C’EST L’HISTOIRE D’UN CORPS QUI S’ETEINT
La quintessence des ultimes pensées, voilà ce qui m’est venu durant les premières heures de cette matinée. Chacun d’entre nous construit et fait naître un blog pour une raison plus ou moins évidente. Je n’ai jamais caché comment SCENARYO était né et je n’en ai jamais fait une unique raison et surtout la quête d’un misérabilisme souvent plus destructeur que constructeur.
C’EST L’HISTOIRE D’UN CORPS QUI S’ETEINT
Perdre ma maman m’a permis de pouvoir me battre tout en prenant des décisions dures mais réalistes, et à aucun moment je n’ai voulu déverser ici des textes aux allures sombres et négatives, n’en faire qu’une source de morceaux de vies dépressives. Tout ceci pour deux raisons essentielles ; premièrement ma Maman s’est battue corps et âme pour vivre et deuxièmement derrière mon apparence d’auteur inquiet, il y a une force qui brûle en moi. Cette force que j’utilise pour les autres et pas assez pour moi.
C’EST L’HISTOIRE D’UN CORPS QUI S’ETEINT
Vagues et vagues les unes derrière les autres comme des corps allongés que la mort oublie d’emporter et moi traversant ce nouveau couloir mortel. Toutes ces âmes qui se battent contre les vertus enivrantes du côté lumineux. Moi et ma petite blouse bleue, les mains enduites d’un liquide antiseptique et les souvenirs qui remplissent mes yeux. Là juste là, au-dessus comme si elle volait au-dessus de moi, comme s’il devait mourir au même endroit, à quelques mètres de celle qui fut sa femme.
C’EST L’HISTOIRE D’UN CORPS QUI S’ETEINT
Mélange d’une rencontre qui fait de moi un Prince. Le Prince de la plus belle des Princesses. Dans ses yeux de femme je vois la vie, je sens un aujourd’hui embué de toutes ces saveurs qui font de moi un morceau de famille. Et cette femme de ses mots si doux, fait de moi un Prince charmant, charmant je ne sais, mais charmé, oui je le suis par cette dame. Et de ces mots-là, union d’un hier et d’un aujourd’hui, je plonge dans ses yeux d’une puissance réjouie et j’entends ce qui pour moi fut, est, et sera à jamais ma supplique, la prière des prières et mon oraison du moment « N’oublie pas tout ce que je ne t’ai pas dit ».
C’EST L’HISTOIRE D’UN CORPS QUI S’ETEINT
Ce corps secoué par les affres d’un cerveau en perdition, comme si la vie se jouait de lui et de nous pour nous faire croire qu’il n’est plus là mais qu’il pourrait être encore. Alors je reprends la route dans ce qui est et restera une angoisse. Les vibrations d’un téléphone qui un jour ou bien cette nuit sonnera pour dire « c’est fini ». La vie sera partie, il fera son chemin et pourra reprendre sa destinée sans ce corps cassé, usé, dilapidé par une maladie dégénérescente. Voilà mon père tu peux y aller. Va et le petit garçon qui est en moi fera son chemin aussi et il pardonnera ce qu’il est.
C’EST L’HISTOIRE D’UN CORPS QUI S’ETEINT
Il y a des journées longues comme de ces marques immondes, des heures à attendre, l’ultime souffrance de perdre celui qui fut mon père. Ainsi soit-il mon ami, la vie se joue de moi, de lui, de nous pour qu’enfin nous acceptions ce que nous sommes vraiment. Des êtres vivants. Tu sais quoi papa… eh bien je crois bien que je t’aime et que oui, je suis bien fier d’être un morceau de toi, alors là où tu es, tu peux partir avec ces jolis mots de moi pour toi.
