Trois petites dates et puis moi
Trois petites dates et puis moi
Trois petites dates et puis moi
Finis les si d’un amour oui fou

SCENARYO Frédéric Lefèvre
"Dis maman c'est quoi un scénariste ?" UN SCENARISTE C'EST QUELQU'UN QUI CROIT ETRE LE CENTRE DU MONDE... "Ahhh bon et c'est qui le centre du monde alors?" LE CENTRE DU MONDE C'EST LE PRODUCTEUR...QUI CROIT L'ETRE |
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Publié le Vendredi 28 décembre 2007 à 09:47
Trois petites dates et puis moi Trois étroit dans mon cœur Si peur de ne pas me l’avouer Trois amours et tant d’endroits Trois dont toi mon bonheur Si peur des nuages du passé Trois petites dates et puis moi Trois cents ans de traces sur terre Si les vies guidaient nos pas Trois fois quinze mais maladroit Trois ou treize et tant de mystères Si je suis, c’est ici et toujours là Trois petites dates et puis moi Trois étoiles pour un seul noël Si de là haut elle me regarde Troisième, maman, sans toi Trois, froid, croix, éternels Si tous les anges bavardent Trois petites dates et puis moi Trois fois l’infini de nos vies Si 2008 brille déjà en nous Trois cents jours aussi pour toi Trois, moi et toutes mes envies Finis les si d’un amour oui fou ![]()
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Publié le Mercredi 19 décembre 2007 à 13:09
Deux univers, comme deux parallèles, deux vies pour un seul homme. Chaque matin est différent, même si les années passent, elles me donnent à chaque fois cette sensation d'évoluer. UNE POMME BEAUCOUP TROP VERTE mon premier roman, naïf et mal écrit, remonte en moi. L'envie de le lire à haute voix et d'en puiser cette source devenue intarrissable. LITTLE NIOUZES DE L'AUTEUR. Ce personnage historique est en moi. Les premières images d'un scénario, les scènes qui apparaissent et cette généreuse sensation de vivre avec lui. Alors quand vient sa mort, quand viennent ces mots à lui, je deviens l'auteur que j'aime tant être avec cette émotion si touchante et si captivante qui me fait vivre des instants magiques. Pour l'instant pas de décision, ni pour, ni contre, juste ces quelques mots sur LE DERNIER HOMME A MOURIR « L'atmosphère est de suite saisissante ! » Je continue d'égrener les kilomètres et de plonger corps et âme dans l'Histoire. 2007 termine sa douce et terrible marque mais le mélange qui en découle a cette saveur inconnue des jours rêvés. Publié le Vendredi 07 décembre 2007 à 10:53
«Se souvenir de la magie d'une vie, l'essentiel d'être moi c'est de vouloir regarder en toi» Voilà la première phrase qui m'est revenue quand j'ai ouvert les yeux. Un drôle de cocktail d'homme en noir, de menace intérieure et de dialogues absurdes remplissaient encore mon esprit. Je me savais un peu illuminé, un auteur décalé, sorte d'extra-terrestre déjanté qui délivre son message au compte-goutte... Mais alors là, le kidnapping nocturne pour sauver le monde, j'avoue que mon originalité créative ne me l'avait pas fait depuis longtemps ! Une analyse rapide m'a permis de comprendre que, premièrement j'étais assis comme dans mon délire. Deuxièmement, j'étais dans un véhicule en mouvement, comme dans mon délire. Et, troisièmement, avec la lumière du plafonnier qui revenait, quelqu'un était assis à coté de moi... comme dans mon délire. Conclusion, je n'en avais pas fini avec cette aventure hors du commun. Il était toujours là, à coté de moi, veillant sur ma sécurité dans un silence quasi obsessionnel. Celui-là même qui m'a pris en charge depuis quelques heures, « mon men in black à moi ». J'ai très vite compris que je n'en tirerais pas grand chose. Pas qu'il soit désagréable, non, juste un manque de dialogue assez chronique. Les quelques réponses que j'avais pu avoir de lui durant cette longue nuit furent, au choix : « affirmatif », « trop dangereux », et ma préférée, « vous ne craignez plus rien ». J'aurais pu vous décrire le paysage mais dans le véhicule j'étais comme dans un cocon, aucun bruit, aucune possibilité de voir ni l'extérieur ni même le chauffeur, rien d'autre que la compagnie du molosse tout de noir vêtu. MOI : Dites moi... j'ai une chance de m'en sortir ? HOMME 1 : Vous ne craignez... (puis il porte la main à son oreillette) Bien ! Monsieur Lefèvre je vais me permettre de vous poser une question... Ce n'est pas la première fois que vous vivez cette situation n'est-ce-pas ? (puis voyant que je cherchais vainement un souvenir) Non ce n'est pas la première fois car il ne s'agit pas de la première menace non plus. Reprenez confiance, pas en moi, ni même en lui... reprenez confiance en vous ! Je m'étais tellement habitué à son silence que là il venait en quelques mots de déverser en moi une tonne d'informations. HOMME 1 : Nous sommes bientôt arrivés. La menace est en moi. La menace vient de l'intérieur. Tout comme pouvait l'être le dernier des desperados je me sens vide et si seul dans cet espèce de mauvais rêve. Le dernier gringo, la poussière en moins, les idéaux évanouis en plus. Je suis ce mauvais cowboy qui pense plus vite que son ombre mais qui souffre à chaque mouvement, l'homme le plus lent du monde. Nous sommes arrivés où ? Et pourquoi autant d'égards pour moi ? En ouvrant la portière, j'ai vu cet immense décor naturel, au milieu de nulle part, entouré de petites collines, comme dans une vallée, c'était encore la nuit mais je n'avais pas froid. MOI : Pourquoi je suis là ? HOMME 1 : C'est le moment de faire le point avec lui. Et j'ai senti en moi cette volonté d'aller voir plus loin. Peu de livres sont aussi doux et généreux que celui qui se trouvait dans les mains de cet homme. Celui qui, il y a quelques heures, m'avait effectivement promis de faire un premier point. MOI : Vous allez enfin m'en dire plus... LUI : Vous dire ce que vous savez déjà ? Ou bien confirmer cette petite lueur qui brille en vous ? Ou bien encore, vous prouver que cette menace qui vous grignote les entrailles de l'intérieur, vous construit plus fort encore? Il n'y a pas plus d'homme en noir que de porte qui vous appartient. C'est à vous de jouer maintenant ! MOI : La menace c'était... mes désillusions ? LUI : Beau texte d'ailleurs, « Comme ces vieux artistes épuisés et découragés. Sangloter dans le rideau rouge des scènes oubliées », l'image bien que terrible était touchante. « Des illusions, désillusion » n'était qu'un simple article écrit dans la détresse d'un moment déchirant pour dire stop à un devenir.
Il a refermé ce livre et j'ai regardé cette route devant moi. Les kilomètres qui défilent, les sources imperceptibles et les empreintes d'une famille. Ne plus jamais confondre civile et divine...Des illusions, des passions. |
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