la providence
le son des lunes
et les saveurs
imaginaires
J'ai le matin
cette douce présence
ni un ni une
juste un auteur
sur la terre
The happening le prochain film de M. Night Shyamalan
SCENARYO Frédéric Lefèvre
"Dis maman c'est quoi un scénariste ?" UN SCENARISTE C'EST QUELQU'UN QUI CROIT ETRE LE CENTRE DU MONDE... "Ahhh bon et c'est qui le centre du monde alors?" LE CENTRE DU MONDE C'EST LE PRODUCTEUR...QUI CROIT L'ETRE |
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Publié le Dimanche 27 janvier 2008 à 07:19
J'ai dans les mains la providence le son des lunes et les saveurs imaginaires J'ai le matin cette douce présence ni un ni une juste un auteur sur la terre The happening le prochain film de M. Night Shyamalan
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Publié le Mercredi 23 janvier 2008 à 20:30
C'est comme déchirer l'histoire, comme rejoindre un point de départ. Dans les brumes d'un autre siècle essayer d'y voir plus clair et devenir malgré tout l'ombre du temps, seul au milieu de ce brouillard je retrouve des miettes d'une famille. Bousculé entre les odeurs et les images, noyé dans un flou artistique aux saveurs hypnotiques. Le conflit de cet homme qui, plus il avance, plus son âme s'exile pour atteindre l'enfant qui pleure en lui. J'ai cette impression de grimper dans un arbre généalogique avec cette angoisse de tomber, de me faire mal et même de mourir un peu, là, au fond d'un moi qui s'évapore. Les yeux grand ouverts, la peur au ventre, je me retrouve au fond de cette glaise, rampant comme un ver de terre pour rattraper mes racines. Je croyais que je m'élevais vers le haut alors que mes mains creusaient sans le savoir cette terre d'un temps perdu. C'est l'histoire d'une famille dans un miroir, l'histoire coupable d'un enfant qui a oublié d'entrer dans le corps de celui qu'il devait être. L'histoire fabuleuse d'un petit bout d'homme qui regarde ses mains. Des mains qui ne lui appartiennent plus, les lignes d'une destinée gravée avec violence et douceur dans sa paume. Voir dans ce miroir la belle image d'une photo de famille, l'amour de ce que cela aurait pu être... C'est dans un autre siècle, qu'un homme et une femme ont eu cette ténébreuse idée. L'homme que je suis aujourd'hui sursaute. L'enfant dans son hier de forteresse, se retourne, cherchant vainement sa responsabilité. C'est alors qu'une lumière brille en moi, dans cette idée abjecte, dans cette nuit qui m'étouffe, je m'enveloppe dans ces quatre mots. Les parents d'un suicide. Je n'ai plus de larmes et j'ai perdu mon envie de pleurer dans cette vie faite de la tombe des autres. Alors pourquoi cet homme qui fût mon père a-t'il prononcé ces mots terribles ? Comment a-t'il pu ne serait qu'imaginer cette issue ? Là, devant elle, avec elle, cette mère partie avant lui sur ce chemin qui est le sien aujourd'hui. Un siècle différent, l'éternité d'un temps qui transperce mon identité. Apprenant la maladie de celle qu'il aimait, il a cette douce et fausse idée de mourir avec elle dans un suicide réunificateur. Cette lumière qui brille en moi n'est pas cet attrait pour le suicide, non, c'est l'image de cet amour éblouissant d'un homme pour sa femme. L'image resplendissante d'un père et d'une mère qui partagent cet amour dans une ardeur qui ressemble à ces plus beaux testaments couchés sur des feuilles d'argents. J'ai cette image en moi, cet amour qui brûle en moi, cette lumière qui m'enveloppe encore pour me dire... Tu vois, tu es notre fils et l'amour est un bien fabuleux que l'on croit connaître et reconnaître. Ne te perd pas au jeu de ce que tu crois être. N'écoute pas trop longtemps ces peines qui rongent ta vie. Moi ton père, je t'ai aimé bien plus que tu ne pourras jamais l'imaginer. Moi ta mère, je t'ai donné cette fusion des autres pour notre éternité à tous. Nous t'aimons et ce petit garçon il va bien falloir que tu viennes le chercher maintenant. Ainsi va celui qui retrouve ses larmes pour s'avancer vers ceux qui ont sublimé un drame. Publié le Jeudi 17 janvier 2008 à 11:28
Publié le Lundi 14 janvier 2008 à 11:02
IL ETAIT DEUX FOIS La mort a cette délicate attention de vous ramener à un point de départ. Revenir et recommencer à nouveau. Celui qui reste doit donc reproduire ce gage d’amour, enfermé dans un carcan fait de doutes et d’angoisses. IL ETAIT DEUX FOIS 26 septembre 2006, après des mois d’un ballet orchestré par une majestueuse force de vivre, j’ai lu, j’ai tenu cette dignité, pour elle et pour que mes mots soient justes et cohérent… puis elle fut enterrée IL ETAIT DEUX FOIS 12 janvier 2008, réunis dans la même chambre mortuaire, autour d’un cercueil similaire, nous sommes tous là, les mêmes comédiens jouant le même rôle déchirant. Et dans cette boîte faite de bois et de tissu, il y a cet homme. L’ombre de celui qui vient de partir, la peau irréelle, le visage fermé dans son éternité. IL ETAIT DEUX FOIS Quand l’un nous apprend le combat de la vie contre la douleur, l’autre nous donne en cadeau l’image d’un homme bon, souriant, jovial. Deux talents, deux surprises, deux façons de mourir… deux âmes pour n’en faire qu’une seule et unique raison de les pleurer. IL ETAIT DEUX FOIS Deux textes et deux moi face à un auditoire conquis d’avance. J’ai eu samedi cette si lourde charge de commencer une cérémonie larmoyante mais pleine d’amour. Monter les quelques marches en essayant de faire le vide en soi. Ouvrir son cœur et fermer son corps, alors que quelques minutes auparavant, juste avant d’entrer dans l’église, mes yeux me lâchent, mon cœur explose et je pleure… Une Loulène vient pour me donner ce bout de force qui me manque. À l’instant où je déplie l’hommage fait à mon père je retrouve la dignité du comédien qui doit dire son texte et le faire vivre dans les yeux de l’autre. Chaque mot coule en moi vers eux, la lecture me paraît longue et je vois venir cette fin périlleuse qui, à chaque lecture, me faisait pleurer. Et les phrases s’enchaînent et mes souvenirs pour lui se déchaînent Puis viennent ces mots : « Quatre et quatre pour tout notre amour ». Et je vois devant moi un précipice dans lequel je peux tomber. Un temps, je m’arrête, un temps que je trouve interminable mais dans lequel je reconstruis l’âme d’un Fred qui s’évapore ailleurs. Ce goût amer dans la gorge et ces yeux qui trahissent encore ma peine. Je finis par énoncer « Dire je t’aime pour toi, pour toujours ». Et je me retrouve entre mes enfants, libéré d’un amour pour celui qui fut mon père et qui restera celui qui va nourrir cet auteur tapis en moi… tout comme une certaine femme dont je sens encore la caresse sur ma chevelure d’enfant. Publié le Samedi 12 janvier 2008 à 09:00
Il y a des mots que l’on ne trouve jamais, il y a des sentiments cachés qui nous envahissent, toutes ces sensations venues d’une enfance que l’on croyait oublier… Quatre enfants et quatre petits enfants sont réunis aujourd’hui avec vous tous, pour rendre à leur père et à leur grand-père ce morceau d’amour qui nous manquera à jamais. Raymond. Papa. Je peux te le dire maintenant en les regardant là devant moi. Nos cœurs n’ont pas su auparavant dire ces mots d’amours, mais je sens en eux, comme en moi cette envie d’ouvrir cette vérité éternelle, cette vérité paternelle. Les mots unanimes de quatre baptêmes La fusion patronyme d’un seul anathème Toutes nos mains tendues vers toi Toutes nos pensées nos désarrois Sans savoir comment nous allons faire Sans toi, sans elle sans trace sur terre Toi et maman vous êtes partis si vite L’un sans l’autre telle une épreuve initiatique Quatre et quatre pour tout notre amour Dire je t’aime pour toi pour toujours Publié le Lundi 07 janvier 2008 à 23:26
C’EST L’HISTOIRE D’UN CORPS QUI S’ETEINT La quintessence des ultimes pensées, voilà ce qui m’est venu durant les premières heures de cette matinée. Chacun d’entre nous construit et fait naître un blog pour une raison plus ou moins évidente. Je n’ai jamais caché comment SCENARYO était né et je n’en ai jamais fait une unique raison et surtout la quête d’un misérabilisme souvent plus destructeur que constructeur. C’EST L’HISTOIRE D’UN CORPS QUI S’ETEINT Perdre ma maman m’a permis de pouvoir me battre tout en prenant des décisions dures mais réalistes, et à aucun moment je n’ai voulu déverser ici des textes aux allures sombres et négatives, n’en faire qu’une source de morceaux de vies dépressives. Tout ceci pour deux raisons essentielles ; premièrement ma Maman s’est battue corps et âme pour vivre et deuxièmement derrière mon apparence d’auteur inquiet, il y a une force qui brûle en moi. Cette force que j’utilise pour les autres et pas assez pour moi. C’EST L’HISTOIRE D’UN CORPS QUI S’ETEINT Vagues et vagues les unes derrière les autres comme des corps allongés que la mort oublie d’emporter et moi traversant ce nouveau couloir mortel. Toutes ces âmes qui se battent contre les vertus enivrantes du côté lumineux. Moi et ma petite blouse bleue, les mains enduites d’un liquide antiseptique et les souvenirs qui remplissent mes yeux. Là juste là, au-dessus comme si elle volait au-dessus de moi, comme s’il devait mourir au même endroit, à quelques mètres de celle qui fut sa femme. C’EST L’HISTOIRE D’UN CORPS QUI S’ETEINT Mélange d’une rencontre qui fait de moi un Prince. Le Prince de la plus belle des Princesses. Dans ses yeux de femme je vois la vie, je sens un aujourd’hui embué de toutes ces saveurs qui font de moi un morceau de famille. Et cette femme de ses mots si doux, fait de moi un Prince charmant, charmant je ne sais, mais charmé, oui je le suis par cette dame. Et de ces mots-là, union d’un hier et d’un aujourd’hui, je plonge dans ses yeux d’une puissance réjouie et j’entends ce qui pour moi fut, est, et sera à jamais ma supplique, la prière des prières et mon oraison du moment « N’oublie pas tout ce que je ne t’ai pas dit ». C’EST L’HISTOIRE D’UN CORPS QUI S’ETEINT Ce corps secoué par les affres d’un cerveau en perdition, comme si la vie se jouait de lui et de nous pour nous faire croire qu’il n’est plus là mais qu’il pourrait être encore. Alors je reprends la route dans ce qui est et restera une angoisse. Les vibrations d’un téléphone qui un jour ou bien cette nuit sonnera pour dire « c’est fini ». La vie sera partie, il fera son chemin et pourra reprendre sa destinée sans ce corps cassé, usé, dilapidé par une maladie dégénérescente. Voilà mon père tu peux y aller. Va et le petit garçon qui est en moi fera son chemin aussi et il pardonnera ce qu’il est. C’EST L’HISTOIRE D’UN CORPS QUI S’ETEINT Il y a des journées longues comme de ces marques immondes, des heures à attendre, l’ultime souffrance de perdre celui qui fut mon père. Ainsi soit-il mon ami, la vie se joue de moi, de lui, de nous pour qu’enfin nous acceptions ce que nous sommes vraiment. Des êtres vivants. Tu sais quoi papa… eh bien je crois bien que je t’aime et que oui, je suis bien fier d’être un morceau de toi, alors là où tu es, tu peux partir avec ces jolis mots de moi pour toi.
Publié le Mardi 01 janvier 2008 à 18:10
Deux plumes qui volent C’est la vie qui tente les rois C’est comme le jour d’un réveil comme entendre l’autre monde Crier ses premiers mots, la chaleur d’une lumière dans les yeux La peur au ventre et toutes les envies d’un petit garçon si intrépide Le froid des deux pôles Car aujourd’hui I am Survole les cycles sans aucun souci Ciel, zénith, paradis tu trouves Aujourd’hui dans mes mots I am Dans le ciel je suis and I am Dans vos vies de femmes I am |
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