Combien de jours y a-t-il dans une année ? Combien d'amour y a-t-il dans l'éternité ? Combien de mots le jour j'ai dû égrener pour que mes nuits deviennent supportables ? Et je partage mes larmes et mes angoisses de la perdre. Je suis juste un « écriveur » rien d'autre qu'un « aimeur ». Et seul sur cette plage je vois venir vers moi cette vague monumentale. Je sais qu'elle va m'engloutir, je connais tout les verbes en « ir » à quoi bon m'appesantir pourtant l'espoir est là.
Il y des étoiles derrière les nuages et le Petit Prince des Riens se souvient de sa Princesse qui l'a fait devenir si noble. Petit Prince des Riens te souviens-tu d'avoir voulu mourir... d'avoir voulu ainsi la suivre...
Samedi 23 septembre 2006 à 22h une âme va s'en aller. Tu vois ce chemin, eh bien c'est le tien... va ! Reste, me dit-elle, les larmes couvrant mes yeux et un de ces malaises écoeurant qui m'envahit. Je ne peux plus, maman, je n'y arrive plus. Je n'ai plus assez de forces. Si tu veux mourir, je ne peux plus te retenir. Pardon. Pardon maman...
En octobre 2006, un blog devient le moteur de ma vie et de mes écrits et ils sont tous là pour m'envahir de leur amour de vivre.
Je me croyais moche, vieux et con. Non, non et non. Comment une mère aurait-elle pu laissé penser de telles inepties? Comment une mère mourante a-t-elle fait pour que cela change... Tu le vois ce chemin, dis, tu le vois ? Le Petit Prince va devenir un écrivain, il va sortir tous ces mots de sa bouche, il va paraître différent dans sa peau de scénariste. Il fera les magasins, s'habillera en laissant briller le soleil en lui. Et une princesse arrivera, tout un univers de princesse pour moi...
Pourtant je change, pourtant je commence à comprendre, pourtant je vis... Jade est un bébé qui n'existe pas dans le ventre d'une mère qui ne l'est pas... tel est mon univers d'homme qui va prendre dans la figure la réalité... la plus belle et la plus violente réalité dans la figure. Et une fille dans ses lectures se prépare à ouvrir sa vie, ses pensées vers moi et son envie de me connaître. Au même moment, un garçon a envie de son image « d'elle » et inconsciemment il construit une envie « d'elle ».
Et bien avant que tout cela n'arrive, le samedi 23 septembre 2006 j'ai quitté ma maman avec ce goût amer des dernières fois...
Qu'elle heure est-il ? 21h35, la télévision est allumée, je la regarde, elle me regarde et je ne sais pas que le dernier souffle d'une mère arrive. Je ne sais pas que ma vie se prépare à exploser. Je vais bousculer tant et tant d'amour, pardon mes trois petits à coeur à moi.
Et d'autres blogs vont bientôt transpercer ma vie, mes amours et mes amis.
22h00 et quelques minuscules secondes, mon téléphone sonne et mon coeur s'arrête... Lui qui a partagé ses dernières années avec elle aura partagé les dernières heures de sa vie. Je suis si heureux pour eux de les avoir réunis pour cette ultime preuve d'amour. 22H00 elle s'éteint dans ses bras d'amour. Et le téléphone m'annonce « c'est fini... » Dans un calme olympien, avec cette vague d'émotion qui m'envahis je prends ma voiture et me dirige vers l'hôpital. Les couloirs sont longs, sombres et vides et je me sens si seul. Neuf mois d'hôpital, 9 mois de souffrances, 9 mois d'elle et moi.
J'ouvre la porte de sa chambre, elle est là sans vie, il lui tient la main et il vient pleurer dans mes bras. Puis je caresse le visage de ma maman déjà si froid, si ailleurs et une autre vague d'un soulagement m'engourdis. Les dessins de mes enfants sur le mur de sa chambre et tout cet univers qui me paraît si glauque, je retiens mes larmes, les larmes d'un homme qui vient de perdre cet être si chère à sa vie... Merci mes amis, mes amours, mes enfants...
le coeur d'un ange...
Maman Jeannine
Preuve divine
Princesse des ailes,
mangue et elle,
L'an d'après
la vie vraie
Il y des étoiles derrière les nuages et le Petit Prince des Riens se souvient de sa Princesse qui l'a fait devenir si noble. Petit Prince des Riens te souviens-tu d'avoir voulu mourir... d'avoir voulu ainsi la suivre...
Samedi 23 septembre 2006 à 22h une âme va s'en aller. Tu vois ce chemin, eh bien c'est le tien... va ! Reste, me dit-elle, les larmes couvrant mes yeux et un de ces malaises écoeurant qui m'envahit. Je ne peux plus, maman, je n'y arrive plus. Je n'ai plus assez de forces. Si tu veux mourir, je ne peux plus te retenir. Pardon. Pardon maman...
En octobre 2006, un blog devient le moteur de ma vie et de mes écrits et ils sont tous là pour m'envahir de leur amour de vivre.
Je me croyais moche, vieux et con. Non, non et non. Comment une mère aurait-elle pu laissé penser de telles inepties? Comment une mère mourante a-t-elle fait pour que cela change... Tu le vois ce chemin, dis, tu le vois ? Le Petit Prince va devenir un écrivain, il va sortir tous ces mots de sa bouche, il va paraître différent dans sa peau de scénariste. Il fera les magasins, s'habillera en laissant briller le soleil en lui. Et une princesse arrivera, tout un univers de princesse pour moi...
Pourtant je change, pourtant je commence à comprendre, pourtant je vis... Jade est un bébé qui n'existe pas dans le ventre d'une mère qui ne l'est pas... tel est mon univers d'homme qui va prendre dans la figure la réalité... la plus belle et la plus violente réalité dans la figure. Et une fille dans ses lectures se prépare à ouvrir sa vie, ses pensées vers moi et son envie de me connaître. Au même moment, un garçon a envie de son image « d'elle » et inconsciemment il construit une envie « d'elle ».
Et bien avant que tout cela n'arrive, le samedi 23 septembre 2006 j'ai quitté ma maman avec ce goût amer des dernières fois...
Qu'elle heure est-il ? 21h35, la télévision est allumée, je la regarde, elle me regarde et je ne sais pas que le dernier souffle d'une mère arrive. Je ne sais pas que ma vie se prépare à exploser. Je vais bousculer tant et tant d'amour, pardon mes trois petits à coeur à moi.
Et d'autres blogs vont bientôt transpercer ma vie, mes amours et mes amis.
22h00 et quelques minuscules secondes, mon téléphone sonne et mon coeur s'arrête... Lui qui a partagé ses dernières années avec elle aura partagé les dernières heures de sa vie. Je suis si heureux pour eux de les avoir réunis pour cette ultime preuve d'amour. 22H00 elle s'éteint dans ses bras d'amour. Et le téléphone m'annonce « c'est fini... » Dans un calme olympien, avec cette vague d'émotion qui m'envahis je prends ma voiture et me dirige vers l'hôpital. Les couloirs sont longs, sombres et vides et je me sens si seul. Neuf mois d'hôpital, 9 mois de souffrances, 9 mois d'elle et moi.
J'ouvre la porte de sa chambre, elle est là sans vie, il lui tient la main et il vient pleurer dans mes bras. Puis je caresse le visage de ma maman déjà si froid, si ailleurs et une autre vague d'un soulagement m'engourdis. Les dessins de mes enfants sur le mur de sa chambre et tout cet univers qui me paraît si glauque, je retiens mes larmes, les larmes d'un homme qui vient de perdre cet être si chère à sa vie... Merci mes amis, mes amours, mes enfants...

Maman Jeannine
Preuve divine
Princesse des ailes,
mangue et elle,
L'an d'après
la vie vraie
