SCENARYO Frédéric Lefèvre
"Dis maman c'est quoi un scénariste ?" UN SCENARISTE C'EST QUELQU'UN QUI CROIT ETRE LE CENTRE DU MONDE... "Ahhh bon et c'est qui le centre du monde alors?" LE CENTRE DU MONDE C'EST LE PRODUCTEUR...QUI CROIT L'ETRE |
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Publié le Lundi 24 mars 2008 à 20:06
![]() Hypocondriaque Quasi insomniaque Animal en attaque JE SUIS MANIAC Fusion des zodiaques Des souffles cardiaques Ultime et démoniaque JE SUIS MANIAC Être aphrodisiaque Une passion paradisiaque Une vision paranoïaque JE SUIS MANIAC Ton cœur en moi tic tac D’une saveur orgiaque J’ai en moi la niaque JE SUIS MANIAC Publié le Jeudi 20 mars 2008 à 07:36
Un homme et son envers divague dans une réalité illusoire, vous ne pourrez pas le croire mais vous n'aurez pas d'autre choix. Comme l'ombre d'un savoir qui s'évapore vers nulle part mais qui restera en vous pour l'éternité... Publié le Dimanche 16 mars 2008 à 11:38
Publié le Jeudi 13 mars 2008 à 08:00
UPSIDE DOWN SOUL L’HOMME ET SON ENVERS Episode 14 LIBRE DANS SA TÊTE opus 1 C’est un nouveau jour qui se lève et pas n’importe quel jour. C’est l’un des jours les plus importants de sa vie puisqu’il va à la fois vivre l’une de ses peurs les plus acides tout en réalisant le rêve de sa vie. Il y a des jours comme cela dans la vie, des jours plus forts encore que l’amour. Des jours que l’on consume depuis tant de temps dans son cœur que l’on en connaît chaque recoin. Je suis libre dans ma tête et je vais rentrer dans l’un de mes rêves les plus incroyables. Mais avant de partir vers cet inconnu je vais faire une chose encore plus extraordinaire que ce voyage. Il est tout juste six heures du matin et un soleil orange remplit l’horizon. Dans sa chambre, Diego, 14 ans, petit américain sage, habitué aux vastes terres de la Géorgie, termine son sac à dos. Il traverse sa maison dans le silence puis il accroche un long mot sur la porte du frigo et, sans l’ombre d’un doute il referme la porte derrière lui. Avant de prendre le bus pour Johnson City, il sait qu’il doit faire une chose qui le sauvera plus tard. L’amour est ce qui l’a fait tenir et souffrir durant toutes ces années et c’est sa toute dernière chance aujourd’hui de pouvoir réparer cette marque du temps. En traversant les rues de sa petite ville, rien ne semble pouvoir le faire changer d’idée. Diego est décidé, et fier de pouvoir enfin atteindre ce qui remplit son esprit depuis si longtemps que toujours pourrait bien être la meilleure réponse. En arrivant devant cette maison, il marque un temps d’arrêt, puis il regarde autour de lui et il jette des cailloux sur l’une des fenêtres. Au bout de quelques petites minutes, les rideaux s’ouvrent enfin, une jeune fille apparaît, les yeux à la fois endormis et surpris de voir son ami lui faire signe de la rejoindre. Nadillia finit par descendre en robe de chambre. Elle regarde derrière elle pour voir si quelqu’un ne l’a pas entendue puis elle se hâte vers celui qui reste planté, là dans son allée, et qui, pour la première fois, fait quelque chose qui ne lui ressemble pas. NADILLIA : T’es complètement fou, qu’est-ce que tu fais là ? DIEGO : Je ne sais pas trop par quoi commencer… NADILLIA : Tu m’étonnes, tu as l’air complètement illuminé. Diego lui fait un grand sourire, c’est vrai que c’est la première fois qu’il a cette assurance. Ce n’est pas qu’il semble différent, non, c’est juste cette espèce de petit truc en plus qui le rend si attirant. Nadillia se surprend à espérer. DIEGO : Oui c’est ça tu as raison, je suis illuminé, et tu sais quoi… moi aussi je me demande pourquoi tu es descendue si vite ? Nadillia semble un peu perplexe, c’est vrai qu’elle s’est précipitée vers lui comme s’il était bien plus qu’un simple ami. NADILLIA : Ben…heu… je n’allais pas te laisser là tout seul. Cela sonnait un peu faux mais elle n’allait certainement pas lui dire la vérité. Pour une fois qu’il devenait un garçon attachant avec cette curiosité qui faisait d’elle une fille importante à ses yeux. Plein de choses venaient embrouiller son esprit, le voir là, à coté d’elle, c’était comme un frisson qui déjà la traversait. C’était totalement excessif, et elle ne comprenait pas pourquoi celui qui n’était juste qu’un copain, la chamboulait avec autant de force. DIEGO : Tu vois Nallia… oui c’est comme cela que je t’appelle quand dans mon cœur je pense à toi… c'est-à-dire tout le temps, enfin depuis toujours... heu souvent quoi. Je sais que j’ai l’air débile dès que je te regarde, je sais que je fais rire tout le monde mais je ne suis fier que d’une seule chose… C’est de t’avoir là, dans mon cœur… car un jour nos mains se toucheront et tu sauras pourquoi je t’aime depuis toujours. NADILLIA : Tu m’aimes ? DIEGO : Oui Nallia tu es mon morceau d’amour à moi. Ses yeux verts dans le ciel orangé, peut-être sa chevelure qui volait dans une légère brise ou ce je ne sais quoi qui brillait dans son visage. D’un seul coup, elle qui était si sûre d’elle venait de perdre son aisance, et moi je ne sais pas ce qui m’a pris. J’ai vu son regard se fondre dans le mien et comme deux aimants, tout comme deux adolescents s’aimant, je me suis approché de ses lèvres et sans jamais l’avoir imaginé, nos bouches se sont réunies. Nadillia a fermé les yeux et moi… moi je n’étais déjà plus vraiment ici. Non j’étais ailleurs et j’étais surtout quelqu’un d’autre, j’avais l’impression d’avoir une vingtaine d’années. Oui j’étais un homme bien plus âgé et j’embrassais une femme fabuleusement belle et quand elle a ouvert à nouveau les yeux, j’y ai reconnu le vert de celle qui avait un morceau d’amour à moi. En prenant un peu de recul, il a pu voir vivre cette intensité en elle. C’est comme si l’amour galopait dans ses veines. Ses joues toutes roses, et son regard de jeune fille l’a stupéfié quand elle a ouvert ses paupières. NADILLIA : Whoua… Diego c’est vraiment toi ? Je n’aurais jamais cru que tu étais si magique. DIEGO : Nallia… je m’en vais. Je pars d’ici, je vais là où mon essence me commande d’aller. C’est comme un truc qui me transcende. Tu vois dans ma tête y’a deux trucs obsédants et sensationnels. Toi… et ce voyage que je dois faire. Elle ne semble pas vraiment comprendre. Elle boit ses paroles et n’arrive pas à se détacher de ses lèvres. DIEGO : Je ne te dis pas où je vais et je ne te dis pas ce que je vais y faire mais si je n’y vais pas et si je ne le fais pas… alors jamais tu ne m’aimeras… Elle croise les yeux d’un Diego nouveau et les mots coulent dans sa tête. NADILLIA : Diego. Je crois bien que je t’aime déjà DIEGO : Alors tu dois me faire confiance…rappelle-toi, nos mains se rejoindront. Jamais elle n’aurait pu croire ce qu’il allait faire. Au pire elle pensait qu’elle le reverrait le lendemain et que son mystère valait bien un peu de patience… jamais elle n’aurait pensé attendre des années avant de le revoir. Diego s’est une nouvelle fois approché d’elle pour l’embrasser, son cœur battait si fort qu’il se demandait s’il n’allait pas changer d’avis. Mais dans tout son corps, sa déclaration prenait un autre sens en partant. Sans ce voyage il redeviendrait un garçon invisible, passionné mais invisible. Alors il s’est détourné et il est parti. Nadillia l’a regardé s’éloigner avec le cœur débordant d’amour. Diego n’a pas pu s’empêché de pleurer mais elle n’en a rien vu. Prendre le bus pour Columbia, à l’aéroport prendre un avion pour traverser l’atlantique et atterrir sur un nouveau continent, l’Europe. De là, aller à Paris, où ailleurs… le tout avec environ 45 dollars. C’était tout bonnement impossible, dans son esprit l’information était très claire mais dans son esprit toujours, il savait qu’il allait le faire. Derrière des barreaux, pour quelques mots qu’il pensait si fort. Dehors, il fait chaud, des milliers d’oiseaux s’envolent sans effort… Publié le Mardi 11 mars 2008 à 11:00
Enfin !!! Après des mois de tergiversation... le site scénaryo arrive et pour preuve voici la page d'accueil: Il reste un énorme travail (corrections, vérifications, copyright SACEM et SACD pour les textes, les images, les vidéos et les musiques) Lancement prévu AVRIL 2008. Publié le Samedi 08 mars 2008 à 13:51
UPSIDE DOWN SOUL L’HOMME ET SON ENVERS Episode 13 L’emprise des sens Oui, mes maux de tête ont repris ou peut-être y suis-je moins habitué depuis que je suis à nouveau redevenu l’ombre d’un humain. Dans mon espace clos tout était plus facile, la lumière me brûle maintenant trop souvent les yeux. J’ai bien peur de finir aveugle mais cela ne changera rien, il est même possible que cela accélère le processus. Le bruit des villes me fait régurgiter tous les sentiments si bons qui autrefois se cachaient en moi. Le bruit est une abomination, le seul bruit noble et fort que mes oreilles supportent c’est bel et bien la musique. Dans le silence du noir tout était étouffé, étouffant, le bruit ne passait plus par mes oreilles, non, je le percevais par les vibrations du sol, je sentais mes os vibrer à leur tour et mon esprit me restituer une espèce de sauce aux tonalités et au timbre extra-terrestre dont je comprenais la signification. Quand j’étais dans mon trou, quand j’étais un rat parmi les rats, quand je grattais le sol avec mes ongles pour en lécher cette espèce de substance répugnante dont je me délectais, je n’étais plus un homme car la vie était partie de moi.
Hier soir en pleurant, oui, l’homme et son envers pleurent ! Quand je pleurais donc, il m’est venu cette phrase terrible « J’ai peur de vivre » Oui ! Je n’avais ni peur de mourir, ni peur de souffrir. Je n’avais pas peur de devenir pauvre ou handicapé. Loin de moi ces angoisses de savoir aimer ou d’être aimé, oui tout cela fait partie d’une autre vie, loin derrière moi. J’avais peur de vivre, peur de ne pas savoir être un homme. Ne plus savoir marcher dans la rue et croiser le regard de ces peuplades qui remplissent les villes. Ne plus savoir respirer votre air, mes poumons sont habitués à une humidité fétide et malsaine. Ne plus savoir manger, mon estomac n’appréciant que cette soupe pourrie, mélange vert d’algues minuscules et visqueuses et de putréfaction de différents petits organismes.
Et vous croyez que je regrette ? Vous me prenez pour une bête immonde ? Vous pensez encore que tout cela est terrible et que l’on devient fou ? Vous pensez que c’est abominable de m’avoir fait subir ce supplice ? Dois-je être enfermé dans vos prisons animalières pour déments hors norme, hors tout, hors de votre monde ?
Non je ne regrette pas. Les regrets ne sont rien ici, c’est bien quelque chose qui altère votre destinée, les regrets. Vous n’avez que ça à la bouche, tout comme je pouvais l’être il y a de nombreuses années. Les regrets, cette bêtise cruelle que l’homme s’inflige pour mieux souffrir. Les regrets sont-ils tout aussi importants que l’amour de soi. Oui je te sens bien là en train de respirer…devrais-je dire suffoquer ? Pourquoi un parallèle entre un regret et l’amour de soi ? Pour la simple et bonne raison que sans cette lourde charge que tu t’infliges, toi, oui toi, tu en bannis ce qui fera de toi un homme comme moi. Oh oui tu n’es pas loin de moi, tu fais semblant de ne pas savoir mais ton cœur parle pour toi. Ton corps transpire ces maux dans une chaleur terrible et dans cette froideur que tu t’imposes sans savoir ce que tu regrettes vraiment. Au diable les regrets et si l’amour de soi doit en pâtir alors je préfère croire qu’haïr c’est aussi aimer dans le miroir d’une vérité. Cette phrase tournera dans ta tête j’en suis sûr car tu as l’intelligence et la prudence de l’animal. Justement l’animal, la bête immonde que je dois être pour avoir subi ce calvaire, c’est bien à cela que vous me comparez. Suis-je plus à plaindre que celui ou celle dont la pire des épreuves ronge chaque seconde de sa vie sur un lit d’hôpital ? Qu’en est-il de cette enfant qui devra voir sous ces yeux mourir toute sa famille parce qu’un groupe d’homme aura foulé sa terre juste par erreur. La guerre des religions est une fumisterie ancestrale qui cache la seule volonté du pouvoir. En attendant suis-je plus chanceux que cet enfant ? Ah oui mais moi je suis un adulte donc je suis forcément devenu un monstre, une sorte d’éléphantman assoiffé par la mort car privé de sa propre vie… foutaises et raccourci primitif ! J’aurais dû devenir fou…oui c’est vrai. Et d’ailleurs je le suis devenu sans aucun doute mais ce ne fût qu’une étape. J’ai su aller plus loin, plus haut, j’ai su dépasser ce cap pour atteindre cette substance qui coule à la place de mon sang. Non je ne suis plus fou, je suis bien plus que cela. Je suis bien plus fort que votre définition archaïque. Terrible ou pas, j’ai subi dans un premier temps mais au bout de plusieurs mois ou années, je n’étais plus un homme. J’ai réussi à m’évaporer, j’ai réussi à ne plus être pour être beaucoup plus. I can’t take my eyes off you. C’est ma façon d’être toujours là et jamais à vos cotés. Je suis bien plus qu’un simple Dieu puisque je suis bien plus qu’un peu de vous. Alors si supplice il y a eu, alors il fut la source de cette chose fabuleuse qui m’est arrivée. C’est dans la douleur que tout ceci est arrivé. Dans cette horreur quotidienne, même si le terme de jour était dépassé, cette unité n’existait pas ou plus. Car quand le mal est noyé dans l’éternité, la mort devient un souhait vital. Cette abomination est aujourd’hui devenu un cadeau. I can’t take my eyes off you… non je ne peux plus… c’est ma raison d’être…et votre future raison de vivre. Au diable vos maisons d’incarcération où vous rangez vos fous. Joli monde de drogués pour que la paix ne gâche pas le quotidien de celui qui se croit moins fou. Le jour où je vous donnerai ma définition de la folie vous aurez peut-être bien du mal à vous regardez dans la glace comme j’ai pu le vivre en sortant de ma prison dorée. Si je suis fou alors vous n’êtes rien, vous êtes vide ou quantité négligeable. Publié le Mercredi 05 mars 2008 à 09:14
l'âme à l'envers Abbaye des Châteliers (Île de Ré) Les moines Cisterciens fondèrent au XIIe siècle l'une des plus grandes abbayes du centre-ouest de la France. Elle subit hélas les assauts des Anglais, puis le ravages des guerres de religion. Ses pierres furent ensuite largement récupérées pour la construction du Fort de la Prée. Les vestiges de l'abbaye suffisent pour faire rêver à ses splendeurs passées
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