Certains vénèrent leurs impatiences cruelles quand moi je préfère l’éphémère. Durant ces derniers jours j’ai effacé, j’ai expurgé, à grand coup de machette j’ai supprimé une bonne centaine d’article. J’ai nettoyé sans violence, sans arrogance mais sans indulgence. Un artiste vit dans l’éphémère, les pages jaunissent, le papier s’effrite, la pellicule s’oxyde, la peinture se craquelle. Pourtant le cœur de l’artiste persiste et l’éphémère restera à jamais l’effet mère.
