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Publié le Lundi 07 janvier 2008
Par Frédéric Lefèvre

C’EST L’HISTOIRE D’UN CORPS QUI S’ETEINT

La quintessence des ultimes pensées, voilà ce qui m’est venu durant les premières heures de cette matinée. Chacun d’entre nous construit et fait naître un blog pour une raison plus ou moins évidente. Je n’ai jamais caché comment SCENARYO était né et je n’en ai jamais fait une unique raison et surtout la quête d’un misérabilisme souvent plus destructeur que constructeur.

C’EST L’HISTOIRE D’UN CORPS QUI S’ETEINT

Perdre ma maman m’a permis de pouvoir me battre tout en prenant des décisions dures mais réalistes, et à aucun moment je n’ai voulu déverser ici des textes aux allures sombres et négatives, n’en faire qu’une source de morceaux de vies dépressives. Tout ceci pour deux raisons essentielles ; premièrement ma Maman s’est battue corps et âme pour vivre et deuxièmement derrière mon apparence d’auteur inquiet, il y a une force qui brûle en moi. Cette force que j’utilise pour les autres et pas assez pour moi.

C’EST L’HISTOIRE D’UN CORPS QUI S’ETEINT

Vagues et vagues les unes derrière les autres comme des corps allongés que la mort oublie d’emporter et moi traversant ce nouveau couloir mortel. Toutes ces âmes qui se battent contre les vertus enivrantes du côté lumineux. Moi et ma petite blouse bleue, les mains enduites d’un liquide antiseptique et les souvenirs qui remplissent mes yeux. Là juste là, au-dessus comme si elle volait au-dessus de moi, comme s’il devait mourir au même endroit, à quelques mètres de celle qui fut sa femme.

C’EST L’HISTOIRE D’UN CORPS QUI S’ETEINT

Mélange d’une rencontre qui fait de moi un Prince. Le Prince de la plus belle des Princesses. Dans ses yeux de femme je vois la vie, je sens un aujourd’hui embué de toutes ces saveurs qui font de moi un morceau de famille. Et cette femme de ses mots si doux, fait de moi un Prince charmant, charmant je ne sais, mais charmé, oui je le suis par cette dame. Et de ces mots-là, union d’un hier et d’un aujourd’hui, je plonge dans ses yeux d’une puissance réjouie et j’entends ce qui pour moi fut, est, et sera à jamais ma supplique, la prière des prières et mon oraison du moment « N’oublie pas tout ce que je ne t’ai pas dit ».

C’EST L’HISTOIRE D’UN CORPS QUI S’ETEINT

Ce corps secoué par les affres d’un cerveau en perdition, comme si la vie se jouait de lui et de nous pour nous faire croire qu’il n’est plus là mais qu’il pourrait être encore. Alors je reprends la route dans ce qui est et restera une angoisse. Les vibrations d’un téléphone qui un jour ou bien cette nuit sonnera pour dire « c’est fini ». La vie sera partie, il fera son chemin et pourra reprendre sa destinée sans ce corps cassé, usé, dilapidé par une maladie dégénérescente. Voilà mon père tu peux y aller. Va et le petit garçon qui est en moi fera son chemin aussi et il pardonnera ce qu’il est.

C’EST L’HISTOIRE D’UN CORPS QUI S’ETEINT

Il y a des journées longues comme de ces marques immondes, des heures à attendre, l’ultime souffrance de perdre celui qui fut mon père. Ainsi soit-il mon ami, la vie se joue de moi, de lui, de nous pour qu’enfin nous acceptions ce que nous sommes vraiment. Des êtres vivants. Tu sais quoi papa… eh bien je crois bien que je t’aime et que oui, je suis bien fier d’être un morceau de toi, alors là où tu es, tu peux partir avec ces jolis mots de moi pour toi.


Les commentaires
Publié le Mardi 08 janvier 2008
Par Scrib
Qu'est-ce que tu es sensible !!! Cela doit être dur à porter...
Publié le Mardi 08 janvier 2008
Par melody
la mort n'est pas une fin
tant que le souvenir reste pour l'émotion
te ressource et efface les chagrins
ce cadeau d'amour pour toi en toi au fond
Publié le Mardi 08 janvier 2008
Par Biquetto
"La quintessence des ultimes pensées..." Comme j’aime ce début de phrase !!! Et comme j’aime ta sensibilité aussi. C’est sans doute sur ce point qu’on se ressemble le plus.

L’émotion que nous transmet tous ces souvenirs sont pour moi des bien très précieux.

Tu as su transformer tes douleurs dues à la séparation, en force. Tu ne pourras que la décupler en plongeant ton regard dans celui de ta bien-aimée.

À toi d’en faire bon usage !!!

Tous mes voeux t’accompagnent !!!
Publié le Mardi 08 janvier 2008
Par Majolo
Je ne crois pas que l'une guérie de l'autre, disons que cela rend la peine plus supportable, pour moi et ça n'engage QUE moi ce sont des amours différents;
Après demain ce sera votre tour à Hélène et toi d'avoir votre cadeau sur mon blog, tout le monde ou presque y est passé, je gardais pour la fin "les amis blogueurs " rencontrés l'an dernier!!!
Biz mon Fred, mais je ne veux plus lire des textes dont certaines parties sont si déchirantes
Publié le Mardi 08 janvier 2008
Par Toche
Toutes mes pensées et mon coeur t'accompagnent en cette période difficile, mais je suis persuadée de ce que tu dis: tout ceci nous rend tellement vivants!
Tu ES le prince charmant de ta princesse (c'est la "dame" qui me l'a confié pas plus tard qu'aujourd'hui aux alentours de midi...).
Elle en est convaincue, car, d'un regard doux, tu as conquis son coeur en or...
Et tu es un sacré morceau de notre famille!
Courage, mais ça, je sais que tu n'en manques pas.
Mais lorsque je te reverrai, je ferai ce que je n'ai osé lorsque tu t'es isolé, par pudeur...
Un ros cocolle!
LN t'expliquera ce que c'est ;-)
Publié le Mercredi 09 janvier 2008
Par FRED
Ce texte, je l'ai écrit quelques heures avant le décés de mon père survenu hier matin. Cette photo est de 1969, un petit Fred avec avec son papa Raymond. Moins d'un an et demi après ma maman c'est un nouveau coup dur mais mais vous savez que je me battrais corps et âme.
JE VOUS EMBRASSE ET VOUS APPORTE UN GRAND MERCI DANS VOS PETITS COEURS POUR LE SOUTIEN QUE VOUS M'OFFREZ
Publié le Mercredi 09 janvier 2008
Par M
... Je suis avec Toi...
Publié le Mercredi 09 janvier 2008
Par Scrub
Courage, mon bon Fred !
Publié le Mercredi 09 janvier 2008
Par Biquetto
Fred,

Quelle méprise de ma part... !!! Je m’en excuse.

A la lecture de ton troisième paragraphe, à l’évocation de ta « PETITE BLOUSE BLEUE », j’ai cru que tu étais plongé dans tes souvenirs d’enfant, et que tu faisais un rapprochement entre la mort (que je croyais, passée, de ton père) avec celle plus récente de ta mère.

Tu as toute ma sympathie mon cher Fred et bon courage !!!
Publié le Mercredi 09 janvier 2008
Par Elle et Cabut
Nous avons déjeuné ensemble à midi... On t'envoi plein de bisous, on T'M !
Publié le Jeudi 10 janvier 2008
Par FRED
Je prendrais le temps de vous répondre mais ce matin encore je suis à l'envers... manque de racine, manque de repère, manque et manque toujours.
MERCI A VOUS TOUS, les yeux humides et le coeur vide, je sens en moi votre présence.
Publié le Jeudi 10 janvier 2008
Par Scrib
Naturellement, j'ai écris Scrub à la place de Scrib...J'ai des gros doigts ou de gros apéros...

Je te présente toutes nos condoléances de la part de mon équipe...(Jean-Luc, David, Claude, Paul, Vincent et ...Moi ).
Publié le Jeudi 10 janvier 2008
Par joyce
fred ,
je t'embrasse ,
je n'ai pas de mots ,
que sont les mots ici , aujourd'hui ??
tu dis si bien , tu manques de rePERE.
mes paroles sont bien ternes , j'ai peur ,
je sais que ce sont des moments , meme
avec des gens autour , des gens et de l'
amour , ce sont de moments d'intense
solitude ...
je suis si désolée pour toi mon fred , je pense
à toi , à vous et je vous embrasse
Publié le Jeudi 10 janvier 2008
Par anik
toutes mes pensées sont avec toi , Mr fred,
par pudeur je t'enverrai un mail directement quand j'arriverai à touver les bons mots ...
Publié le Vendredi 11 janvier 2008
Par Majolo
Fred, je suis comme Biquet, je m'excuse je t'avais répondu ayant mal interprété ton texte, juste avant d'avoir Cath qui m'apprenne la triste nouvelle;
Je t'embrasse très fort et t'attends lundi soir, laisse tes principes et ta timidité chez toi!
Publié le Vendredi 11 janvier 2008
Par FRED
Nous sommes le vendredi 11 janvier 2008... une date qui aurait célébrée l'anniversaire d'une Maman.
J'ai comme la sensation de me noyer dans ma propre vie. J'ai peur de cet avenir, une angoisse de ne plus les sentir là, pas loin, la protection de mes parents.

Je voudrais vous dire combien vos messages me remplissent le coeur et qu'il n'est pas nécessaire de vous en vouloir... Vous ne pouviez pas savoir... et comme à chaque fois un texte peut avoir plus compréhension. Vous êtes mes amis et jamais je ne pourrais vous en vouloir. Merci d'être là.
Demain est une dure journée mais je sais que vous penserez à moi. A 9h00 vous pourrez lire le petit texte que j'ai préparé en hommage à celui que je viens de perdre. Je le lirais et en même temps vous pourrez le lire

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