux soeurs d'amour et des pleurs

je suis un rêveur
effacer la haine
je suis un «aimeur»
douceur par dizaine
être un sauveteur
coeur de baleine
un révélateur
et oui je t'aime

voila ce qui sort de mon âme quand je pense à vous... tant de commentaires et d'amour...
Publié le Jeudi 26 juillet 2007 à 12:50
Par Frédéric Lefèvre
Je rêve...
Je rêve de voir (tout) mes enfants heureux éternellement.
Je rêve de prendre dans mes bras les enfants de mes enfants.
Je rêve d'amour avec mon Elle pour qu'elle trouve son équilibre.
Je rêve d'être là et de réussir à aider mes amis.
Je rêve d'être celui qui montera les marches de Cannes.
Je rêve d'être dans l'obscurité d'une salle de cinéma.
Je rêve de sentir vibrer un public pour ce que j'aurais écrit.
Je rêve d'entendre mes mots en regardant les comédiens.
Je rêve de vivre de mon art.
Je rêve d'écrire jusqu'à la fin de mes jours.
Je rêve de fermer les yeux et de penser si fort... « Maman j'ai réussi »
Je rêve qu'elles soient fier de moi...
(première parution le dimanche 31 décembre 2006 à 18h10)
Publié le Mardi 24 juillet 2007 à 07:46
Par Frédéric Lefèvre
Une biographie d'ailleurs c'est un peu comme un bio-scanner de cette partie si grande et pourtant si inconnue qu'est notre cerveau. Dans cet ailleurs, il y a ces autres. Le cerveau devient un connecteur et un récepteur ouverts vers cet ailleurs et vers ces autres...
Ailleurs mes sentiments ne m'encombrent pas ils deviennent un moteur et mon ultra sensibilité devient mon combustible. Ailleurs mes faiblesses me permettent de voler. Ailleurs ce sont ces images et ces moments que l'on a déjà vécu. Ailleurs c'est le pays des autres. Les Autres. Ceux que je croisais et qui recommencent à envahir mon quotidien. Qui suis-je pour ces Autres ?
Les autres m'ont permis un jour de sauver des gens à des milliers de kilomètres. Pendant un an j'ai rêvé pour me préparer à cette échéance. Des rêves identiques puisqu'il s'agissait du même jour. Mais chaque rêve m'a permis d'assister à ce drame dans un angle différent et avec une identité différente à chaque fois. Les Autres ont répété ces rêves pour que je les prépare à survivre. Dans ces moments de vies, j'ai vécu la répétition d'un enfer pour qu'ils trouvent la force de vivre. Je sais aujourd'hui que je ne suis rien face à cette destinée, je n'ai rien choisi. Ceux que j'ai aidé à survivre, je ne les connais pas. Ils ont vécu le vrai enfer et je n'ai fait que partager avec eux ces instructions que les Autres avaient choisies. Dans cette histoire je ne fus qu'un connecteur. Le canal où la vie coule doucement en respectant cette incroyable chose que nous sommes, nous, les petits êtres humains.
Quand on partage une seconde dans cet ailleurs. Quand on revient de cet ailleurs... on n'est plus comme avant. Alors après cette impression d'être devenu supérieur... on devient enfin un être vivant.
(première parution le lundi 18 décembre 2006 à 8h30)

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