Y’a comme des mondes en adieu
Des roses immondes dans les yeux
Les je t’aime
Qui ne tiennent qu’un temps
Les je te hais
Qui viennent d’adolescents
Toutes les secondes d’un printemps qui pleuvent derrière une image
Toutes infécondes ces mamans face à l’épreuve prisonnière d’un visage
Eternelle innocence abusée par la passion d’un faux devenir, miroir négligé
Demoiselle en démence crachée c’est la vision d’un trahir, espoir épuisé
Les je t’aime
Aux intonations diluviennes
Les je te hais
Aux raisons comédiennes
Même si j’en crève
Y’aura plus de je t’aime
Même dans mes rêves
Y’aura le relent de ta haine
Sauf que dans la vie les mains se tendent et se rapprochent
Sauf que dans ta vie demain « comprendre » sera proche
Battue, déçue, vaincue la couleur des larmes de tes imprévus
Gamine silencieuse avec sur les mains un cœur par-dessus
Je m’efface
Je m’en vais
Sur mes traces
Tu me hais
Les je t’aime
Quand même
Les je te hais
Imparfaits
