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Publié le Jeudi 18 juin 2009 à 14:45
Par Frédéric Lefèvre
C'est comme se retrouver seul sur une route qui n'est plus la mienne. Comme bouleverser nos idéologies et nos sinistres anathèmes La main vide, l'autre main n'est plus là. Le coeur vide, l'autre coeur se déchire. C'est comme une exécution ardente, intérieur et trop quotidienne Comme multiplier l'amour dans les prunelles diluviennes Refrain vide et lendemain bien au delà Bonheur vide, tant de peurs et ses pires
les mots s'effacent la vie s'en va les trop s'enlacent l'envie en bas les faux les hélas, ici et là-bas
petite route plus de doute petite main gros chagrin petite vie tant d'envies
Publié le Lundi 01 juin 2009 à 10:43
Par Frédéric Lefèvre
Du plus loin que je puisse me souvenir, il n'existe pas de plus grande douleur dans la vie d'un enfant. La nature humaine est une soupe qui n'a pas fini de mijoter. Ce que j'entends tout au fond de cette chose inexplicable qui bat juste à coté de mon coeur est une musique faite des cris et des pleurs de ces enfants. L'épouvante convulsive de la connerie humaine semble ne pas avoir de fin, pourtant je reconnais bien là mon rôle... Etonnante confrontation entre le réel et l'imaginaire d'un futur en construction. Je suis cet enfant-là, trahi, détruit, assombri et noyé dans son infini. Je suis aussi ce supplice puissant et vorace de ressentir chez l'autre cette sombre douleur. Je suis le deuil brûlant de sa propre identité... Mais ce que je suis plus que tout c'est la cicatrisation de cette trace humaine en errance. Ainsi c'est pour cela que j'ai appris à voler au dessus de cette terre si belle et d'une pureté qui jure bien trop souvent face à ces humains cambrioleurs de vies. Je vole sans ailes mais je ne peux plus me taire. Je vole sans ailes et je ne peux plus ne rien faire. Un jour , peut-être, j'aurai fini ce vol interminable. Mon corps rempli d'autant de tragédies qu'il aura pu identifier et mémoriser. Ainsi avec la lecture de ces âmes que je sais reconnaître je pourrai donner bien plus que des simples mots, ébullitions à l'unisson, je pose mon regard. La vie est bien plus belle dans le coeur de cet enfant. Dans les ailes de chaque jour et chaque nuit je vole dans cet espoir. La vie est bien plus belle maintenant dans le coeur de cet enfant-là.
La vie est bien plus belle maintenant dans le coeur de cet enfant-là.
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